Guida Turistica

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La plupart des gens ne vont pas à la bibliothèque pour découvrir Nueva Suerte, bien au contraire, ils préfèrent généralement un résumé rapide de l'histoire de l'Estado et voir les merveilles naturelles ou artificielles, qu'il a à offrir.
Aussi, cette brochure fut-elle conçue à destination des touristes de passage sur l'île afin de leur permettre d'avoir un aperçu global du pays dans lequel ils posent les pieds.
Très synthétique, aussi agréable que possible à lire, le guide Touristique de Nueva Suerte a été conçu spécialement pour ceux qui n'ont pas le temps ou l'envie de lire les manuels de six cents pages en possession de la Biblioteca sur le pourquoi du comment des choses, quelles qu'elles soient, sur l'île.
Aussi, Senores y Señora, profitez ! Lisez et admirez ! Nueva Suerte a de quoi surprendre, même si elle demeure une modeste île perdue au milieu de cette immense Dichénésie...
Sommaire :
Historia - 1503/1628
Historia - 1628/1728
Historia - 1728/1817

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Historia – 1503-1628


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Lorsque la couronne hispanique envoya deux caravelles sur ces îles après les découvertes initiales de rivaux, le but principal était de rester dans la course en acquérant des colonies au Nouveau Monde. Cependant, comme l'établissement et l'entretien d'une telle colonie coûtent cher. Il a été vivement souhaité que soient trouvé sur les îles de l'or, réputé comme coulant à flot.
Si les Indiens purent procurer du métal, ce ne fut toutefois pas de l'or... mais du cuivre. À la grande déception des arrivants.

Les premiers temps furent marqué par l'ignorance mutuelle relative entre les Indiens natifs et les colons Dytoliens ; les uns se sachant technologiquement dépassés par les arrivants, les autres en sous nombres pour se débarrasser de ce qui allait vite devenir de gênants voisins.
Le fort original, aujourd'hui palais du gouvernement, fut construit sur la plus haute colline du point de débarquement et autour duquel allait se bâtir le village puis la ville du même nom : Monte-Casto.


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Dans les années 1530, un nouveau gouverneur fut nommé à la tête de la petite colonie avec une idée simple mais novatrice : cultiver ce qui valait une fortune en Dytolie soit du cacao, de la canne à sucre, du café et du coton. Quant à la main-d'oeuvre, elle allait venir d'Algarbe !
Ainsi, si la couronne métropolitaine s'est mise au commerce triangulaire, c'est tardivement. En cause, l'embarras et le conflit religieux que cela causait alors même qu'elle se voulait être le fer de lance de la chrétienté. Aussi avait-elle d'ailleurs dépêché dès que lui fut rapporté des âmes égarées sur l'île, des missionnaires.

On ne tarda pas à localiser la deuxième île ainsi que l'archipel un peu plus au sud. Même si ce furent des colons qui les " découvrirent on soupçonne aujourd'hui fortement qu'ils aient été guidés par des locaux), l'administration de ces nouvelles terres passèrent sous le contrôle d'une autre entitée qui allait devenir la colonie de Monte Guadarra.
Comme les autres, ces îles allaient accueillirent des cultures de plantations très bénéfiques pour la couronne en s'appuyant sur une main-d'oeuvre servile nombreuse.

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En 1567, les colons allaient découvrir les joies de la terre qu'ils avaient colonisée en devant faire face aux premiers ouragans qui mirent par terre l'économie alors florissante des colonies.
Selon les rapports d'époques, de l'originale citée portuaire de Monte-Casto, construite en bois, il ne resta que la Cabana de Julio, un bordel qui allait dans le futur jouer un rôle très important.
Outre les dégâts matériels, cet Ouragan emporta avec lui une bonne partie de la population, si les esclaves furent les plus touchés, les colons payèrent aussi un lourd tribut qui les forçats à repousser la date d'annexion totale des îles.

