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Sovana
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Message par Sovana »

Texte original de Max More "Principes extropiens 3.0", 1998, traduction en français mars 2003.
Le Conseil Administratif Municipal a écrit :<center>Extropie : ou Vers l'inversement progressif de l'entropie.


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Introduction

L’extropianisme est un transhumanisme. Les Principes extropiens définissent une version ou « marque » particulière de pensée transhumaniste. Comme les humanistes, quoique l'on pourrait discuter des spécificités azudéennes plus relativistes, les transhumanistes privilégient la raison, le progrès et les valeurs centrées sur notre bien-être plutôt que sur une autorité religieuse externe. Les transhumanistes étendent l’humanisme en mettant en question les limites humaines par les moyens de la science et de la technologie, combinés avec la pensée critique et créative. Nous mettons en question le caractère inévitable du vieillissement et de la mort, nous cherchons à améliorer progressivement nos capacités intellectuelles et physiques, et à nous développer émotionnellement. Nous voyons l’humanité comme une phase de transition dans le développement évolutionnaire de l’intelligence. Nous défendons l’usage de la science pour accélérer notre passage d’une condition humaine à une condition transhumaine, ou posthumaine. Comme l’a dit le physicien Freeman Dyson : « L’humanité me semble un magnifique commencement, mais pas le dernier mot. »

Ces Principes ne sont pas présentés comme des vérités absolues ou des valeurs universelles. Les Principes codifient et expriment les attitudes et les approches adoptées par ceux qui se décrivent eux-mêmes comme « extropiens ». La pensée extropienne offre un cadre général pour penser la condition humaine. Ce document s’abstient délibérément de spécifier des croyances, technologies ou conclusions particulières. Ces Principes se contentent de décrire un cadre évolutif dans lequel envisager la vie d’une façon rationnelle et effective, débarrassée de dogmes qui ne peuvent pas survivre à la critique scientifique ou philosophique. Comme les humanistes, nous affirmons une vision responsabilisante (qui nous « met aux commandes ») et rationnelle de la vie, en tâchant d’éviter des croyances dogmatiques de quelque type que ce soit. La philosophie extropienne incarne une vision inspirante et élévatrice de la vie, qui demeure ouverte à des révisions provenant de la science, de la raison et de la recherche illimitée d’amélioration.

1) Progrès perpétuel — Viser plus d’intelligence, de sagesse, d’efficacité, une durée de vie indéfinie, la suppression des limites politiques, culturelles, biologiques et psychologiques à la réalisation de soi. Dépasser sans cesse ce qui contraint notre progrès et nos possibilités. S’étendre dans l’univers et avancer sans fin.

2) Transformation de soi — Affirmer le développement constant sur le plan moral, intellectuel et physique, par la pensée critique et créative, la responsabilité personnelle et l’expérimentation. Rechercher l’augmentation biologique et neurologique ainsi que le raffinement émotionnel et psychologique.

3) Optimisme pratique — Nourrir l’action par des attentes positives. Adopter un optimisme rationnel, basé sur l’action, par opposition tant à la foi aveugle qu’au pessimisme stagnant.

4) Technologie intelligente — Appliquer la science et la technologie de façon créative pour transcender les limites « naturelles » que nous imposent notre héritage biologique, notre culture et notre environnement. Voir la technologie non comme une fin en soi, mais comme un moyen d’améliorer la vie.

5) Société ouverte — Soutenir des organisations sociales qui favorisent la liberté d’expression, la liberté d’action et d’expérimentation. S’opposer au contrôle social autoritaire et préférer l’autorité de la loi et la décentralisation du pouvoir. Préférer la négociation au conflit et l’échange à la contrainte ; choisir l’ouverture à l’amélioration plutôt qu’une utopie statique.

6) Auto-orientation — Rechercher la pensée indépendante, la liberté individuelle, la responsabilité personnelle, l’auto-orientation, l’estime de soi et le respect des autres.

7) Pensée rationnelle — Préférer la raison à la foi aveugle, et le questionnement au dogme. Rester ouvert aux remises en question de nos croyances et de nos pratiques, à la recherche d’une amélioration perpétuelle. Accueillir la critique de nos croyances existantes et être ouvert à des idées nouvelles.

I) Progrès perpétuel

Comme extropiens nous cherchons à nous améliorer nous-mêmes, à améliorer nos cultures, et nos environnements. Nous cherchons à nous améliorer physiquement, intellectuellement, et psychologiquement. Nous attribuons de la valeur à la poursuite perpétuelle de la connaissance et de la compréhension. Les extropiens contestent les affirmations traditionnelles selon lesquelles nous devrions conserver la nature humaine inchangée, de façon à nous conformer à la « volonté de Dieu » ou à ce qui est considéré comme « naturel ». Comme nos cousins intellectuels, les humanistes, nous recherchons le progrès constant dans toutes les directions. Nous allons plus loin que de nombreux humanistes en proposant certaines altérations de la nature humaine, dans la recherche de ce progrès. Nous mettons en question les contraintes traditionnelles d’ordre biologique, génétique et intellectuel, pesant sur notre progrès et notre potentiel.

Les extropiens reconnaissent les capacités conceptuelles uniques de notre espèce, et l’occasion que nous avons de conduire l’évolution de la nature vers de nouveaux sommets. Nous voyons les humains comme une phase transitoire placée entre notre héritage animal et notre avenir posthumain. Sur la jeune Terre, de la matière inanimée s’est combinée pour former les premières molécules autocopieuses, et la vie a commencé. Les processus évolutionnaires de la nature ont engendré des organismes de plus en plus complexes, avec des cerveaux de plus en plus intelligents. Les réponses chimiques directes des organismes unicellulaires ont conduit à l’émergence de la sensation et de la perception, permettant des comportements plus subtils et réactifs. Enfin, avec le développement du néocortex, l’apprentissage conscient et l’expérimentation sont devenus possibles.

