Presse - Stampa d'Arovachia

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Alexei
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24. Luglio 2041

Les licchéistes autorisés à former un gouvernement provisoire

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Le rêve de ces indépendantistes de la première heure est sur le point de devenir réalité

Un pas de géant vers l'indépendance. Après plusieurs semaines de pourparlers avec les autorités militaires valdaques, les principaux représentants du Mouvement de la Licca - fraîchement désignés par leur base - ont reçu le feu vert d'Albarea pour constituer un gouvernement provisoire "pluriel et respectueux de l'union nationale arovaque". Aldo Staffieri, figure du Mouvement de la Licca et ayant été emprisonné à plusieurs reprises par Cartagina, endossera donc le rôle de premier-ministre et devra nommer une équipe gouvernementale apartisane, très probablement issue de la société civile. La désagrégation de la Ligue de Lébira et les multiples retournements de veste des politiciens autonomistes (à distinguer des licchéistes indépendantistes) auront fini de redessiner un paysage politique déjà extrêmement fractionné, au sein duquel de nouveaux partis finiront par émerger. Les licchéistes, à l'instar de la majeure partie de la population, sont motivés à faire table rase du passé et à prendre un nouveau départ, aux antipodes des tracasseries politico-politiciennes hypocrites de Cartagina et de la corruption qui gangrénait la vie démocratique lébirienne.

Cette annonce a été accueillie avec un mélange de soulagement et de résignation par les Arovaques. "On a l'impression que le temps s'est arrêté depuis décembre (date de la crise économique lébirienne)", confie Milena, boulangère à Dovernico, "même si la vie reprend peu à peu son cours, on sait que plus rien ne sera jamais comme avant". Avec l'impression d'une nouvelle monnaie papier en Valdaquie et la remise en route de la quasi-totalité des entreprises situées près du littoral (coeur économique du pays) l'Arovaquie commence à voir enfin le bout du tunnel bien que les blessures causées par la guerre restent vives. Les nombreux pièges explosifs (appelés "cadouri" - "cadeaux" par l'armée valdaque) posés dans des hôpitaux, des écoles et des commissariats dans le nord du pays par les forces lébiro-apaméennes en déroute continuent de faire des ravages parmi la population civile alors que les démineurs valdaques travaillent d'arrache-pied pour les retirer. Entre le premier et le 20 juillet, onze civils arovaques ont perdu la vie à cause de ceux-ci tandis qu'une trentaine d'autres a été blessée. Des exactions qui ont déclenché la fureur de certains policiers, soldats ou simples civils qui ont lynché certains prisonniers apaméens et nazaliens ainsi que des personnes suspectées d'avoir collaboré avec ces derniers. Des actes condamnés par l'administration militaire mais peu sanctionnés dans les faits.

Le sort de ces prisonniers sera très certainement au centre des priorités d'Aldo Staffieri et de sa future équipe. Si Albarea avait promis une amnistie aux déserteurs lébiro-apaméens, l'opinion publique ne partage (plus) cette position. De ce fait, Aldo Staffieri a promis que les ex-soldats coalisés seraient jugés et condamnés "avec la plus grande sévérité" pour les crimes qu'ils auraient commis. Une "répression légale" qui doit se substituer à la "répression illégale" qui a eu cours ces dernières semaines, avec son lot de tribunaux populaires ad hoc et de procédures expéditives contre des déserteurs et des collaborateurs réels ou supposés. Le deuxième chantier du futur gouvernement provisoire sera, de manière certaine, la reconstruction du pays et la remise en route rapide de l'économie, durement touchée par la crise et la guerre - les experts s'accordent pour dire que l'Arovaquie a perdu, en l'espace de quelques mois, près de la moitié de son produit intérieur brut. Enfin, le rétablissement de la démocratie et l'indépendance du pays devront être actés. Si la République d'Arovaquie n'a pas (encore) été officiellement proclamée, il ne fait aucun doute que ce n'est qu'une question de jours avant que l'Etat ne prenne cette forme.

