Presse du Gandhari (2043-...)

Janubo-Marquésie 98-101-102-104-107
En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

5 mars 2045


Han'Chou: Cessez-le-feu après 2 jours de combats; Mouvements de protestations virulents contre le très influent mouvement kaiyuanais du Pacte du Lotus Rouge


Image
Surpris par l'ampleur de l'attaque, le Léonora se rend à la table des négociations. En parallèle, Ikna Omara s'insurge contre les allégations des factions anticommunistes kayuanaises qui soupçonnent ouvertement le Gandhari de vouloir installer un gouvernement fantoche au Han'Chou


Deux jours de combats... et déjà la fin.
C'est d'ores et déjà un immense succès pour la coalition trilatérale qui peut se prévaloir de la victoire au bout de deux jours seulement. Un soulagement pour la Janubie et le continent ventélien mais aussi pour le commerce international qui ne devrait pas subir les conséquences du conflit. A la demande d'un cessez-le-feu par le Léonora, Ikna Omara s'est dite favorable pour permettre aux négociations de se tenir. Une conférence est d'ores et déjà en préparation pour mettre un terme au conflit et acter l'indépendance du Han'Chou. La dirigeante du Gandhari a tenu à rassurer le Kaiyuan qui craint ouvertement une tentative de mainmise gandharienne via l'installation d'un État fantoche. Elle a toutefois marqué son fort mécontentement vis-à-vis des propos d'officiels de l'Empire du Kaiyuan lors de la conférence panventélienne. Interrogée à propos de la situation au Han'Chou, la délégation kaiyuanaise a affirmé qu'elle resterait neutre mais qu'elle n'accepterait pas que le Gandhari installe un gouvernement fantoche. Des assertions qui ont indigné la délégation gandharienne.

"Je suis particulièrement vexée par les insinuations de certains officiels kaiyuanais concernant un hypothétique manquement à notre parole concernant l'autodétermination du peuple hanchounais. Le Gandhari n'a jamais eu l'intention de soumettre un peuple étranger en le privant de sa liberté. Ce que nous faisons c'est avant tout pour la région toute entière et pour solder un problème qui empoisonne la stabilité régionale depuis plusieurs années déjà. Il n'y aura pas de gouvernement fantoche au Han'Chou et nous souhaitons que la future République du Han'Chou décide elle-même de son avenir. Comme promis nous veillerons à ce que le canal d'Ashurdabad retrouve sa tranquillité et que cet itinéraire ne soit plus synonyme de crainte."

Même son de cloche chez les libertaires qui tombent haro sur le Kaiyuan et ses suppositions diffamatoires. Formellement opposé à toute forme de colonialisme, le Parti Communiste Libertaire d'Angad Sanmoranah juge inconcevable de croire le Gandhari capable d'installer une nouvelle autorité néo-coloniale. En colère, les députés libertaires ont tenu des pancartes dans l'hémicycle dirigée contre le Pacte du Lotus Rouge et son anticommunisme notoire qui agite la scène politique kaiyuanaise. Très virulents à l'encontre de Chen Khuan-Sen, tête de pont du Pacte du Lotus Rouge, les députés libertaires ont accusé le puissant mouvement de ternir l'image du Kaiyuan lors d'une déclaration devant les députés fédéraux.

"Assez des diffamations de ces serpents ! Le Gandhari n'est pas la menace que tente de faire croire Chen Khuan-Sen. Son obsession anticommuniste maladive plonge le vénérable Kaiyuan dans une paranoïa dangereuse et attentatoire à sa bonne image. C'est à cause d'eux que le pays ventélien sombre dans les théories complotistes à l'égard du Gandhari qui aurait une soit-disante ambition hégémonique dans la région. L'Empereur doit réagir car à force de laisser les factions extrémistes donner de la voix, il y perdra la sympathie du Gandhari qui ne supporte plus les insultes que nous crache à la figure le Lotus Rouge et qui entraînent les autres clans dans ce jeu nauséabond. L'influence néfaste de ce clan met en danger la concorde entre Ventélie et Janubie, ce n'est pas faute d'avertir aujourd'hui ! A bas le Pacte du Lotus Rouge !"

Malgré les fortes récriminations contre le puissant clan kaiyuanais, le gouvernement impérial kaiyuanais n'est pas visé et est plutôt perçu comme une victime collatérale et un otage des manigances du clan viscéralement anti-gandharien.
Angad Sanmoranah, chef de la diplomatie nationale a annoncé qu'il écrirait un courrier adressé personnellement à l'Empereur pour faire part de l'indignation gandharienne concernant les mensonges véhiculés par le Pacte du Lotus Rouge qui prend en otage la scène politique kaiyuanaise depuis plusieurs semaines déjà. Indiquant que le Gandhari ne laisserait passer aucune allégation mensongère, Angad Sanmoranah estime que le clan représente un problème qui dépasse désormais les frontières kaiyuanaises.

"Le Pacte du Lotus Rouge est un problème préoccupant pour le Kaiyuan. Si son influence néfaste venait à devenir trop importante, il ne fait aucun doute que la bonne entente relative entre les autorités gandhariennes et kaiyuanaises serait mise en péril du fait des agissements du clan dirigés contre nous."
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

12 mars 2045


Une manifestation contre la guerre en Alande du Nord (un peu trop) violemment dispersée


Image
Varuni Padagavakar a fustigé ceux qui "veulent promouvoir le colonialisme"


La Place de la Révolution de Bunaghar (future Lotabad) a été le théâtre de débordements violents après la tentative de rassemblements de citoyens opposés à la Guerre d'Alande du Nord. Officiellement interdite par les autorités qui jugeaient le motif inopportun, les organisateurs avaient décidé de maintenir le rassemblement.
Le matin même, le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures Varuni Padagavakar avait mis en garde contre toute tentative de se rassembler contre l'avis des autorités et pour un motif jugé nul et non avenu.

"Manifester contre l'opération de libération des Alandais du Nord revient à défendre le colonialisme et plus largement cautionner la folie de M. Pickford qui adopte le même vocabulaire que les dirigeants du JTA. Jamais je n'accepterai qu'un tel spectacle de sauvagerie se tienne dans les rues de notre capitale. Ceux qui participeront à ce rassemblement inique seront arrêtés, poursuivis et jugés pour cette promotion révoltante du colonialisme !"

Et le premier flic du Gandhari a tenu parole... sans doute un peu trop.
La manifestation n'a tout simplement pas eu lieu et plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées pour attroupement interdit et participation à une entreprise de promotion du colonialisme. Mais cette dispersion ne s'est pas faite sans violents heurts qui ont rendu le quartier du Parlement et de la Place de la Révolution irrespirable car noyé dans un nuage de gaz poivre. Les habitants se sont plaints de vives douleurs aux yeux et ont par ailleurs ouvertement interrogé l'utilisation de cette arme non-létale dans un quartier très densément peuplé. Nombreux ont alors entrepris de fermer les fenêtres mais le gaz avait déjà imbibé les logements, les quantités pulvérisées tout autour de la place étant si importante qu'une brume toxique s'est formée.
En conflit latent avec son Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures, Angad Sanmoranah s'est ouvertement demandé pourquoi la police ne s'en était pas tenue à l'usage de gaz lacrymogène comme c'est habituellement le cas.
Varuni Padagavakar s'est de son côté justifié par la nécessité de rendre toute manifestation impossible. Et en effet, manifester avec des sensations de brûlure aux yeux n'a rien de commode.

