Presse - Stampa d'Alileia

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Alexei
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21. Giugno 2041

La traque d'Isaako Jesaja s'organise

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Son bras-droit, Luciano Fucarini, a été arrêté hier dans la petite ville de Calafiore

L'étau se resserre sur la mafia aliléenne et ses chefs. Pourtant combattu sans relâche par la Ligue de Lébira pendant des années, le crime organisé est finalement devenu son plus fidèle allié lors de l'éclatement de la Guerre de Cérulée - le cynisme de Cartagina étant apparemment sans limite quand ses intérêts économiques et financiers sont en jeu. A ce dessein, la Ligue d'Apamée est allée jusqu'à remettre (symboliquement) les clefs de notre île au redoutable Isaako Jesaja, lequel s'est vu remettre le titre d'"exarque" (équivalent de gouverneur) par Héraclée. C'était sans compter sur le parcours singulier, et maculé de sang, de ce triste personnage réputé pour son caractère impitoyable et sa cruauté envers aussi bien ses ennemis que de parfaits innocents. Une promotion qui a, logiquement, suscité l'indignation des Aliléens en plus de constituer un témoignage sans équivoque de la décadence inexorable de Cartagina avant sa chute quelques semaines plus tard. Au final, l'"exarque" Isaako Jesaja n'aura pas été aussi bon chef de guerre que chef de clan, et il sera contraint de fuir dans l'arrière-pays à peine les premiers coups de feu tirés.

Depuis cette date, Isaako Jesaja reste introuvable. Si les troupes valdaques ont déclaré avoir sécurisé la totalité de notre île, une cinquantaine de villages perdus au fin fond de la campagne n'ont pas été explorés et pourraient constituer autant de cachettes possibles pour le capo di tutti et ses derniers fidèles. L'un d'eux, et non des moindres, a cependant été interpellé par hasard à Calafiore (dans le nord) par une patrouille de Carabinieri (gendarmes) : Luciano Fucarini, son bras-droit, visé lui aussi par plusieurs mandats d'arrêt. Ce dernier a effectivement été placé en état d'arrestation suite à un simple contrôle routier, où trois cartes électroniques de rationnement ont été découvertes dans ses poches. Une fois son identité découverte et authentifiée, Luciano Fucarini a été emmené à Miliameni pour interrogatoire. Le colonel Francesco Armone, chef des Carabinieri, a salué "une avancée majeure dans la guerre contre le crime" livrée par les nouvelles autorités aliléennes et s'est dit "optimiste" quant aux informations capitales que Luciano Fucarini pourrait dévoiler sur ses chefs. "Jesaja ne pourra se cacher indéfiniment. Nous finirons par le coincer et nous le punirons enfin pour ses crimes", a promis Francesco Armone, qui a fait de la lutte contre la mafia son cheval de bataille.

Et cela se ressent sur le terrain, où les Carabinieri écument les campagnes - en compagnie de soldats valdaques pour assurer leur sécurité - à la recherche d'Isaako Jesaja ou de ses lieutenants. Cette chasse à l'homme a déjà conduit les enquêteurs à plusieurs anciennes planques utilisées par le criminel, qui ne resterait pas plus de vingt-quatre heures au même endroit. Insaisissable, il a échappé in extremis à une tentative d'arrestation une semaine auparavant près de Sant'Eutimio, où quatre de ses gardes du corps ont été abattus par les forces de sécurité. La population s'est vue également assignée un rôle majeur dans cette traque, et des signalements quotidiens orientent les enquêteurs sur des pistes aussi prometteuses que farfelues, influencées par des rumeurs souvent folles - les dernières en date voulant qu'Isaako Jesaja soit parti au Shnieretz ou qu'il prépare une contre-attaque avec l'aide des Ölanais. L'arrestation de Luciano Fucarini devrait changer définitivement la donne et permettre à l'Alilée de tourner définitivement la sombre page lébirienne de son histoire.

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27. Luglio 2041

L'extrême-gauche manifeste contre la venue de Petru Ursachi et Magnuss Løvenskiold à Miliameni

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Quelque 3 000 manifestants violents ont tenté de perturber cette rencontre entre les deux hommes forts de Dytolie

L'annonce de la nomination future d'un gouvernement provisoire n'a pas suffi à calmer les ardeurs d'une partie de la gauche, qui appelle quotidiennement à la fin de l'occupation valdaque et à la mise en place d'un régime communiste en Alilée où les consigli, inspirés des conseils westréens, fleurissent ces dernières semaines. Dopée par la bonne performance du PAD en Ennis et par l'essor du marxisme en Ölan ou au Gandhari, l'extrême-gauche aliléenne a tenu à faire acte de présence en ce 26 juillet, alors que Petru Ursachi (président de Valdaquie) et Magnuss Løvenskiold (président du Jernland) avaient choisi Miliameni pour se rencontrer et discuter de la collaboration future de leurs pays en Dytolie et en Cérulée. Non-déclarée et débutée seulement quelques heures avant l'arrivée des deux chefs d'Etat, la manifestation devait initialement se tenir devant l'hôtel de ville de Miliameni avant d'être repoussée par les Carabinieri dans un déploiement inédit, suggérant que l'administration était déjà au courant de la mobilisation. Celle-ci, à l'appel de certains syndicats et groupuscules d'extrême-gauche a rassemblé 3 000 personnes (masquées pour la plupart) selon la police, qui a constaté un grand nombre d'actes de violence et de dégradations ; une patrouille de l'Armée valdaque ayant même été prise à partie avant de se retirer dans une situation extrêmement tendue.