Car pour l'heure, l'essentiel des colonies se composait de la ville ou de l'établissement urbains (compter trois-quatre maison, une église et une jetée) enserré par les petites plantations des Patronnes, élites locales du moment. Le reste, dominé par la jungle et les natifs était rarement exploré ou exploité.
Comble de leurs problèmes, a l'issue de l'ouragan, une épidémie de typhus se déclencha dans la colonie de Monte-Casto, achevant de drastiquement réduire sa population sans même lui profiter : les natifs ne s'approchant pas de la ville, il ne semble pas qu'ils aient été touché par la maladie.


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Les choses n'allèrent pas pour s'arranger puisque si la cité se remit de ses sévices, elle en subies de nouvelles en 1598 quand l'écho d'un séisme toucha les sols de l'île... qui se liquéfièrent, dernière surprise sordide laissée par l'Ouragan dont les pluies avaient saturé les sols. Monte Casto, plus développée urbainement, fut la plus touché lorsque les maisons commencèrent à disparaitre dans une mer de boue. Cette fois, une partie même du fort fut engloutie et demeura seule une des tours, gravement endommagée.

La nouvelle parvenue à la couronne, celle-ci envisagea sérieusement pendant un temps d'abandonner l'île et de s'appuyer sur les autres, moins sujettes à ce genre de désastres.
Mais par l'effort des conseillers et surtout des bilans de revenus de l'île, décision de tout reconstruire, et en dur, fut prise. La dernière tour fut conservée et servie de centre pour rebâtir le château. Après ces évènements, la nouvelle suivante fut bien meilleure. En 1628, la couronne envoya sur place un émissaire pour annoncer à la colonie qu'elle était devenue un Estado à part entière de la couronne, ce qui lui permit d'avoir des représentants à la cour. En vérité, la métropole avait étouffé les divers désastres qu'avaient subis la colonie et vantée au contraire les mérites et la douceur de vivre de Monte-Casto, boostant l'émigration qui atteint le nombre record de dix mille âmes (blanches) pour quelques cinquantes-milles esclaves, sur la seule île de Monte-Casto.


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Historia – 1628-1728


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À partir de 1628, le gouverneur du moment lança une requête pour des soldats auprès de la couronne afin de ''mettre au pas les sauvages de l'île ". Seulement, la métropole refusa de dépêcher des troupes et se contenta d'envoyer des armes et des fusils avec pour réponse : " ce sont des sauvages, l'armée est envoyée là où l'on a besoin d'elle.''.
Ainsi, pour toute aide, la colonie allait bénéficier de fusils, et d'armes, ajoutés aux canons de la forteresse, cela lui faisait certes une puissance de feu supérieur, mais pour connaître les natifs, le gouverneur savait qu'une milice armée, même des meilleurs outils, ne vaut pas un guerrier au combat.
Aussi fit-il appel à des boucaniers et corsaires (du moins c'est ce qui est marqué dans le rapport) pour faire le travail. Ceux-ci, à l'aide de quelques bricks, débarquèrent en plusieurs endroits dans une joyeuse chasse au papillon, du moins c'est ce que l'on aurait pu croire.

Évidemment, la dense jungle de l'époque (dont il ne reste que peu de traces aujourd'hui) était bien connue des indigènes et il ne fallut pas longtemps pour que les impétueux envahisseurs ne tombent dans les pièges qu'ont leurs tendis.
Le tout se termina aux portes de la ville quand l'ensemble des boucaniers, en déroute, vinrent se réfugier sous les murs de la ville. Celle-ci, pour faire la paix, trahit honteusement ceux qu'elle avait embauchés. En effet, les natifs exigèrent en signe de réconciliation de pouvoir disposer librement des prisonniers. Le gouverneur céda alors même que plusieurs de ses hommes partirent avec les sauvages pour s'emparer de la petite flotte de bricks ainsi tombée par un heureux hasard entre ses mains. Ainsi se terminait la première " Guérilla'' " contre le peuple indigène.


