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Sovana
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Journal Central :

(6 décembre 2033)


[Note : Ce média journalistique est une des nombreuses "Entreprise Publique à Caractère Commercial", il est distribué au niveau national. Il en existe plusieurs, avec des nuances éditoriales plus ou moins importante, mais l'Etat dispose encore du monopole médiatique, par la propriété de 51% des voix aux conseils d'administration.]
Synthèse consensuelle a écrit :
Ascensus reprend contact avec le monde extérieur


C'est après plusieurs décennies de votations que le Sénat abroge le dernier Traité AutoLatéral. Partie d'un corpus de 15 traités où la République s'engageait envers elle-même (et usant donc d'une majorité qualifiée de 75% et non 60% comme un lois, ou 80% comme un texte de Corpus Politique) voté il y a de cela presque un siècle lors de temps troublés. Si en un moment historique plus sombre le replis durable de la République fut salvateur a en écouter certains des Sénateurs désormais minoritaires, le Sénat s'adapta ensuite au nouvel équilibre du monde et du pays en revenant progressivement sur ces traités, glissant ainsi de la planification dirigiste de la production, aux Entreprises Publiques à Caractère Commercial dans lesquelles les instances étatiques n'interviennent plus qu'en dernier recours, en terminant avec certains monopoles d'Etat au profit des petites et moyennes entreprises, tout en ouvrant la voie à la liberté d'entreprendre. Loin d'une libéralisation à tout va, il s'agissait d'une plus stricte séparation du Sénat et de l'économie en accordant de l'autonomie aux entités économiques, et assainissant les comptes de l'Etat et des entreprises en les séparant.

Pour cet événement historique le Commissaire à la Réforme a bien voulu nous accorder quelques mots :
[bod]« Le Sénat est désormais convaincu que l'heure n'est plus à la fermeture, mais que nous prospérerons bien plus par la coopération. Cela marque un tournant mûrement réfléchit dans la politique du Sénat, et la Commission à la Diplomatie rétablira dès demain les visas diplomatiques des émissaires d'Amarantine et de l'Empire Italique afin qu'ils puissent réintégrer leurs bureaux respectifs, suspendus depuis des décennies. Maintenant que nous avons fait le choix de l'ouverture sur le monde extérieur, nous allons nous atteler à définir dans quelle mesure et sous quelle forme des échanges auront lieu, mais la majorité qualifiée n'étant ici que de 60%, et l'ouverture étant entérinée demain, le nombre de votations par texte reprendra le cours normal de un à trois tout au plus. »[/bod]

"Mûrement réfléchit", c'est le moins que l'on puisse dire lorsque l'on sait que la Commission à la Réforme a tenté une première abrogation de ce dernier traité il y a cinq ans, avec un vote à peine moins de 75%, et réitérant à chaque mort chez les Sénateurs (naturelle, les sénateurs étant d'une grande expérience), ceux-ci étant nommés sur concours et à vie.

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L'éloge qui gronde :

(9 décembre 2033)


[Note : Ce média journalistique clandestin est relativement bien organisé. Il des affinités démocratiques (au moins dans le domaine économique) et est populaire dans les milieux les moins aisés et les jeunes adultes. Il jouit d'une distribution nationale et de variantes locales, malgré une faible production. Le faible nombre d'exemplaire est compensé par une pratique collective de la lecture de ce journal. Il s'agit d'un journal que l'on lit en famille parfois, qu'on laisse traîner après lecture jusqu'à ce qu'un passant s'en empare, toujours. Cela, relayé sur les réseaux sociaux par la numérisation du journal. Il faut également savoir que la lecture , parfois possession, de journaux clandestins n'est pas illégale, contrairement à sa production et distribution plus massive. Dans tout les cas, la longue survie de ce journal, envers la loi du monopole médiatique d'Etat, est due à une tolérance de celui-ci. En effet, il existe en Ascensus une longue tradition de non critique du pouvoir. Aussi, «L'éloge qui gronde» ne s'y risque que par l'euphémisme, l'hyperbole, le détournement, l'exposition d'alternatives, ou la parodie. L'Etat n'a donc jamais prit au sérieux ce journal, qui a pu donc relativement prospérer. En Ascensus on ne dit pas que le Sénat a bien mal voté, mais qu'il «fut très mal renseigné», personne ne critique mais tout le monde a compris.]

L'article fait suite à cette annonce gouvernementale.

Synthèse consensuelle a écrit :
Le Sénat fait l'éloge de principes encore en construction mais qui ne devraient pas tarder d'une seconde à l'autre


Comme à notre habitude, commençons par un témoignage social, d'un compositeur aux Studios d'Etat, ayant souhaité rester anonyme :

[bod]« Bonjour. Je tiens à dire que je suis en colère. Je sais ce que je risque en témoignant ici si jamais on me retrouve, mais bon, faut l'savoir. Ils sont beaux nos commissaires à venir parler d'absence de monopole privés, pour un public, de diffusion culturelle, et de mutualisation et de salaires collectifs. Mais je me le demande bien moi, où est mon salaire ! Ça fait plusieurs contrats de quelques années que je suis ici, et je n'ai jamais vu mes heures sup ! Et c'est pas un problème économique, on a regardé la compta publique avec l'aide du syndicat, le vrai, celui entre nous. L'argent est là, le Conseil d'Administration fait pas mal de réserves, et se paie bien. Quelques millions parfois. Mais dans la charte de l'entreprise on a pas le droit aux heures sup. Ça c'est le cas des entreprises où les salariés on font régulièrement. Mais c'est pas de la responsabilité de l'employeur, ils sont pas fou ! On est des bé-né-voles quand on dépasse les 45 heures. Quand les salariés font des heures sup de manière irrégulière au cours de l'année ils font une moyenne sur l'année. Je vous dit pas le nombre d'heures qui disparaît. Et puis comme si c'était facile de refuser, alors qu'on doit respecter le temps impartis pour ne pas avoir de retenue sur salaire, et sans compter le chantage à l'emplois. J'ai entendu un peu sur le privé d'autres pays, et ça change pas beaucoup, des fois, on est même mieux traité grâce à une charte nationale sur le travail ! »[/bod]

Les actualités désormais, hier sévissait de plus belle la polémique internationale sur la propriété lucrative des œuvres culturelles, et l'interdiction de la copie gratuite de celles-ci. S'est exprimé entre autres le Lianwa par la voix de son ministre de l'économie (équivalent de nos commissaires mais dépendant du chef d'Etat). Cet Etat à la solde d'employeurs privés (pourtant si semblables à nos employeurs publics) considère en effet encore la copie comme du vol. Ce alors que rien n'est enlevé, et le produit originellement copié peut encore être vendu. Ainsi, dans une plus grande cohérence, si seule la monétisation sans l'accord de l'auteur est interdite, la propriété lucrative est tout autant préservée que le droit du consommateur à copier sans voler. S'en trouve ainsi préservée les relations harmonieuses entre producteurs et consommateurs. La répression du consommateur n'est en effet plus nécessaire. Tout cela sous l'intermédiation totalement neutre, bienveillante, omnipotente, désintéressée, et éclairée, des impératifs marchands et des dirigeants économiques.

Le Sénat, dans sa grande sagesse a répété tout cela par la voix du Commissaire à la Culture et aux Biens Publics. Bien que n'ayant pas eu le temps d'en dire plus sur les similitudes entre un monopole public marchand et un oligopole privé marchand. Allant même jusqu'à ajouter dans une illumination totale, la mutualisation des moyens et le salariat collectif comme alternative au petit producteur culturel indépendant sous financé. Rappelons qu'aujourd'hui, le salaire est alloué de manière micro-économique, c'est-à-dire par chaque entreprise, en son sein. Un monopole public de la production culturelle massive, les studios de films et musiques, ne sauraient constituer un salariat collectif. Puisqu'il s'agit toujours d'une entreprise allouant son propre chiffre d'affaire en son sein.

Et voila que le Sénat rappelle à nous la proposition d'un salaire collectif ! Nous applaudissons de concert face à tant d'intelligence. Nous attendons avec hâte la mise en place d'une cotisation salariale sur la chiffre d'affaire. Nous sommes donc désormais assurés que dans quelques jours le Sénat autorisera les syndicats par branches et par entreprise. Plutôt que le syndicat unique composé de médiateurs professionnels, certes conciliants envers les dirigeants. Ces syndicats démultipliés pourront alors définir et distribuer les salaires, soumettant le processus au plus proche du terrain, plus expérimenté et à même de connaitre sa propre situation. Nul doute que dans sa grande bienveillance et mansuétude, le Sénat mettra cette réforme en place, elle doit même déjà être dans ses priorités vitales et personnes n'aurait de raison d'en douter !

