Informations (médias rajans / daharans)

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Vladimir Ivanov
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Message par Vladimir Ivanov »

15 août 2040
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Socialisme islamique : l'antichambre du touranisme


Nous sommes devant un fait accompli au Nord : la montée de ce qu'ils appellent le "socialisme islamique".
Cette philosophie, ou plutôt idéologie, d'après sa théorisation successivement par Arif Klevleev, Sultan-Galiev et Ali Shariati, se revendique fondamentalement de l'anti-impérialisme. Une notion vague, en trompe l’œil, qui n'est autre en réalité, nous le verrons, qu'une forme dissimulée d'ultra-nationalisme "nordiste", davantage offensif que défensif.

Mêlant islam et marxisme, le socialisme-islamique se prétend ouvert à tous les musulmans, et donc hostile à toute ethnicisation idéologique. Universaliste, internationaliste, soucieux de justice et d'égalité (égale soumission devant Dieu ou le Peuple pour l'un ou l'autre), les convergences entre cette religion et cette idéologie sont objectivement, nombreux. Leur opposition commune à l'Occident et au capitalisme, se traduisant par l'usage du mot magique "anti-impérialisme".

Mais cet anti-impérialisme n'est rien d'autre qu'un pan-nationalisme qui ne dit pas son nom, dans sa réaction défensive (puis... inévitablement, offensive) contre un autre nationalisme. Ici en l’occurrence, l'Orient contre l'Occident.
Le fait est que les tenants de cette philosophie, surtout au Karmalistan, ont cette fâcheuse tendance à séparer l'Humanité en "mondes", ou "civilisations" : l'occidental, l'oriental (ventélien), l'arabo-berbère, le noir, le turc-osmanli, l'indo-iranien, et... le touranien. Ce dernier recevant ses insidieuses faveurs.

A leur tour rassemblés en "super-monde", trois, parmi eux, sont particulièrement honnis par les Touraniens :
_ l'indo-européen (mondes occidentaux, dytolien et conquêtes en Olgarie, céruléen, mais aussi iranien et janubien),
_ le chamito-sémite (mondes arabe, berbère, juif - hors khazars - et nord-algarbien)
_ l'est-asiatique (mondes ventéliens et néchinésiens)

A ceux-ci s'ajoutent bien-sûr les "faux turcs", les osmanli anatoliens, considérés par les touraniens du Karmalistan comme des turcs à la fois arabisés et occidentalisés, "pervertis par le céruléisme".

La composante « ethniciste » de cette idéologie se manifeste dans leur conception d'une Humanité séparée voilà 10 000 ans, en mondes nomade et sédentaire. Le nomade serait le syir et le turcique oriental (le turc anatolien / osmanli « métissé » avec les helleno-céruléens, est considéré comme un traître). Une vision racialiste ou culturaliste du monde fondamentalement basée sur la dichotomie nomade - sédentaire. Certains mondes, seraient impurs, en raison de leur mode de vie débauché et égoïste dans l'opulente vénalité urbaine ou les propriétés foncières agricoles en zone rurale "enclosée" (clôturée), d'autres seraient purs, altruistes et égalitaires, dans l'ascétisme pastoral où la terre appartient à tous.

Se réclamant islamique il flirte avec l'athéisme marxiste. Se réclamant musulman il rejette tous ceux qui ne sont pas Turciques (Arabes, Perses...). Se réclamant universaliste, il cultive le nationalisme touranien. Ces contradictions ne révèlent donc pas une incohérence absurde, mais bien au contraire un message caché, un dessein inavoué : ni vraiment musulman, ni vraiment marxiste, ni-même vraiment touranien, peut-être un peu des trois mais surtout néo-nomadisant, barbare, terroriste et misanthrope.
Pas cette misanthropie propre à certains écologistes ou animalistes, mais une haine de la vie elle-même et une fascination pour la mort.

Mais là n'est pas le pire des paradoxes : que faut-il penser de cette complicité de la reine Mamta Shakhan, indo-iranienne hindoue, envers une idéologie turco-islamique qui déteste tout ce qu'elle représente ? Une situation inique que certains croient guidés par sa soif de pouvoir ou sa haine jalouse du modèle politico-économique daharan. Probablement.
Mais il est une certitude : les socialistes-musulmans aspirent avec les touraniens au pillage du Dahar, avec les marxistes à la destruction du capitalisme, et avec les islamistes à la guerre contre l'Occident. Mamta Shakhan aurait ainsi conclu un marché avec Nazar-Babur, celui qui l'a sauvé et porté au pouvoir au moment de la chute de l'émir Barakzaï en octobre 2035 : le trône, en échange d'une non-interférence aux sombres projets des Touraniens.

Au Majlis, le parlement de Karagol, leurs intérêts sont effectivement représentés par le Xalqar qui se revendique explicitement de cette idéologie, et indirectement par le PRIK, les fidèles de la reine. A eux deux, ils occupent la majorité des sièges : ne leur restant plus pour exercer leur diktat qu'à amadouer ou corrompre certains islamo-conservateurs du JISh, la principale opposition.

Le Rajanagar, et son entité politique, le Raj Dahar, représente le premier rempart contre cette idéologie mortifère. Et en raison de son importance stratégique cruciale sur le passage maritime le plus emprunté du Monde, au carrefour des mondes les plus peuplés (Ventélie, Janubie et Marquézie-Cérulée), ce rempart est un domino : sa chute pourrait bien précipiter la perte de tous les autres bastions de la civilisation.
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Message par Vladimir Ivanov »

7 septembre 2040
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Élections législatives : c'est demain !