Ce n'est qu'à grand renfort de gaz lacrymogène et de charges que les Carabinieri sont parvenus à disperser les protestataires qui se sont pâmés sur les réseaux sociaux d'avoir remporté une "grande victoire" contre les "impérialistes jernlando-valdaques", alors que Petru Ursachi et Magnuss Løvenskiold ont pu accéder à l'hôtel de ville de Miliameni sans encombre. De surcroît, la police a fait état de l'arrestation de 106 manifestants pour 28 Carabinieri blessés - un chiffre révélateur de la violence des protestataires anarchistes et communistes. Vittorio Andreotti, qui a été chargé de constituer un gouvernement provisoire aliléen (à l'instar d'Aldo Staffieri en Arovaquie), n'a pas manqué de dénoncer une "violence rare et préoccupante" dans un contexte où la paix sociale est en train d'être restaurée. D'autres, parmi les milieux politiques de droite, ont dénoncé une "ultime manoeuvre du SFL (services secrets lébiriens, ndlr.) visant à déstabiliser l'Alilée nouvellement indépendante". Petru Ursachi, interrogé par la presse après sa rencontre avec Magnuss Løvenskiold, a quant à lui ironisé sur "l'effet qu'il fait encore aux milieux d'extrême-gauche". Les organisateurs de la manifestation, quant à eux, ont promis sur les réseaux sociaux qu'ils "n'avaient pas dit leur dernier mot".

Mais cette mobilisation "surprise" et de grande ampleur a surtout eu pour conséquence de passer sous silence l'entrevue entre les deux chefs d'Etat dytoliens, pourtant capitale pour l'avenir de l'Alilée. Vittorio Andreotti, qui a été convié aux discussions en tant que premier-ministre du futur gouvernement provisoire, a salué des "mesures fortes" dans les domaines économique et sécuritaire. En effet, si la presse internationale a surtout retenu le déploiement de nouvelles troupes aéronavales jernlanders dans le cadre du projet RADAR (qui vise à créer un bouclier antimissile en Dytolie du sud et en Cérulée), il faut aussi noter la promesse des deux présidents d'augmenter leurs investissements en Alilée dans le but de faire repartir l'économie. "Plusieurs entreprises jernlanders, comme Altek, sont prêtes à s'installer sur notre île. Tandis que la Valdaquie a accepté de revoir à la hausse son aide financière", s'est félicité Vittorio Andreotti qui ne cache pas son ambition de donner un rôle central à l'Alilée en Dytolie du sud et en Cérulée.

Le premier-ministre, avocat de profession et membre d'aucun parti politique avant et après son arrivée au pouvoir, a enfin fait part de sa volonté de se mettre au travail "le plus vite possible". Ancien "parent pauvre" de la Ligue de Lébira (avec un PIB relativement faible), l'Alilée compte bien reprendre ses lettres de noblesse et profiter au maximum de sa position géographique, au cœur de la Cérulée et entre l'Algarbe, la Marquésie et la Dytolie. Une force qui est aussi une faiblesse Vittorio Andreotti reconnaît volontiers. Peu peuplée et dépourvue d'une réelle tradition guerrière, l'Alilée a été longtemps soumise aux appétits des puissances qui l'entourent. Il est donc tout à fait logique que la sécurité nationale soit l'une (sinon la) priorité du futur gouvernement provisoire, qui craint plus que tout que la Nazalie toute proche finisse par se relever et qu'elle fasse part de nouvelles prétentions sur l'île. Si ce scénario est peu probable à court terme, le soutien valdaco-jernlander à l'indépendance aliléenne tend à le rendre impossible sur le long terme.

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21. Dicembre 2041

URGENT : forte explosion à Miliameni, au moins une cinquantaine de blessés

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Selon la police, la mafia serait à l'origine de ce sanglant attentat au cœur de la capitale aliléenne, déjà meurtrie par les combats du printemps dernier

Ce matin, aux alentours de onze heures trente et alors que de nombreux Aliléens s'attelaient à faire leurs courses de Noël dans le centre-ville de Miliameni, une énorme explosion a retenti à seulement deux rues du Palazzo Valguarnera-Gangi (siège du gouvernement provisoire, ndlr.) faisant, d'après les sources de la Protezione civile (Protection civile, ndlr.), au moins vingt-trois morts confirmés et une cinquantaine de blessés. Toujours selon elle, la moitié de ces victimes sont des femmes, souvent mères aux foyers, et des enfants - au moins une dizaine - tandis que le reste sont essentiellement des fonctionnaires sortant du travail. "Je pensais qu'on en aurait fini avec ce genre d'horreurs après la guerre", déplore Salvatore, sapeur-pompier, la gorge nouée. D'une puissance extrême, l'explosion serait le fait d'une voiture piégée, stationnée dans la strada (rue) Giuseppe Garibaldi depuis sept heures du matin, vraisemblablement remplie de plusieurs kilogrammes de C-4, un explosif d'origine militaire. La déflagration a provoqué l'effondrement de plusieurs immeubles adjacents (déjà fragilisés par les combats) qui ont enseveli la rue de leurs gravats, emprisonnant les victimes et rendant le travail des pompiers et des secouristes encore plus difficile.

Ceux-ci ont dû avoir recours à des caméras thermiques et à des chiens pour trouver et extraire les victimes des décombres. Une scène apocalyptique, rouvrant la cicatrice douloureuse de la Guerre de Cérulée : "qui pourrait faire une chose pareille ?", questionne Gianna, une mère de famille sortie miraculeusement indemne de l'explosion. Comme toujours, les utilisateurs de Zibbibo (ex-réseau social lébirien toujours en activité) se sont emparés de l'affaire et ont tenté d'y apporter une réponse : "c'est le SFL (services secrets lébiriens, ndlr.) !", assure Roberto, "non, ce sont les Arabes !", rétorque Giovanni, faisant écho à une théorie du complot voulant que les pays de la LIM souhaitent recréer l'Emirat d'Alilée (qui a existé du IXème au XIème siècle) au lendemain du début du Ramadan. Pour les autorités, toutefois, le coupable est tout trouvé : Isaako Jesaja, Capo di tutti de la pègre aliléenne actuellement en fuite. Le colonel Francesco Armone, chef des Carabinieri (équivalent de la gendarmerie) et ennemi juré du parrain, a déclaré être en possession de "preuves solides" démontrant l'implication de la mafia dans cet attentat - le plus meurtrier de l'histoire de l'Alilée.