Toujours est-il que malgré la polémique sur le gaz poivre, aucun rassemblement n'a pu se tenir et aucune revendication être exprimée. Une victoire pour le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures qui assume ses méthodes brutales et autoritaires. Si la frange la plus modérée réprouve sa manière de faire, Varuni Padagavakar a gagné des points jusqu'aux libertaires -en dépit même de son aversion pour le PCL- et voit sa stature renforcée en se posant en gardien de l'ordre public.

"J'avais prévenu en disant qu'il n'y aurait pas de manifestation. J'ai tenu parole. Maintenant ceux qui sont blessés ou placés en attente d'un jugement n'ont qu'à s'en prendre avec eux-mêmes, c'était pas faute d'avoir averti !"

De leur côté, les 359 manifestants arrêtés -dont 23 sont actuellement hospitalisés pour blessures- encourent 5 ans de camp de travail pour attroupement interdit et participation à une entreprise de promotion du colonialisme.
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

15 mars 2045


La loi immigration votée


Image
Surnommée "le verrou" par ses détracteurs, la loi de Varuni Padagavakar rend quasiment impossible toute installation au Gandhari pour tout ressortissant d'un pays non socialiste


C'est la loi de régulation de l'immigration la plus sévère jamais votée par un gouvernement depuis la fondation de la République en 1969. Votée par l'ensemble des députés de la majorité, le texte clame une volonté pour le Gandhari de maîtriser son immigration et de la choisir sans se cacher de vouloir trier les gens à l'entrée. Trier tous les candidats à l'immigration, vraiment ?
Non car une grande partie de la loi est fondée sur l'exception des ressortissants des pays socialistes (Westrait, Zufrana, Van Ho, Saratovie, Madiana) qui bénéficieront d'un régime spécifique et ne verront aucune restriction s'appliquer. Afin de ne pas léser certains pays proches du Gandhari, un décret présidentiel viendra alléger le régime pour des pays tels que le Karmalistan, le Makengo, l'Askazie et le Kaiyuan. Les autres pays devront subir un régime d'immigration très sévère avec comme seule réelle chance de s'installer dans le pays le droit d'asile politique.
Afin de lutter contre l'immigration illégale, des moyens supplémentaires seront alloués pour développer et perfectionner des moyens de contrôle des papiers de séjours.
Des députés de la majorité ont en outre évoqué l'idée de développer une intelligence artificielle capable de déterminer par reconnaissance faciale si un étranger est en règle avec ses droits de séjours. Une suggestion qui n'a pas manqué de créer des remous parmi les députés libertaires et une frange écosocialiste qui ont vivement rejeté cette perspective. Néanmoins, Varuni Padagavakar s'est dit intéressé par la perspective bien qu'il soit trop tôt pour mettre ce dispositif en place.

La principale raison avancée par la loi est la volonté de protéger les emplois du pays qui gagnent en prestige alors que le pays est récemment devenu la première puissance économique mondiale. Varuni Padagavakar dit vouloir protéger le prolétariat gandharien d'un effet d'aubaine en provenance de pays étranger. Selon lui, l'attractivité économique croissante du pays d'année en année ferait peser une menace sur les emplois les plus qualifiés avec le risque de voir une part non négligeable de ces emplois hautement qualifiés être trustés par des étrangers désireux de profiter de système gandharien plutôt généreux et jusque-là très ouvert.

"Cette loi est indispensable car je le vous dis, mes très chers camarades, si nous laissons le Gandhari ouvert aux quatre vents comme il l'est actuellement, dans 5 ans tous nos ingénieurs sont ennissois, aiglantins ou liangois ! Les emplois hautement qualifiés doivent rester prioritairement occupés par les Gandhariens et nous devons lutter contre l'effet d'aubaine que procure notre statut de première puissance économique mondiale avec un système très avantageux pour les nouveaux arrivants. Laisser le prolétariat être dépossédé du travail qui lui appartient c'est trahir la Révolution !"

Malgré des règles très strictes sur l'immigration économique, le texte ne touche pas au regroupement familial et protège la liberté de venir étudier au Gandhari ou encore faire du tourisme. Volontiers caricaturée et associée à la politique très sévère du Wakoku, la loi dite du "verrou", est en réalité une fermeture du pays à la concurrence des États développés et au contraire une ouverture en direction des pays socialistes dont les ressortissants seront quasiment dotés d'un statut de citoyenneté s'ils viennent s'installer au Gandhari pour y travailler. Ces mêmes ressortissants pourront bénéficier de bourses pour étudier dans les universités gandhariennes et ensuite pourront espérer se voir un assigner un emploi au Gandhari. Les associations de défense des droits étudiants craignent une discrimination institutionnalisée au détriment des étudiants issus de pays non socialistes car ces derniers ne bénéficieront pas des mêmes avantages que les étudiants issus des pays socialistes. Ils devront en outre retourner dans leur pays dès la fin de leurs études, ne pourront prétendre à un emploi au Gandhari sauf si pénurie de candidatures locales et ne toucheront qu'une bourse classique dont le montant sera bien moindre que celle dont bénéficieront les ressortissants de pays socialistes.
Très cynique, Varuni Padagavakar s'est permis une sortie à propos de ces soupçons de discrimination institutionnalisée qui ne manquera pas de faire polémique mais très largement applaudie dans l'hémicycle.

"Le socialisme a triomphé et malheur aux perdants !"
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

30 mars 2045


Omara: "Le pays est mûr pour armer le prolétariat"


Image
La particularité de la Révolution communiste gandharienne est l'absence relative des armes, mais ça c'était avant


Lorsque le décret présidentiel est paru, personne ne s'attendait à ce qu'Ikna Omara autorise l'armement de la population en y mettant les moyens nécessaires par garantir l'acquisition de compétences de base à tous les citoyens en âge.
Selon nos informations, c'est Ikna Omara et Angad Sanmoranah eux-mêmes qui auraient tordu le bras à leurs partis respectifs qui étaient réticents vis-à-vis de cette initiative. Les deux têtes de l'exécutif sont passées en force en invoquant le contexte international incertain et sa grande instabilité.
En dépit des récriminations des partis majoritaires qui n'étaient pas contre sur le fond mais jugeaient tout cela prématuré, la décision a été très bien accueillie par la population qui juge que lui donner la possibilité de se défendre elle-même en cas de menace est un pas supplémentaire pour la révolution gandharienne.
Quelques heures après l'annonce présidentielle, le site internet pour s'inscrire au stage de formation d'usage des armes de guerre était pris d'assaut et les premiers trains partaient le surlendemain. Un effort logistique conséquent qui avait visiblement été préparé de longue date, Ikna Omara ayant visiblement l'intention d'armer la population depuis quelques temps déjà.
En parallèle, les usines de la Manufacture Populaire d'Armement du Gandhari tournent à plein régime pour aller alimenter les quelques milliers de dépôts d'armes qui seront placés sous la bonne garde des conseils. Les plans du gouvernement prévoient que les dépôts aient constamment de quoi fournir en armement 80% de la population totale d'une communauté en comptant les enfants. Toutefois, l'ouverture de ces dépôts d'arme ne pourra pas se faire sans une réunion extraordinaire convoquée au moins 6 heures avant sa tenue. En effet, la distribution d'armes à la population signifierait que le Gandhari serait en proie à une invasion étrangère. En revanche, l'ouverture du dépôt pour prélever les armes nécessaires pour abattre un animal dangereux n'aura pas besoin l'accord du Conseil local.
La loi reste toutefois très clair et cet armement de la population -qui reste sous conditions- ne marque pas la fin de l'existence de la police qui continuera d'exercer ses prérogatives en temps que corps dépendant de la République Socialiste Fédérée ou de l’État Fédéral. L'objectif annoncé par Ikna Omara est purement et simplement d'armer la population pour qu'elle élimine d'elle-même tout danger contre-révolutionnaire faisant peser un grave péril sur la souveraineté populaire qui régit le Gandhari. Ainsi, à l'image du modèle politique d'organisation du pays, la prise d'armes sera un évènement collectif dans l'optique de défendre une cause commune. Pour la lutte contre la criminalité, le Gouvernement Fédéral tient à ce que les gardiens de la paix (fédéraux ou régionaux) continuent d'exercer le monopole sur cette mission dans un souci de cohérence et d'ordre.
Ainsi, environ 40 millions de Gandhariens sont appelés à se former d'ici octobre prochain dans les plus de 1500 centres temporaires assignés à cette mission.
Selon les observateurs, cette nouvelle est un jalon supplémentaire vers la stabilité du Gandhari car tous s'accordent à dire que l'insurrection de Darshanbir Panesar aurait été réprimée par la population elle-même si elle avait été armée en 2043...
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