Toutefois, certaines zones d'ombre demeurent. Pauvre en matières premières, faible démographiquement et durablement meurtrie par la guerre, l'Arovaquie devra batailler, à l'avenir, pour conserver son indépendance fraîchement acquise et pour se faire une place sur la scène internationale. Dans ce contexte, énormément de licchéistes se sont prononcés en faveur d'un rapprochement, si ce n'est une union, avec l'Alilée voisine qui se trouve dans la même situation que sa soeur arovaque. Bien que la création d'un double-Etat aliléo-arovaque ne soit pas réellement d'actualité, cette thèse remporte l'adhésion d'un certain nombre d'Arovaques et d'Aliléens qui, eux aussi, verront la constitution d'un gouvernement provisoire dans les jours à venir. D'autres, toujours chez les licchéistes, souhaitent aller plus loin et vont jusqu'à défendre l'idée d'une "Union céruléenne" ou d'une "Union latine" dans laquelle la Valdaquie, perçue comme une libératrice et un modèle de stabilité en Cérulée, aurait toute sa place.

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16. Agosto 2041

Les gouvernements provisoires proclament la République-Unie d'Alilée et d'Arovaquie

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Le drapeau du nouvel Etat reprendra les blasons arovaques (en haut) et aliléens (en bas)

Aldo Staffieri et Vittorio Andreotti ont acté l'union de l'Arovaquie et de l'Alilée par décret à midi | La capitale du nouvel Etat sera Suresisca (Arovaquie) | Le gouvernement militaire valdaque a annoncé sa dissolution dans les semaines à venir | La Valdaquie, le Jernland et le Makengo ont reconnu officiellement le nouvel Etat

"Viva l'Unione !", ont scandé des milliers d'Arovaques et d'Aliléens dans les rues à l'annonce de la proclamation de la Repubblica-Unita d'Alileia e d'Arovachia (République-Unie d'Alilée et d'Arovaquie). Pour beaucoup, c'est la fin d'un (très) mauvais rêve qui a débuté il y a plus de six mois par l'effondrement économique de la Ligue de Lébira, lorsque plusieurs centaines de milliards de lires électroniques ont été effacées d'un coup de "baguette magique", suite à un bug informatique sans précédent. Vint ensuite le coup d'Etat du général Wolframo di Santa-Regina (qui est toujours en fuite aujourd'hui), concomitamment à l'occupation de l'Arovaquie et de l'Alilée par la Ligue d'Apamée, et enfin la guerre lorsque ces dernières ont refusé de se retirer. Après tous ces malheurs, d'immenses espoirs ont pesé sur les gouvernements provisoires nommés le 26 juillet dernier. Ceux-ci ont dû faire face à de nombreuses incertitudes ainsi qu'à une situation intérieure délicate, devant en plus répondre à une question pressante : l'Alilée et l'Arovaquie doivent-elles faire cavalier seul ou marcher côtes-à-côtes sur le chemin tortueux de l'indépendance ? Après plusieurs semaines de suspense, c'est cette dernière option qui a finalement triomphé.

"Les Aliléens et les Arovaques partagent la même langue, la même histoire et le même sang. Les uns ne peuvent prospérer sans les autres ; notre désunion ne profitera qu'à nos ennemis", a martelé Vittorio Andreotti (chef du gouvernement provisoire aliléen) au balcon du Palazzo Martinengo de Suresisca aux côtés de son homologue arovaque, Aldo Staffieri, au cours d'un discours historique. Issu de la société civile, Vittorio Andreotti était l'un des plus ardents partisans de l'Unione, en opposition à une grande partie du Mouvement de la Licca (prononcé "Litchka") qui forme l'essentiel du gouvernement provisoire arovaque. Aldo Staffieri, représentant dudit gouvernement provisoire, était lui-même peu emballé à l'idée de constituer un d'un double-Etat arovaque et aliléen lors de son arrivée au pouvoir le 24 juillet dernier. "J'ai entendu la volonté des Arovaques de continuer à vivre aux côtés de leurs frères aliléens", a déclaré Aldo Staffieri, qui s'est finalement rallié au point-de-vue des unionistes. Il est nécessaire de rappeler que nombre d'Arovaques ont de la famille, des amis en Alilée et vice-versa. Mais l'inter-connexion entre les deux territoires est principalement économique : les diviser formellement aurait eu pour conséquence de "donner le coup de grâce" (selon les mots de certains économistes) à des centaines de petites et moyennes entreprises qui sortent à peine la tête de l'eau.