"Isaako Jesaja est fini, et quand la Mafia est complètement acculée, elle se réfugie dans le terrorisme", explique Francesco Armone, qui rappelle que la pègre aliléenne n'en est pas à son coup d'essai en la matière. En effet, les campagnes anti-mafia menées précédemment par la Ligue de Lébira se sont également heurtées à une vive résistance et de nombreux policiers et magistrats y ont perdu la vie ces dernières décennies. Cependant, pour Francesco Armone, les autorités et la Justice ne doivent, cette fois-ci, pas se laisser impressionner et "rendre coup pour coup". "Nous touchons au but : les perquisitions et arrestations se sont multipliées ces derniers mois, ce n'est qu'une question de semaines avant que nous mettions la main sur Isaako Jesaja", a-t-il assuré. Malgré cette "victoire" annoncée, l'attentat du 21 décembre risque d'être lourd de conséquence à un mois des élections législatives et alors que l'Alilée-Arovaquie co-organisera la Coupe du monde de football de 2041. "Le futur gouvernement devra être intraitable avec le crime organisé et surtout être en mesure d'assurer la sécurité des Aliléens ainsi que celle des milliers de supporters qui viendront en juin", estime le politologue Gandolfo Marella. Pour cela, l'Alilée devra sans doute faire appel à des Etats et des entreprises étrangères qui, en plus de l'aider à retrouver sa sécurité, devront l'aider à se reconstruire économiquement parlant. Une double-mission que la République de Valdaquie, par la voix de son consul à Miliameni, s'est d'ores-et-déjà dite prête à accomplir aux côtés du premier président de la République aliléen, qui sera démocratiquement élu en février.

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01. Gennaio 2041

URGENT : l'Armée valdaque annonce avoir éliminé Isaako Jesaja

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Le parrain de la mafia en fuite aurait été abattu par un hélicoptère IAR-400 "Dementor" près de la localité de San Marzio, à proximité du volcan Cataneo

C'est Noël après l'heure pour les Aliléens. A l'occasion d'une conférence de presse exceptionnelle, Petru Căprărescu, consul de la République de Valdaquie en Alilée-Arovaquie, a annoncé l'élimination d'Isaako Jesaja, capo di tutti (parrain) de la mafia aliléenne et commanditaire présumé de l'attentat du 21 décembre, qui a fait 31 morts et une cinquantaine de blessés, au cours d'une opération menée par l'Armée valdaque et les autorités aliléennes. Pour rappel, Isaako Jesaja était en cavale depuis juin dernier, après que son bras-droit, Luciano Fucarini, et une dizaine de ses lieutenants, aient été interpellés par les Carabinieri dans un coup de filet inédit. Réputé insaisissable, Isaako Jesaja était déjà passé de nombreuses fois entre les mailles du filet lors d'opérations anti-mafia menées par la police lébirienne. Cette dernière, incapable d'assurer la sécurité en Alilée seule, avait finalement rallié l'envahisseur apaméen en février 2041, celui-là même qui a offert par la suite le titre d'"Exarque" à Isaako Jesaja, le propulsant de facto au rang gouverneur de l'île d'Alilée et le chargeant de sa défense contre les armées valdaque et ennissoise - le comble de l'ironie pour la police lébirienne. Au regard de ce parcours pour le moins singulier, Isaako Jesaja n'était plus considéré comme un "simple" criminel, mais bien comme un terroriste - encore plus suite à l'attentat du 21 décembre - et comme "l'ennemi public numéro un" par les nouvelles autorités aliléennes, mais aussi par la Valdaquie, qui s'est énormément investie dans sa traque.

Petru Căprărescu, qui représente la Valdaquie à Miliameni, a expliqué qu'Isaako Jesaja avait été localisé par triangulation GPS, sur la base de l'utilisation de son téléphone portable, et par certains témoignages anonymes. "Après une semaine de surveillance, nous étions certains d'avoir affaire à Isaako Jesaja", a-t-il poursuivi. Après avoir reçu le feu vert du premier-ministre Vittorio Andreotti, un hélicoptère de combat IAR-400 "Dementor" a décollé de la base aérienne valdaque "Imperator Nero", située à Ponte Nemesi, dans le but de neutraliser le "parrain terroriste". "Les reconnaissances de terrain ont révélé que la cible était retranchée, protégée par une demi-douzaine d'hommes et surtout bien armée [...] nous n'avons pas souhaité risquer inutilement des vies aliléennes ou valdaques", s'est justifié Petru Căprărescu. Le 31 décembre, aux alentours de 22 heures, le IAR-400 "Dementor" a tiré plusieurs roquettes sur la planque d'Isaako Jesaja (une petite maison de montagne près du volcan Cataneo), filmant l'entièreté de son intervention par optique nocturne - la vidéo a été envoyée à la presse et est aussi disponible sur le net. Peu après, la police a exploré les ruines et remis les restes de plusieurs personnes à la médecine légale, qui a formellement estimé que certains d'entre eux appartiennent à Isaako Jesaja : "malgré le piteux état des 'corps' récupérés, nous avons pu identifier Isaako Jesaja grâce à sa denture", ont-ils expliqué.

La nouvelle année commence donc d'une manière singulière pour l'Alilée. Si la mort d'Isaako Jesaja a été unanimement accueillie avec soulagement, celle-ci tourne définitivement la page de la Guerre de Cérulée et du passé lébirien en général. "La Ligue a passé dix ans à essayer de coincer Jesaja tandis que la Valdaquie n'aurait eu besoin que de quelques mois", ironise un Aliléen. Mais la méthode employée par Albarea, certes radicale, n'a pas fait que des émules : beaucoup ont crié à l'ingérence et nombre de magistrats auraient souhaité que le capo di tutti soit jugé. A quelques semaines des élections législatives - et présidentielles -, nombre de partis (surtout à gauche) ont annoncé qu'ils réclameraient l'indépendance "totale" de l'Alilée ainsi que le retrait des troupes valdaques s'ils arrivaient au pouvoir. D'autres (de la droite à une partie de l'extrême-droite) ont remercié la Valdaquie pour son aide qui, ils l'espèrent, sera également économique dans les mois à venir. "L'Alilée, mais aussi l'Arovaquie, affichent encore les stigmates de la crise lébirienne et de la guerre. Sans coup de pouce, nous ne nous en sortirons pas", a déclaré l'économiste Alfredo Rossi, candidat aux élections législatives à Filipiada pour le Raggrupamento Aliliano (Rassemblement aliléen).