31 mars 2045


Scandale: Un expatrié saogien battu à mort par la police fédérale


Image
La vidéo a fait le tour d'internet et indigne une partie de la population


"Meurs sale fils de chien impérialiste !"
Cette phrase glaçante est criée à plusieurs reprise dans une vidéo par des policiers en train de tabasser un expatrié saogien arrivé en fin de droit de séjour sur le sol gandharien. Selon les témoins présents sur place, le saogien subissait un contrôle d'identité qui aurait dégénéré.
Les policiers, ayant constaté sa présence illégal sur le sol national en vertu de la nouvelle loi, ont entrepris de l'arrêter mais l'homme a opposé une résistance, disant être marié à une gandharienne enceinte et en attente d'une prolongation du titre de séjour. Les policiers n'ayant rien voulu savoir ont saisi le prétexte du refus d'obtempérer pour le passer à tabac en le couvrant d'insultes. La vidéo est sans équivoque:

"Alors tu fais moins le malin le bougnoule hein ! Tu pensais profiter encore longtemps de la générosité gandharienne ? On ne partage pas avec les chiens d'impérialistes et tu sais ce qu'on leur fait d'ailleurs ? On les fume ! Le Saog on l'emmerde, ce sont des traîtres ! Ils ont buté des gens à Bunaghar et à Cewell, on va les venger tiens ! Allez meurs sale fils de chien impérialiste, meurs !"

La vidéo, rapidement censurée par les services des réseaux sociaux gandhariens, montre ensuite un déluge de coups de pieds et de coups de latis, arme létale théoriquement interdite depuis fin 2042 sur décret de Samrath Lota, alors dirigeant du pays. On entend ensuite le jeune saogien implorer ses agresseurs qui continuent de le rouer de coup et de l'insulter. Les policiers le laissent ensuite pour mort.
Selon nos informations, les témoins qui s'étaient tenus à distance ont ensuite tenté d'aller porter secours à la victime qui agonisait déjà. A l'arrivée des secours, l'homme était mort.
Malgré la violence incroyable de l'affaire, deux opinions se sont violemment affrontées sur les réseaux sociaux. D'abord ceux qui ont dénoncé la cruauté et la barbarie de l'acte, ensuite ceux qui ont légitimé l'acte en désignant le saogien comme fautif et représentant de l'idéologie impérialiste de son pays qui s'affiche désormais en adversaire résolu du communisme au risque d'offenser le Gandhari.

"Ce qu'a fait la police n'est pas digne de notre pays, le gouvernement doit réagir !"

"Au contraire, ce saogien a eu ce qu'il méritait, les impérialistes et les traîtres ils ne sont bon qu'à être éradiqués !"


Cette affaire révèle une haine en gestation contre le Saog qui, par ses errances, ses crimes, et ses revirements incessants, a perdu toute la sympathie d'une partie de la population.
Dans de nombreux messages, l'anticommunisme forcené, infondé et caricatural est jugé responsable dans l'escalade de violence qui s'est produite contre un de ses ressortissants.

"Moi je pense que le Saog donne des motifs de haine aux Gandhariens. Passer en quelques mois d'alliés solides à ennemis en raison de la couleur du régime qui était pourtant le même quand les deux pays étaient des alliés proches ne peut que susciter écœurement et dégout. Ce monsieur est hélas une victime collatérale de l'inconséquence de son propre pays. J'ai du mal à déplorer ce qu'il s'est passé."

"Un saogien tabassé par la police ? Et alors ? Pourquoi on devrait s'indigner du sort d'un ressortissant d'un pays autrefois frère qui nous traîne désormais dans la boue ? Et de toute façon il n'avait plus rien à faire au Gandhari !"

"Le meurtre de Sangita Sodhi on l'oublie pas celui-là, alors bon, on va dire que pour cette fois on est quittes avec le Saog hein ?"

Mais pour l'autre frange de l'opinion bien moins tolérante sur ce qui vient de se produire, ce passage à tabac est avant tout une dérive dont le seul responsable est Varuni Padagavakar. Ses méthodes fermes et autoritaires sont jugées seules responsables de ce drame. Le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures est également soupçonné de racisme décomplexé.

"C'est un crime raciste, point. Padagavakar doit s'expliquer car on va dégainer le référendum révocatoire si on a pas de réponse !"

Et en effet, l'idée de déclencher un référendum révocatoire contre le Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures fait son bonhomme de chemin, au moins pour l'inciter à s'exprimer.
Contacté par nos soins, Varuni Padagavakar a refusé de s'exprimer tout en disant prendre l'affaire au sérieux et avoir réclamé l'ouverture d'une enquête interne...
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

9 avril 2045


5,7 millions de signatures en 6 jours pour lancer la procédure de révocation des 71 députés varunistes


Image
Le Premier Commissaire Fédéral est bien parti pour obtenir des élections législatives partielles qui pourraient l'assurer de rester au pouvoir jusqu'en juin 2047


"Une entreprise de propagande bien huilée, Sanmoranah et ses petits bras prennent le contrôle du pays sous la complicité béate d'Omara qui lâche son parti."
C'est en ces termes rageurs que Varuni Padagavakar a réagi quand il a appris que les signatures nécessaires pour lancer un référendum révocatoire contre ses députés fidèles étaient réunies. Le désormais ex-Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures est éjecté de l'échiquier politique grâce aux manœuvres savamment orchestrées par Sanmoranah qui a su se saisir du scandale du meurtre par la police d'un ressortissant soagien pour mettre son rival dehors.
En pleine Révolution Culturelle, la jeunesse a célébré de façon ostentatoire la chute de celui qui était sa bête noire et même l'élément déclencheur de l'élan en cours lorsqu'il avait cloué au piloris la rave party du 31 décembre sur la Place de la Révolution.
Cette mini-crise, bien que brève est loin d'être insignifiante pour le Gandhari qui franchit une nouvelle étape de son processus révolutionnaire. Le changement le plus spectaculaire concerne la Présidente de la Fédération qui a décidé de s'affranchir de la logique partisane en se posant en cheffe de la Révolution qui refuse de s'inscrire dans le jeu partisan.
En lâchant son propre parti, Ikna Omara se pose en clé de voûte de la Révolution gandharienne et entend ainsi représenter tous les Gandhariens au-delà de leurs sensibilités politiques. Fini le jeu partisan, Ikna Omara se fait la défenseuse de l'idéologie révolutionnaire gandharienne et se pose en figure unificatrice pour tous les Gandhariens alors même que le pays se prépare à accueillir l'Anantram et le Kitaya cette année.