Aldo Staffieri a ainsi choisi de faire fi des protestations des licchéistes les plus radicaux, qui continuent de défendre l'indépendance "totale" de l'Arovaquie et le retour aux "racines yougoslaves traditionnelles" des Arovaques. Pour contenter les licchéistes plus "modéré", Aldo Staffieri a proposé que la République-Unie soit fédérale et décentralisée. Sa capitale sera Suresisca et sa monnaie sera la lire, qui sera mise en circulation au début de l'année prochaine. L'Etat, qui respectera la séparation des pouvoirs, sera démocratique et parlementaire. "Tout est à reconstruire", a affirmé Vittorio Andreotti qui a promis des élections législatives, nécessaires à l'adoption d'une constitution, pour le mois de novembre. Mais que se passera-t-il pour les deux gouvernements provisoires ? D'après Aldo Staffieri, ceux-ci sont "sur la même longueur d'onde" et continueront à administrer l'Alilée et l'Arovaquie "chacun de leur côté" mais de manière "totalement concertée" jusqu'à ce qu'un Parlement soit démocratiquement élu.

Les autorités militaires valdaques, de leur côté, se sont empressées de "reconnaître" et de "saluer" la proclamation du nouvel Etat et ont annoncé la dissolution de l'Administrație militare pentru Arovachia și Alilea (Administration militaire pour l'Arovaquie et l'Alilée) chargée d'assurer la coordination avec les autorités locales et dotées de pouvoirs étendus, pour le mois prochain. En l'absence de forces armées aliléo-arovaques dignes de ce nom - presque rien ne subsiste de la petite armée lébirienne - Albarea a annoncé, avec l'accord des deux gouvernements provisoires, le maintien de ses troupes pour cinq ans dans diverses bases en Alilée et Arovaquie (surtout situées sur le littoral). En plus de la Valdaquie, ce sont le Jernland et le Makengo qui ont reconnu la République-Unie, actant sa naissance sur la scène internationale. "Tout seul, on va plus vite ; à plusieurs, on va plus loin" a conclu Vittorio Andreotti à la fin de son discours. Une nouvelle ère s'ouvre donc pour l'Alilée et l'Arovaquie, une ère qui, tous l'espèrent sera marquée par la paix et la prospérité. Ce, bien loin d'une Ligue de Lébira qui n'est plus qu'un mauvais souvenir destiné à être effacé.

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17. Prosinac 2041

De plus en plus d'Arovaques "désitalicisent" leur nom de famille

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Depuis 2038, la culture traditionnelle yougoslave d'Arovaquie gagne de plus en plus de terrain

"Appelez-moi Marko Tadić désormais", déclare fièrement un jeune infirmier de Dovernico (Dovernik) né sous le nom de "Marco Tadicio", à la sortie de la mairie de sa ville natale et avec sa nouvelle carte d'identité en main. Comme lui, ce sont quelques 3 000 Arovaques qui ont sauté le pas et choisit de revenir aux sources en "désitalicisant" leur nom, et souvent même leur prénom, depuis la fin de l'occupation lébirienne et la proclamation de la République-Unie d'Alilée-Arovaquie. Ainsi, nombre de "Lazarevicio" sont (re)devenus des "Lazarević" tandis que les "Dario" et autres "Niccolo" se sont mués en "Darko" et "Nikola". "Le nom de mes ancêtres a été travesti par les Italiques", tranche Nadia Vucovicio, fraîchement devenue Nadia Vuković, ardente défenseure de la culture traditionnelle arovaque et membre du Mouvement de la Lička. Pour elle, et pour de plus en plus d'Arovaques, l'avènement d'une Arovaquie quasi-indépendante doit être l'occasion d'en finir définitivement avec "l'impérialisme italique", qui continue de se manifester politiquement, d'une part, mais aussi culturellement. "En 2040, seul un arovaque sur quatre savait encore parler la langue arovaque (croate), contre deux sur quatre en 2020", alerte Dragomir Bandić, ethnologue et historien qui dénonce un véritable "génocide linguistique".