Avec l’avènement de la conscience conceptuelle de l’humanité, le rythme d’avancement s’est fortement accéléré tandis que nous appliquions intelligence, technologie et méthode scientifique à notre condition. Nous cherchons à prolonger et à accélérer encore ce processus évolutionnaire, dépassant les limites humaines et psychologiques.

Nous n’acceptons pas les aspects indésirables de la condition humaine. Nous mettons en question les limitations naturelles et traditionnelles de nos possibilités. Nous défendons l’utilisation de la science et de la technologie pour éradiquer les contraintes pesant sur la durée de vie, l’intelligence, la vitalité personnelle et la liberté. Nous reconnaissons l’absurdité qu’il y a à se contenter d’accepter humblement les limites « naturelles » de nos vies dans le temps. Nous prévoyons que la vie s’étendra au-delà des confins de la Terre — le berceau de l’intelligence humaine et transhumaine — pour habiter le cosmos.

Un progrès constant impliquera une croissance économique. Nous ne prévoyons pas de pénurie des ressources nécessaires à la croissance, et nous pensons que la croissance est compatible avec la qualité de l’environnement. Les extropiens affirment un écologisme rationnel et non-coercitif visant à soutenir et à améliorer les conditions de notre prospérité. La gestion intelligente des ressources et de l’environnement seront favorisées par des durées de vie étendues. Un système économique efficace encourage la conservation, la substitution, et l’innovation, prévenant tout besoin de freiner la croissance et le progrès. La migration dans l’espace élargira immensément l’énergie et les ressources accessibles à notre civilisation. Des durées de vie étendues peuvent favoriser la sagesse et la prévoyance, tout en réduisant l’imprudence et les attitudes autodestructrices. Nous poursuivons soigneusement et intelligemment l’amélioration individuelle et sociale.

Nous apprécions l’apprentissage perpétuel et l’exploration en tant qu’individus, et nous encourageons nos cultures à expérimenter et à évoluer. Nous ne sommes ni conservateurs, ni radicaux : nous conservons ce qui fonctionne, tant que cela fonctionne, et nous modifions ce que nous pouvons améliorer. Dans notre recherche de progrès constant nous suivons la voie étroite entre l’autosatisfaction et l’imprudence.

Aucun mystère n’est sacro-saint, aucune limite n’est au-delà de la remise en question ; l’inconnu se livrera à l’esprit ingénieux. Nous cherchons à comprendre l’univers, pas à trembler devant le mystère, tandis que nous continuons à apprendre et croître et apprécier nos vies toujours davantage.

II) Transformation de soi

Les extropiens se focalisent sur l’amélioration de soi au plan physique, intellectuel, psychologique et éthique. Nous cherchons à devenir meilleurs que ce que nous sommes, tout en affirmant notre valeur actuelle. L’amélioration perpétuelle de soi exige que nous réexaminions constamment nos vies. L’estime de soi aujourd’hui ne peut pas être autosatisfaction, parce qu’un esprit pénétrant peut toujours envisager un état meilleur dans l’avenir. Les extropiens sont engagés dans l’approfondissement de leur sagesse, l’affûtage de leur rationalité et l’augmentation de leurs qualités physiques, intellectuelles et émotionnelles. Nous choisissons le défi plutôt que le confort, l’innovation plutôt que la copie, la transformation plutôt que la torpeur.
Les extropiens sont des néophiles et des expérimentateurs, qui suivent les recherches en cours pour identifier des moyens plus efficaces d’accomplir leurs buts, et qui sont prêts à explorer des technologies nouvelles de transformation de soi. Dans notre quête pour le progrès constant, nous nous reposons sur notre propre jugement, nous cherchons notre propre chemin, et rejetons tant la conformité aveugle que la rébellion stupide. Les extropiens divergent fréquemment du courant dominant, parce qu’ils refusent de s’enchaîner à de quelconques dogmes, qu’ils soient religieux, politiques ou intellectuels. Les extropiens choisissent leurs valeurs et leur comportement avec réflexion, restant fermes lorsque cela est nécessaire, mais réagissant de façon flexible à des conditions nouvelles.

Comme néophiles, les extropiens étudient les technologies avancées, émergentes et à venir, pour leur potentiel de transformation de soi. Nous soutenons la recherche biomédicale pour comprendre et contrôler le processus de vieillissement, et nous développons des moyens efficaces d’augmenter la vitalité. Nous pratiquons et préparons l’augmentation biologique et neurologique par des moyens tels que les stimulants neurochimiques, les ordinateurs et les réseaux électroniques, les agents intelligents, le développement de capacités de pensée critique et créative, la méditation et les techniques de visualisation, les stratégies d’apprentissage accéléré, et la psychologie cognitive appliquée. Faisant fi des limites que nous a imposées notre héritage naturel, nous mettons en pratique le don (issu de l’évolution) de notre intelligence rationnelle et empirique, tandis que nous nous efforçons de surpasser nos limites humaines.

Parce que chaque individu vit avec les autres, nous cherchons à améliorer sans cesse nos relations personnelles. Nous reconnaissons l’entrelacement de nos intérêts avec ceux des autres, et ainsi nous cherchons à agir pour notre bénéfice mutuel. La transformation de soi implique, non pas de ne s’occuper que de soi, mais d’essayer sans cesse de comprendre les autres, et de travailler à des relations optimales basées sur l’honnêteté mutuelle, la communication ouverte, et la bienveillance. Nous comprenons que l’évolution nous a pourvus d’instincts et d’émotions qui nous conduisent parfois à des actes inconsidérés d’hostilité, de conflit, de peur, et de domination. Par la prise de conscience et la compréhension des autres et le respect pour eux, nous cherchons à nous élever au-dessus de ces attitudes.