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En 1652, une nouvelle vint à nouveau perturber la tranquillité de la petite île : la Couronne entrait en guerre contre sa rivale italique.
Bien sur, la colonie répondit présente et se prépara comme elle put à se défendre. Bien entendu, ceci était pour la forme, l'essentiel des combats se passant en Dytolie, l'ensemble italique n'ayant pas de possessions au nouveau monde.
Malgré tout, Monte-Casto profita du rapatriement des forces navales de la couronne pour déployer sa petite flotte de Brick non loin de Monte-Guadara, l'archipel du sud. Si l'effet n'était pas, et n'a pas été noté à l'époque, cela allait malgré tout jouer un rôle clé plus tard puisque les archives, elles, consignèrent ce déploiement.

La guerre en Dytolie tourna en défaveur de la couronne, et aussi surprenant que cela puisse paraître. Le traité de paix qui fut signé en 1657 concéda au royaume italique plusieurs colonies au nouveau monde... dont Monte Guadara. Ce changement de donne poussa la couronne à revoir du tout au tout le rôle de Monte Casto. En effet, si cette guerre avait été un quasi-match nul, la couronne avait bien pour intention de reprendre ce qu'elle estimait être comme ses terres légitimes.
Aussi déploya-t-elle sa flotte coloniale à Monte-Casto qu'elle renforça et modernisa. Une garnison permanente s'y établit et la garnison aux mains du gouverneur grossit sensiblement.


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Curieusement, en 1683, le gouverneur profita d'une absence exceptionnelle de la flotte et de la majorité des troupes pour mener sa petite revanche sur les sauvages. Cette fois cela dit, il prit toutes les précautions s'imposant. Et cette Deuxième guerre allait en effet tourner à son avantage.
Nul combat et nul tactique là-dedans. Les quelques indigènes jusque-là préservées des Dytoliens vivant sur l'île avaient mal supporté leur rencontre avec les boucaniers... et leurs bactéries.

Aussi, lorsque les troupes du gouverneur entrèrent dans les différents villages, ils ne trouvèrent que des morts, des mourants, ou quelques guerriers ou femmes faiblardes pour s'opposer à eux.
Pour toute paix, le gouverneur plaça en faction quelques groupes de gardes. Ils ne devaient pas intervenir, hormis répondre aux besoins des populations mourantes et les aider à adoucir le reste de leur courte existence.
L'objectif pour le gouverneur était rempli : place à l'expansion et destruction de la forêt vierge.

Seulement, avancer dans cette forêt n'allait pas se révéler aussi simple qu'il le souhaitait. Les solides arbres et intrications de la végétation eurent rapidement raison des capacités et outils des Hispaniques. Aussi se rabattirent-ils sur les flammes.
Cependant, ils n'eurent pas le temps de mettre à exécution le plan par le retour des troupes royales.
Le gouverneur militaire s'opposa farouchement à la destruction de la forêt vierge qu'il considérait comme un excellent point de cachette et de replis. D'autant qu'une nouvelle guerre grondait déjà contre les italiques.
Ledit conflit finit, bien sur, par exploser.


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En 1701, une frégate italique arraisonna un navire de commerce hispanique soi-disant entré dans les eaux de Monte Guadara, ce qui causa la Casus-Belli initial.
La puissance de la couronne était alors concentrée à Monte-Casto. Il est plus que probable aujourd'hui que ce Casus-Belli ait été arrangée par les autorités hispaniques elle-mêmes, le roi de l'époque étant entouré par une cour revancharde.
Les combats allaient cette fois-ci se dérouler dans les colonies. L'objectif prioritaire de la couronne était de reprendre Monte-Guadara puis de mettre à genoux les italiques pour étendre les territoires du royaume en Dytolie.

Rien ne se passa comme prévu, la flotte coloniale fit face aux petites forces alors en construction de la marine italique... qui se replia. Une fois de plus, une meilleure connaissance du terrain donna l'avantage à l'un des adversaires. Les italiques virent venir l'ouragan de 1702, pas les Hispaniques.
Monte Casto fut peu touché, la flotte quasiment anéantie. Les quelques navires encore en état de naviguer rentrèrent à Monte Casto pour y trouver toutefois le port en piètre état et parsemer d'épaves.
Vinrent peu de temps après les italiques et leurs navires. La flotte coloniale n'était pas en état de se battre. Elle se rendit.
Le gouverneur de l'époque, un fervent partisan de la couronne, mit à profit cette petite flotte de brick capturée quelques années auparavant.