Un génocide qui aurait débuté à partir du XVIIIème siècle avec l'annexion de l'Arovaquie par l'Empire cattavénien et l'implantation massive de colons rumagnolos et aliléens. A l'époque, le pays sortait d'une longue occupation solimanide - dont il s'est défait avec l'aide des princes valdaques - et aspirait à regrouper tous les Yougoslaves (slaves du Sud) sous sa bannière. Cet espoir a finalement tourné court lorsque l'Empire italique, plus riche et plus peuplé, a jeté son dévolu sur une partie de ses voisins slaves - aujourd'hui encore, Cattavenna occupe des territoires historiquement yougoslaves tels que l'Histra, l'Illyria (Ilirija), Veglia (Velija), et Boccattaro (Bokatar). Malgré de nombreuses révoltes et tentatives de libération durant les XIXème et XXième siècles, les Arovaques, trop faibles numériquement, ne parviendront pas à recouvrer leur indépendance et passeront sous l'orbite de la Ligue de Lébira (Nazalie et Alilée) qui profitera du déclin rumagnolo pour arracher l'Arovaquie à l'Empire. C'est pendant cette période que l'italicisation du territoire est passée à la vitesse supérieure ; les Arovaques se voyant interdits de parler leur propre langue à la fin du XXième siècle. "Toute velléité de résistance a systématiquement été réprimée dans le sang", narre Dragomir Bandić, qui a fait partie des fondateurs du Mouvement de la Lička.

Aujourd'hui, et malgré la nomination d'un premier-ministre issu de la branche "modérée" de ce collectif (Aldo Staffieri), les vieilles habitudes ont la tête dure et la vie politique reste bouclée par des Italiques. Une situation qui devrait toutefois changer après les élections législatives de janvier, qui préfigureront la convocation d'une Assemblée constituante, durant lesquelles les ličkistes pourraient tirer leur épingle-du-jeu et tourner définitivement la page de l'occupation italique. Pour autant, la majorité des Arovaques ne souhaite pas se détacher complètement de l'Alilée et la "République-Unie" pourrait représenter un compromis acceptable si les particularités de chacun étaient respectées - et surtout si l'Arovaquie conservait une grande autonomie dans le cadre d'un régime fédéral. Cette solution est également soutenue par une grande partie des descendants des colons italiques (qui représentent environ 39% de la population contre 54% pour les yougoslaves), qui se méfient toutefois du radicalisme de certains ličkistes et qui craignent, pour la plupart, de devenir des étrangers dans le pays qui les a vu naître si aucun compromis n'était trouvé entre l'Alilée et l'Arovaquie concernant leur Constitution et la forme que revêtirait leur nouvel Etat qui, pour perdurer, devrait forcément être binational.

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06. Siječanj 2041

Législatives : le Mouvement de la Lička arrive en tête !

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Le nouveau leader du mouvement, Milan Borojević, pourrait bien devenir le premier président de la République d'Arovaquie, en février prochain
██████████████████████████ 26,2 ML - (nationalisme arovaque, "yougoslavisme", populisme)
█████████████████████████ 25,4 Glas - (libéral-conservatisme, nationalisme arovaque)
█████████████ 13,9% SDP/PS - (sociale-démocratie, unionisme)
████████████ 12,1% SKA/PCA - (communisme, unionisme)
█████████ 8,4% APA - (libéral-conservatisme, nationalisme italique)
███████ 6,7% FdL - (libéralisme, nationalisme italique)
██████ 5,2% ANI - (ultra-droite italique, ultra-conservtatisme, anti-slavisme)
███ 2,6% FdV - (écologisme, capitalisme "vert", libertarianisme)
Scènes de liesse à Dovernik (Dovernico), mais aussi à Surska (Suresisca), Bragopol (Bragopola) ou encore Kamensk (Camenisco), à l'annonce des résultats des premières élections législatives libres de l'histoire de l'Arovaquie. Majorité silencieuse pendant des décennies - voire des siècles -, les Arovaques yougoslaves ont fait bruyamment retentir leur joie à travers le pays, drapeau bleu-blanc-rouge à la main et Lijepa naša domovino ("Notre belle patrie" - chant patriotique arovaque) aux lèvres. Et pour cause, le scrutin a vu le triomphe des partis "pro-slaves" : l'inénarrable Mouvement de la Lička (né il y a seulement quatre ans), tout d'abord, et l'historique Građansko-liberalni savez (abrégé "Glas", qui signifie aussi "voix" en croate) qui devraient tous deux obtenir la majorité à l'Arovatski Sabor/Parlamento dell'Arovachia (Parlement d'Arovaquie) avec, respectivement, 26,2% et 25,4% des voix. Milan Borojević, président du Mouvement de la Lička depuis octobre 2041, n'a pas manqué de se féliciter de ce succès sur Zibbibo et a d'ores-et-déjà offert à Glas de gouverner côte-à-côte au sein d'une coalition visant à "rendre l'Arovaquie aux Arovaques" - une formule qui a fait polémique auprès des internautes italiques. Amers, ces derniers ont notamment qualifié le scrutin de "farce" et ont caricaturé Borojević en "petit Ursachi".