De son côté, Angad Sanmoranah montre sa capacité à déjouer avec brio les embûches politiques. Celui qui apparaissait en 2043 comme une fripouille des quartiers chauds s'est mué en véritable Homme d’État avisé et en capitaine résolu du Gouvernement qu'il entend mener jusqu'au terme de la législature, en 2047. Alors qu'il aurait pu s'écraser face au refus d'Ikna Omara de trancher dans un premier temps pour Padagavakar, sa ténacité et son audace ont payé puisqu'il sort gagnant de la séquence sur tous les tableaux.
Le coup de force institutionnel mené avec brio par les libertaires sera à confirmer dans les urnes en Andar Palan dans 6 jours. Au coude-à-coude avec la candidate du Parti du Travail et des Traditions Johana Hamara, l'ex-footballer star international Anuraag Bakshi aura la charge de faire gagner le camp libertaire pour définitivement asseoir l'hégémonie du Parti Communiste Libertaire. Une tâche qui s'annonce ardue mais réalisable si la dynamique en faveur des libertaires se confirme.
Angad Sanmoranah et Ikna Omara devraient apparaître publiquement ensemble le 11 avril lors de la cérémonie d'hommage aux victimes du putsch de Darshanbir Panesar qui aura deux ans ce jour-là. Un hommage sera notamment rendu à Samrath Lota et Jasbir Kéjar, assassinés ce jour-là...
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

12 avril 2045


A Samsata, Gandhari et Commonwealth relancent leurs relations cordiales


Image
Les contraintes qui pesaient sur le nucléaire briton ont été abrogées


C'est l'histoire d'un traité qui déplaira à tout le monde mais qui fait les affaires d'un Gandhari résolu à prendre son indépendance diplomatique après des camouflets successifs en Janubie et en Ventélie.
Tandis que le Commonwealth pressait une armada au large de Samsata pour reprendre la ville, Ikna Omara a annoncé vouloir s'asseoir autour de la table et rencontrer le Premier ministre Anthonio Blar. Ne voulant pas d'un conflit supplémentaire et préférant entretenir des relations cordiales avec le Commonwealth, Ikna Omara a sorti le grand jeu de la diplomatie pragmatique, quitte à aller contre ses propres convictions comme l'ont noté beaucoup d'observateurs.
C'est ainsi que le traité consacre pêle-mêle la rétrocession de Samsata, l'autorisation d'installer des infrastructures militaires dans la cité-état et abroge surtout toutes les contraintes qui pesaient sur le Commonwealth concernant son nucléaire. En d'autre terme, le Gandhari décide désormais de se laver les mains du programme nucléaire briton que l'arme fasse une ou cent mégatonnes. Un revirement spectaculaire qu'on attribue sans doute à un désir de vengeance après les humiliations successives qu'a affronté le pays. Les experts de la diplomatie gandharienne sont d'ailleurs très préoccupés par un duo exécutif qui est en roue libre et qui l'assume.

"Ikna Omara et Angad Sanmoranah semblent sur la même ligne diplomatique qui s'affranchit de toutes les contraintes qui pesaient jusque-là sur le Gandhari. En concluant un accord de non-ingérence, le Gandhari enterre toute perspective d'action sur le dossier alekan qui tient pourtant très à cœur à l'allié zufranien. En fermant les yeux sur le nucléaire briton le Gandhari semble accepter tacitement que le Commonwealth soit une future puissance nucléaire au même niveau qu'un Karmalistan dont le programme reste aujourd'hui seulement soupçonné mais soumis à aucune contrainte si ce programme existait effectivement.
Le lancement d'un programme nucléaire civil en grande pompe -il était de toute façon inscrit dans le Plan Quinquennal- ne fait guère mystère des intentions du Gandhari qui n'hésitera pas à brandir la menace de développer l'arme nucléaire s'il continue à encaisser les vexations malgré les efforts qu'il fournit pour se rendre fréquentable. C'est un véritable virage pour les relations internationales, le Gandhari mène désormais sa propre barque diplomatique sans se soucier des dégâts collatéraux. Le Kaiyuan a, je pense, sous estimé la capacité du Gandhari à changer de fusil d'épaule en cas de stratégie de containment."


Interrogée sur un accord jugé très favorable au Commonwealth, Ikna Omara a simplement répondu que la mise à l'écart du Gandhari lui avait fait prendre conscience de ce qu'avait pu endurer le Commonwealth pendant de nombreuses années alors qu'il avait lui-même fait l'objet de menaces injustifiées.

"Si le Gandhari est un paria alors soyons président du club des parias, je suis sûr que Karmalistan, Gandhari et Commonwealth pourront réaliser ensemble de grandes choses et peser comme les futures grandes puissances de demain."

La volonté de passer la pommade au Commonwealth tout en tirant des avantages pour développer un parc nucléaire a moyennement convaincu quelques députés libertaires qui se sont indignés que la question de l'Aleka soit soldée par la promesse du Gandhari de ne pas se mêler des affaires internes du Commonwealth. Réclamant plutôt une action contre le régime d'Apartheid, ces députés ont toutefois été rabroués par la direction du Parti Communiste Libertaire qui a appelé ces députés à faire bloc derrière le gouvernement fédéral plutôt que de jouer solo.
L'idéologie a-t-elle cette fois laissé la place à un opportunisme assumé ?
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

15 avril 2045


Raz-de-marée libertaire en Andar Palan !


Anuraag Bakshi va devenir Président d'Andar Palan !


Le tsunami libertaire a déferlé sur l'Andar Palan à la surprise générale, douchant les espoirs du Parti du Travail et des Traditions qui était pourtant donné favori par les sondages. Avec 40,63% des voix, l'ex-star du football gandharien a réalisé un score historique pour le Parti Communiste Libertaire et sera élu Président d'Andar Palan dans un fauteuil au vu de la majorité très large dont il disposera pour les quatre années à venir. A Dolangana, le berceau de la Révolution communiste du Gandhari, les libertaires ont recueilli près de 70% des voix. Un symbole très important dans une ville qui sert de baromètre de la ferveur révolutionnaire.
Accueilli en triomphe par un public survolté à Palanai, Anuraag Bakshi réussit de façon spectaculaire et surréaliste son passage de la vie sportive à la vie politique. Le double champion de Janubie-Marquésie-Ventélie devient à 33 ans une personnalité politique gandharienne de premier plan et surtout un lieutenant idéal pour un Angad Sanmoranah qui s'impose comme l'homme fort du pays avec le soutien d'Ikna Omara. Le triomphe du clan libertaire à quelques jours d'un référendum révocatoire crucial pour destituer 71 députés est un signal rassurant et un nouveau jalon dans l'irrésistible ascension d'un parti qui ne pesait encore rien il y a trois ans. Plus préoccupant pour les détracteurs du PCL, l'absorption quasi-totale du MSTG par des libertaires qui captent l'essentiel du vote révolutionnaire. Les écosocialistes résistent toutefois et restent un marqueur important de la vie politique gandharienne malgré les déboires récents avec Varuni Padagavakar.