Bien que nous soyons conscients de la valeur des autres, nous nous concentrons prioritairement sur la transformation de nous-mêmes plutôt que d’essayer de changer les autres. Nous reconnaissons les dangers qu’il y a à contrôler les autres, et pour cette raison nous ne cherchons à améliorer le monde qu’en offrant un exemple et en communiquant des idées. Certains d’entre nous sont intensément engagés dans l’éducation et l’amélioration de leurs semblables, mais seulement par des moyens volontaires qui respectent la rationalité, l’autonomie et la dignité de l’individu.

III) Optimisme pratique

Les extropiens embrassent une attitude positive, dynamique, et de contrôle de leur vie. Nous cherchons à réaliser nos idéaux dans ce monde, aujourd’hui et demain. Plutôt que de supporter une vie insatisfaisante soutenue par des rêves éveillés d’une autre vie (dans l’imaginaire, ou dans une « vie après la vie »), nous dirigeons nos énergies avec enthousiasme dans la direction de notre vision évolutive.

Vivre vigoureusement, de façon efficace et joyeuse, exige d’écarter la mélancolie, le défaitisme, et le négativisme. Nous reconnaissons l’existence des problèmes, qu’ils soient techniques, sociaux, psychologiques, ou écologiques, mais nous ne les laissons pas dominer notre pensée et nous guider. Nous réagissons à la mélancolie et au défaitisme en explorant et en saisissant de nouvelles possibilités. Les extropiens ont une vision optimiste de l’avenir, entrevoyant de puissants antidotes à de nombreuses affections humaines anciennes, qui n’attendent qu’une chose : que nous prenions en main notre destin et que nous créions un tel avenir. L’optimisme pratique ne permet pas de rester passif et d’attendre des lendemains meilleurs ; il nous propulse avec exubérance dans l’activité immédiate, nous conduit à confronter avec confiance les défis d’aujourd’hui, tandis qu’on engendre des solutions plus puissantes pour l’avenir. Nous prenons notre responsabilité personnelle en prenant les choses en main et en créant les conditions du succès.

Nous mettons en question des limites que d’autres prennent pour acquises. Observant l’accélération de l’apprentissage scientifique et technique, la hausse du niveau de vie, et l’évolution des pratiques morales et sociales, nous projetons et encourageons un progrès constant. Il y a aujourd’hui plus de chercheurs qui étudient le vieillissement, la médecine, l’informatique, la biotechnologie, la nanotechnologie, et d’autres disciplines génératrices de nouvelles possibilités, qu’il n’y en a eu dans toute l’histoire. Le développement technologique et social continue à s’accélérer. Les extropiens s’efforcent de maintenir le rythme du progrès en encourageant le soutien à la recherche cruciale, et en inaugurant la mise en œuvre de ses résultats. Nous conservons un scepticisme constructif face aux croyances limitatives entretenues par nos collègues, notre société, et nous-mêmes. Nous voyons au-delà des obstacles actuels, en conservant une ouverture créative fondamentale aux possibilités.

Adopter l’optimisme pratique signifie se focaliser sur les possibilités et les opportunités, être aux aguets des solutions et des potentialités. Cela signifie refuser de se lamenter sur ce qu’on ne peut pas éviter, apprendre de ses erreurs plutôt que de s’attarder sur elles en faisant de soi une victime, en se punissant, ou en se culpabilisant. Nous préférons être pour plutôt que contre, créer des solutions plutôt que de nous plaindre de ce qui existe. Notre optimisme est aussi un réalisme dans le sens où nous prenons le monde tel qu’il est et nous ne nous plaignons pas que la vie n’est pas juste. L’optimisme pratique exige de prendre l’initiative, de sauter ou de se baisser en fonction des obstacles, déclarant que nous pouvons atteindre nos buts, plutôt que de rester assis et nous laisser submerger par une pensée défaitiste.

Nos actions et nos paroles incarnent l’optimisme pratique, et inspirent les autres à exceller. Nous devons prendre l’initiative de répandre cet optimisme tonique ; maintenir et développer notre propre dynamisme est plus facile à réaliser dans un environnement de renforcement mutuel. Nous stimulons l’optimisme chez les autres en communiquant nos idées extropiennes et en vivant selon nos idéaux.

L’optimisme pratique et la foi passive sont incompatibles. L’optimisme pratique est un optimisme critique. La foi dans un avenir meilleur est la confiance qu’une force extérieure, qu’il s’agisse de Dieu, de l’Etat, ou même des extraterrestres, résoudra nos problèmes. La foi engendre la passivité en promettant le progrès comme un don que nous feraient des forces supérieures. En échange de ce don, la foi demande de croire fixement dans ces forces et de les supplier, engendrant par là-même des croyances dogmatiques et un comportement irrationnel. L’optimisme pratique encourage l’initiative et l’intelligence, nous assurant que nous sommes capables d’améliorer la vie par nos propres efforts. Les opportunités et les possibilités sont partout, elles nous appellent pour qu’on les saisisse et pour qu’on construise à partir d’elles. Atteindre nos buts demande que nous croyions en nous-mêmes, que nous travaillions assidûment, et que nous soyons prêts à réviser nos stratégies.

Où d’autres voient des difficultés, nous voyons des défis. Où d’autres renoncent, nous allons de l’avant. Où d’autres disent « j’en ai assez », nous disons « Avançons ! Montons ! Sortons ! » Nous embrassons l’évolution personnelle, sociale et technologique dans des formes toujours meilleures. Plutôt que de nous rapetisser, pétrifiés par des perspectives nouvelles liées à l’avenir, les extropiens stimulent la vague de progrès évolutionnaire.