Enfin, il ne fait nul doute que la question sécuritaire tiendra une place éminemment importante dans la campagne à venir, au même titre que l'avenir de l'économie aliléo-arovaque. Après avoir vu son produit intérieur brut divisé par deux, l'Alilée (mais aussi l'Arovaquie), qui constituait déjà la province la plus pauvre de la Ligue de Lébira, n'a tout simplement pas les moyens d'entretenir une force armée moderne et bien équipée, digne de faire respecter sa souveraineté en Cérulée. "L'Alilée est située au cœur de la Cérulée [...] par sa seule position géographique, elle fait l'objet de convoitises", assure l'expert en géopolitique Renzo Gallo, maître de conférence à l'Università degli studi di Palermo. Une réalité connue de tous et qui confirme le statut de protectorat valdaque de facto qui entoure l'Alilée. En effet, Petru Ursachi, dans une conférence de presse en décembre dernier, a réaffirmé le rôle essentiel des forces valdaques dans cette partie de la Cérulée - celles-ci devant garantir la stabilité de cette mer stratégique et protéger l'Alilée et l'Arovaquie de toutes les menaces dont elles pourraient faire l'objet. Ainsi, la première mission de la future assemblée démocratiquement élue sera d'établir un cadre légal sur cette situation de fait, et éventuellement de poser des bases pour la constitution d'une force d'autodéfense aliléo-arovaque, en complément des forces valdaques. Ensuite, la question du traitement des anciens officiers lébiro-apaméens (tels qu'Isaako Jesaja) devra être débattue.

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12. Gennaio 2041

Vittorio Andreotti ouvre la porte à un fédéralisme "extrêmement poussé"

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Le chef du gouvernement provisoire aliléen a vu son parti, Forza Alilea, arriver largement en tête aux élections législatives

A l'inverse de l'Arovaquie où les élections législatives furent riches en suspense, celles d'Alilée ont été une promenade de santé pour le parti du premier-ministre Vittorio Andreotti, Forza Alilea. En effet, la formation politique de centre-droit s'est vue créditée de 48,8% des suffrages à l'échelle de l'île, lui permettant de gouverner quasiment seule. Il faut dire que Forza Alilea a tout de suite profité de la chute de la Ligue de Lébira pour gagner du terrain : d'obédience libérale et progressiste, elle a séduit quasi-instantanément la plupart des représentants de la société civile - dont Vittorio Andreotti, avocat, en fait partie - et une proportion non-négligeable de la population. Défendant un programme d'union nationale tourné vers la relance de l'économie et le commerce international, Forza Alilea n'a pas rencontré d'opposition très sérieuse à l'exception de l'Unione cristiana (chrétien-conservateur, 22,1% des voix), de la Sinistra alileana ("Gauche aliléenne" - 15,1% des voix) et du Movimento sociale (extrême-droite, 9,3% des voix).

Victoire, oui, mais victoire en demi-teinte tout de même. Cela s'est particulièrement senti durant la fête qui a suivi l'annonce des résultats au QG de Forza Alilea, où la joie a finir par laisser place à l'incertitude. Outre le fait que l'Alilée sera une nation indépendante et souveraine pour la première fois de son histoire, les résultats des élections législatives en Arovaquie ont suscité l'inquiétude de beaucoup d'Aliléens, et la nouvelle majorité devra composer avec un Mouvement de la Lička pas forcément coopératif. En effet, le soir même de la victoire de son parti, Milan Borojević (anciennement Milano Boroievicio) avait appelé de ses vœux à une Arovaquie "quasi-indépendante", allant jusqu'à demander que la République-Unie prenne la forme d'une confédération pour garantir une souveraineté maximale aux Arovaques. Si cette prise de position a provoqué de vives réactions en Alilée, émanant de cadres de Forza Alilea et de Vittorio Andreotti lui-même, il semble que le ton du premier-ministre ait changé, et celui-ci s'est finalement déclaré favorable à un fédéralisme "extrêmement poussé".

Une prise de risque considérable - deux jours avant le scrutin - qui ressemble à s'y méprendre à une "capitulation" pour ses détracteurs du Movimento sociale et de la Sinistra alileana. Le premier s'est empressé d'attaquer l'"irresponsabilité" des propos du chef du gouvernement provisoire qui "livre sur un plateau les italiques aux yougoslaves", tandis que le second a rappelé les idées nationalistes, voire protochronistes, portées par le Mouvement de la Lička et ses alliés. Heureusement pour Vittorio Andreotti, cette prise de parole ne semble pas avoir changé l'issue du scrutin, ni entacher la victoire éclatante de son parti. Ses députés devront, vraisemblablement, effectuer un travail d'équilibriste au futur parlement national (ou fédéral ?) où il sera ballotté entre les ličkistes et les nationalistes italiques, qui réclament - et réclameront - une "protection" des latins d'Arovaquie.

En réalité, Vittorio Andreotti, qui gardera certainement sa place de chef de l'Etat, se retrouve devant le fait accompli : malgré sa richesse patrimoniale et son potentiel touristique, l'Alilée dépend en grande partie de l'Arovaquie en matières industrielle et financière. "La République-Unie pourrait bien devenir un cadeau empoisonné", résume avec pessimisme le politologue Gandolfo Marella, pour lequel l'indépendance aliléo-arovaque pourrait bien devenir un chemin de croix. "En plus des nationalistes arovaques, Vittorio Andreotti devra satisfaire les Valdaques - qui proposeront un plan de reconstruction à l'Alilée-Arovaquie dans les semaines à venir - mais aussi aux créanciers de l'ex-Ligue de Lébira, qui détiennent un peu plus de cent-cinquante milliards de dollars de sa dette extérieure et attendent les futures autorités de la République-Unie au tournant", rappelle le politologue. La tâche ne sera guère aisée, donc, pour Forza Alilea et Vittorio Andreotti qui pourrait, afin d'obtenir le salut de l'Alilée, se tourner vers le monde, en direction de la Rumagnola, principal pays italique du monde, voire l'Asdriche dont les valeurs libérales sont en adéquation avec celles du premier-ministre.

