Colloques Fédéraux

La Fédération Transnationale est une successions d'Espaces de Coopérations, régies par un ensemble de traités, dont des institutions supranationales au sein de l'Espace Politique.
Avatar de l’utilisateur
Sovana
Messages : 482
Inscription : 05 févr. 2020 22:02
NJ : Ascensus
NJ V4 : Ascensus
NJ V3 : Azude
Première date d'inscription : 20 février 2012

Re: Colloques Fédéraux

Message par Sovana »

Concevoir et construire



Les techniques de clarification exposées dans ce chapitre (EDC, ADRAV, bulle logique et PVA) sont destinées à [background=yellow]donner une vision plus large et plus précise d’un problème[/background] : une meilleure représentation, un meilleur schéma de la situation. C’est déjà en soi un atout considérable de disposer d’un schéma plus clair et plus complet. Il est possible que le schéma fasse apparaître que l’autre partie n’a aucun intérêt à résoudre le conflit puisque le conflit justifie précisément son existence. La solution pourrait être de laisser l’opposition se perpétuer en surface ou de manière rituelle, tandis que les vrais problèmes sont traités de manière constructive. Lorsque la situation l’exige, la seconde partie du processus « exclectique » pourrait consister à concevoir soit un résultat final, soit une ligne d’action. Dans un certain sens, il s’agit d’une « solution », mais ce mot insiste trop sur la nécessité de trouver un choix final, alors que ce qui peut en ressortir est une nouvelle façon de vivre ou un moyen de s’en accommoder.

À cet égard, la démarche est la même, qu’il s’agisse de concevoir un meuble, de construire un avion, une série télévisée ou un repas : quelles sont les composantes ? Que cherche-t-on à créer ? Quelles sont les priorités ? Quelle est l’échelle de valeur ? Par quelles voies compte-t-on agir ? Quelles sont les contraintes ? Le processus peut se dérouler en plusieurs étapes, proposer différentes démarches, et l’on peut être amené à écarter certaines solutions. Comme toujours, la valeur d’un projet ne peut être évaluée que par ceux qui auront à l’utiliser.

Dans son sens premier, la négociation est une forme spéciale de la construction d’un projet. Quand elle prend le sens de « marchandage sous pression », elle revêt l’aspect de l’« affrontement des idées ». Une vraie négociation implique que l’on dresse la carte de tous les aspects d’un domaine, comme on le suggère ici, puis que l’on réalise un projet. Une étape importante de la négociation est ce que l’on pourrait appeler la « valeur variable ».

[background=yellow]Pour atteindre son but, la communication doit utiliser le langage du destinataire.[/background]
Ce n’est pas le cas des documents juridiques qui sont souvent inintelligibles. Les techniques de mises en schéma devraient être utilisées non seulement pour dresser la carte du terrain afin de rendre compte des coordonnées, de l’historique, des attitudes et des valeurs, etc., mais également pour traduire les concepts à notre disposition.
Il revient au destinataire de décider quel sera le langage utilisé. C’est la situation inverse de la communication radiophonique dans laquelle c’est à vous de régler votre récepteur pour capter le programme de votre choix.

La bulle logique de celui qui écoute contient les concepts et les perceptions qu’il a à sa disposition. La grave erreur que font les professionnels de la communication est de supposer qu’en l’absence d’un répertoire d’idées perfectionné – différent de celui de l’émetteur –, ce qui reste, ce sont les sentiments à l’état brut. Des concepts simples comme ceux que l’on trouve chez les enfants peuvent être très complexes et subtils.

Les concepts complexes peuvent se diviser en concepts secondaires, alors que des concepts simples peuvent contenir beaucoup sous une seule enveloppe. Comparez par exemple le concept de « cause et effet » chez un enfant et chez un scientifique : il est beaucoup plus simple chez ce dernier, car, pour lui, il s’agit de probabilité statistique dans le temps. Les adultes ont toujours tendance à croire que les concepts d’enfants sont des concepts d’adultes simplifiés. Mais les enfants ont des concepts compliqués qui leur appartiennent en propre.