IV) Technologie intelligente

Les extropiens affirment le caractère nécessaire et désirable de la science et de la technologie. Nous utilisons des méthodes pratiques pour réaliser nos buts d’extension de l’intelligence, de développement des capacités physiques, de raffinement psychologique, de progrès social, et d’augmentation de la durée de vie. Nous préférons la science au mysticisme, et la technologie à la prière. Nous considérons la science et la technologie comme des moyens indispensables pour accomplir nos valeurs, nos idéaux et nos visions les plus nobles, et pour la poursuite de notre évolution. Nous cherchons à favoriser ces formes disciplinées d’intelligence, et à éradiquer grâce à elles les obstacles à nos objectifs extropiens, en transformant profondément les conditions tant intérieures qu’extérieures de nos conditions d’existence.

La technologie est l’extension naturelle et l’expression de la volonté et de l’intellect humains, de la créativité, de la curiosité et de l’imagination. Nous prévoyons et encourageons le développement d’une technologie toujours plus flexible, intelligente, et réactive. Nous coévolueront avec les produits de nos esprits, nous intégrant avec eux, intégrant finalement notre technologie intelligente en nous-mêmes dans une synthèse posthumaine, amplifiant nos capacités et étendant notre liberté.

L’innovation technologique profonde nous stimule plutôt que de nous effrayer. Nous accueillons avec joie le changement constructif, repoussant nos horizons, explorant audacieusement de nouveaux territoires, et nous n’étoufferons pas le progrès évolutionnaire, ni ne reculerons devant ce qui n’est pas familier. Nous considérons la timidité et la stagnation comme indignes de nous. C’est pourquoi les extropiens préfèrent s’élancer vers l’avant — surfant sur les vagues de la prospective — plutôt que de stagner ou prôner le retour en arrière. L’usage intelligent de la biotechnologie et de la nanotechnologie, ainsi que l’ouverture de nouveaux territoires dans l’espace, peuvent résoudre les problèmes de pénurie et d’impact sur l’environnement.

Nous privilégions les technologies pour les bénéfices qu’elles peuvent apporter. Nous ne recherchons pas le développement technologique pour lui-même. La technologie intelligente, ça n’est pas seulement utiliser la technologie pour amplifier nos capacités, mais c’est aussi concevoir des outils et des techniques qui nous conviennent et ne nous forcent pas à nous adapter à elles.

Nous voyons les années et les décades à venir comme un temps de changements énormes, changements qui étendront immensément nos opportunités et nos capacités, transformant nos vies d’une façon positive. Cette transformation technologique sera accélérée par le génie génétique, les biosciences visant l’extension de la vie, les amplificateurs d’intelligence, les interfaces plus intelligentes à des ordinateurs plus rapides, l’intégration neuro-informatique, les réseaux de données mondiaux, la réalité virtuelle, les agents intelligents, les communications électroniques rapides, l’intelligence artificielle, les neurosciences, les réseaux neuronaux, la vie artificielle, la migration hors de la planète, et la nanotechnologie moléculaire.

V) Société ouverte

Les extropiens apprécient les sociétés ouvertes qui protègent le libre échange des idées, la liberté de critiquer, et la liberté d’expérimenter. Plus dangereuse que les mauvaises idées est leur suppression coercitive. Les idées meilleures doivent pouvoir émerger dans nos institutions par un processus évolutionnaire de création, mutation, et sélection critique. La meilleure façon de protéger la liberté d’expression d’une société ouverte, c’est une organisation sociale faite de relations et d’échanges volontaires. Nous nous opposons aux « autorités » autoproclamées et imposées par la force, et nous sommes sceptiques face aux solutions politiques coercitives, face à l’obéissance aveugle aux dirigeants, et face aux hiérarchies inflexibles qui étouffent l’initiative et l’intelligence.

Nous appliquons le rationalisme critique à la société en considérant toute institution et tout processus comme susceptibles d’une amélioration constante. Un progrès durable et une prise de décision effective et rationnelle nécessitent des sources d’information diverses et des perspectives variées, qui se développent naturellement dans les sociétés ouvertes. Le contrôle centralisé du comportement limite l’exploration, la diversité, et les opinions contraires. Nous pouvons poursuivre des buts extropiens dans différents types d’organisations sociales ouvertes, mais pas dans des théocraties ou des systèmes autoritaires ou totalitaires. Les sociétés qui ont un contrôle central envahissant et imposé par la force ne peuvent pas permettre le désaccord et la diversité. Les sociétés ouvertes en revanche peuvent permettre à des institutions de tout type d’exister — qu’elles soient participatives, et qu’elles maximalisent l’autonomie, ou qu’elles soient hiérarchiques, et bureaucratiques. Dans une société ouverte les individus peuvent, par libre consentement, choisir de se soumettre à des arrangements plus contraignants sous la forme de clubs, de communautés privées, ou d’entreprises. Les sociétés ouvertes permettent l’existence de structures sociales organisées plus rigidement, pour autant que les individus soient libres d’en sortir. En servant de cadre dans lequel peut se dérouler l’expérimentation sociale, les sociétés ouvertes encouragent l’exploration, l’innovation, et le progrès.

Les extropiens évitent les plans utopiques pour « la société parfaite », appréciant plutôt la diversité des valeurs, des préférences dans le style de vie, et des approches pour résoudre les problèmes. Au lieu de la perfection statique d’une utopie, nous préférons une « extropie », c’est-à-dire simplement un cadre ouvert et évolutif qui permette aux individus et aux groupements librement créés d’établir les institutions et les formes sociales qu’ils préfèrent. Même lorsque nous considérons certains de ces choix erronés ou stupides, nous affirmons la valeur d’un système qui permet à toutes les idées d’être essayées avec le consentement des personnes impliquées.