Que dire également, de la mutualisation des moyens ordonnée dans l'annonce du Commissaire, tout érudit des moyens démocratiques qu'il était ? En quelques mots, d'une grâce incommensurable, le Sénat nous fait l'honneur de sa stratégie hors nomes et brillante. Des demain surement, les investissements culturels pourront être collectivisés par une cotisation, et gérés par des syndicats doublons à ceux des salaires. Qu'écrivons nous, tout les investissements même, ne négligeons pas les ambitions lumineuses du Sénat ! Demain, les propriétaires lucratifs des Conseils d'Administration seront libérés de la lourde tache d'investir, qui sera désormais le labeur de la communauté des travailleurs, bien plus que majoritaires au sein du pays. Ainsi assuré par une cotisation, l'investissement sera alors subvention selon les chances de réussites estimées, l'utilité sociale, écologique et éventuellement technologique. Libéré du joug de la rentabilité figurant toujours priorité absolue, le travail serait plus à même de s'accomplir. Et d'accomplir la prospérité d'Ascensus.

Nous attendons avec hâte ces vœux de réformes, qui seront portés par la Commission des Travailleurs demain... s'il y en avait une.

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(30 janvier 2034)


[Note : Ce média journalistique est une des nombreuses "Entreprise Publique à Caractère Commercial", il est distribué au niveau national. Il en existe plusieurs, avec des nuances éditoriales plus ou moins importante, mais l'Etat dispose encore du monopole médiatique, par la propriété de 51% des voix aux conseils d'administration.]
Interview de la Commissaire à la Santé et la Solidarité


Bonjour, nous te remercions de nous avoir accordé cette interview. Elle fait suite à une récente annonce de recherches avec des grands noms pharmaceutiques de la République du Caducée, pouvez vous nous en dire plus ?

[bod]« Bien sur. Il s'agit d'une coopération entre ma Commission, et celle aux Infrastructures du Savoir et de l'Information. Des tractations sont actuellement en oeuvre pour définir les modalités de la coopération entre les laboratoires de Publica Sanitas, Entreprise Publique à Caractère Commercial, bénéficiant du monopole d'Etat dans le domaine de la santé, et les acteurs privés pharmaceutiques Caducéens. L'alcoolisme est actuellement un problème grave dans certains quartiers ou villes pour leur bien-être et productivité, aussi il est important de lutter contre. Nous souhaitons plus globalement devenir des partenaires privilégiés de Caducée dans l'achats de médicaments. Toutefois, nous ne pourrons nous permettre d'aggraver encore plus le déficit commercial prévu pour cette année aussi des discussions ont encore lieu. »[/bod]

La découverte des méfaits de la consommation abusive d'alcool remet-elle en cause son interdiction ?


[bod]« Absolument pas. La production massive et distribution d'alcool sont interdites, mais non sa consommation, si ce n'est l'ébriété sur la voie publique. Ni cela, ni les effets sanitaires de l'alcool frelaté n'ont été observé depuis les années 80 par la Pacification [forces de police NdT]. Mais il n'est pas du ressort de l'Etat de fouiller chaque maison pour regarder qui mange et bois quoi. Il est autorisé dans le cadre privé de produire de l'alcool pour sa propre consommation. La contrebande aux frontières évitant les droits de douane est plus problématique sur le plan légal, et la Commission à la Diplomatie réfléchie sur ce sujet, et devrait bientôt avancer des pistes. »[/bod]

Un article de l'Amarantina Folioj, par Maximus Lurio parle de mafias et de brasseries clandestines, en plus d'anciens trafics, de manque de contrôle des douaniers, voir de leur implication dans les trafics. Ces informations ont-elles été confirmées par la Pacification ?

[bod]« Certaines seulement. J'ai souvent été amené personnellement à travailler avec le Commissaire à la Paix Sociale sur l'élaboration de rapports communs au sujet de l'interdiction de l'alcool et du café. Il s'agit ici d'une vision assez fantasmée. S'il est vrai que les débuts de l'application de ces lois ne furent pas heureux, cela fait désormais plusieurs décennies que la Pacification n'a procédé a aucune arrestation de petites productions, ou distributions, illégale. Alors de là à parler de mafia ! Si la surveillance des frontières n'était peut-être pas parfaite, la corruption et autres dévoiements au sein des entreprises publiques est passible de peines allant de la privation sensorielle plus ou moins longues, à vie, ou la mort. Les douaniers sont surveillés de multiples façons par plusieurs organismes leur intégrité a rarement été mise en cause. »[/bod]

Comment la Commission à la Santé et la Solidarité envisage-t-elle la lutte concrète contre l'alcoolisme ?

[bod]« Au cours de nos enquêtes, nous avons remarqué que certaines populations étaient plus sujettes que d'autres à l'alcoolisme. Selon la zone géographique d'habitat des citoyens, notre Commission prévois d’incorporer dans le panier de soin remboursable par le Compte Personnel d'Activité, des consultations, voir bientôt médicaments, contre l'alcoolisme. Nous avons également fait part de notre observation d'un manque de structures de loisirs dans ces lieux, et abordables de manière plus générale, à la Commission à la Planification Économique et Aux Finances afin que la Banque Centrale des Investissements favorisent ce genre de projets. Nous pensons qu'il peut s'agir d'un secteur économique porteur de la consommation nationale. »[/bod]

Nous vous remercions pour cet interview, que la Prospérité soit des notre.

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Re: Médias

Message par Sovana »

L'éloge qui gronde :

(1er février 2034)


[Note : Ce média journalistique clandestin est relativement bien organisé. Il des affinités démocratiques (au moins dans le domaine économique) et est populaire dans les milieux les moins aisés et les jeunes adultes. Il jouit d'une distribution nationale et de variantes locales, malgré une faible production. Le faible nombre d'exemplaire est compensé par une pratique collective de la lecture de ce journal. Il s'agit d'un journal que l'on lit en famille parfois, qu'on laisse traîner après lecture jusqu'à ce qu'un passant s'en empare, toujours. Cela, relayé sur les réseaux sociaux par la numérisation du journal. Il faut également savoir que la lecture , parfois possession, de journaux clandestins n'est pas illégale, contrairement à sa production et distribution plus massive. Dans tout les cas, la longue survie de ce journal, envers la loi du monopole médiatique d'Etat, est due à une tolérance de celui-ci. En effet, il existe en Ascensus une longue tradition de non critique du pouvoir. Aussi, «L'éloge qui gronde» ne s'y risque que par l'euphémisme, l'hyperbole, le détournement, l'exposition d'alternatives, ou la parodie. L'Etat n'a donc jamais prit au sérieux ce journal, qui a pu donc relativement prospérer. En Ascensus on ne dit pas que le Sénat a bien mal voté, mais qu'il «fut très mal renseigné», personne ne critique mais tout le monde a compris.]
Synthèse consensuelle a écrit :
Contre le vin : des jeux et des médicaments


Comme à notre habitude, commençons par un témoignage social, d'un douanier que nous avons interroger, et ayant souhaité rester anonyme :

[bod]« Bonjour. Etre douanier ces dernières années c'était vraiment un emplois bizarre. Depuis des décennies au moins, le malaise était déjà là quand j'ai commencé il y a plus de 30 ans. Franchement je comprends pas pourquoi on est pas sortit du Grand Isolement beaucoup plus tôt. Régulièrement on recevait des messages, oraux, directs, de "passeurs". Toujours les mêmes personnes, on les connaissait bien, enfin de vue et de voix. Ils nous disaient à quelle heure on devait déposer une pause, et ce que contiendrait une "boite". A l'heure donné, on restait en poste, un chargement venait pour passer la frontière, on l'inspectait puis le laissait passer. Il s'agissait le plus souvent de cuivre par exemple. Des matières premières et certains bien de consommation, ou de machines outils, en grosses quantités. Parfois, mais rarement, quelques biens de luxe, comme des bijoux, quelques alcools raffinés. Cela on les acceptait uniquement parce que la dernière fois qu'on en avait refusé, bizarrement nos salaires ont baissés, et sont remontés après plusieurs passages. Officiellement tout cela n'avait jamais passé la frontière, mais apparaissaient ensuite soudainement dans les comptes des entreprises publiques, ou plans de production, ou dans les poches de certains sénateurs. Il ne faut pas chercher bien loin de savoir pourquoi nous avons la chance d'avoir des congés payés, et autant, ils nous servaient en partie a vérifier ces chargements fantômes. Quand á savoir précisément d'où ils venaient ou comment ils avaient été commandé, cela reste un mystère pour nous. Je ne sais pas depuis combien de temps "On" passait des commandes illégales, quoique quasiment toutes indispensables, mais il y a bien longtemps que le traité du Grand Isolement n'était plus respecté que formellement. »[/bod]