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Bien que dépassés, ils remplirent parfaitement leurs rôles en transportant des sabordeurs et des agitateurs. Ainsi, l'essentiel des pertes italiques au nouveau monde furent le résultat de saboteurs qui nageaient sous les coques pour y déposer des charges avant de s'éloigner.
Ces résultats poussèrent même les italiques à accroitre leur déploiement de forces à Monte Guadara et Monte Casto qu'ils occupaient pour tenter vainement de faire face à ce type de guerre.

Le conflit s'acheva en 1712 après une longue période de stagnation, lorsque le successeur du roi hispanique jeta l'éponge en signant une paix concédant les territoires prit par les italiques à ces derniers, mais aussi donnant aux Hispaniques les territoires pris par ces derniers. La couronne sauvait la face, la majorité de ses conquêtes étaient en Dytolie et elle en retirait un grand prestige.
Pour Monte-Casto, ce fut une trahison.
Le gouverneur fut remplacé, malgré tout, celui-ci continua la lutte avec ses hommes tant qu'il put. Posant un sérieux problème aux nouvelles autorités.

En 1728, un événement allait toutefois changer la donne quand un des bricks de la "Flota sombra " s'échoua sur des récifs non loin de Monte-Guadara. Cela en apprit beaucoup aux italiques sur ce qu'ils combattaient et à partir de ce moment, les saboteadores commencèrent à perdre du terrain. La plupart de ceux capturés furent pendus hauts et courts comme pirates. Ceux qui dénoncèrent des camarades furent envoyés aux travaux forcés dans deux colonies bien plus au sud, sur les Siamès, des terres volcaniques très fertiles mais transformées en bagne par les italiques.
Un siècle plus tôt, Monte Casto devenait un Estado de la couronne. Quant à Igniaçio Terradorès, le gouverneur; et ses hommes, ils allaient entrer dans la légende.


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Historia – 1728-1817



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Le début de la réelle occupation italique, avec la fin de la résistance dite des ''Contra'' (pour Contrabbandieri), ramena la paix sur l'île qui se vit rattacher au centre administratif établi a Monte-Guadarra. Le nouvel administrateur de l'île étant en effet un simple envoyé du gouverneur de l'archipel voisin. Toutefois, cette réunion sous une nouvelle égide des colonies tropicales allait vite se révéler être un terreau fertile pour les nouveaux idéaux qui voyait le jour.

Dès 1754 en effet, les Lumières atteignirent les îles et de grands auteurs italiques, mais aussi hispaniques furent lus avec assiduité par les riches familles locales. Petit à petit, un courant anti-esclavagiste fit son chemin dans les hautes sphères des îles et l'idée de remplacer les algarbiens par des forçats commença à être de plus en plus sérieusement envisagée. Bien entendu, la couronne italique s'est trouvée en hésitation devant le choix de vider ses prisons sur ces colonies demeurant lointaines et de populations relativement faibles.


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C'est finalement une révolte, survenue en 1776 qui aurait raison de cette hésitation :faîte par des esclaves, motivés et conduits par des initiés vaudous, fit face a certains maîtres et à leurs serviteurs loyaux. Aussi l'événement est-il appelé '' La crise des Plantations ''. Car dans cette affaire, les camps étaient soutenus par divers planteurs, les uns totalement favorables à la cause vaudous et déjà initiés eux-mêmes, voulant une abolition immédiate de l'esclavage, face aux planteurs et à leurs esclaves fidèles ayant entamés depuis l'arrivée des idées un changement drastiques des conditions de vie de leur main d’œuvre tout en cherchant à passer progressivement d'une servilité prisonnière à une servilité criminelle.