Nous n’avons pas besoin de l’idée technocratique de contrôle central coercitif par des experts auto-proclamés. Aucun groupe d’experts ne peut comprendre et contrôler la complexité sans fin de l’économie et de la société, composées d’autres individus comme eux-mêmes. Contrairement aux utopistes de tous bords, les extropiens ne cherchent pas à contrôler en détail la vies des gens, ou les formes et les fonctions des institutions, selon un grand plan directeur. Parce que nous vivons tous dans la société, nous sommes profondément préoccupés de son amélioration. Mais cette amélioration doit respecter l’individu. Le génie social doit se faire étape par étape, tandis que nous améliorons les institutions une par une avec l’accord des personnes concernées, et non par la réalisation coercitive et planifiée au centre d’une vision unique. Nous recherchons constamment à améliorer les institutions sociales et les mécanismes économiques, tout en reconnaissant les difficultés que pose l’amélioration des systèmes complexes. Nous sommes radicaux dans les intentions, mais prudents dans l’approche, conscients que les altérations dans des systèmes complexes entraînent des conséquences inattendues. L’expérimentation simultanée avec de nombreuses solutions et améliorations possibles — calcul en parallèle de solutions sociales — fonctionne mieux que la technocratie administrée par le centre.

Nous tenons toute loi et tout gouvernement, non comme des fins en soi, mais comme des moyens pour le bonheur et le progrès. Nous ne nous attachons à aucune loi ou structure économique particulière comme fins ultimes. Nous préférons les lois et les politiques qui, sur le moment, semblent les plus favorables à préserver et à étendre l’ouverture et le progrès de la société. Pour favoriser les sociétés ouvertes, nous nous opposons aux concentrations dangereuses de pouvoir coercitif, et nous préférons que règne la loi plutôt que les décisions arbitraires des autorités. Reconnaissant que le pouvoir coercitif corrompt et conduit à la suppression des idées et pratiques alternatives, nous sommes en faveur de l’application de règles et de lois également aux législateurs et aux personnes faisant appliquer les lois, sans exception. Nous défendons les sociétés ouvertes comme cadres pour la poursuite pacifique et productive des buts individuels et collectifs.

Les extropiens ne recherchent ni à régner ni à être sujets. Nous considérons que les individus doivent s’occuper de leur propre vie. Les sociétés saines nécessitent une combinaison de liberté et de responsabilité. Pour que des sociétés soient libres, les individus doivent être libres de poursuivre leurs propres intérêts de la façon qui leur est propre. Mais pour que les sociétés prospèrent, la liberté doit être accompagnée de responsabilité personnelle. L’exigence de liberté sans responsabilité est une exigence adolescente.

VI) Auto-orientation

Les extropiens voient l’auto-orientation comme contre-partie désirable des sociétés ouvertes. Alors que la culture et la technologie nous placent face à une gamme toujours plus large de choix, se diriger soi-même prend de l’importance. Nous décidons nous-même dans quelle mesure changer ou demeurer la même personne. Se diriger soi-même signifie avoir une idée claire de ses valeurs et de ses objectifs. Avoir des objectifs clairs dans la vie n’a pas seulement des bénéfices pratiques et émotionnels, mais nous protège aussi de la manipulation et du contrôle par d’autres. Le fait de ne pas subir de contrainte de la part des autres n’apporte la satisfaction et le progrès personnel que si l’on se dirige soi-même. Pour pouvoir nous diriger nous-mêmes, nous devons d’abord avoir une notion claire de nous-mêmes, puis mettre en œuvre cette vision par le contrôle de soi. Le moi humain contient un faisceau de désirs et d’instincts, implantés dans l’organisme biologique par les processus de l’évolution et l’influence culturelle. Se prendre en charge exige que nous choisissions parmi nos désirs conflictuels et nos sous-personnalités. Tandis que la spontanéité joue un rôle important, créer et maintenir un moi en bonne santé et qui réussit demande de l’autodiscipline et de la ténacité.

La responsabilité personnelle et l’autonomie vont de pair avec l’autoexpérimentation. Les extropiens prennent la responsabilité des conséquences de leurs choix, refusant de blâmer les autres pour le produit de leurs propres actions libres. L’expérimentation et la transformation de soi exigent une prise de risques ; nous souhaitons être libres d’évaluer les risques et les bénéfices potentiels nous concernant, en appliquant notre propre jugement, et en assumant la responsabilité du résultat. Nous résistons vigoureusement à la coercition de ceux qui essaient de nous imposer leur jugement sur la sécurité et l’efficacité de différents moyens d’autoexpérimentation. La responsabilité personnelle et l’autodétermination sont incompatibles avec le contrôle centralisé autoritaire, qui étouffe les choix et l’organisation spontanée des personnes autonomes.

La coercition, qu’elle s’exerce pour le supposé « bien de la communauté » ou pour la protection paternaliste de l’individu, n’est pas pour nous acceptable. La contrainte engendre l’ignorance et affaiblit la connexion entre le choix personnel et le résultat, détruisant de ce fait la responsabilité personnelle. Les extropiens sont des individualistes rationnels, qui vivent selon leur jugement, faisant des choix réfléchis et renseignés, tirant profit tant du succès que de l’imperfection.