Et maintenant les grands titres du jour : la Commissaire a la Santé et la Solidarité a déclare il y a peu dans le Journal Central un plan de lutte contre l'alcoolisme. Mais elle a, par un curieux hasard qui ne découle surement pas d'une information gênante, oublié de préciser quelques informations. Nous nous sommes procurés le rapport détaillé de la Commission a la santé et la Solidarité. Celui-ci mentionne clairement comme populations á risque pour l'alcoolisme, les catégories dites "défavorisées". Il ne s'agit donc plus de "zones", comme le disait la Commissaire, magiquement alcooliques, mais de populations. On y trouve les précaires, les chômeurs de longue durée, et les travailleurs a faibles revenus. Ils ont toutefois la particularité de vivre aux mêmes endroits. Dans des lieux eux mêmes "défavorisés" des services publics, quand ils ne sont pas carrément fuit. Bien sur toutes les populations pauvres ne sont pas alcooliques, les individus isolés socialement, voir géographiquement, sans emplois ou chroniquement sans emplois sont plus affectés que ceux ayant des proches. Notamment des parents, mais aussi des fratries a proximité, qu'elles soient de sang ou d'éducation collective et commune. Il ne s'agit donc aucunement de hasard, comme semble le penser la commissaire en taisant les causes sociales qui amènent a cette dépendance.

Ainsi, plutôt que de prendre le mal a la racine, la commission a décider de faire le choix du plus coûteux pour la société (sans le savoir bien sur) : vendre des médicaments et des loisirs á des personnes qui manquent de stabilité et d'attaches. Si la mise en place de visites médicales auprès d'un personnel formé est louable, cela sera inefficace. Non seulement ces visites ne peuvent pas être faites a proximité, il faut parfois au moins une demi heure de transports en commun, elles s'adressent a des populations exclues. Il faut savoir que le Compte Personnel d'Activité, donnant droit a certains remboursements de frais de soin, ou une rente temporaire de retraite, est totalement contributif. C'est-a-dire que plus vous cotisez, sur le marché de l'emplois, ou directement celui du bien et des services en étant entreprise unipersonnelle, plus vous accumulez de points retraites, chaumage, ou santé. Par corollaire, les populations les plus exclus du marché de l'emploi, qui se retrouvent sur le marché des bien et des services á travailler 70 heures par semaine pour une somme avoisinant a peine le salaire minimum, cotisent moins. Elles ont donc le droit a un panier de soin moindre, et il n'est pas dit que cela suffirait a suivre le long traitement et suivit nécessaire pour sortir de la dépendance a l'alcool.

Alors que l'alcool est une cause courante de l’absentéisme et des accidents du travail dans certains emplois, la commission préfère donc vendre des loisirs et des médicaments. Puisqu'on vous dit que ce sont des gens qui n'ont pas eu de chance, et qu'ils n'avaient qu'a pas commencer a boire, nous n'avons aucune raison de protester n'est ce pas ? Nous n'organiserons donc pas une marche devant le Sénat le 10 janvier de 15 heures a 18 heures pour sensibiliser aux causes de l'alcoolisme, puisque cela n'est pas nécessaire.

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(10 mars 2034)


[Note : Ce média journalistique est une des nombreuses "Entreprise Publique à Caractère Commercial", il est distribué au niveau national. Il en existe plusieurs, avec des nuances éditoriales plus ou moins importante, mais l'Etat dispose encore du monopole médiatique, par la propriété de 51% des voix aux conseils d'administration.]

Bilan de ce premier trimestre d'ouverture :


Quels ont été les premieres orientations législatives du Sénat, et que peuvent-elles nous laisser penser pour la suite ?

Le Sénat, en quelques mois a déjà adopté plusieurs textes concernant l'immigration ou l’émigration, ou les douanes par exemple. Les premiers textes sur la libre-circulation favorisent l'immigration de passage, le tourisme, et les voyages d'affaires. En effet, il est possible de visiter Ascensus pendant 90 jours par an maximum, soit 3 mois d'affilé, avant de devoir recourir a un visa touristique. Bien que le Sénat n'ai toutefois pas laissé entendre, pour le moment, souhaiter valoriser le patrimoine national. Une telle liberté peut sembler étonnante pour un pays longtemps isolé, et qui demande quantité d'informations pour n'importe quel visas. Cela s'explique toutefois. Il s'agit avant tout d'un symbole fort d'ouverture.

Pour autant, ouverture ne signifie pas disparition des frontières, et le Sénat mène une politique fortement protectionniste, ne souhaitant pas déstabiliser les entreprises publiques. La Commission a la Prospection Économique n'envisage pas a l'avenir l'interdiction de la concurrence étrangère, mais souhaite en premier lieu étudier l'état de l'économie ascensusénne comparée au reste du continent et du monde. Il s'agira par la suite d'ouvrir les secteurs les moins performants a la concurrence, et de mettre en avant les entreprises de renommée sur le marché international.

Concernant les importations, un réseau de petites et moyennes entreprises s'est fondé pour servir d’intermédiaire face aux taux de douanes parfois complexes, prenant en compte les lieux de production, les conditions de travail, et la production ascensusénne. Formant le Réseau d'Import-Export Frontalier au sein d'une confédération d'entreprises, elles sont soutenues par l'Agence Nova Ascensus, militante pour une plus grande protection des entrepreneurs face a l'Etat et notamment aux nationalisations. Ici, le tissu entrepreneurial s'est créer avant que le Sénat n'ai eu le temps de terminer la création d'une entreprise nationale, et l'Agence espéré bien faire peser que des PME ne peuvent pas être nationalisées. L'épée de Damoclès du monopole d'Etat pèse toujours sur ce réseau, il a toutefois peu de chances de paraître. Bien que le Sénat, venant toute juste de créer la Commission aux Échanges Économiques et Humains n'appréciera pas de s’être fait devancé, la structure même du réseau l'obligerait en cas de monopolisation a le restructurer complètement, et donc pour ainsi dire partir de rien. Il s'en suivrait donc une difficulté d'import-export pendant au moins plusieurs mois, risquant d'attirer la gronde du Directoire Économique, syndicat des directeurs d'entreprises. De plus, la préexistence d'une structure risquerait d’entraîner au moins partiellement son existence dans le marché noir. Le Sénat a donc actuellement bien trop á faire pour se soucier de monopoliser un secteur, même soutenu par des ultra libéraux.

L'immigration n'est pas en reste, puisque le Sénat a voté des visas travail, permettant de pallier aux pénuries de certaines compétences d’ingénierie, recherche concernant les traités scientifiques avec d'autres pays, un visa démographie, et un visa empathe. Le visa démographique vise a augmenter le nombre de contrats d'accouchements pour l'Etat, en proposant á des femmes étrangères de bénéficier de ces contrats de travail d'un an, avec suivit psychologique (tout comme les Ascensusénnnes jusqu'ici), mais aussi de la nationalité et de six mois de chômage. Si les femmes d'Amarantie ne sont pas les plus qualifiées, elles seraient les plus visées par ces mesures, pouvant ainsi passer du don de 14 ans de leur vie, a un an seulement, en acceptant de vivre dans le pays voisin, et sans plus jamais a avoir a se préoccuper de leur progéniture, ou tout du moins celle que les services de la Commission á la Santé et la Solidarité leur aura donné. Il y a ainsi fort a parier que le Sénat mette en place par la suite un grand éventail de formations courtes et professionnalisantes, voir de bourses d'étude. Enfin, le visa Empathe vise a augmenter cette population sur le territoire, mais aussi de faire profiter les plus brillants et jeunes esprits de ce monde des services éducatifs de notre pays. En effet, le système éducatif en Ascensus est complètement ludifié, et les élevés jouissent d'une grande autonomie, tandis que de nombreux travaux de groupe jalonnent leur parcours scolaire. En sortent des étudiants souvent passionnés et innovant, ayant parfois du mal a se plier a la discipline nécessaire a l’intégration au sein du marché de l'emplois, et un certain nombre n'hesitent pas a monter leur entreprise, plus rarement avec succès. Un cadre d'études quasiment idyllique comparé aux systèmes scolaires classiques, basés sur la conformité a un programme, et la passivité des étudiants. Si concernant le visa démographique il est probable qu'il y ai beaucoup de demandes pour un nombre peut être pas si élevé de visas, la sélection sera bien plus drastique pour ce dernier où il faudra avoir été dépisté en Ascensus. Notons également l'ouverture de Centres d'Intégration, permettant un suivit personnalisé d’accès au marché de l'emplois. Une stratégie migratoire qui semble donc se tourner vers l'incitation a immigrer d’éléments ciblés, pour raisons d'Etat, et a laisser émigrer ceux qui se sentiraient moins á l'aise en notre pays.