Pour de nombreux observateurs, la rhétorique guerrière et menaçante d'Angad Sanmoranah contre la Petite Entente d'Astapur ne serait pas étrangère à ce succès plus large que prévu. Ses menaces à peine voilées de développement d'une arme nucléaire ont convaincu bon nombre d'électeurs qui sont pourtant opposés à cette arme en temps normal. C'est le cas de cet électeur qui vote habituellement MSTG. La réaction forte d'Angad Sanmoranah -qui porte ses fruits puisque le Gandhari a été intégré au Protocole du Dar- l'a séduit au point de modifier son vote:

"Les Libertaires ont raison ! Prendre le Gandhari pour un pestiféré et l'humilier en permanence ça suffit ! Moi je suis contre l'arme nucléaire mais si certains pays continuent à tout mettre en œuvre pour nous ostraciser, nous n'aurons plus d'autre choix que de nous donner les moyens de peser, quitte à faire pression de la façon la plus regrettable qui soit. Mais la faute à qui si on en arrive là ? Certainement pas la notre !
Donc oui, je vote libertaire même si je comptais voter MSTG car c'est les seuls qui ont les couilles de dire ce qu'ils pensent même si c'est diplomatiquement incorrect !"


Toutefois, pour certains observateurs, ce raz-de-marée libertaire est un signal très inquiétant pour l'avenir.
Pour Kulbir Mahi, Professeur de Géopolitique à l'Institut d’Études Géopolitiques de Bunaghar/Lotabad, la politique de containment mise en place contre le Gandhari produit les effets inverses de ceux recherchés. Non seulement la Petite Entente d'Astapur a déchaîné la colère du Gouvernement Fédéral, mais en plus la population qui soutient le gouvernement se radicalise et se tourne vers ceux qui ont les mots les plus durs contre le Kaiyuan et les autres acteurs de la mise à l'écart du Gandhari. A la grande inquiétude de Kulbir Mahi, la menace nucléaire brandie par Sanmoranah n'a pas eu d'effets répulsifs au sein de la population qui avait pourtant voté le bannissement de l'arme suprême. Pire, c'est même un mouvement d'adhésion qui se cristallise, laissant craindre de voir l'opinion publique basculer en très grande partie en faveur des libertaires et de l'arme nucléaire.
Kulbir Mahi alerte:

"Il n'est pas à exclure de voir prochainement un Gandhari sous la coupe des libertaires avec une rhétorique agressive à l'encontre des responsables de sa mise à l'écart. Se fichant désormais de renvoyer une bonne image, le pays a préféré se coucher devant le Commonwealth pour en faire un allié potentiel dans le futur, ouvrant ainsi la perspective de monter un club hypothétique des puissances nucléaires dans un futur proche. Et tout le monde sait que le Karmalistan a la capacité de fédérer Gandhari et Commonwealth autour de lui.
Qui veut d'un monde où trois puissances nucléaires imposent leurs vues à tous ? Personne, même pas moi qui suis gandharien.
Le Kaiyuan doit donc revoir sa stratégie diplomatique sous peine de donner lui-même naissance à un monstre dont il voulait précisément empêcher l'existence..."

Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

17 avril 2045


Bunaghar officiellement rebaptisée Lotabad pour le cinquième anniversaire de la mort d'Asha Lota


Image
La capitale change officiellement de nom !


Tandis que le Gandhari commémore beaucoup d'évènements en ce moment, dont les deux ans du putsch sanglant de Darshanbir Panesar, un autre évènement outre la fête nationale a fait l'objet de célébrations et de cérémonies: le cinquième anniversaire de la mort d'Asha Lota.
Ikna Omara et Angad Sanmoranah, pourtant très présents sur le front international ces derniers jours, mènent un véritable marathon commémoratif. Hommage national aux victimes du Coup d’État du 11 avril, fête nationale le 12 avril puis célébration nationale hier pour officialiser le changement de nom de la capitale.
Le 11 avril, Ikna Omara a prononcé un vibrant éloge à Jasbir Kéjar et à Samrath Lota qui ont mené le pays de 2039 à 2043 et ont poursuivi l’œuvre d'Asha Lota. Devant plusieurs dizaines de milliers de personnes devant la Place de la Révolution, la Présidente a reconnu l'importance historique des deux dirigeants malgré l'influence néfaste des révisionnistes qui ont fortement nuit à leur action. La journée s'est achevée au Panthéon de la Révolution avec le dépôt de gerbes devant les tombes des deux hommes portées conjointement -tout un symbole- par Ikna Omara et Angad Sanmoranah. Un moment fort qui a marqué par sa solennité et le silence qui régnait à l'intérieur de la crypte.
Le lendemain, la fête nationale (Jour des Martyrs) qui correspond au jour de la mort d'Asha Lota, un immense défilé militaire a parcouru l'Avenue de la Révolution du Palais du Raaj Wahal à la Place de la Révolution. Bunaghar, parée de rouge était enveloppée d'une atmosphère de fête sous un soleil de plomb sans un seul nuage à l'horizon. Le moment fort de la journée fut sans aucun doute l'accrochage de trois portraits géants d'Asha Lota, Jasbir Kéjar et Samrath Lota sur la façade de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils. Les trois anciens dirigeants défunts du Gandhari et véritables parents de la Révolution ont vocation a rester sur la façade du Parlement sans limite de durée. Ainsi, leur regard balayera la Place de la Révolution jusqu'à nouvel ordre.
Le 16 avril a été le théâtre d'une dernière commémoration importante qui s'est tenue devant l'hôtel de ville de Bunaghar. Alors que le peuple gandharien a voté le changement de nom de la capitale le 1er mars dernier, l'officialisation du changement manquait encore à l'appel. En présence de la Présidente de la Fédération, du Premier Commissaire Fédéral, de tout le gouvernement fédéral, de l'ensemble des députés fédéraux, des cinq présidents de Républiques Socialistes Fédérées, du Président du Tribunal Suprême, du maire de la capitale et de nombreux citoyens, la ville s'est vue remettre par les citoyens eux-même une plaque en bronze avec une gravure stylisée de "Lotabad". Le maire, devant l'assemblée, a brandi la plaque et l'a symboliquement fixée sur la porte de l'hôtel de ville en remplacement de celle qui portait l'inscription "Bunaghar". Par ailleurs, un portrait d'Asha Lota de deux mètres sur deux a été fixé au-dessus de la porte du bâtiment.
Bunaghar devient donc "Lotabad" mais tout le monde s'accorde à dire que le nom officiel aura du mal à s'imposer dans l'immédiat dans le langage courant.
Pour la fin de son marathon commémoratif, Ikna Omara s'est offert un bain de foule, a serré de nombreuses mains, enchaîné de nombreux saluts et accordé de nombreux selfies. La Présidente a ainsi pu mesurer une popularité demeurée intacte malgré les dernières semaines de turbulences internes et diplomatiques...
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Annulé


Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

21 avril 2045


Le Tribunal Suprême frappe d'inconstitutionnalité l'accord de rétrocession de Samsata et tacle le Gouvernement sur le nucléaire


Image
Le Président du Tribunal Suprême Farid Gal ordonne la suspension de l'évacuation de Samsata


Farid Gal avait annoncé que le Tribunal Suprême se réunissait pour étudier l'accord controversé entre le Gandhari et le Commonwealth concernant la rétrocession de Samsata. Soulevant un risque d'inconstitutionnalité vis-à-vis de l'article 1er de la Constitution qui consacre l'indivisibilité du Gandhari, le président de la plus haute juridiction du pays s'est emparé du sujet avec les six autres juges suprêmes en annonçant une autosaisine. Cette autosaisine constitue la première de l'histoire de cette institution mise en œuvre sous l'égide d'Ikna Omara et c'est évidemment la première à prendre une décision coercitive à l'encontre d'un texte ayant une valeur législative. En effet, le Président et les six juges ont décidé de frapper à l'unanimité le texte d'inconstitutionnalité, plus précisément sur l'article un qui concède Samsata au Commonwealth. En conséquence, le Président du Tribunal Suprême a signé un avis qui exige la suspension des opérations de retrait de Samsata avec effet immédiat.