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[HRP : article volontairement antidaté dans le but de garder une cohérence temporelle dans le RP]

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25. Luglio 2043

Avec le chaos en Valdaquie, les Aliléens rêvent d'une vraie indépendance

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Les manifestations s'enchaînent sur toute l'île pour dénoncer la tutelle d'Albarea sur les affaires aliléennes

Habitués aux élections depuis l'époque de la Ligue de Lébira, les Aliléens ont logiquement suivi les présidentielles de novembre dernier en Valdaquie avec attention. Si les plus vieux ne voyaient pas d'inconvénient à ce que Petru Ursachi, dépeint comme le "libérateur de l'Alilée et de l'Arovaquie", soit réélu, les plus jeunes, eux, soutenaient bien volontiers le libéral Octavian Dita, plus souple et apparemment beaucoup moins autoritaire (voire "dictatorial") que le président sortant. Devant le refus de ce dernier d'admettre sa défaite, de nombreux Aliléens ont manifesté à Miliameni en solidarité avec les Valdaques, portant des messages de plus en plus véhéments à l'encontre du "Conducător" et se risquant même à provoquer les soldats est-dytoliens encore déployés sur l'île. La création d'un régime dit du "Consulat" en Valdaquie a achevé de radicaliser la plupart des manifestants qui, aujourd'hui, réclament le départ des troupes valdaques ainsi que jernlanders, réclamant de ce fait une indépendance "pleine et entière" pour leur île.

La classe politique s'en mêle
Restés muets pendant les premiers mois de la crise, les politiciens aliléens n'ont pas non plus trop tarder à prendre position. Ainsi, les ténors de la Sinistra alileana (arrivée troisième aux élections législatives de janvier 2041) se sont rangés du côté des manifestants, appelant le premier-ministre, Vittorio Andreotti, à condamner Petru Ursachi et à rompre tout lien avec son gouvernement à la mi-mai dernier. Dans la même veine, l'Unione cristiana (deuxième parti du pays) a menacé de présenter une motion de censure devant le Parlement si le premier-ministre "ne prenait pas ses responsabilités". Sous la pression de l'opposition, Vittorio Andreotti a fini par se fendre d'un communiqué, en juin, où il a appelé Petru Ursachi à "entendre la voix des Valdaques" et à convoquer de nouvelles élections en concertation avec tous les acteurs. Autre fait marquant : certains cadres de son propre parti, Forza Alilea - pourtant réputé "pro-valdaque" - ont battu le pavé aux côtés des manifestants au début du mois de juillet, promettant par la même occasion d'oeuvrer pour le retrait des troupes valdaques et jernlanders.

L'extrême-droite prend le parti d'Ursachi
Mais le rêve d'une indépendance totale ne semble pas partagé par tous. Paradoxalement, le parti nationaliste d'extrême-droite "Movimento sociale" (qui a recueilli moins de 10% des suffrages aux dernières élections) s'est opposé à tout retrait des troupes valdaques et jernlanders, appelant même Albarea à "intervenir" pour mettre fin à une "contestation de pacotille pilotée depuis la Rumagnola en vu d'annexer l'Alilée à son empire décadent". Prononcés par Cesare Grandi, le chef du parti, ces mots ont suscité une vive émotion au Parlement, où certains députés de gauche sont allés jusqu'à demander la dissolution du Movimento sociale, taxé de "collaborationnisme" avec l'occupant valdaque et accusé de vouloir "détruire la démocratie aliléenne". Calqué sur le Mișcarea Legionară (Mouvement légionnaire) valdaque, le Movimento sociale s'est très tôt démarqué par la violence de ses partisans ainsi que par son attrait pour l'ancien Empire romain dont, selon Cesare Grandi et ses camarades valdaques, Albarea serait l'héritière légitime. Pour autant, ses demandes sont restées lettre morte et les soldats valdaques semblent s'être cantonnés au rôle de spectateurs, du moins pour le moment.

Quid de l'Arovaquie ?
Milan Borojević, le premier-ministre arovaque, n'a cessé de réitérer son soutien à Petru Ursachi depuis novembre 2041. Plus royaliste que le roi, celui-ci a d'ailleurs officiellement condamné la "trahison" de Vittorio Andreotti et a rappelé qu'un traité liait encore l'Alilée, l'Arovaquie et la Valdaquie militairement pour "au moins" 98 ans. Tous les Arovaques ne partagent pas cette opinion et au moins 3 000 personnes ont manifesté à Suresisca en juin dernier pour réclamer le retrait des troupes valdaques du territoire arovaque, en plus du départ de Petru Ursachi. Apparemment toujours aussi désireux de marcher dans les pas du Conducător, Milan Borojević n'a pas manqué de disperser ces opposants à coups de matraque et de gaz lacrymogène. L'Alilée semble ainsi bien seule dans sa lutte pour l'indépendance, et tous espèrent ici que Petru Ursachi rendra le pouvoir au terme de son entrevue avec le Sénat, qui doit avoir lieu demain.

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02. Settembre 2043

Vittorio Andreotti souhaite un rapprochement avec la Rumagnola

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Le premier-ministre s'est également prononcé en faveur d'un retrait de toutes les troupes étrangères d'Alilée

Après que la Valdaquie se soit de nouveau enflammée suite à la publication d'une vidéo montrant les frères Tiberiu avouer supposément leur responsabilité dans l'assassinat de Petru Ursachi sur les réseaux sociaux, le gouvernement aliléen continue de prendre ses distances avec une Albarea apparemment au bord de la guerre civile. Paralysées depuis bientôt un an, les autorités valdaques ne semblent plus en mesure d'assurer la sécurité et le bien-être des citoyens devant lesquels elles sont censées répondre ; pire encore, la mauvaise santé économique de la puissance est-dytolienne ainsi que son recul sur la scène international ne peuvent qu'alimenter des doutes quant à sa capacité de protéger la souveraineté de l'Alilée et de l'Arovaquie. Fort de ce constat, Vittorio Andreotti a entendu faire un pas supplémentaire vers l'affranchissement de Miliameni vis-à-vis d'Albarea.