Parce que l’auto-orientation s’applique à quiconque, ce principe exige que nous respections l’auto-orientation des autres. En d’autres termes : le commerce plutôt que la domination, la discussion rationnelle plutôt que la coercition ou la manipulation, et, à chaque fois que cela est possible, la coopération plutôt que le conflit. En étant conscients que les autres personnes ont leur propre vie, leurs propres objectifs et leurs propres valeurs, nous recherchons des solutions de coopération mutuellement bénéfiques, plutôt que d’essayer d’imposer nos intérêts au détriment des autres. Nous respectons l’autonomie et la rationalité des autres en apprenant à communiquer de façon efficace et en travaillant à des solutions mutuellement bénéfiques.

Les extropiens voient la bienveillance comme une vertu qui guide nos interactions avec la vie auto-orientée des autres. La bienveillance accompagne naturellement une appréciation de la valeur des autres et la confiance en soi. Nous voyons la bienveillance, non comme une obligation de sacrifier nos intérêts, mais comme une disposition à aider les autres. Nous abordons les autres comme sources potentielles de valeur, d’amitié, de coopération, et de plaisir. Nous considérons la disposition bienveillante, non seulement comme un état émotionnel plus stable et agréable que le cynisme, l’hostilité, et la mesquinerie, mais aussi comme plus propre à susciter un traitement réciproque positif. Dans la bienveillance, on suppose une communauté de convenances comprenant la politesse, la patience, et l’honnêteté. Bien que nous ne cherchions pas à nous entendre à tout prix avec tout le monde, nous cherchons en effet à tirer le meilleur de nos interactions avec les autres.

L’auto-orientation, c’est prendre la responsabilité de nos vies. Ceci exige de choisir notre action intelligemment. Et le choix intelligent de l’action exige l’indépendance d’esprit. Les extropiens reconnaissent la faiblesse humaine commune d’abandonner à d’autres la direction intellectuelle. Nous observons l’abdication du jugement indépendant spécialement dans la religion, la politique, la morale, et les relations, et nous nous efforçons de nous élever au-dessus d’elle. Diriger nos vies exige que nous déterminions nous-mêmes nos valeurs, nos objectifs, et nos actions. Des nouvelles technologies nous offrent plus de choix, non seulement concernant notre action, mais aussi concernant ce que nous sommes physiquement, intellectuellement, et psychologiquement. En prenant la responsabilité de nous-mêmes, nous pouvons utiliser ces nouveaux moyens pour progresser en fonction de nos valeurs personnelles.

VII) Pensée rationnelle

Les extropiens affirment la raison, l’investigation critique, l’indépendance intellectuelle, et l’honnêteté. Nous rejetons la foi aveugle, et la pensée passive et confortable qui conduit au dogme, à la conformité, et à la stagnation. Notre engagement dans une autotransformation positive exige que nous analysions de façon critique nos croyances, comportements et stratégies actuels. C’est pourquoi les extropiens préfèrent reconnaître rapidement leur erreur et apprendre d’elles plutôt que de professer l’infaillibilité. Nous préférons la pensée analytique aux illusions floues mais confortables, l’empirisme au mysticisme, l’évaluation indépendante à la conformité. Nous affirmons une philosophie de la vie, et nous prenons nos distances par rapport au dogme, qu’il soit religieux, politique, ou personnel, à cause de sa foi aveugle, de la dépréciation de la valeur humaine qu’il implique, et de son irrationalité systématique.

Nous ne sommes pas des cyniques, qui rejettent chaque idée nouvelle. Ni des personnes crédules qui acceptent toute idée nouvelle sans s’interroger. Nous utilisons notre pensée critique et créative pour découvrir des grandes idées tout en filtrant les idées indéfendables, qu’elles soient nouvelles ou anciennes. Nous reconnaissons que pour progresser individuellement et socialement nous devons mettre en question les dogmes et les hypothèses du passé tout en résistant aux illusions populaires du présent.

Nous n’acceptons aucune autorité intellectuelle finale. Aucun individu, aucune institution, aucun livre, aucun principe unique ne peut servir de source ou de référence pour la vérité. Toutes les croyances sont sujettes à l’erreur et doivent pouvoir être mises à l’épreuve, et mises en question. Nous n’acceptons pas la révélation, l’autorité, ou l’émotion comme source fiable de connaissance. Nous donnons peu de poids aux affirmations qui ne peuvent pas être vérifiées. Nous nous reposons sur le jugement de notre propre esprit, tandis que nous réexaminons constamment nos propres critères et capacités intellectuels. L’accent que nous mettons sur la primauté de la raison n’implique aucun rejet de l’émotion ou de l’intuition. Celles-ci peuvent porter des informations utiles et jouer un rôle légitime dans la pensée. Mais nous ne considérons pas les sentiments et les intuitions comme des autorités irréductibles et indiscutables. Nous les voyons comme du traitement de l’information inconscient, dont l’exactitude est incertaine.
Les extropiens recherchent la connaissance objective et la vérité. Nous pensons qu’il est possible de connaître la réalité, et qu’à travers la science l’esprit humain peut progressivement dépasser ce qui est imputable à ses propres sens pour découvrir le monde comme il est vraiment. Les hommes méritent d’être fiers de ce que nous avons appris, mais doivent réaliser combien il nous reste à apprendre. Nous nous sentons confiants dans notre capacité de faire progresser notre connaissance, tout en continuant à nous méfier de notre propension humaine à accepter et défendre des explications confortables.

Conclusion

Ces principes ne sont pas entendus comme règles à imposer à qui que ce soit. Ils ne constituent pas une adhésion à des technologies particulières. Ils ne sont pas des déclarations finales, inaltérables. Ils ne sont pas proposés comme vérités absolues. Mais ils expriment effectivement les valeurs et attitudes communes des extropiens, tandis que nous poursuivons avec détermination et enjouement nos buts personnels.
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Azude \ Tel-Azude \ Duché Stalagmantin \ La Fédération

"L'Assemblée des Etats est le ventre mou de la géopolitique mondiale. Vous n'y trouverez que des mollassons discutant en buvant du thé, sans regarder le monde qui lutte ou s'écroule. Puisque je me retrouve ici, passez donc moi ces biscuits à la menthe, s'il vous plait !" Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Azude et représentant des Membres Fondateurs de La Fédération à l'Assemblée des Etats.