"Considérant que le Gandhari est un État indivisible et que Samsata était incorporée au territoire au moment dudit accord, la rétrocession de ce territoire porte atteinte au principe d'indivisibilité de la nation tel qu'édicté à l'article 1 de la Constitution. Dès lors, les opérations d'évacuation actuelles, qui ne sont régies par aucun traité de paix consécutif à une guerre mais relèvent d'un choix conscient et délibéré, ne peuvent faire l'objet d'une acceptation dans le cadre constitutionnel. Il est donc ordonné au Gouvernement Fédéral d'interrompre immédiatement la procédure de rétrocession de Samsata au Commonwealth. Si accord il doit y avoir, il ne doit en aucun cas porter sur la rétrocession d'un territoire appartenant au Gandhari et donnant lieu à la création d'une frontière. Je rappelle par ailleurs qu'un refus de se conformer aux avis émis par le Tribunal Suprême peut valoir motif de procédure révocatoire dirigée contre les auteurs du texte litigieux, ici en l'occurrence Madame la Présidente de la Fédération elle-même. Nous sommes néanmoins persuadés que la Constitution qui traduit la volonté du peuple d'être une nation indivisible sera respectée."

L'intervention du Tribunal Suprême sonne comme un réveil douloureux pour le Gouvernement Fédéral qui est de plus en plus critiqué pour avoir eu un attitude de renoncement sur le dossier de Samsata.
Mais le Président Farid Gal ne s'est pas arrêté à Samsata pour pointer le comportement actuel du gouvernement qui frôlerait l'inconstitutionnalité sur un autre sujet.

"Le peuple gandharien a voté le 1er mars 2044 une motion bannissant la conception, la fabrication et la détention d'arme nucléaire. La motion était résumée en ces termes devant les électeurs: "Le Gandhari s'interdit de concevoir, fabriquer et détenir toute arme de destruction massive qu'elle soit nucléaire, bactériologique et chimique. Le vote de cette initiative rendra illégal la conception, la fabrication et la détention d'ADM et pourra constituer un motif révocatoire à l'encontre du gouvernement qui violerait cette disposition."
Dès lors, en annonçant la possibilité d'enfreindre cette motion, le Gouvernement Fédéral annonce de fait vouloir se mettre dans l'illégalité de façon imminente.
En tant que garant du respect de la Constitution mais aussi de l'application des textes mis en œuvre par votation populaire qui sont assimilables à des amendements constitutionnels, je mets formellement en garde le Gouvernement Fédéral sur la voie qu'il emprunte et lui demande de reprendre un discours qui se conforme aux motions populaires en vigueur."


Ce rappel à l'ordre virulent du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif est une première dans l'histoire du Gandhari socialiste et apparaît comme un recentrage brusque vers la légalité. L'annulation de l'évacuation de Samsata n'est pas contestable car les avis du Tribunal Suprême sont applicables immédiatement et sans appel possible en raison du fait qu'il est l'incarnation de la Constitution. Un refus d'application, comme le rappelle de façon abrupte Farid Gal constitue une viol de la Constitution, faute suffisamment grave pour lancer une procédure de révocation par le corps électoral. Par conséquent, quelles qu'aient été les décisions récente du pouvoir exécutif, Samsata ne sera pas évacuée et si le gouvernement s'aventure à lancer un programme nucléaire militaire, il sera immédiatement mis fin à ses fonctions...
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

30 avril 2045


Le fils Amrish refait surface et menace de venger son père


Image
Le fils de l'ancien Président annonce la remobilisation des milices anticommunistes encore sous contrat avec la famille Amrish jusqu'en 2048 !


Tandis que le père a été exécuté à la fin de l'année 2044, voilà que le fils que tout le monde croyait mort refait surface et crie vengeance contre le régime socialiste de Lotabad.
C'est élégamment vêtu que Lakshbir Amrish est apparu dans une courte vidéo apparue sur internet dans laquelle il dit "ne pas avoir abandonné le combat" pour "ramener le Gandhari à la normalité". Mais l'annonce qui ne manquera pas de donner des sueurs froides au Gouvernement Fédéral c'est sa promesse de remobiliser 7000 mercenaires pour combattre l'influence du régime de Lotabad. Bénéficiant toujours d'un contrat conclu pour 20 ans en 2028 par le Président Amrish qui avait anticipé sa chute, Lakshbir Amrish peut compter sur un total estimé de 12 à 17 000 soldats privés qui sont rémunérés par la fortune Amrish qui semble dormir dans un paradis fiscal qui pratique le secret bancaire. Si le contrat comportait initialement 50 000 soldats, les nombreuses offensives menées par le Général Kachela pour détruire les milices ont fortement entamé le potentiel de l'armée de mercenaires des Amrish.
Appelant à la naissance d'un "mouvement rebelle contre la dictature conjointe d'Omara et Sanmoranah", le fils de l'ex-président semble tenter son va-tout dans une énième tentative de déstabiliser le pays.

A Lotabad, la réaction du Gouvernement ne s'est pas faite attendre. Angad Sanmoranah a déclaré qu'une récompense de 5 millions de Roupies allait planer sur la tête de Lakshbir Amrish pour tout élément de nature à le localiser, l'arrêter ou le neutraliser. Le Premier Commissaire Fédéral, dans sa fermeté habituelle, a estimé que prendre les armes contre son propre pays constituait un motif de haute-trahison qui appelait à la peine de justice la plus sévère qui soit.

"Non seulement on va attraper Lakshbir Amrish mais le premier qui bouge et qui se rallie à lui et prend les armes on le cueille et il ira s'expliquer devant un Tribunal Populaire pour au moins tenter de convaincre le jury de ne pas prononcer une peine de perpétuité incompressible pour haute-trahison et participation à des actes contre-révolutionnaires. Les choses sont claires, non ?"

Cette affaire remet toutefois en lumière la vacance du Commissariat Fédéral aux Affaires Intérieures dont l'intérim est assumé par Angad Sanmoranah. Le chef du gouvernement qui est accusé de cumuler trop de pouvoir (Premier Commissaire Fédéral, Commissaire Fédéral aux Affaires Extérieures, Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures par intérim) va annoncer le successeur de Varuni Padagavakar dans les prochains jours. Le Palais du Gurbaghat Taoni assure que les tractations se poursuivent en coulisse pour déterminer la personne qui sera nommée à ce poste important...
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

2 mai 2045


Un 1er mai festif sous le signe du rayonnement de l'économie gandharienne


Image
Pancarte de travailleurs avec un jeu de mot briton/hindi "Que le jour vive !", lui-même référence à l'hymne national gandharien "Tu es vivant !"