Un énervement qui peut s'expliquer par les mauvais scores enregistrés par les partis italiques qui, à eux tous (Alleanza per l'Arovachia, Federazione dei Liberali et Alleanza nazionale italica), n'ont convaincu que 20,3% d'électeurs. Au milieu de ces deux "extrêmes" - nationalistes arovaques et nationalistes italiques - se trouvent les différents partis dits "unionistes", dont le nom est bilingue (SDP/PS, SKA/PCA), qui ont reçu le soutien de 26,6% des électeurs. Au niveau territorial, on peut observer que les voix récoltées par les nationalistes arovaques proviennent surtout des campagnes, à l'intérieur des terres, où les italiques sont très peu présents. A l'inverse, les nationalistes italiques ont eu beaucoup de succès sur la côte où ils sont, pour beaucoup, implantés depuis des siècles. Quant aux unionistes, ceux-ci sont arrivés premiers dans de nombreuses grandes villes (dont la capitale, Surska/Suresisca), où un plus grand brassage culturel existe entre italiques et yougoslaves - nombre d'entre eux se déclarant "métis".

Forts de ce constat, les observateurs ont jugé le scrutin "plus communautariste que politique". En effet, le seul parti entièrement politisé et n'ayant pas intégré les questions ethniques à son programme, la Federazione dei Verdi, d'obédience écologiste et libertarienne, n'a été crédité que de 2,6% des voix. Cette "ethnicisation" du spectre politique arovaque ne manque pas d'inquiéter en Arovaquie, mais aussi en Alilée où l'on craint que l'unité de la République-Unie se retrouve fragilisée par les revendications des nationalistes arovaques du Mouvement de la Lička et de Glas. Proposant tous deux un programme axé sur le "retour aux racines yougoslaves" de l'Arovaquie, il ne fait nul doute qu'ils négocieront de manière serrée avec le futur Parlement aliléen, avec lequel ils devront nommer l'assemblée constituante chargée de rédiger la Constitution aliléo-arovaque. Milan Borojević ne fait, à ce sujet, pas fait mystère de ses intentions et a martelé tout au long de sa campagne qu'il exigerait que la République-Unie soit confédérale pour "garantir la souveraineté du peuple arovaque yougoslave sur ses terres".

En Alilée, qui votera la semaine prochaine pour élire démocratiquement ses représentants, cette position - que certains politiciens qualifient "d'ultimatum déguisé" - fait débat. Ancien cœur industriel de la Ligue de Lébira, l'Arovaquie pèse beaucoup plus lourd que sa sœur insulaire dans le PIB de la jeune République-Unie, à hauteur de 73% contre 27% selon les économistes. Il est donc sûr et certain que Miliameni devra faire le dos rond face à Milan Borojević, qui pourrait devenir l'homme fort de l'Arovaquie dans les mois à venir. Ce dernier a annoncé qu'il demanderait au Sabor/Parlamento l'élection d'une assemblée constituante "plurielle", chargée d'écrire une Constitution pour l'Arovaquie, mettant Miliameni devant le fait accompli et envoyant par la même un message on ne peut plus clair : l'Arovaquie yougoslave est aujourd'hui libre et souveraine, et le sera au sein de la République-Unie ou non.