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Re: Département de Philosophie

Message par Sovana »

Le Conseil Administratif Municipal a écrit :<center>Kirovismet Ultra-Kirovisme, des posthumansimes ?</center>

Le kirovisme et l'ultra-kirovisme se réclament de vouloir créer un post-humain, et donc d'être post-humanismes. Qu'en est-il réellement ?

Ces deux philosophies, ou plutot devrait-on dire idéologies, veulent créer un humain parait-il meilleur car moins soumis à ses propres passions. C'est une des possibilités d'humains meilleurs, mais pas la seule et encore moins la plus optimale. Soit, jusque là ça pourrait aller. Mais plus lorsque l'on regarde la structure de la société Rostove.

1) Progrès perpétuel — Viser plus d’intelligence, de sagesse, d’efficacité, une durée de vie indéfinie, la suppression des limites politiques, culturelles, biologiques et psychologiques à la réalisation de soi. Dépasser sans cesse ce qui contraint notre progrès et nos possibilités. S’étendre dans l’univers et avancer sans fin.

Progrès perpetuel : le leur ne vise pas la réalisation personelle puisqu'il nie l'existance même de l'individu. Il idolatre une sorte d' "entité sociale" inexistante, et quand bien même serait crée, reduisant l'humain à une simple partie, une chose sans importance, sans son consentement premier, car le libre arbitre étant supprimé avant la naissance dans une telle société.
2) Transformation de soi — Affirmer le développement constant sur le plan moral, intellectuel et physique, par la pensée critique et créative, la responsabilité personnelle et l’expérimentation. Rechercher l’augmentation biologique et neurologique ainsi que le raffinement émotionnel et psychologique.

Pensée critique ? Oui. Pensée créative ? Nous n'en voyons aucune.

3) Optimisme pratique — Nourrir l’action par des attentes positives. Adopter un optimisme rationnel, basé sur l’action, par opposition tant à la foi aveugle qu’au pessimisme stagnant.

Optimisme oui, mais qui, sans emotions, ne peut que manquer de motivation.

4) Technologie intelligente — Appliquer la science et la technologie de façon créative pour transcender les limites « naturelles » que nous imposent notre héritage biologique, notre culture et notre environnement. Voir la technologie non comme une fin en soi, mais comme un moyen d’améliorer la vie.

Nous ne trouvons pas que la Société Rostove aille assez loin. En ce sens la elle est arriérée. La démocratisation technologique est quasi nulle alors qu'il s'agit d'un des pays les plus modernes, la créativité y est faible et engourdie, et le potentiel technologique est finalement inexploité, si ce n'est au profit d'engins de destructions, chose finalement abbérante.

5) Société ouverte — Soutenir des organisations sociales qui favorisent la liberté d’expression, la liberté d’action et d’expérimentation. S’opposer au contrôle social autoritaire et préférer l’autorité de la loi et la décentralisation du pouvoir. Préférer la négociation au conflit et l’échange à la contrainte ; choisir l’ouverture à l’amélioration plutôt qu’une utopie statique.

La Société Rostove est une société très fermée, en ce sens nous la rejetons de la liste des sociétés viables ou profitables pour l'humanitée. Il arrivera un jour où la société Rostove ne saura s'adapter suffisament et s'effondrera d'elle même, car elle est déja inadapté, et se base sur une contrainte à court terme constament renouvelée, et un "amour" passionnel finalement peu probant.

6) Auto-orientation — Rechercher la pensée indépendante, la liberté individuelle, la responsabilité personnelle, l’auto-orientation, l’estime de soi et le respect des autres.

La Société Rostove détèste l'auto rientation, ce qui détruit totalement la motivation humaine, et en ce sens, nous la détéstons. Elle ene veut qu'une pensée monolithique, des contraintes décidés "par en haut", une responsabilité nulle pour les non dirigeants, aucune auto-orientation, un orgeuil de sois, et dans le fond, aucun respect des êtres humains.

7) Pensée rationnelle — Préférer la raison à la foi aveugle, et le questionnement au dogme. Rester ouvert aux remises en question de nos croyances et de nos pratiques, à la recherche d’une amélioration perpétuelle. Accueillir la critique de nos croyances existantes et être ouvert à des idées nouvelles.

Une pensée rationelle certes, mais qui ne s'applique pas assez à l'interieur même du système ou le dogme cache en réalité une pensée purement et seulement passionnée.


Ainsi donc, les kirovistes et ultra-kirovistes peuvent bien créer des humains différents, qui ne soient plus humains, jamais ils ne seront posthumains, car jamais celui-ci ne serait totalitaire sans un choix à priori, de chacun des citoyens qui composent cette société, en leur pleine décision libre et non contrainte.
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"L'Assemblée des Etats est le ventre mou de la géopolitique mondiale. Vous n'y trouverez que des mollassons discutant en buvant du thé, sans regarder le monde qui lutte ou s'écroule. Puisque je me retrouve ici, passez donc moi ces biscuits à la menthe, s'il vous plait !" Ath Jöth, chef d'Etat de Tel-Azude et représentant des Membres Fondateurs de La Fédération à l'Assemblée des Etats.

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Re: Département de Philosophie

Message par Sovana »

Le Conseil Administratif Municipal a écrit :<center>Le rôle de l’État et les lois en système libéral-coopératif.</center>

Pour certains de nos alliés quelques peu empoussiérés l’État devrait être un instrument d'élite administrative, de cadre, où un père nommé par le hasard des choses. Pas chez nous, merci bien.