Avatar de l’utilisateur
Sovana
Messages : 482
Inscription : 05 févr. 2020 22:02
NJ : Ascensus
NJ V4 : Ascensus
NJ V3 : Azude
Première date d'inscription : 20 février 2012

Re: Colloques Fédéraux

Message par Sovana »

Affectivité et système de valeur


Il n’y a rien de critiquable à laisser le choix final aux réactions viscérales et aux sentiments. [background=yellow]Le danger n’existe que si nous les faisons intervenir en premier, à la place de la réflexion[/background]. À la personne qui les ressent au moment même, les réactions viscérales apparaissent toujours comme étant vraies, sincères, et, par définition, positives pour notre société.
Mais nous ne devons pas oublier que les conduites les plus absurdes et les plus inhumaines dans l’histoire de l’humanité sont passées par des réactions viscérales. Les persécutions, les guerres, les lynchages, les scandales à grande échelle… s’expliquent par des réactions viscérales.
Sans doute avons-nous évolué à cet égard grâce aux progrès de notre civilisation, mais il me semble que c’est prendre trop de risques que de confier à nos émotions le rôle de penser à notre place. Une chose est sûre : ces réactions favorisent les mouvements d’agressivité et de révolte qui sont peut-être le reste d’une stratégie animale… Je suis tout à fait partisan d’[background=yellow]utiliser les réactions viscérales dans la phase terminale de notre réflexion. Mais elles ne peuvent s’y substituer.[/background]
J’aimerais également qu’un certain [background=yellow]sens de l’humour fasse partie de ces réactions viscérales afin d’éviter d’en faire quelque chose de trop sérieux[/background].

Il existe, naturellement, une autre raison pour nous réfugier dans les réactions affectives, l’astrologie, etc., et fuir ainsi la réflexion. C’est que le monde a atteint un tel degré de complexité qu’il paraît impossible d’y trouver matière à réflexion. Si les spécialistes chevronnés de l’économie discutaillent au point que l’homme de la rue en vient à douter de leur compétence, que dire alors du simple électeur qui va devoir déterminer son vote sur des données qui lui échappent ? C’est un problème très grave, qui exige, semble-t-il, que l’on attache une importance beaucoup plus grande qu’on ne le fait à l’enseignement du « savoir-réfléchir » dans le système éducatif et ailleurs – même chez les économistes.



Image


(fig 1) Il existe des cas, lorsque nous sommes de mauvaise humeur par exemple, où notre émotion va directement influencer notre perception.

(fig 2) En général, au moyen de notre perception, nous examinons rapidement la situation.
Nous discernons une structure. Cela déclenche en nous une émotion. À partir de ce moment, tout ce que nous ressentons sera rétréci et canalisé par cette émotion.

(fig 3) Il serait mieux que, Après avoir exploré calmement toute la situation, nous laissons nos sentiments intervenir, prendre la décision finale et choisir la ligne d’action.
L'exploration peut se faire par les diverse concepts opérationnels présentés, avant de prendre un choix, qu'il soit guidé par quelques valeurs que ça soit.


[background=yellow]Le raisonnement peut changer nos sentiments et nos émotions – en particulier le type de raisonnement qui nous permet de percevoir les choses différemment.[/background]

Les valeurs servent de lien entre les événements extérieurs et notre affectivité profonde. Ce sont elles qui convertissent les événements en sujets qui nous émeuvent. Les valeurs sont l’élément le plus important d’une civilisation : c’est le système de valeurs qui rend une civilisation égoïste, avide, agressive… ; ce sont elles qui transforment un comportement à court terme en une solidarité sociale qui améliore la vie de chacun et se préoccupe des faibles. Un exemple du pouvoir stupéfiant qu’ont certaines valeurs pour renverser le courant des sentiments humains, c’est le christianisme. Les martyrs chrétiens, malgré leur souffrance, ont donné leur vie de leur plein gré pour la glorification de leur Dieu. La souffrance elle-même avait du prix. Il fallait aimer ses ennemis, montrer de la compassion envers les pauvres… Dans chacune de ces situations, le système de valeurs réussissait à transformer un ensemble de sentiments en quelque chose d’autre.

Par commodité, je vous propose maintenant de passer en revue quatre systèmes ou échelles morale, qui ne sont pas nécessairement incompatible, et peuvent être utilisé différemment selon les situations :

MOI, les valeurs personnelles : l’ego, le statut, l’importance que l’on s’accorde à soi-même, la réussite, la survie, le plaisir, l’autosatisfaction.

LA MORALE D'UN GROUPE, les valeurs concernant les autres, éviter la désapprobation : être accepté par le groupe, l’appartenance au groupe, la participation au groupe, l’acceptation des valeurs du groupe, la solidarité.

Loi et ordre social : Le bien consiste à accomplir son devoir et éviter la réprobation des autorités. Les lois doivent être respectées sauf en cas extrême. Contribuer à aider la société est bien.

Contrat social et droits individuels : L'action doit tendre vers «le meilleur pour le plus grand nombre », vers le respect des règles collectives. L'adulte sait qu'il existe différents points de vue et que les valeurs sont relatives. Les lois et les règles doivent être respectées pour préserver l'ordre social mais elles peuvent être modifiées. Toutefois, certaines valeurs sont absolues, comme par exemple l'importance de la vie humaine et la liberté de chacun et doivent être défendues à tout prix.