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06. Febbraio 2042

Milan Borojević et Vittorio Andreotti trouvent un accord à San Stefano

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Sous la médiation de Petru Ursachi, les numéros un d'Arovaquie (photo) et d'Alilée se sont rencontrés pour écrire le futur de la République-Unie

C'est sous un doux soleil hivernal que les chefs des gouvernements provisoires d'Alilée et d'Arovaquie se sont rencontrés, à la station balnéaire de San Stefano, sur le littoral arovaque. Ce, sous l’œil attentif de toutes les caméras de la République-Unie d'Alilée et d'Arovaquie ainsi que de Petru Ursachi, le président de la République de Valdaquie chargé de défendre la souveraineté aliléo-arovaque et d'arbitrer les négociations entre Milan Borojević et Vittorio Andreotti. Hommes forts de leurs Etats respectifs, les deux grands vainqueurs des législatives locales partaient du mauvais pied : libéral bon teint et partisan d'une union étroite entre l'Alilée et l'Arovaquie, Vittorio Andreotti s'est heurté d'entrée-de-jeu au populisme de Milan Borojević, fervent défenseur de l'indépendance arovaque et avocat des autochtones yougoslaves face aux "colons" italiques originaires de Rumagnola qui représentent 39% de la population du pays. Homme de poigne et grand admirateur de Petru Ursachi, Milan Borojević a plaidé dès le début pour une République-Unie confédérale, unissant l'Alilée et l'Arovaquie seulement dans les thématiques diplomatiques, financières et militaires.

La tension était palpable, donc, à l'ouverture de cette rencontre au sommet. En maître de maison, c'est Milan Borojević qui a accueilli chaleureusement Petru Ursachi - arrivé en premier - avant de gratifier Vittorio Andreotti - en retard de quelques minutes - d'une poignée de main peu amicale. Après avoir pris quelques photos, les trois hommes se sont engouffrés à l'intérieur du Palazzo della Vedova (littéralement : "Palais de la veuve") avec leurs équipes pour n'en ressortir que six heures plus tard, à dix-huit heures, apparemment satisfaits. Au cours d'une conférence de presse conjointe, Milan Borojević a salué des "discussions franches", qui ont accouché sur un accord "favorable à l'ensemble des parties". Celui-ci devrait poser un premier cadre à la future Constitution de la République-Unie d'Alilée-Arovaquie dont la rédaction devrait être finalisée autour du 21 février, afin de laisser le temps à l'assemblée constituante binationale (déjà désignée) de se mettre au travail. Cette issue, contre toute attente, a rassuré les marchés financiers, qui ont terminé la journée en hausse, et soulagé nombre d'Aliléens qui craignaient qu'aucun compromis ne soit trouvé et que la République-Unie meure prématurément.

Néanmoins, Vittorio Andreotti a dû payer le prix fort pour sauver l'unité, comme en témoignent les premiers extraits publiés des accords de San Stefano. Ceux-ci sous-tendent que le chef du gouvernement aliléen a été contraint de faire le dos rond devant Milan Borojević... à plusieurs reprises. Ainsi, la République-Unie d'Alilée-Arovaquie prendra les attributs d'une confédération, laissant une marge de manoeuvre significative aux autorités locales des deux Etats qu'elle rassemble. En outre, le pouvoir central sera éclaté entre la future République Alilée (qui accueillera les institutions politiques et judiciaires du nouvel Etat) et la future République d'Arovaquie (qui obtient les institutions financières et militaires) - qui existent déjà dans les faits. Une manœuvre visant à compliquer la tâche du pouvoir central pour certains. Enfin, le troisième point à retenir concerne le Parlement aliléo-arovaque, où l'Arovaquie bénéficiera d'une meilleure représentation du fait de son poids démographique. Quant à la Valdaquie, elle devrait régulariser son statut de "protecteur" de l'Alilée-Arovaquie après l'adoption de la Constitution.

Cette capitulation de la part de l'éventuel futur président de la République d'Alilée a suscité une vague d'indignation à Miliameni, où l'opposition a critiqué la "mollesse" de Vittorio Andreotti tout en dénonçant le "chantage" de Milan Borojević, qui se serait exercé avec la complicité des Valdaques. Celui-ci, d'ailleurs, est reparti grandement renforcé de San Stefano, où toutes ses revendications ont été acceptées. Mais tout reste encore à faire et pas sûr que les rédacteurs de la Constitution suivent à la lettre les accords de San Stefano. Ce qui est néanmoins certain, c'est que Milan Borojević risque d'avoir les mains totalement libres pour mener sa politique promise de "re-slavisation" de l'Arovaquie, à la condition d'être élu à la présidence de la République.

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