L'Etat doit être un vecteur réel et direct de la population. Nous ne croyons en aucun élitisme. Spécialisation oui, élitisme non. Tout humain est doté de bon sens et de capacité de réflexion, ainsi que de curiosité et de motivation. Nous ne saurions donc supporter ceux qui se disent représentants, sans être dans la normalité, vomissant un idéologisme borné et diviseur, tout en faisait de la politique un emploi professionnel. Seule la population, grâce à la loi des grands nombres, l’aveu de son ignorance, et les capacités humaines de réflexion, peut légitimement se représenter elle-même. Elle est la seule entité légitime à pouvoir décider de l'administration de la cité. Ainsi donc, seul le hasard et un nombre suffisant peuvent représenter la population par elle-même. Ainsi donc, seul un régime parlementaire fort et sans élections à grande échelle saurait être "démocratique".

Mais en revanche, nous pouvons avoir en commun avec nos alliés azudéens quelques considérations pour le rôle de l’État. Si pour nous l'Etat n'est pas le cadre, il est celui qui permet. Qui permet quoi ? A une société reposant sur des bases complexes de ne pas sombrer dans le chaos ou l'anomie, tout simplement. Et encore, son rôle est en fait plus de contenir les déviants que de mettre les règles en place. Après tout, qui de normal a envie de tuer son prochain ? Pourtant, il est besoin de police afin d’empêcher les quelques déviants de porter atteinte à autrui. Les règles ne sont pas là pour empêcher la société de s'effondrer à cause de la majorité qui serait irresponsable, mais bien des minorités irresponsables, malheureusement. Un pays d'Empathes n'aurait donc pas besoin d'Etat en tant que tel. Pas au sens de protecteur des uns contre les autres du moins. Mais il est deux autres choses, qui permet l'affaiblissement de la nécessité d'un État complexe. La prospérité totale, quasiment inatteignable, et l'éducation. Mais l'éducation intégrée dans une société à lien social organique. Autrement dit, gérer les mœurs n'est point souhaitable, mais c'est dans l'abandon progressif de toute coercition que peut se construire une société digne. Enfermer les déviants sert-il à quelque chose ? A les punir diriez vous, mais s'ils ne sont pas si déviants que ça, ils retourneraient facilement en vie normale, ils ne demandent que ça. Il est ainsi bien plus efficace de travailler sur de la réhabilitation que de la prison ferme. La vraie minorité en déviance totale est ainsi très faible, la majeure partie de la déviance moyenne étant produite par la société elle-même.

Ainsi donc, nous nous appuyons sur une vision totalement organique de l'Etat, fondé bien plus sur la récompense que la répression, où l’État n'est pas maitre de grand chose mais coordinateur. Concernant les services publics il veille simplement sur les secteurs ne devant pas êtres marchandisés à outrance, tel la santé. Par extension, la loi elle-même doit coordonner la société ou certaines de ses parties. Il n'est ainsi point question de gérer les mœurs, tant qu'elles ne portent atteinte à autrui ou a la personne. Et encore, même dans de telles situations on y préfèrera des méthodes non répressives, la loi l'étant. Peu de lois, mais beaucoup de règlements donc, concernant l'économie mais aussi l'ensemble des structures politiques ou sociales. Tout en souplesse et en décentralisation. Ainsi nous créons une société dont le dynamisme et l'égalité ne sont entravés par aucune sélection culturelle [créant des élites dominantes] rendant à la fois l’État trop puissant et non démocratique.
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Re: Département de Philosophie

Message par Sovana »

Département de Communication de Contact a écrit :<center>De la nécessité de Contact et Circonstances Spéciales</center>

Certains pourront se demander, dans une culture anarchiste, l’intérêt d'un service de gestion des contacts entre notre culture et celles des autres, ainsi que la nécessité d'interactions ciblées. Questions légitimes, au demeurant, auxquelles nous répondrons.

Contact et Circonstances Spéciales sont issues de nécessités pratiques mais aussi morales. Il convient que nous nous protégions de potentielles hostilités externes, ceci passant par la diplomatie, qui nécessite de l'organisation et des moyens dévoués. De même, nous pouvons ainsi mettre en valeur nos entreprises, nos services, et passer des accords préférentiels, que ne pourrait faire un simple acteur économique, et éviter de potentielles crises diplomatiques dues à des incompréhensions interculturelles.

Concernant la nécessité morale, notre culture est fondée, en partie, sur l'empathie, et le refus de la souffrance, ainsi que le rejet de tout rapports de domination. Cela commence donc par l'absence d’État, une préférence nette pour l'autogestion et l'autodétermination, le refus de toute violence et toute répression. Réhabilitation plutôt que prison, surveillance active plutôt que privation des libertés, stimulation et incitation plutôt que oppression et stress.
Mais au niveau des buts cela se traduit par une recherche de l'épanouissement personnel, d'une vie confortable et stimulante.
Mais seulement nous apporter l'optimum, nous permettre l'épanouissement, le bonheur, annihiler la souffrance, imposer ironiquement notre tyrannie envers le primaire ["nature"] ne saurait ni être juste ni agréable. Ni juste, car il serait égoïste de ne chercher que notre bonheur, il nous faut aussi le partager, y amener autrui. Comment serait-il juste de laisser autrui dans la souffrance ? Comment serait-il agréable de jouir de notre Éden quand d'autres vivent sous la férule d’États des plus pervers, légitimant leur domination physique ou culturelle par des rhétoriques fallacieuses ? C'est cette empathie, cette sensibilité, cette nécessité morale, qui nous pousse donc à devoir se soucier de notre prochain, des conditions de vie des autres populations.
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