Principes éthiques universels, L'adulte développe des principes éthiques librement choisis pour déterminer ce qui est bien et il s'y conforme. Comme les lois suivent normalement ces principes, elles doivent être respectées. Mais lors qu’apparaît une contradiction entre la loi et la conscience, c'est la conscience qui prédomine. A ce stade, les principes éthiques auxquels on se conforme font partie d'un système de valeurs et de principes clairs, intégrés, bien pesés et observés de façon conséquente.

Avatar de l’utilisateur
Sovana
Messages : 482
Inscription : 05 févr. 2020 22:02
NJ : Ascensus
NJ V4 : Ascensus
NJ V3 : Azude
Première date d'inscription : 20 février 2012

Re: Colloques Fédéraux

Message par Sovana »

HG et BG :

Valeurs Haut de Gamme et Bas de Gamme

Faire la distinction entre valeurs HG et BG est un moyen utile pour capter l’attention. En général, les valeurs HG sont celles qui poussent à l’action. Les valeurs BG sont celles auxquelles il faut réfléchir.

[spoiler="Exemple HG et BG"]Imaginez qu’il faille diminuer les dépenses dans une entreprise. Il va falloir réduire le personnel. On insiste auprès d’un chef de service pour qu’il se débarrasse d’un collaborateur qui est son assistant depuis quinze ans. Quelles valeurs seront mises en jeu ?
On pourrait répondre :


HG

➤ La peur que lui, chef de service, perde sa place s’il ne se soumet pas.
➤ La crainte de voir l’entreprise s’écrouler, de ne pas obtenir une promotion.
➤ Vouloir rester loyal vis-à-vis de son assistant.
➤ La nécessité pour l’ego de remporter un succès et d’apparaître sous ce jour.


BG

➤ La gêne provoquée par le licenciement du collaborateur.
➤ La peur de ce que les autres vont dire.
➤ Le manque de sympathie pour le patron.
➤ Le coût de l’indemnisation.
➤ L’impact sur les autres employés.


Ce n’est pas facile d’y voir clair. Par exemple, dans la situation ci-dessus, « ne pas trahir son subordonné » peut être classé soit comme une valeur BG, soit comme une valeur HG. Dans un contexte professionnel, il ne s’agirait pas d’une valeur HG car d’autres valeurs la dépasseraient, au nom de l’efficacité – seule valeur dans ce contexte.[/spoiler]

Avatar de l’utilisateur
Sovana
Messages : 482
Inscription : 05 févr. 2020 22:02
NJ : Ascensus
NJ V4 : Ascensus
NJ V3 : Azude
Première date d'inscription : 20 février 2012

Re: Colloques Fédéraux

Message par Sovana »

Savoir-Réfléchir et Savoir-faire




ABO :

Aspirations, Buts, Objectifs :

Lister les [Un de ces trois mots le plus approprié à la situation] en objectifs et sous objectifs/secondaires.

Et si...?
Analyse conditionnelle en supposant que tout se passera bien, permet de voir si l'ordre des actions est satisfaisante et optimale.

[spoiler="Exemple OBA Et si"]L’idée est de concevoir une ligne d’action générale et de la diviser en itinéraires actifs (A), vous pourrez dire : « j’y vais », et en cases « et si… ? » (SI), où vous resterez pour réfléchir. Prenons un exemple : si vous conceviez l’idée de fonder une entreprise de location d’appareils photo (semblable à une entreprise de location de voitures), destinée aux personnes qui partent en vacances, en safari photo ou autres occasions de chasser l’image.

A – 1 Premières démarches auprès d’une banque pour le financement.
(Si) – 1 La banque accepterait-elle d’accorder le prêt ?

A – 2 Coût d’une étude de marché.
(Si) – 2 L’étude révélerait-elle qu’il y a un marché ?

A – 3 Démarches auprès d’une entreprise d’appareils photo pour obtenir des conditions spéciales.
(Si) – 3 La société donnerait-elle son accord à ces conditions ?

A – 4 Démarches pour trouver un local, etc.

L’analyse de ce schéma au conditionnel peut nous amener à penser que la succession d’actions à prendre et d’interrogations à poser n’est pas satisfaisante. Aussi, nous pourrions tenter de réorganiser le schéma comme suit :

(A) – 1 Chercher une boutique à louer dans une station touristique.
(Si) – 1 Est-ce que vous en trouverez une ?

(A) – 2 Louer la boutique pour une saison.
(Si) – 2 Est-ce que cet essai de location d’appareils photo serait concluant ?

(A) – 3 Faire des démarches auprès d’une société d’appareils photo avec vos résultats.
(Si) – 3 Pourriez-vous obtenir des conditions spéciales ?

(A) – 4 Faire des démarches auprès d’une banque avec les résultats et les conditions spéciales obtenues.