Concernant le voisinage proche, la Commission à la Planification Économique et Aux Finances s'est dite prête à investir au Melgares (Amarantie), et en Caducée (Amarantie) en donnant son accord á la Banque Publique des Investissements pour prêter dans ou a ces entités. Les investissements au Caducée viseront a moderniser nos centres de production médicamenteux, dont des concessions seront accordés aux entreprises de l'entité, sur dossier. Simultanément, des partenariats de recherches seront effectivement passés avec ces laboratoires. De même, concernant les Melgares, bien que les détails doivent encore être discutés avec les responsables de l'entité, la Commission est tout a faite prete a investir de la même maniéré dans des infrastructures pour densifier les axes d'échange entre Ascensus et l'Amarantie. Le Barnique, enfin, a vu sa note diplomatique être rehaussée suite a l'adoption de l'abolition de l'aliénation économique en Amarantie.

Sur les actualités plus nationales, la Commission à la Santé et la Solidarité a présenté le hausse du Panier de Soin minimum, de deux consultations préventives chez un centre d'addictologie par an, et deux consultations par mois en cas d'addiction avérée, ainsi qu'un remboursement a 60% des médicaments qui y seraient prescrits. Ces centres seront construit dans les zones a fort risques alcoolique, et de même la hausse du panier de soin ne concerne que les populations y résidant.

Plus récemment la Commission à la Prospection Économique a annoncé qu'un plan de suppression de la monnaie liquide nationale allait progressivement être mis en place dans les six mois a venir, et que les épargnants étaient invités a déposer leurs liquidités sur leur compte, et le peu de commerçant n'ayant pas encore de terminaux de s'en doter. Ce projet aura pour but de permettre un meilleur suivit des dépenses des ménages, mais aussi de limiter la contrebande d'alcool marchand. Des difficultés se poserons toutefois encore aux frontières, et la Commission a la Paix Sociale a dors et déjà annoncé y réfléchir.

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De nouvelles mesures de la Banque Publique Unique :


La Banque Publique Unique (ayant le monopole du secteur), découpée entre la Banque Publique Unique des Dépôts, et la Banque Publique Unique des Investissements, a annoncé ce matin des mesures de lutte contre la contrebande aux frontières, et un des premiers plans d'investissements planifiés par le Sénat.

La Banque Publique des Dépôts a déclaré mettre en place dans les prochains mois une lourde commission sur le dépôt ou retrait de monnaies voisines, concernant les petites sommes en liquide. Des mesures qui impacteraient directement les contrebandiers et passeurs d'alcools, parfois de café, mais aussi les éventuels petits commerçants frontaliers, au profit des grandes distributions. Celles-ci auraient alors le loisir de déposer de grandes sommes coté Ascensus, ou de proposer des paiements électroniques, moyennant accords avec la Banque des Dépôts, coté étrangers.

Celle-ci aurait également annoncé la création de comptes numériques gratuits, ainsi que l'abaissement des prix des comptes et cartes basiques, a posteriori de la future dématérialisation monétaire. Ces comptes numériques, qu'il faudrait après inscription lié a sa carte ou son compte bancaire, permettraient ainsi d'effectuer facilement des micro-transactions vers ses proches, ou des paiements en ligne de manière simple et sécurisée, moyennement une commission de 1 à 4%.
Un service que la Banque des Dépôts compte bien internationalisé, puisqu'elle aurait déjà contacté les principales banques des pays voisins en vue d'accords et harmonisations de transferts.

La Banque Publique des Investissements a quand à elle déclarée valider un plan de prêts à l'Entreprise d’Hôpital Public (monopolistique) et de loisirs concernant l'implantation en Zones a Fort Risques Alcooliques de Centres d'Addictologie, et de centres de loisirs. Mais également un prêt important pour l'Entreprise de Transformation et de Distribution Électrique (monopolistique également) en vue de moderniser la transformation d'énergie de manière ambitieuse, notamment en recourant aux énergies renouvelables. Son plan quinquennal prévois également la réorientation du mix énergétique au profit du pétrole et du charbon, sous réserves de partenaires fiables, au détriment du gaz, beaucoup plus cher. Le TeraWattHeure coûterait en effet 15 millions d'Unités Arbitraires d'Échanges Internationaux (UAÉI) pour le charbon, contre 126 millions pour le pétrole, et 300 Millions avec nos centrales a gaz actuelles, contre 200 millions en cas d'amélioration. Une optimisation énergétique qui profiterait donc très largement à la balance commerciale, actuellement largement déficitaire.

Données bancaires : quelles utilisations ?
Les données bancaires, tel que les habitudes de consommation, prêts contractés, transferts vers un proche ou bien encore revenus réguliers sont actuellement considéré comme des données personnelles, c'est-à-dire un bien commun. Il faut en effet savoir que les données personnelles appartiennent en premier lieu à la Communauté des Agrégats de Données Numériques et Personnelles. Cette communauté, dans laquelle sont automatique adhérents tout les résidents d'Ascensus. Un conseil d'administration et des commissions sont régulièrement renouvelés, mais contrairement aux conseils d'administrations classiques, ils sont ici élus par les adhérant, et chargé de représenter leurs intérêts. Tout cela est carrément garantis par un Corpus Politique instituant la notion de Bien Commun dans le droit ascensuséen, administré différemment des Entreprises ou Services Publics. Ainsi, selon les types de données, personnelles, publiques, œuvres, ou brevets, il existe de nombreuses règles restreignant ou non la diffusion des données, demandant parfois des autorisations explicites du Conseil d'Administration et s'assurant une bonne information des usagers. La Communauté constitue également une archive, depuis laquelle les entreprises déposent ou récolte de la donnée numérique. Ainsi, les administrations comme la fiscalité en sont friandes, pour par exemple s'assurer de connaitre l'adresse de chacun, et sans que les usagers n'aient de démarches à faire, par un système de mise à jour en temps réel des qu'un acteur de confiance ayant la donnée adresse de la personne en signale un changement. Cela peut être une autre administration, ou la personne elle même par exemple.

Les exemples d'applications sont nombreux, allant de communautés de cartes open-source, à la planification des réparation de voitures ou de bus, mais jusque là rien n'avait été aussi ambitieux qu'une analyse détaillée de la consommation, en vue de planifications par les entreprises concernées a minima, voir de publicités ciblées. Un projet qui nécessitera l'aide technique de l'Amarantie concernant les puissants ordinateurs nécessaires, mais aussi les accords de la Communauté des Agrégats de Données Numériques et Personnelles, qui devrait prochainement recevoir les dossiers de demande d'accès et d’analyse de nombreuses entreprises publiques.

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(17 mars 2034)


[Note : Ce média journalistique est une des nombreuses "Entreprise Publique à Caractère Commercial", il est distribué au niveau national. Il en existe plusieurs, avec des nuances éditoriales plus ou moins importante, mais l'Etat dispose encore du monopole médiatique, par la propriété de 51% des voix aux conseils d'administration.]
Montalvo : le pire des aristocraties éléctives


Le Montalvo semble enfin retrouver, dans l'immédiat, une stabilité politique. Pour quel profit ?
Alors que face à la dématérialisation monétaire, deux provinces sur trois se rapprochaient illégalement de l'autonomie ou l'indépendance, violant leurs corpus politiques constitutionnels. Le nouveau président de la Ligue y aura mis un coup d’arrêt... En violant lui même l'Etat de droit. Plus d'une dizaine de sénateurs (élus) ont été ainsi publiquement pendus le long de câbles électriques sans autre forme de procès, pour avoir effectué des votations anticonstitutionnelles.