Les combats se soldèrent par une victoire des '' Temperato '' à Monte Casto, et des '' Maghi '' a Monte Guadarra. Le réflexe de la métropole fut de s'appuyer sur la tendance la plus modérée, celle du réformisme progressiste ne souhaitant alors pas l'indépendance pour aller vaincre les Maghi, radicaux et indépendantiste. Aussi, Monte-Casto reçut-elle à cette occasion à nouveau le droit d'être une colonie à part avec son propre gouverneur, mais aussi de lever une milice Monte-Castienne. La requête de renouveler sa petite flotte fut refusée, mais un renfort naval envoyé des Siames vint aider les Monte-Castin à reprendre le contrôle de Monte-Guadarra.

Le tout ce solda par une application à la lettre des idéaux des '' Temperato '' sur offre de la métropole : c'étant rendu coupable de crimes, l'ensemble des '' Maghi '' allaient prendre la place d'esclaves des ''Temperato'' bien que les initiés vaudous ait été, pour leurs part, purement et simplement éliminés. Cela fut bien, mais insuffisant.


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À partir de 1801, une solution allait toutefois se présenter. En effet, les guerres franques faisaient rage en dytolie, et bien des prisonniers étaient stockés on ne savait où. La métropole italique mit cela à profit en les envoyant dans les colonies.
L'énorme manque de main d'œuvre fut d'un coup comblé, mais cela était sans compter sur les aptitudes des nouveaux arrivants.

Nombres d'entres-eux étaient des hispaniques, alors alliés à ce moment des francs. Ceux-ci trouvèrent au sein de plusieurs patrons des colonies une certaine sympathie, ce qui expliquera par la suite plusieurs évasions et disparitions. Mais les débuts d'un courant indépendantiste commencèrent aussi à courir à grande échelle part les idéaux qu'amenaient les prisonniers, en particulier les officiers.

Ce courant, discrètement, créa une alliance entre les prisonniers et les patrons des colonies, unissant même celles-ci dans l'objectif commun. Tout du moins, Monte- Guadara et Monte-Casto. Leur objectif affirmé devint le suivant : créer une république, une république pour une nouvelle chance : Nueva-Suerte.
L'Hispanie, alors en guerre contre les italiques, fut trop heureuse d'envoyer des armes aux comploteurs, s'imaginant qu'une fois la guerre finie, elle remettrait la main sur ces colonies perdues.


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C'est en 1810, au plus mauvais moment pour les Italiques, que l'insurrection se déclencha.
Les troupes locales se joignirent aux révoltés, ceux-ci proclamèrent leur république et se mirent à chercher des soutiens. Bien entendu, les francs se prononcèrent en leur faveur même si la couronne hispanique le fit à demis-mots quand les anti-francs condamnèrent le soulèvement.
Alors débordés et à moitié occupés, les italiques demandèrent à l'Empire Britton, allié, d'intervenir militairement sur les îles pour y restaurer leur autorité.

L'empire dépêcha un petit bataillon et quelques frégates pour mener l'opération. Le commandant britton en charge, trop fier et sous-estimant la puissance à disposition des insulaires, opta pour une approche directe sur le port... Et fut accueillit par les canons du fort défendant son entrée. Sa méprise des dangers que représentait sa manœuvre lui coûta une frégate, touchée en pleine sainte-barbe et un navire de transport de troupes qui, désemparé, s'échoua non loin sur les rivages. Les hommes, furent massacrés.

Du côté des insurgé, un officier hispanique et un planteur s'illustrèrent particulièrement : Juan José de la Solla et Theodore Varalanque.
À eux deux, ils organisèrent la défense des archipels et entreprirent notamment d'instaurer un service militaire pour tous (y compris les femmes). Chacun devait savoir manipuler un fusil, mais aussi se battre.

Lors de sa seconde tentative, l'officier britton aborda l'île principale (Monte Casto) par le sud-ouest, là où il n'y avait aucune défense.
Le hasard voulu que ce soit approximativement l'endroit choisit par les boucaniers plusieurs siècles plus tôt. Si cette fois, il n'y avait plus d'indigène, les Monte-Castin vivant en dehors de la cité en revanche connaissaient l'île sur le bout des doigts et guidèrent les troupes insurgées.
Le tout s'acheva dans une bataille au milieu de la jungle où les insurgés, adoptant une fois de plus la Guérilla, taillèrent en pièces les troupes de l'Empire.