Vers une normalisation des relations avec la Rumagnola ?
C'est au cours d'une interview télévisée que Vittorio Andreotti a lâché l'information : lui et son administration seraient favorables à une prise de contact avec l'Empire rumagnol de Cattavenne. "Il est indéniable que tout nous rapproche : l'Histoire, la langue, la culture, la 'dolce vità'... nous ne pouvons plus continuer à nous ignorer car un Etat-tiers refuse d'entendre ces vérités", a expliqué le premier-ministre, un sourire malicieux aux lèvres. Celui-ci est même allé plus loin, se disant intéressé par l'établissement de relations diplomatiques mais aussi commerciales et même "sécuritaires". Sans surprise, ces paroles ont provoqué l'ire du Movimento sociale (extrême-droite) dont le principal ténor, Cesare Grandi, a dénoncé une "trahison inacceptable" tout en ne se privant pas de taxer Vittorio Andreotti de "grosse tarlouze" (Vittorio Andreotti est ouvertement homosexuel, ndlr.). Etrangement, Albarea n'a, de son côté pas (encore ?) réagi aux déclarations du premier-ministre. Il y a toutefois fort à parier qu'un rapprochement avec la Rumagnola, s'il venait à se concrétiser, ne serait probablement pas accueilli avec joie par les autorités valdaques... quelles qu'elles soient.

"Les troupes étrangères stationnées sur nos terres doivent rentrer à la maison"
Mais en plus d'ouvrir la porte à une normalisation des relations aliléo-romagnoles, Vittorio Andreotti a pris une position plus ferme quant au stationnement de troupes valdaques, mais aussi jernlanders, sur l'île d'Alilée. Déployées depuis la fin de la guerre de Cérulée tant en Alilée qu'en Arovaquie, celles-ci sont censées assurer la sécurité des territoires libérés de la tutelle lébirienne, qui n'ont pas les moyens de lever de véritable armée. Porté à 12 000 soldats en Alilée (contre 7 000 en Arovaquie), le contingent valdaque est entretenu à la fois par Albarea (à hauteur de 75%) et Miliameni (pour les 25 autres pourcents). Une situation jugée inacceptable par l'opposition et aujourd'hui par Vittorio Andreotti qui a déclaré, toujours durant sa dernière entrevue télévisée : "beaucoup d'Aliléens ont l'impression d'être sous occupation étrangère lorsqu'ils voient des soldats est-dytoliens et parfois nordiques, qui parlent à peine leur langue, se pavaner dans les rues, armés jusqu'aux dents. Je ne peux qu'être d'accord avec eux et je pense que cette présence militaire - excessive - n'a plus lieu d'être [...] personne ne nous menace, tout le monde nous aime !"

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Alexei
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Re: Presse - Stampa d'Alileia

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11. Settembre 2043

Aurelian Tiberiu arrêté à Miliameni

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Vittorio Andreotti a conditionné l'extradition du Primul Consul (c.f. photo) vers la Valdaquie à la renégociation du traité de Miliameni de 2041

La crise valdaque semble être entrée dans son épilogue depuis le 03 septembre dernier, qui a vu le remplacement du "Consulat" (aux mains du Sénat) par un "Gouvernement militaire d'Union nationale" au terme de violents combats à Albarea. Beaucoup plus stable en apparence - le poids de dizaines de milliers de soldats surarmés et surentraînés aidant... - cette administration provisoire est dirigée d'une main de fer par le général d'armée Traian Constantinescu, pourfendeur de la Ligue de Lébira et "libérateur" de l'Alilée et de l'Arovaquie, au prix d'un nombre incalculables de vies toutefois, qui semble déterminé à laisser son empreinte sur la nation latine orientale. Il s'avère néanmoins que le général a une épine dans le pied, et pas des moindres : l'Alilée. En effet, le premier-ministre Vittorio Andreotti ne fait désormais plus mystère de ses intentions de se détacher de la tutelle d'Albarea et de mener une politique étrangère indépendante. À ce dessein, le chef de l'exécutif s'est empressé de programmer un déplacement en Rumagnola pour la fin du mois de septembre. Désireux de faire jeu égal avec Albarea, Vittorio Andreotti a même suivi le mandat d'arrêt émis par le général Constantinescu contre Aurelian Tiberiu en ordonnant l'interpellation de son dernier... tout en demandant une renégociation du traité de Miliameni de 2041 en échange de l'extradition du Primul Consul.


Aurelian Tiberiu, le "joker" de Vittorio Andreotti

Réfugié en Alilée, où il s'était rendu pour rencontrer le premier-ministre, depuis le 03 septembre, Aurelian Tiberiu semblait bien décidé à mener la lutte jusqu'au bout contre l'armée valdaque, responsable de la mort de son frère Marius dans les combats pour la prise du Palatul Parlamentului. Alors qu'il se préparait à se rendre en Askazie pour obtenir le soutien de l'empereur Maksimilian, le meurtrier présumé de Petru Ursachi a été appréhendé par les Carabinieri à la demande de l'exécutif. Incarcéré sous haute surveillance à Filipiada - au nez et à la barbe des troupes valdaques - le Primul Consul est devenu, sans le savoir, une monnaie d'échange pour obtenir un allègement du traité de Miliameni, qui restreint considérablement l'autonomie de l'Alilée (et de l'Arovaquie) en matière de défense et de diplomatie. Vittorio Andreotti compte bien de se servir de cet atout et a signifié clairement à Albarea qu'il ne reculerait pas.