Une décision qui serait, sans qu'on en connaisse vraiment les détails méthodologiques et les populations visées, approuvée a plus de 50% par la population Montalvéenne, aux répartitions très inégales puisque la province de Nazalie rassemble à elle seule prêt de 60% de la population montalvéenne. On retrouve ici toute l’ambiguïté des régimes d'aristocratie élective qui, non content d'empiler des instabilités électives et partisanes, viendra d'une main se reposer sur des opinions populaires, la légitimité anti-démocratique de la délégation, pour de l'autre mieux combattre d'autres aspirations populaires incompatible avec les élus du moment. Permettant ici de résoudre la disharmonie de mesures non ajustées par sa répression et négation plutôt que sa rectification. Non pas que nous soyons démocrates, mais que nous reconnaissons la délégation comme un vieux principe aristocratique, de fait.

Mais la situation ne s’arrête pas là, puisque le nouveau président de la Ligue, visiblement fort, et d'origine, Britophile, a prit des mesures expresses pour faire entrer le Montalvo dans un marché commun avec l'UPO. Cela ne serait pas gênant si des tractations diplomatiques n'avaient pas depuis longtemps été dans le sens d'un resserrement des liens économiques avec plusieurs partenaires Céruléens, dont on ignore encore si ces accords seront possibles avec une telle proximité de nouveaux partenaires, visiblement privilégiés. Un rapprochement précédemment entamé, mais fortement accéléré si bien que l'on pourrait penser à une forme d'annexion. Mais nul ici n'ignore que, si des impériaux et des barbares les deux s'acoquinent, à la fin aucun ne subsistent.

Des rebondissements par ailleurs fâcheux pour le Sénat, le Commissaire à la Diplomatie ayant commenté :
[bod]« Le Sénat prend acte du récent virage diplomatique du Montalvo. Malgré cet éloignement de la Cérulée, le Sénat reste optimiste quand à la possibilité de futures coopérations économiques, bien que cela les rendent a priori plus tardives. »[/bod]

Rencontre en cours avec le Caskar :
Le Sénat s’apprêterait à signer un Traité de pacification continue avec le Caskar. Plusieurs sujets économiques ont été abordés, ce à quoi le Sénat a répondu avoir besoin de temps supplémentaires pour chercher les éventuelles opportunités possibles, et n'ayant pour le moment pas de raisons de privilégier ce pays. Sur le plan militaire, le Sénat aurait refusé de participer si tôt a une alliance défensive, n'ayant nul besoin de se montrer méfiant, mais ne l’exclurait pas si la situation venait à évoluer. Enfin, le duché du Caskar pourrait bien s'intégrer lui aussi dans l'Espace de Co-prospérité Culturelle et Scientifique, initié avec les Archipels-Unis du Vanuaha, du Maïa et du Hipolulu.

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(12 avril 2034)


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Le bras de fer entre le Sénat et le Réseau Import-Export Frontalier commence :


Annoncée au Sénat, un corpus législatif de régulation du secteur de l'import-export est en débat.
En premier lieu, il faut savoir que le système de douanes Ascensuéen est des très loin le plus complexe au monde. Il existe un taux par pays, satisfaction du besoin, et un troisième comparativement aux différences de législation environnementale et de régulation du travail. Notons toutefois que le dernier taux ne peux s'inverser en subvention, si un produit était fait avec des normes supérieures aux notre. Chaque taux est multipliés l'un par l'autre (ainsi 5% puis 20% ne donneront pas 25% du prix initial mais 1,05 * 1,2 = 1,26 soit +26%). L'importance des facteurs entre donc en compte et sont dans l'ordre : la satisfaction des besoins dans le pays, le pays producteur, et une comparaison des législations environnementales et du travail. Mais cela n'est pas tout. Non seulement les pays producteurs (et non de provenance) sont visés, mais précisément c'est la valeur ajoutée à chaque étape qui est taxée différemment. Ainsi pour qu'un téléphone portable passe la douane, celle-ci devra être capable, factures à l'appuie, de retracer la totalité du processus de fabrication et de revente, pays par pays jusqu'à Ascensus.

Un travail extraordinaire qui posait problèmes aux douaniers, importateurs nationaux, et exportateurs étrangers, par des dossiers très épais et des délais longs. Si cela ne pose pas de problèmes aux grandes entreprises publiques ou aux multinationales qui ont les moyens de la patience, et habituées à planifier, il en va autrement d'un certains nombres d'importateurs petites et moyennes entreprises.

Mais pour l'Agence d’obédience ultra-libérale Nova Ascensus, entreprise extrêmement politisée et libérale-anarchiste, tout problème est une opportunité manquée. Fier de son réseau entrepreneurial fort, un réseau de petites et moyennes entreprises, organisées en confédération s'est organisé. Le Réseau Import-Export Frontalier, aujourd'hui seule interface entre les entreprises importatrices nationales, les entreprises étrangères exportatrices, et la douane. Mutualisant les moyens, conservant une lourde base de données, s'occupant moyennant paiement de toute la procédure administrative en impliquant client et vendeur, jouissant d'un réseau d'investigation très réactif ayant commencé a s'implanter dans les pays partenaires économiquement, et d'une forte automatisation de l'information, le Réseau a exploser les records de croissance en Ascensus.

Des méthodes agiles (erreur-essaie et feed-back des clients fréquents), inclusives des clients et même des services de douanes, un réseau de PME aux infrastructures mutualisées, il s'agit toutefois d'une véritable révolution en Ascensus... Et d'une forte rente laissée traditionnellement en monopole public, pour un secteur si important. Prit de cours, c'est ainsi que le Sénat tente de contenir le Réseau et favoriser une alternative publique, puisque le corpus en débat ne propose ni plus ni moins (concernant le secteur) que d'interdire la création d'entreprises (privées) supplémentaires, la diversification dans d'autres activités, avec une imposition de l'investissement interne (d'entreprises privées) plus que confiscatoire, et le partage des ressources informatiques (bilatéral en revanche).

Une loi qui n'est toutefois pas certaine de passée en l'état, le Direction Économique (rassemblement des directeurs de grandes entreprises, à savoir publiques) craignant un essoufflement des import à sa suite. En effet, ils estiment qu'une entreprise publique ne pourrait prendre le relais aussi rapidement que le coup d’arrêt à celle du Réseau. Sans critiquer directement le Sénat, le porte-parole du Réseau parle [bod]« [...] d'un corpus inique, qui risquerait d'étouffer l'innovation et l’excellence plutôt que de la servir, alors qu'aucune entreprise publique planificatrice ne serait capable de ce qu'accomplit le Réseau »[/bod].

Le Commissaire aux Échanges Économiques et Humains aurait pour sa part déclaré [bod]« Qu'un secteur aussi important que l'interface d'import export ne pouvait resté éternellement dérégulé, cela est une priorité pour le Sénat, afin d'assurer la prééminence du politique sur l'économique comme nous l'avons toujours fait, plutot que de soumettre notre société au tout marchand. »[/bod]. S'il est vrai que laisser un secteur lucratif à des militants politiques est un point dangereux pour la République, le Sénat devra composer plus en finesse, faisant face à son réel premier trouble politique depuis la fin de la Grande Isolation.

[spoiler="Agence Ascensus Presse"]Le Sénat d'Ascensus ouvre le débat sur la régulation du secteur-import export. Lourdement régulé,
l'aide administrative aux entreprises est monopolisée par le Réseau Import-Export Frontalier, une confédération de petites et moyennes entreprises anarcho-capitalistes liées à l'Agence Nova Ascensus, repère entrepreneurial. Celui-ci doute qu'une entreprise publique puisse le remplacer tandis que la Direction Économique craint un essoufflement de l'import suite à des lois trop contraignantes.[/spoiler]

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(17 avril 2034)


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Sur fond de diplomatie perméable, le Sénat s'apprête a voter l'adhésion à une alliance militaire :


On connaissait la récente diplomatie ascensuséenne pour etre particulièrement poreuse aux évènements internationaux, et aux différences culturelles. Une volonté politique d'asseoir notre culture visiblement avant tout par les taux de douanes tres différenciés en Amarantie par exemple. Ceux-ci sanctionnent les entités les plus misogynes, ou, à succès, les plus esclavagistes. On se souviendra également de la nomination choquante d'un évêque royal en Soverovie cherchant à soigner le fait d'avoir des rapports, sexuels ou non, avec des personnes de meme sexe, expliquant une mauvaise notation commerciale du pays. Si le Lianwa à une définition à géométrie variable de la souveraineté, le Sénat lui [background=black]se roule dessus avec aisance et[/background] ne dispose pas de ce concept dans son bagage politico-diplomatique.