Furieux, l'officier britton décida d'en finir en rasant la ville.
Approchant ses frégates en dépit du danger que représentaient les canons du port, il fit feu sur la ville qu'il endommagea gravement. Les forts répondirent bien en endommageant ses bâtiments. Mais c'est bien cette manœuvre qui coûta les plus cher aux insurgés, aussi bien en matériel qu'en vies.
Finalement, l'allongement de la croisière et l'échec de son objectif principal forcèrent l'officier britton à se replier, l'empire ne pouvant lui envoyer des renforts pour soutenir un blocus efficace, et surtout la logistique que cela requérait.


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La guerre en Dytolie s'acheva en 1816, les vainqueurs, ne voyaient pas d'un bon œil l'indépendance d'un archipel dont les productions valaient leur pesant d'or.
Aussi dépêchèrent-ils une force coalisée conséquente pour venir à bout de l'insurrection.
Entre temps, les Nueva-Suertin avaient organisé leur défense.
La principale innovation était venue du besoin de tenir les navires de guerre à distance de l'île. Furent alors crée les '' Fuertes Flotantes '' de petit radeaux, parfois même de simples barques recouvert de bois de tout cotés, formant une sorte de petite maison sur la construction et équipé en leur bout d'un explosif. Leur objectif était de ramer vers les navires ennemis afin de les éperonner sous la ligne de flottaison. Une autre consistait en des barils de poudre à demi-remplis et relié par une chaine destiné être placé dans le sillage des navires, puis, une fois ceux-ci collé à la coque par la proue du navire poussant la chaine, tirer sur les barils pour les faire exploser et endommager ainsi la coque.

L'expédition constituée de quelques grosses unités, une dizaine de 74 et une vingtaine de frégates fit route en direction des îles rebelles. Arrivée a quelques jours de leur destination, la surprise fut de mise : au matin, une flotte modeste, mais suffisante pour se mesurer à l'escadre se présenta en haute mer. L'amiral hispanique aux commandes de la force coalisé tenta d'abord d'établir un dialogue, manœuvre qui, selon les historiens modernes, ota la victoire à l'escadre.
En effet, les forces arrivantes, Léonoranes, engagèrent immédiatement le combat par formation en ligne quand l'escadre coalisée était encore dispersée pour le voyage.
Si l'affrontement ne dura pas très longtemps, il fut néanmoins relativement dévastateur dans les deux camps. La force coalisée perdit deux de ses unités importantes, plus de la moitié de ses 74, coulés ou capturés, et un bon quart de ses frégates.
Pour le Léonora, les sources contradictoires rapportent que les deux tiers de la flotte était détruite ou désemparée.
S'il s'agit d'une défaite au regard des pertes pour le Léonora, le résultat stratégique demeurait présent puisque la force coalisée battit en retraite et fit voile en direction de la Dytolie, ne pouvant plus protéger efficacement les transports de troupes en plus de devoir remorquer plusieurs de leurs unités.


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Néanmoins, le Léonora n'étant pas fou, il se présenta en 1817 en tant que représentant des Etats Libres d'Olgarie, disposant de l'appuis diplomatique du Schnieretz dans l'affaire pour demander une paix aux Dytoliens.
Les Hispaniques, conscients qu'il n'avait plus les moyens de participer efficacement a une nouvelle expédition, acceptèrent. Les brittons, doublement humiliés, refusèrent d'abord, mais devant la relative atonie des divers états Dytoliens trouvant que cette équipée avait coûtée trop chère pour ce qu'elle devait rapporter, acceptèrent. Cela se fit bien sur suivant des conditions précises. L'une d'entre elles incluant des tarifs préférentiels aux pays Dytolien pour la vente des produits Nueva-Suertiens. Sans compter que pour se venger de n'avoir pu mettre la main sur l'archipel, l'accord plaça Nueva-Suerte sous le protectorat du Léonora.
La paix était acquise, et la séparation avec les métropoles réussie. Mais l'indépendance, elle, n'était pas encore là....


Verrouillé

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