« Le traité de Miliameni a été signé par une autorité en position de faiblesse, encerclée par des milliers de soldats étrangers et désireuse de ne plus faire les frais des agissements de Cartagina. Maintenant que cette dernière est tombé et que le peuple aliléen a parlé, j'appelle Albarea à accepter l'ouverture de nouvelles discussions. L'Alilée est capable de faire ses propres choix tout en restant éternellement reconnaissante envers la Valdaquie. »
Vittorio Andreotti, premier-ministre d'Alilée


Plus encore, le chef de l'exécutif a appelé les Aliléens à continuer à manifester quotidiennement (et pacifiquement) tout en demandant à l'opposition (particulièrement celle de gauche, qui pourrait avoir des affinités avec les idées d'Aurelian Tiberiu) de le soutenir dans sa "lutte pour la liberté". Seul le Movimento sociale a fait retentir un son de cloche différent, dénonçant un "marchandage grotesque" et exigeant qu'Aurelian Tiberiu soit remis immédiatement aux forces armées valdaques stationnées sur l'île. Ces dernières se sont d'ailleurs faites de moins en moins visibles ces derniers jours, alors que de plus en plus d'Aliléens descendent dans la rue, pourraient avoir reçu l'ordre de se confiner dans leurs bases afin d'éviter la survenue d'incidents qui pourraient prendre des proportions dramatiques. En ligne, de nombreux internautes étrangers, particulièrement romagnoles, ont exprimé leur soutien à l'Alilée.


Quelle sera la réponse de Traian Constantinescu ?

Contactés hier par Vittorio Andreotti, "Scipio Lebirianus" et son administration n'ont pas encore réagi officiellement à l'arrestation d'Aurelian Tiberiu, et encore moins à la demande de renégociation du traité de Miliameni exprimée par le premier-ministre. Si ce dernier s'est dit "confiant", son entourage rapporte une certaine "fébrilité" au sommet de l'Etat. Et pour cause, le général Constantinescu est réputé pour ses méthodes expéditives, d'autant plus depuis la journée du 03 septembre et ses déclarations du 07 septembre. La présence de 12 000 soldats valdaques aux quatre coins de l'île ne contribue pas à rassurer les observateurs et les experts, qui estiment que le nouvel homme fort de Valdaquie pourrait très bien décider de résoudre le problème aliléen "par la force", et ce malgré la mobilisation de Cattavenne aux côtés de Miliameni.


« Il faut comprendre que l'Alilée possède une place essentielle dans la stratégie valdaque, bien plus que l'Arovaquie. Au coeur de la Cérulée, que les Valdaques considèrent comme leur zone d'influence "naturelle", notre île revêt un rôle capital pour Albarea, en temps de paix comme en temps de guerre. En plus de constituer une place commerciale majeure, l'Alilée est une base avancée de première importance pour l'armée valdaque, qui peut surveiller (ou même menacer) à loisir la Rumagnola, l'Algarbe ou même la Dytolie occidentale depuis. »
Massimo Vercelli, expert en relations internationales


Ainsi, et malgré le pessimisme des experts ainsi que de ses propres conseillers, Vittorio Andreotti veut y croire et espère que son coup de poker fonctionnera. Si c'est effectivement le cas, alors le premier-ministre aura remporté une victoire digne de celle de David contre Goliath face à la sixième puissance économique mondiale (et première puissance militaire). En revanche, si son plan échoue, il y a fort à parier que Vittorio Andreotti sera durement sanctionné par ses opposants, mais aussi par les Aliléens. Pire encore, la Valdaquie pourrait décider de "punir" l'Alilée, en y renforçant son assise et en décidant de lui retirer le peu d'autonomie qu'elle possède encore. Si feu Petru Ursachi pouvait parfois se montrer hésitant à l'international (dans le cas du détroit d'Egine, par exemple), il y a très peu de chances que Scipio Lebirianus se chauffe du même bois. In fine, ce sera lui qui aura le dernier mot, que Vittorio Andreotti le veuille ou non.

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Alexei
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Re: Presse - Stampa d'Alileia

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19. Settembre 2043

URGENT : plusieurs attaques en cours à Miliameni et Filipiada, le premier-ministre pris pour cible

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Aux alentours de midi, une importante fusillade a éclaté dans le centre-ville de Miliameni alors que le premier-ministre, Vittorio Andreotti, était venu y rencontrer des manifestants anti-valdaques. Les agresseurs, lourdement armés, ont pris pour cible le chef de l'exécutif qui serait actuellement dans un état grave. Quatre de ses gardes du corps, ainsi que son chef de cabinet, auraient été abattus tandis que deux policiers et huit civils ont été touchés et seraient entre la vie et la mort. Un assaillant aurait été également touché lors de la riposte policière qui a suivi tandis que les autres, estimés au nombre de cinq, seraient en fuite. L'intégralité de la capitale a été bouclée et les frontières ont été fermées. Certaines sources rapportent que les terroristes seraient proches du parti d'extrême-droite Movimento sociale et/ou de la Mafia. L'armée valdaque, appelée en renfort par les autorités, s'est déployée partout dans le pays pour participer à la traque des fugitifs. Les manifestants de la place Fontana Pretoria, où l'attentat s'est déroulé, ont tous quitté les lieux.

Mise à jour : Une autre fusillade a éclaté à Filipiada, vers treize heures, à proximité de la Carcere (prison) dell'Ucciardone où sont incarcérés plusieurs grands pontes de la Mafia aliléenne ainsi qu'Aurelian Tiberiu. Plusieurs explosions ainsi que de nombreux coups de feu ont retenti à l'intérieur du pénitencier. Le groupement antiterroriste de la Polizia, déployé à Miliameni, est attendu sur place dans les minutes à venir. Pour l'heure, le bilan total de ces deux attaques est inconnu, de même que l'état de Vittorio Andreotti qui a été transporté en urgence à l'hôpital Paolo Giaccone de Miliameni.