On notera également le taux de douane défavorisé des deux Lucagnes, aux tendances conservatrices et faisant suite à un plébiscite à peine majoritaire d'un militaire, face au Sénat socialiste et collégial. Mais, les deux-Lucagnes ayant le lanceur spatial le plus proche, en dehors de la Britonnie, ont vu leur note diplomatique augmenter récemment l'air de rien dans un vote de déclassement de la Ligue de Montalvo, entre autres. Britonnie, pays barbare au demeurant, comme le démontre leur Dame d'Injures, et donc avec qui le Sénat refuse obstinément de se mouiller. Il n'est pas dit que meme un simple traité de pacification continue des relations serait accepté.

Un autre exemple tout aussi symptomatique est les taux de douanes punitifs du Lianwa depuis son différent culturel sur la propriété intellectuelle dans le cadre non marchand. Une mesure plus que symbolique puisqu'aucun échange entre les deux pays n'existaient ni étaient prévus. Et maintenant ? Le gros de la crise semble passée, et la notation douanière devrait donc remonter... Au grès des humeurs et de la bonne volonté du Sénat. Et voici, bien que nous nous accordons sur un manque d'informations de la part du Sénat, qu'on nous annoncer il y a quelques semaines qu'Ascensus ne rejoindrait pas d'alliance militaire, pour des questions d'images et d'absence de nécessité, avant que l'on apprenne désormais que le Sénat avait envoyé des diplomates et meme le Prétoire, (organe double chargé de s'assurer de la cohérence du Droit, et de a bonne exécution des procédures publiques) qui dispose désormais d'un siège au Caskar. Cela certes au vu d'un grand nombre de nations, suffisamment hétéroclites, pour que l'organisation soit autre chose qu'un rassemblement de quelques nations revanchardes. Mais tout de meme ! Pour un Sénat prétenduement soucieux de l'image du pays, cela n'est pas glorieux, meme si ça n'atteint pas les bas-fonds brittoniques.

Une diplomatie certes régionale, mais qui peine à exister en dehors de cercles extrêmement proches, et bien plus réactive, exploitant les opportunités, que proactive, cherchant à construire un réseau. Alors que s'il y a un secteur où l'inverse est nécessaire, c'est bien la diplomatie. Et le Sénat aurait tout à y gagner, de mener une diplomatie plus pragmatique, anticipatrice, afin de s'assurer des soutiens tant économiques que diplomatiques.

[spoiler="Agence Ascensus Presse"]Le Journal Central, bien que censuré par son directeur sur des tournures de phrases, proche de la Direction Économique et du Sénat, critique celui-ci sur son absence de politique diplomatique claire.[/spoiler]

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(09 août 2034)


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Concession entre privés Ascensus-Caducée, un modèle prometteur pour les industries Ascensuséennes dépassées :


Voici désormais quelques mois que la République du Caducée a entrepris un partenariat avec le Sénat. Les entreprises de la République Amarantine avaient autorisation de louer les unités de production médicamenteuse en Ascensus, afin de les moderniser. Tandis que l'Industrie Médicamenteuse d'Ascensus, entreprise monopolistique d'Etat, participait à un pôle de Recherche et Développement en Caducée, notamment contre l'alcoolisme.

Plusieurs entreprises de Caducée ont participer, et l'Industrie Médicamenteuse d'Ascensus a distribué les locations des unités de production selon les dossiers, mais relativement équitablement. De nouvelles méthodes logistiques ont déjà été mises en place, mais également de nouveaux médicaments, ou plus efficaces, sur le marché Ascensuséen. Un récent rapport de la Commission à la Planification Économique et Aux Finances pointe le succès du partenariat, atteignant ses objectifs. Le rapport souligne également que la forte implication de l'Industrie Médicamenteuse d'Ascensus a permis une aide et une facilitation administrative ayant considérablement accéléré l'implantation des entreprises Amarantines. Cette implication aura également permis une intégration rapide et profonde des régulations nationales, notamment en terme environnementaux par exemple. Des contrôles a posteriori ont également pu être facilités et seront régulièrement prévus. Les entreprises Caducéeennes ont également pu profiter du monopole de distribution de l'entreprise publique qui s'en est entièrement occupée moyennant paiement. Celle-ci a également procédé à un lissage des prix finaux sur les produits similaires de firmes différentes, donnant une meilleure visibilité au consommateur. Les salariés Ascensuséens quand à eux se sont vu en grande partie réassigner leurs contrats de travail auprès des nouvelles entreprises.

Un second rapport de la Commission à la Réforme, reprenant le précédant, pourrait augurer une nouvelle politique économique. La Commission envisage suite à ce succès de créer de nouveaux statuts d'entreprises. Ceux-ci permettrons de remplacer les monopoles les plus inefficaces en Entreprise de Tutelle Publique, permettant de rentabiliser enfin l'inspection publique (contre certificat obligatoire et annuel), d'assurer une étroite collaboration entre les anciens et nouveaux réseaux logistiques, de distributions, ou autres. Mais aussi d'assurer une aide administrative constante, et les plus ambitieux membres de la commissions suggèrent même une mutualisation locale de la Recherche et Développement. Un sujet toutefois sensible, qui devra encore être retravailler avec nos partenaires.

[spoiler="Agence Ascensus Presse"]Le partenariat Ascensus-Caducée concernant la production médicamenteuse en Ascensus augure le remplacement des monopoles publics les plus inefficaces par des Entreprises de Tutelle Publique,
privatisant l'inspection des normes publiques et faisant profiter les nouvelles entreprises des anciens réseaux de distributions, tout en surveillant l'activité du secteur. Une mutualisation locale des recherches est avancée mais l'avenir de cette motion est encore incertain.[/spoiler]

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(18 décembre 2034)


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Les difficultés du recensement militaire profiteront-elle au Sénat ?


[indent]40[/indent]Voici désormais bien des mois que le Sénat, par le biais de la Commission à la Diplomatie et du Bureau d'Étude Militaire, tente de comptabiliser les soldats et le matériel militaire. Les derniers chiffres datent en effet de bien des décennies et ne peuvent être considérés comme fiables. Il s'agit d'un exercice pourtant nécessaire afin de dédier des contingents à l'Alliance Défensive Intercontinentale. A défaut, Ascensus paye une cotisation annuelle à hauteur de 1% du PIB en plus de devoir entretenir son armée actuelle, selon les subventions demandées par le Directoire Militaire.

[indent]40[/indent]Relativement indépendant, le pouvoir militaire ne dispose du droit de gérer ses troupes et ses industries, et dispose de son budget par subventions obligatoires, de manière similaire à la Justice. Il ne peut toutefois déclarer la paix et la guerre, ou choisir ses missions à l’extérieur du pays. Et ne peut proposer des missions sur le territoire d'Ascensus qu'en accord avec les autorités compétentes. A défaut, les commissions concernées peuvent exiger des missions exceptionnelles de sécurité. C'est également la Commission à la Diplomatie (avec le Sénat) qui gère la question de guerre et paix.