Les démarches auprès d’une banque à ce stade ont des chances d’être fructueuses – plus qu’au début – lorsque vous en êtes à concevoir l’idée elle-même.
La technique des cases « Et si… ? » est un scénario qui prévoit que tout se passera bien. Vous mettez noir sur blanc ce qui va se passer si tout va comme vous l’espérez. Le parcours est tout droit. Si vous désirez prendre en compte d’autres choix possibles, il vous faut alors créer un autre schéma.[/spoiler]

Avatar de l’utilisateur
Sovana
Messages : 482
Inscription : 05 févr. 2020 22:02
NJ : Ascensus
NJ V4 : Ascensus
NJ V3 : Azude
Première date d'inscription : 20 février 2012

Re: Colloques Fédéraux

Message par Sovana »

OBECO :

Il s’agit d’une structure très simple pour se concentrer sur sa démarche réflexive et en faire une activité consciente. La technique elle-même peut être incorporée dans une « session de réflexion de cinq minutes ».

Le graphique ci-dessous représente la symbolisation de l’OBECO. Les symboles peuvent être utilisés séparément comme l’indication de « focaliser », « ouvrir » ou « réduire ou contracter ». On peut, par exemple, s’en servir pour annoter la marge d’un rapport.

Image


OB - OBjectif et Occupation

Objectif ou révision d'une situation ou recherche d'une erreur.
(Peut être l'utilisation d'un C&S ou ABO)

E - Explorer et Élargir le champ de perception, l'approche...

Utiliser la pensée latérale, tirage au sort ou provocation, peut être une CAF, des analyses, détection des structures, enrichir le débat.

Co - COntracter et COnclure

Conclusion finale, idée créative, proposition ou opinion.
Résultat, et non seulement un résumé de la réflexion. (Conclusion et inventaire des idées envisagées).

Le tout chronométré, une ,deux et deux minutes.

Avatar de l’utilisateur
Sovana
Messages : 482
Inscription : 05 févr. 2020 22:02
NJ : Ascensus
NJ V4 : Ascensus
NJ V3 : Azude
Première date d'inscription : 20 février 2012

Re: Colloques Fédéraux

Message par Sovana »

Sovana a écrit :
BESCA


Pose un cadre plus complet que l'OBECO. Les deux structures peuvent se combiner. L’OBECO est la structure plus générale. [background=yellow]Le BESCA a des étapes plus longues et rend davantage de services si le problème ou le thème nécessite une réflexion approfondie[/background]. Les étapes ne sont pas limitées dans le temps. Il faut simplement prendre conscience de l’étape dans laquelle on se trouve. Il est possible d’identifier un domaine qui nécessite une réflexion approfondie à n’importe quel stade de la stratégie BESCA, et le cadre OBECO peut alors être appliqué directement. L’OBECO suffit pour des objectifs généraux et pour l’entraînement à la réflexion.

Image

But :

Quel est l’objectif de la réflexion ? Quel est le résultat attendu à la fin du processus ? Pourquoi fait-on une démarche réflexive ? C’est une phase semblable à la phase « OB » de l’OBECO, mais on accorde une importance plus grande au « pourquoi » de la réflexion.

Entrée :

C’est l’entrée de l’information, de l’expérience et de tous les éléments qui doivent participer à la réflexion. À ce stade, les outils variés tels que le CAF (Considérer, être Attentif à tous les Facteurs), le C&S (Conséquences et Suites), le PVA (Point de Vue de l’Autre) peuvent contribuer à constituer une riche infrastructure. C’est un peu la phase « E » de l’OBECO.

Solutions :

Il s’agit de solutions possibles, d’autres choix au niveau des idées ou des approches du sujet. Le mot « solution » suggère qu’il y a un problème à résoudre, mais, dans le cas présent, il indique simplement des choix concrets qui se présentent. Dans ce sens, le « S » correspond à un rétrécissement qui ressemble au « CO » (CO-ntracter) de l’OBECO.

Choix :

Il s’agit du choix offert parmi les solutions de la première phase. Une décision est prise et une évaluation est faite ; ce qui permet d’en arriver par élimination à une solution unique. Le chapitre sur la prise de décision peut être de quelque secours ici.

Activité et Application

Il s’agit de la phase active : on passe de la solution choisie à l’acte. Quelles mesures va-t-on prendre ? Quelle organisation va-t-on mettre sur pied ? On va s’occuper tout particulièrement de l’application de l’idée choisie.


Avatar de l’utilisateur
Sovana
Messages : 482
Inscription : 05 févr. 2020 22:02
NJ : Ascensus
NJ V4 : Ascensus
NJ V3 : Azude
Première date d'inscription : 20 février 2012

Re: Colloques Fédéraux

Message par Sovana »


Répondre

Revenir à « Fédération transnationale »