Plus d'informations à venir sur www.ilgiornale.al

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Re: Presse - Stampa d'Alileia

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30. Settembre 2043

Vittorio Andreotti est décédé

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Visé dans les attaques du 19 septembre dernier, le premier-ministre n'a finalement pas survécu à ses blessures

La nouvelle est tombée hier : après plus d'une semaine de lutte, le chef de l'exécutif s'en est allé, mortellement touché lors des attaques du 19 septembre dernier. Atteint par plusieurs balles de gros calibre au torse et dans la cuisse, le premier-ministre avait été transporté d'urgence à l'hôpital Marcelo Catania de Miliameni, aux côtés de huit civils et deux policiers. Spontanément, des centaines d'Aliléens se sont rassemblés devant l'hôpital Marcelo Catania pour rendre hommage au premier chef d'Etat de l'Alilée indépendante, tandis que les messages de soutien à la famille de ce dernier, mais aussi des autres victimes, ont afflué sur Zibbibo, témoignant de l'émotion qui s'est emparée des habitants de l'île. À l'extérieur, les ambassadeurs valdaque, jernlander ou encore romagnole ont adressé leurs condoléances aux proches du premier-ministre, espérant que ses assassins seraient retrouvés et "punis à la hauteur de leur acte". Lorenzo Giacomoni, le vice-premier ministre a décrété trois jours de deuil national et a annoncé que la date des élections législatives serait avancée en vue de favoriser une "transition rapide et démocratique".


La Mafia serait à l'origine des attaques du 19 septembre

Au même moment, le ministère de l'Intérieur a rendu public une opération "coup de filet" visant onze individus supposément liés à la mort du premier-ministre et de cinq autres personnes lors des attaques du 19 septembre dernier. Si leur identité n'a pas encore été formellement dévoilée, plusieurs sources concordantes indiquent que les prévenus seraient proches de la Mafia, régulièrement prise pour cible par le gouvernement. Menée aux quatre coins de l'île, cette vague d'arrestations a été menée avec le soutien d'enquêteurs valdaques, eux aussi très impliqués dans la lutte contre le crime organisé. Le ministère de l'Intérieur, en concertation avec le ministère de la Justice, a annoncé que les prévenus feront l'objet d'une procédure "accélérée" tandis que des armes de guerre de facture lébirienne ont été retrouvées chez eux lors des perquisitions qui ont suivi leur interpellation.


« Des preuves accablantes pèsent sur les onze prévenus, qui sont tous plus ou moins liés à feu Isaako Jesaja, le parrain de la Mafia réputé pour ses méthodes terroristes et pour son alliance avec la Ligue de Lébira pendant la Guerre de Cérulée. Bien qu'il ait été neutralisé il y a maintenant deux ans, certains de ses congénères courent toujours et tentent de rebâtir son empire par la violence. »
Antonio De Sanctis, ministre de l'Intérieur d'Alilée


Malgré le ton catégorique du "premier flic d'Alilée", ainsi que les nombreuses preuves qui viennent étayer sa thèse, des zones d'ombre subsistent : la dépouille du terroriste abattu sur la place Fontana Pretoria a été, par exemple, emmenée "par inadvertance" (sic.) au crématorium de Miliameni au lieu d'être livrée au médecin légiste qui aurait dû l'identifier. Par ailleurs, au moins cinq des onze personnes interpellées possèderaient un alibi pour la journée fatidique du 19 septembre, selon leurs avocats. Ces faits, pour le moins surprenants, viennent renforcer la croyance, majoritairement partagée sur internet, selon laquelle les vrais responsables de la mort du premier-ministre sont toujours dans la nature et que les autorités font porter le chapeau à la Mafia. Certains internautes estiment même que Vittorio Andreotti, qui souhaitait renégocier le traité de Miliameni avec la Valdaquie, a fait l'objet d'un complot orchestré par les services secrets valdaques et le Movimento sociale, proche d'Albarea. Ces Zibbibeurs se sont d'ailleurs rassemblés sous un nouveau hashtag : "#VeritàPerVittorio".


Aurelian Tiberiu s'est évadé de la prison dell'Ucciardone

Si l'attentat de Miliameni contre le premier-ministre a retenu l'attention de la majorité du pays, celui de Filipiada, qui s'est déroulé quelques minutes plus tard, est pourtant tout aussi marquant (et mystérieux), d'autant plus qu'il a permis l'évasion de plusieurs détenus de la prison de haute sécurité dell'Ucciardone, dans laquelle sont incarcérés la plupart des grands pontes de la Mafia aliléenne, d'anciens fonctionnaires lébiriens, et, plus récemment, Aurelian Tiberiu. Ce dernier, visé par un mandat d'arrêt international émis par le tribunal militaire d'Albarea, fait partie des dix-huit prisonniers qui ont pu s'échapper à la faveur de l'attaque contre le pénitencier, qui a fait une trentaine de victimes (dont quatre morts) parmi les gardiens et les détenus. Si quinze des dix-huit fugitifs ont été rapidement retrouvés par la police, l'ancien Primul Consul semble s'être volatilisé dans la nature, alimentant, là encore, de nombreuses suspicions :


« Il apparaît clair que les attaques du 19 septembre profitent à la Valdaquie. En effet, avec le décès de Vittorio Andreotti, Albarea perd l'un de ses plus féroces détracteurs en Alilée et peut continuer à justifier sa présence sur notre île par la menace supposée que représente la Mafia. Enfin, je ne serais pas surprise, qu'aujourd'hui, Aurelian Tiberiu soit mort, ou torturé dans une prison miteuse dans son pays d'origine. »
Laura Barbero, députée de la Sinistra alileana


Ces allégations, qui prennent la forme de véritables accusations, ont été battues en brèche par la représentation diplomatique valdaque en Alilée, qui a rappelé le rôle d'Albarea dans l'indépendance aliléenne ainsi que dans la lutte contre le "terrorisme mafieux", tout en martelant que tout était mis en oeuvre pour retrouver Aurelian Tiberiu et les deux autres fugitifs d'Ucciardone en coopération avec les autorités aliléennes. Marcus Sănătescu, l'ambassadeur valdaque à Miliameni, a par ailleurs annoncé qu'il déposerait une plainte pour diffamation à l'encontre Laura Barbero, dont les accusations participeraient à alimenter "une tension qui n'a pas lieu d'être" entre les deux pays. La députée de gauche n'est toutefois pas la seule à se poser des questions sur les véritables tenants et aboutissants des attaques du 19 septembre et d'autres personnalités politiques ont promis de "poursuivre le combat pour la liberté" engagé par Vittorio Andreotti.

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