[indent]40[/indent]Si le Directoire Militaire, composé des généraux, a accepté le recensement, il n'en va pas de même de toute l'administration militaire. Certains y voyant là une volonté de reprise en main complète de l'armée par le Sénat. Ainsi le Bureau d'Étude Militaire se voit contraint de naviguer dans les accréditations locale, spécifiques, centrales, et autres ralentissements au sein de chaque base militaire. Si le Bureau peut avoir des fourchettes significatives en ce qui concerne le nombre d'hommes, bien qu'il se refuse à communiquer en cours d'investigation, ce n'est pas encore le cas du matériel. Il se veut toutefois rassurant en ce qui concerne l'utilisation du budget, via son porte-parole :

[bod]« Bien que le budget des armées ne soit pas connus en détail, un certain nombre de paramètres sont surveillés de prêt. A commencer par les salaires et autres avantages en natures, qui sont publics. Conformément aux Codes Militaires, la vie d'un soldat, jusqu'au général, est discipline et ascèse, notamment selon des grilles salariales. Et nous y veillons. La Cours des Comptes dispose de droits d'investigations en cas de soupçons de corruption, détournement de fonds publics, abus de confiance, par exemple. Cela inclus aussi un éventuel complexe militaro-industriel mais celui-ci est quasiment inexistant. Il nous est donc difficile de tracer les achats à l'étranger concernant le matériel militaire. Nous n'en connaissons que la somme des dépenses d'achats et d'entretient. »[/bod]

Or, alors que le recensement n'est pas encore terminé, la guerre des conteneurs pourrait impacter l'ADI. Le Lianwa et l'Amarantie, tout deux membres, projetteraient d'ignorer le blocus naval imposé par l'UPO au Txile, risquant des représailles directes. Une situation face à laquelle le diplomate Ascensuséen défend la notion stricte de viol des frontières ou mise en péril de la sécurité intérieure, comme motifs d'intervention. A savoir une déclaration de guerre ou des menaces d'invasion. La situation interne à Ascensus permettrait donc de ne pas pouvoir intervenir militairement, pour le moment, alors que le Sénat semble globalement se désintéresser du conflit qui ne touche plus directement la région.

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(3 janvier 2035)


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Le mastodonte de l'investissement Ascensuséen pourrait ouvrir une filiale au Caducée


[indent]40[/indent]La Banque Publique Unique, et plus précisément son département Banque Publique Unique d'Investissement envisage un agrandissement vers Caducée. L'Entreprise Publique à Caractère Financier mise sur le long terme et espère aussi pouvoir tirer parti de ses réseaux en Ascensus.

[indent]40[/indent]La BPUI centralise une large majorité des investissements en Ascensus, les dividendes étant plus liées à un poste qu’une propriété d’actions, et en proportion relativement faibles. Il existe plusieurs types de sélections des dossiers d’investissements selon que le risque soit fort ou faible. Mais la BPUI compte aussi dans ses profits les prêts à la consommation (notamment étudiants, en l’absence de bourses universitaires), les assurances, et une mutuelle complémentaire (voir sur-complémentaire) de santé. Un rôle d’investisseur que la banque souhaite étendre dans d’autres pays pour réinvestir localement et en Ascensus.

[indent]40[/indent]Caducée un choix surprenant ? Assez peu selon Lydus Propertius, expert en stratégies économiques pour Exceltia.
[bod]« La BPU et le pouvoir politique sont indirectement, mais socialement et historiquement liés. Les dirigeants politiques économiques se fréquentent, ont fait les mêmes classes. Et la politique économique du Sénat est très axée sur les affinités culturelles ou idéologiques. Ainsi qu’une politique régionaliste. Il suffit de regarder les taux de douanes diplomatiques pour s’en convaincre. Investir en Caducée n’est peut être pas le plus avantageux ou sur économiquement, mais la BPUI vise des partenariats et une action soutenue à long terme. Les récentes élections y sont le coup de départ, mais un échec des technocrates aux législatives, ou même aux prochaines élections ne seront pas un frein. »[/bod]

[indent]40[/indent]Un soutient politique, que le Conseil d’Administration, par son porte-parole, dément :
[bod]« Les volontés harmonieuses du parti présidentiel sont avant tout d’une opportunité. Nos deux pays auraient à y gagner à intensifier les échanges. De nombreuses complémentarités existent. Nous offrons également des services de conseil aux décideurs politiques. Le parti présidentiel souhaite mettre en place une politique harmonieuse et équilibrée publique-privé, et c’est justement dans ce domaine que nous avons une grande expérience en Ascensus. Caducée gagnerait à observer les mécanismes, réussites, et échecs d’Ascensus afin de se positionner à la lumière d’une expertise plus complète sur ses propres objectifs et mécanismes. »[/bod]

[indent]40[/indent]Par ailleurs, il ne faudrait pas oublier que la proposition d’expertise reste mineure dans le programme annoncé par le Conseil d’Administration. La BPUI souhaite en effet inciter à la création d’un technopole à proximité des frontières communes entre Caducée et Ascensus. La Banque mise en effet sur la forte demande des grandes entreprises Ascensuséennes pour le big-data. Peu développé en Amarantie, mais qui dispose de l’appareil productif nécessaire, tandis qu’Ascensus forme de nombreux développeurs qualifiés ne demandant qu’à expérimenter. Il s’agirait toutefois plus de formateurs et de chefs de projets qui seraient incités à travailler en Caducée.

[indent]40[/indent]La BPUI vise également les activités de développement web et logiciel en général, notamment par l’implantation d’un incubateur de start-up spécialisé. Il s’agirait d’un (voir plusieurs) lieux d’accueil et de co-working, fournissant ainsi conseils, aides aux levés de fonds, et locaux temporaires aux entrepreneurs répondant à certains critères, avec une candidature sur dossier.

[indent]40[/indent]Pour autant, si les politiques publiques de Caducée, et privées de la BPUI se veulent ambitieuses, seul l’avenir nous dira si cela suffira à une reprise économique conséquente de l’entitée d’Amarantie.

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(15 janvier 2035)


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Immigration et visas, les Amarantines majoritaires


[indent]40[/indent]Il y a une dizaine de mois environ, le Sénat votait la créations de visas particuliers, notamment pour les mères porteuses, et les [infobulle="Surdoué"]Empathes[/infobulle]. Le premier permet un Contrat à Durée déterminé d'un an, avec l'employeur public, suivit psychologique compris, suite à quoi la mère renonce à ou aux enfants, et acquiert la citoyenneté ascensuséenne. Par la suite elle dispose d'un droit au chômage de 6 mois à taux plein, et d'une inscription dans les Centres d'Intégration dès le début du contrat. Les centres d'intégration ont avant tout une vocation à insérer dans le marché de l'emplois, mais sont aussi en relation avec des associations et entreprises locales d'aides administratives, linguistiques, ou sociales. Le second visa s'adresse aux [infobulle="Surdoué"]Empathes[/infobulle] dépistés et donne une citoyenneté temporaire, définitive si l'individu réside au moins 5 années consécutives sur le territoire.

[indent]40[/indent]A moins d'un an des mesures, il est difficile d'en connaitre les conséquences exactes, mais au moins une tendance se dessine. Nombreuses sont les femmes, le plus souvent peu qualifiées, qui viennent parfois de loin en Amarantie, pour obtenir en neuf mois de travail (au sens économique et physique), plus de droits politiques qu'elles n'en obtiennent dans leur pays natal en environ 14 ans. Mais le tri est parfois sévère pour des raisons de régulation démographique, et les demandes de 3034 ce sont closes en moins de 6 mois. Il est toutefois clair que la demande est forte, et que la forte minorité espérantophone (langue amarantine) de la région n'y est pas pour rien, malgré l'administration latine.

[indent]40[/indent]Une situation qui viens toutefois grossir le rend des étudiant(e)s à la frontière amarantine puisque les futures citoyennes ont été accueillies au sein des universités proches, au sein d'années préparatoires spécialement dédiés. Des premières années Ascensuséens y co-construisent les savoirs basiques, dans les méthodes classiques de l'enseignement autonome d'Ascensus, où les nouvelles venues y sont actrices de leur apprentissage, facilitant par la même l'intégration professionnelle et linguistique.

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[Note : Ce média journalistique est une des nombreuses "Entreprise Publique à Caractère Commercial", il est distribué au niveau national. Il en existe plusieurs, avec des nuances éditoriales plus ou moins importante, mais l'Etat dispose encore du monopole médiatique, par la propriété de 51% des voix aux conseils d'administration.]
Le Sénat adopte les mesures de Shengfen en huis-clos sans s'y engager


[indent]40[/indent]Il y a quelques jours le Sénat votait favorablement à l'application des sanctions de Shengfen. Un vote déroulé en huis-clos dont on connait simplement que le vote fut favorable et pour quel texte. Un huis-clos que les règlements du Sénat justifient par l'usage de données confidentielles, ici validé par la Surveillance. Si cela peut avoir son utilité pour des lois en rapport avec la sûreté d'Etat ou la guerre, on peut se demander quels secrets d'Etat peuvent se cacher derrière des taux douaniers. Joint à ce sujet, La Coordination à refuser de répondre à ce sujet. Nous ne saurons probablement jamais à quelle influence les Sénateurs ont pu être -légalement- exposés. Le Commissaire aux Échanges Économiques et Humains à en revanche accepté de nous en dire plus sur les nouveaux taux de douanes.