C'est dans une ambiance festive malgré les menaces récentes que des millions de Gandhariens ont défilé dans les rues pour célébrer la Fête des Travailleurs. Les autorités annoncent avoir recensé plus de six millions de personnes dans les rues, ce qui constituerait un record depuis 2039.
A la manière d'une grand-messe avec ses rituels, les travailleurs ont défilé sous l'ombre des drapeaux rouges et de l'Internationale tout en célébrant également la force de l'économie gandharienne qui est la plus puissante du monde. Chants, danses, slogans étaient de rigueur alors qu'au même moment le Commissariat Fédéral au Travail et à l'Effort Collectif faisait état d'un chômage de 3,8%. Un record absolu pour le pays qui se situait à 7,3% d'actifs au chômage en 2039 et qui conforte le modèle économique gandharien d'autogestion communautaire.
A Lotabad, où deux millions de personnes ont défilé, Ikna Omara et Angad Sanmoranah ont pour la première fois marché dans le cortège avec les travailleurs. Cette mise à niveau inédite du pouvoir exécutif avec la population était un test redouté mais finalement fructueux puisqu'il n'y a eu aucun incident. L'image qui restera de ce 1er mai est indéniablement celle où on voit la Présidente et le Premier Commissaire Fédéral marcher en ligne avec des ouvriers des chantiers navals de la capitale, drapeau rouge à la main et poing levé. Une marque de désacralisation du pouvoir qui a été fortement appréciée par les manifestants qui croyaient voir depuis quelques mois des signes d'isolement d'un pouvoir jugé trop vertical.

"Moi j'ai trouvé ça sympathique de voir la Présidente et le chef du gouvernement défiler ensemble avec des ouvriers le drapeau rouge à la main et le poing levé. Depuis quelque temps on avait l'impression que le gouvernement en oubliait l'horizontalité qui prévaut désormais dans le pays et je suis rassurée de voir que nos dirigeants ont le souci de rester au niveau des masses des travailleurs. C'est rassurant et encourageant !"

Alors que le pays s'apprête à agrandir ses frontières le 15 mai prochain avec l'arrivée de l'Anantram au sein du Gandhari comme nouvelle République Socialiste Fédérée, une pancarte géante "Welcome Anantram" a été déployée sur la façade du Parlement. Et pour cause, la Chambre Populaire Exécutive des Conseils du Gandhari s'apprête à accueillir les futurs députés fédéraux anantramis qui seront désignés en même temps que les sénateurs d'Anantram, le 10 mai. Shivanyan Benipal qui devrait être largement réélu était pour le 1er mai à Lotabad où il a été reçu par Ikna Omara pour finaliser les derniers ajustements avant l'annexion effective de l'Anantram par le Gandhari.
Une cérémonie d'ampleur se tiendra à Lotabad le 15 mai avec un défilé militaire tandis que le Parlement tiendra une cérémonie d'intronisation des députés fédéraux d'Anantram.
La République Populaire de Kitaya devrait suivre le même chemin au cours de l'année.
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

5 mai 2045


Les 71 députés varunistes destitués par les électeurs, des législatives partielles le 10 juin prochain


Image
62% des électeurs ont approuvé la destitution des députés qui soutenaient la dérive de Varuni Padagavakar


Le premier référendum révocatoire de l'histoire visant des parlementaires a abouti sur leur destitution très nette dans les urnes. Portée par des communistes libertaires en quête d'influence pour consolider leur position, ce résultat est une victoire pour Angad Sanmoranah et ses troupes qui touchent du doigt la possibilité de faire une razzia sur les sièges remis en jeu le 10 juin prochain.
C'est en effet une courte campagne électorale de mi-mandat que va connaître le pays pour remplacer les parlementaires déchus et les différents partis sont dans les starting-blocks car les choses s'annoncent plus complexe qu'à première vue. Les 71 députés ne seront en effet pas élus à la proportionnelle mais par des circonscriptions qui rassemblent plusieurs Conseils d'ouvriers et de paysans, comme en 2043. Et la répartition des sièges vacants est pour le moins hétérogène car Bunaghar devra élire 12 députés, le Kothalkashtra 14, l'Andar Palan 19, la Gollokorie 18, la Sojatpurie 6 et le Channapuristan 2. Mais c'est surtout l'Andar Palan et la Gollokorie qui attireront le regard car en plus de pourvoir le plus de sièges, il s'agit aussi des régions de loin les plus favorables aux communistes libertaires. Pour rappelle le Parti Communiste Libertaire dirige depuis peu l'Andar Palan mais contrôle aussi la mairie de Gollokorunda, troisième ville du pays.
Angad Sanmoranah peut avoir le sourire car quelque soit l'issue le 10 juin, son groupe parlementaire sera renforcé de plusieurs dizaines de sièges venant à la fois de ces législatives partielles mais aussi d'Anantram où les libertaires font une percée inattendue. Pour le politologue Raam Phalron, le Premier Commissaire Fédéral s'est forgé une stature d'homme d’État solide doublé d'un stratège politique implacable.

"On ne peut s'empêcher de noter qu'il y a une inflexion dans la manière d'exercer le pouvoir depuis Jasbir Kéjar et Samrath Lota. Ces deux-là étaient toujours sur une posture défensive à encaisser les coups des révisionnistes et des traîtres dans leur propre camp. Sanmoranah fait le contraire et frappe toujours en premier de façon impitoyable en veillant à briser ses rivaux. Le cas de l'affaire Padagavakar le montre et lui-même pourrait témoigner de l'extrême brutalité de ce qu'il a vécu car sa carrière politique était terminée avant même qu'il ait fini de dégainer contre le Premier Commissaire Fédéral. J'ai très franchement beaucoup de mal à voir ce qui pourrait empêcher Sanmoranah de se maintenir encore deux ans au pouvoir, jusqu'aux prochaines législatives puis éventuellement les remporter et prolonger son gouvernement. Sa popularité lui permet de tout faire."

Au Parti du Travail et des Traditions, la campagne éclair qui s'annonce sera cruciale car l'enjeu est de décrocher les premiers sièges de députés fédéraux pour le jeune parti. Les stratèges du parti devraient essayer l'angle d'attaque contre les libertaires en agitant la menace d'un Angad Sanmoranah tout-puissant et inamovible. En voulant se poser en rempart aux libertaires, le PTT espère tirer les marrons du feu et appuiera volontiers sur une ligne de défense de la culture gandharienne que voudrait "détruire" les libertaires qui soutiennent un athéisme d’État rigoureux voire extrême.
Les observateurs avancent l'hypothèse d'une polarisation du débat entre les révolutionnaires du PTT qui veulent un marxisme hindou et les révolutionnaires du PCL qui sont attachés à un marxisme libertaire. Voir deux nuances du marxisme s'affronter dans les urnes serait une grande première pour le Gandhari car jusque-là toutes les nuances avançaient ensemble. Est-ce un nouveau signe de maturité de la démocratie socialiste à la gandharienne ? Probablement.
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

8 mai 2045


Eashatri: l'exécutif montre son enthousiasme concernant la nouvelle coalition qui va diriger le pays