Quels changements des taux de douanes ?

[bod]« Sur la plan régional, nous envoyons un signal, certes plus symbolique pour le moment, à nos voisins d'Alsanie et Waldberg. Le Sénat espère sur le moyen terme tisser des liens durables, au delà d'éventuels désaccords politiques. Les tensions entre le Montalvo et l'Amarantie nous incitent en revanche à la prudence, d'autant que le Montalvo se tourne résolument vers l'UPO, actuellement au cœur de polémiques. L'Etat International, quant à lui, est clairement une menace régional. Mettre en embargo son voisin pas assez démocratique... Sérieusement. C'est non seulement inadmissible mais il faudrait aussi savoir de quelle démocratie parlent-ils... Sur le plan plus international nous avons également des difficulté à analyser l'engagement fort d'un pays Ventélien auprès de l'UPO. L'Aleka en revanche remonte d'un cran grâce au traité signé avec le Deseret et le Vryheid. Et de nombreux accords sont en discutions avec notre ancienne province d'Ennaake, qui sera un partenaire diplomatique de premier ordre. Nos déboires avec le Lianwa sont pour le moment derrière nous, aussi gagne-t-il deux places. »[/bod]

Mais Ascensus applique désormais les accords de Shengfen ?

[bod]« Effectivement. Le Sénat a largement décidé de soutenir un accord de paix qui nous semblait juste. L'indemnisation de toutes les parties par un fond international. Il est certes un alinéa économique, mais d'après nos sources, le G4 serait prêt à revenir dessus si des discussions formelles étaient engagés. Peut-être même informelles, qui sait. C'est notamment à cause de cet alinéa que nous ne pouvons soutenir complètement de tels accords. Mais nous saluons le processus engagé jusqu'ici, équitable. »[/bod]

Concernant le Vanuha, celui-ci semble avoir coupé toute relation diplomatique, et rompu ses traités diplomatiques, quelle est la réaction du Sénat ?

[bod]« Le Sénat est profondément choqué. Nous pensons que les Archipels Unis étaient un partenaire fiable. Qu'ils prennent des ajustement en fonction de leur constitution est une chose. Mettre fin à tout dialogue diplomatique et violer des traités sans aucune considération pour ses partenaires en est une autre. Mais nous leur proposons une dernière chance d’apaisement, si tant est que ça soit réellement la paix qu'ils cherchent. Le Sénat va attenter un dialogue non diplomatique, canal coupé, par le biais d'un procès administratif. Techniquement, cela sera international. Selon leurs propres engagement ils seront donc libre d'y venir. Dans le cas contraire nous devrons considérer qu'ils ne regrettent pas tellement nos partenariats et agir en conséquence avec cet Etat paria. »[/bod]

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Sovana
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Re: Médias

Message par Sovana »

L'éloge qui gronde :

(21 janvier 2035)


[Note : Ce média journalistique clandestin est relativement bien organisé. Il des affinités démocratiques (au moins dans le domaine économique) et est populaire dans les milieux les moins aisés et les jeunes adultes. Il jouit d'une distribution nationale et de variantes locales, malgré une faible production. Le faible nombre d'exemplaire est compensé par une pratique collective de la lecture de ce journal. Il s'agit d'un journal que l'on lit en famille parfois, qu'on laisse traîner après lecture jusqu'à ce qu'un passant s'en empare, toujours. Cela, relayé sur les réseaux sociaux par la numérisation du journal. Il faut également savoir que la lecture , parfois possession, de journaux clandestins n'est pas illégale, contrairement à sa production et distribution plus massive. Dans tout les cas, la longue survie de ce journal, envers la loi du monopole médiatique d'Etat, est due à une tolérance de celui-ci. En effet, il existe en Ascensus une longue tradition de non critique du pouvoir. Aussi, «L'éloge qui gronde» ne s'y risque que par l'euphémisme, l'hyperbole, le détournement, l'exposition d'alternatives, ou la parodie. L'Etat n'a donc jamais prit au sérieux ce journal, qui a pu donc relativement prospérer. En Ascensus on ne dit pas que le Sénat a bien mal voté, mais qu'il «fut très mal renseigné», personne ne critique mais tout le monde a compris.]
Article d'une membre du Club des Vieilles Filles a écrit :
Quand le sociétal prend le pas sur le social


Nous accueillons aujourd'hui dans nos colonnes une membre du Club des Vieilles Filles, club d'immigrées Amarantines.

[indent]40[/indent]L'étude des réactions Ascensuséennes à propos de ce que l'on a appelé ici la fin de l’esclavage est un cas intéressant et assez typique. Les médias officiels ont certes reprit le terme esclavage plutôt que le politiquement correct terme d'aliénation. Ce terme est au passage faux, puisque aliéné renvois a une personne pour qui son travail, par exemple, lui est étranger, a perdu tout sens. Ce qui sous-entendrais que l'esclave serait sortit de relations personnelles au profit de processus rationalisés. Ce qui, en principe, n'est pas le cas et est rappelé par la propriété même de l’esclave. Celui-ci entretient donc par définition une relation personnelle avec son maître. Bien entendu, un esclave travaillant dans une entreprise peut être aliéné dans cette part de son travail, et les relations d'exploitation s'entrecroisent, mais il ne s'agit pas du fondement de l'esclavagisme en Amarantie.

[indent]40[/indent]Viennent alors les grands sauveurs Ascensuséens. Ceux-ci veulent adoucir les conditions de vie des esclaves en interdisant aux entreprises de les embaucher. Celles-ci ne seraient en effet pas forcément tenus de respecter des protections aussi importantes que pour les salariés, et pousseraient même l'exploitation plus loin en ne rémunérant pas, ou en nature les esclaves. Si ceux-ci étaient mis librement à dispositions des entreprises, sans maîtres, ils ne seraient ni plus ni moins que des salariés non ou symboliquement payés, encore une fois. Que l'on les oblige par la loi ou par l'absence de ressources pour survivre, ou le montant de la rémunération, n'y change que peu à l'affaire. Ainsi donc, améliorons le sort des esclaves. À ça, nous ne trouvons dans l'absolu rien à répondre. Mais l'étude concrète des faits concrets nous en dit plus sur ces intentions. L'abolition de l'esclavage économique n'a pas entraîné la fin de l’esclavage. L'aliénation existe même dans les exactes proportions qu'avant, et les conditions légales de son existence se maintiennent sans changements aucuns. En fait, l'esclavage pour dette va même durer plus longtemps. Rien des structures sociales produisant l'esclavage n'a été remis en cause un instant. Les esclaves ont donc étés renvoyés à leur exploitation personnelle, domestique. Désormais leur travail est à plein temps domestique. Il est difficile de dire toutefois laquelle des deux exploitations est la pire dans le cadre de l’esclavage Amarantin.

[indent]40[/indent]Mais alors, si les esclaves ne sont pas les grands gagnants, les Ascensuséens auraient-ils eu un grand cœur, mais naïf ? Un coup d'épée dans l'eau ? Pas pour tout le monde. Les esclaves effectuaient des travaux peu qualifiés, mais avaient un salaire, ou une rétribution bien inférieure au plus bas des salariés. Ce qui peut favoriser le chômage, selon le nombre d'esclaves et d'emplois peu qualifiés. Bien que la bataille pour l'emplois en soit une perdu d'avance. Mais surtout au niveau Dytolien et Céruléen cela constituait une concurrence complètement déloyale, ou un dumping social, par rapports aux standards sociaux des autres pays. Ce sont donc les entreprises étrangères à l'Amarantie, voir les syndicats les moins studieux, qui ont pu souffler et fêter cette victoire. On entends d'ailleurs plus parler de l'esclavage d'Amarantie en Ascensus, comme si son retour au chaumière, le cachant, le rendait acceptable.

[indent]40[/indent]Comme cela arrive parfois, on nous a donc fait miroiter de part et d'autres de la frontière un progrès sociétal, sans pour autant qu'il remette en cause les rapports sociaux plus fondamentaux. Hors, si le progrès social entraîne le progrès sociétal, la réciproque n'est pas vrai, et nous avons ici un parfait exemple de progrès social servant parfaitement les exploiteurs les plus communs que sont les grands propriétaires lucratifs.

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