Image
Ikna Omara dit avoir hâte de coopérer avec le gouvernement d'Emma Ravikhan


La Première ministre Emma Ravikhan est de retour au pouvoir en Eashatri avec à ses côtés les communistes modérés d'Anushree Jagatap. Un attelage libéraux/communistes modérés qui intrigue et soulève de nombreuses interrogations. Ikna Omara n'a pas tardé à adresser un message de félicitations aux deux femmes pour leur accord inédit. L'enthousiasme de la Présidente de la Fédération semble toutefois assez mollement partagée par les communistes libertaires, qui bien que restant très polis, montrent leur distance avec cet enthousiasme ostentatoire.
Cette coalition représente toutefois une opportunité de rapprochement pour les deux pays qu'Ikna Omara semble vouloir saisir alors que le psychodrame de la Petite Entente d'Astapur est encore dans toutes les têtes. Le Gouvernement Fédéral espère ainsi mettre un terme à la position de défiance de l'Eashatri vis-à-vis du Gandhari en tendant la main.
Malgré cet enthousiasme palpable, il y a toutefois une véritable interrogation sur la direction que va prendre ce gouvernement dans ce qui est la démocratie libérale la plus prestigieuse d'Orient. Comment vont se fondre les communistes modérés dans le moule libéral d'Emma Ravikhan ? Si personne ne s'attend au grand soir et à la dictature du prolétariat, l'Ēkatā Lōkaśāhī devra faire ses preuves pour gagner le respect des révolutionnaires gandhariens et donner ainsi du crédit au gouvernement eashe aux yeux du Gandhari.
Angad Sanmoranah s'est dit très confiant devant les caméras vis-à-vis de la coalition du gouvernement Ravikhan.

"Je pense que l'entrée de communistes modérés n'est jamais anodin dans une démocratie libérale. Nous verrons ce que cela donne à l’œuvre mais il est évident que les conditions sont réunies pour que les rapports entre le Gandhari et l'Eashatri se développent puis se renforcent."

Une réaction qui a suscité quelques réactions mitigées allant jusqu'à pointer une "forme de flagornerie". En effet, selon certains internautes, Sanmoranah aurait dû logiquement critiquer un attelage contre-nature et ne pas se mettre en position de donner l'avantage de la relation diplomatique à l'Eashatri.
Ainsi, Raj Leli, un influenceur politique très en vue au sein de la jeunesse a réalisé une vidéo de trente minutes dans laquelle il explique pourquoi Sanmoranah n'est pas sincère. Extrait:

"Que Sanmoranah se félicite d'un gouvernement de libéraux et de communistes plus que révisionnistes n'a rien de crédible. C'est évident qu'il joue la diplomatie pragmatique, et cela ne lui ressemble pas. Ou alors on lui a dit de le faire car de lui-même il aurait tout de suite pointé l'incohérence de cette coalition."

La vidéo, vue un million de fois en un après-midi a semé l'émoi au sommet de l’État, obligeant le Secrétariat Général du Premier Commissariat Fédéral à publier un démenti soulignant la volonté du chef du gouvernement de voir réussir la coalition et même coopérer avec. Raj Leli s'est dit heureux d'avoir eu une réponse rapide mais a dit douter de la sincérité du communiqué. L'influenceur politique donne rendez-vous après les premières actions du gouvernement Ravikhan IV.

"Croyez-moi, on va se marrer !", a-t-il promis à ses followers dont la plupart est proche de la mouvance libertaire...
Image

En ligne
Avatar de l’utilisateur
Plutark
Messages : 1989
Inscription : 04 févr. 2020 21:41

Re: Presse du Gandhari (2043-...)

Message par Plutark »

Ganatantr - गणतंत्र

Le Grand quotidien national - 0,09 ₹SJ

12 mai 2045


Nagar Kalsi, menace à peine voilée contre l'ascension des libertaires


Image
Nagar Kalsi incarne une ligne favorable au quadrillage de la société par le Parti et ses instances pour faire contrepoids aux libertaires


Souvent oublié et peu présent sur la scène politique depuis la dissolution du PCG après son soutien à Darshanbir Panesar, le Mouvement Socialiste des Travailleurs du Gandhari (MSTG), son héritier direct, a semblé végéter et servir seulement d'appui aux deux gouvernements d'Ikna Omara depuis 2043. C'était sans compter l'aboutissement de longues batailles internes à l'abri des feux médiatiques puisque quelques jours après sa nomination au Commissariat Fédéral aux Affaires Intérieures, Nagar Kalsi a été propulsé Secrétaire Général du MSTG. Et alors que le ciel semblait devenir radieux pour Angad Sanmoranah qui fêtait hier le premier anniversaire de son gouvernement, la ligne portée par Nagar Kalsi a de quoi inquiéter les libertaires avec qui couvent de profond désaccords. Opposé à la décentralisation à l'extrême prônée par les Libertaires, Kalsi souhaite au contraire que le Parti, c'est-à-dire le sien, joue un rôle central dans l'organisation de la vie quotidienne en se substituant si nécessaire aux conseils. Un changement de doctrine assumé doublé d'un réveil du MSTG qui change tout pour l'échiquier politique gandharien.
Si Nagar Kalsi avait tout du gendre idéal coopté par Ikna Omara et Angad Sanmoranah pour succéder à Varuni Padagavakar, il semblerait en effet que le MSTG ait fait pression pour imposer celui qui allait devenir leur leader. Un réveil plutôt dévastateur pour le couple Omara-Sanmoranah qui se retrouve fort pris au dépourvu et qui ne pourra plus compter sur le sommeil du groupe le plus important de la Chambre.

Bien qu'ayant traversé un passage à vide au Gandhari ces derniers mois, les communistes de Nagar Kalsi accueilleront 29 nouveaux députés avant la fin de l'année, signe que la mouvance reste malgré tout très en forme en Janubie du Sud. Avec 181 députés sur 603, le nouveau Commissaire Fédéral aux Affaires Intérieures pourra à lui seul faire la pluie et le beau temps sur le gouvernement Sanmoranah. Prônant une organisation très centralisée de son parti, les 181 parlementaires du MSTG lui obéiront au doigt et à l’œil ainsi qu'au Comité Central du Parti qui sera fondé prochainement.
Au Parti Communiste Libertaire c'est la douche froide. Grisées par la victoire surprise en Anantram de leurs cousins libertaires du sud, les troupes d'Angad Sanmoranah ont été plongées en plein désarroi en voyant la résurgence soudaine d'un MSTG en sommeil avec un leader charismatique, qui assume ses positions politiques libertaro-sceptiques peu favorables à la démocratie de conseil.
Nagar Kalsi ne le cache pas. Son modèle ce n'est ni Audrey Grant, ni Douglas Reed ni même Jasbir Kéjar et Samrath Lota qui ont fondé la République des Conseils gandharienne. Non, son modèle n'est autre que Kaménine et il assume être en contradiction avec les institutions actuelles qui sont par ailleurs révisables par référendum.

Angad Sanmoranah qui a su se débarrasser habilement de Varuni Padagavakar se retrouve à devoir gérer un adversaire potentiel autrement plus redoutable qui pourrait lorgner sa place de Premier Commissaire Fédéral. Il se pourrait bien que l'opération anti-Padagavakar ait donné un résultat négatif.
Heureusement pour l'homme politique préféré des Gandhariens, les législatives partielles du 10 juin seront l'occasion de s'assurer de devenir indispensable à la coalition et se donner ainsi deux ans de répit avant des élections législatives qui s'annoncent cruciales et très disputées par diverses nuances de rouge.
Pour retirer la majorité absolue aux deux premiers groupes de la Chambre et devenir indispensables, les Libertaires doivent récupérer au moins 21 sièges sur les 71 remis en jeu. En-deça, le temps d'Angad Sanmoranah et des Libertaires au gouvernement pourrait bien être compté...
Image

Répondre

Revenir à « Gandhari »