Le Raj Dahar est une démocratie parlementaire. L'élection législative déterminera toute l'orientation générale formelle de sa politique nationale. Elle élira 200 nazims chargés de voter les lois et de nommer les 20 nawab, représentants du pouvoir executif.
Le total des inscrits est de 11 millions 791 mille.

Les évènements qui ont marqué l'opinion publique :
_ la crue du Tushtuk-daria après la Mousson, et les inondations catastrophiques dans le district de Mirpur, région frontalière avec l'Ashurdabad eashe
_ la politique de nationalisations de la reine Mamta Shakhan (TemurStal, ShirkatSafar : minerais et industrie du minerais...)
_ l'essor du communisme dans le Monde (Bykova, Westrait, Gandhari, Ölan... influences en Azouglie, au Txile, au Karmalistan, au Makengo...)
_ la remise en cause des investissements caskars en raison de la guerre civile, qui succède à l'abandon du métritis de Vysankia
_ l'incidence environnementale de l'industrie pétrochimique

[...]

Rappel de la liste des partis autorisés, avec mise à jour :

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Message par Vladimir Ivanov »

9 septembre 2040
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Élections législatives 2040 : à droite toute !


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D'abord, premier constat : la faiblesse de l'abstention, inférieure à 20% du total des inscrits ! Un signe encourageant qui révèle la conscience citoyenne du peuple rajan.

Si les deux grands partis historiques et favoris arrivent en tête, la victoire revient à nouveau, incontestablement, à la droite libérale-conservatrice du PLDR, seul représenté parmi les partis daharans, au Majlis du Karmalistan. Statut privilégié qu'il préservera confortablement. Détenteur de la majorité relative, il fera probablement alliance avec les nombreux autres partis libéraux. Reste à savoir lequel des deux recevra ses faveurs pour obtenir la majorité absolue, entre les islamistes-modérés de la Démocratie Islamique ou les nationalistes rajans de la Ligue Nationale Démocrate Rajan. Peut-être les deux à en croire son leader Pandu Jayavant, qui a appelé à une « alliance sacrée entre croyants, patriotes et libéraux » contre Karagol ».

Le deuxième parti, le PSDR et sa scission de gauche le Parti de la Démocratie Sociale, vont certainement trouver un terrain d'entente malgré leurs mésententes idéologiques. Le premier, plus modéré, s'oppose mollement au « diktat islamique de Karagol », mais garde une bonne opinion de Mamta Shakhan. Le second est littéralement affublé du qualificatif de « mamtaïste » par ses adversaires à droite comme à gauche, non sans raison. Ses partisans ne cachent pas leur admiration pour la reine karmale, bien qu'ils accusent les socialistes-islamiques de la « manipuler », Nazar-Babur, le conseiller de l'ombre, est particulièrement visé. Malheureusement pour eux, la défaite est cuisante pour l'ensemble de la gauche, tous partis confondus. Un désastre électoral tel que même le parti d'extrême droite, la LNDR, talonne en nombre de voix le puissant PSDR. Pire encore, la Ligue Internationale, d'obédience trotskiste, rejetée il y a quelques jours par l'organisation « Internationale Communiste », semble se retourner contre ses potentiels alliés, confirmant son virage à droite. Son porte-parole et représentant, Dev Masood, s'est d'ailleurs exprimé sur le sujet, en affichant haut et fort qu'il n'écartait pas l'hypothèse d'une alliance de circonstance avec la « droite modérée antifasciste ».

Enfin, après la droite libérale-conservatrice et l'extrême droite rajan, le vote musulman a lourdement pesé : troisième parti avec le même nombre de sièges (à 1 près) que le PSDR, auquel s'ajoute celui de Paix & Justice, le parti wahhabite, d'abord interdit par Karagol puis autorisé par Hyperabad, qui dispose de 5 sièges, faisant passer le camp islamiste au troisième rang des grandes formations après les gauches et droites traditionnelles, soit près de 14% du Raj Council.

Néanmoins la coalition la plus probable, rassemblera sans doute la droite dans sa totalité, des islamo-conservateurs aux nationalistes rajans, en faveur d'un front commun contre la politique étatiste et belliqueuse de Karagol. Bien qu'il reste peu probable à court terme, le séparatisme n'a jamais autant perdu son sens péjoratif d'origine.
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Message par Vladimir Ivanov »

9 novembre 2040
Estuary Times

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Exercice militaire (ici un barrage d'artillerie) dans la région sur-militarisée d'Artuxgar à la pointe orientale du Karmalistan.
A la suite des pertes caeturianes au Caskar (non-comptées au dernier classement), "notre" pays est repassé premier dans le classement mondial des forces armées. On considérera de manière plus juste et réaliste, un triumvirat égalitaire au sommet : Caeturia-Karmalistan-Valdaquie.


Le danger de la psychose obsidionale au Karmalistan
Selon un sondage, plus des deux tiers des Karmalis considèrent que leur pays n'est pas assez militarisé


La source est fiable. Il s'agit d'un sondage organisé au Karmalistan par des ONG locales indépendantes mais commandée par Voïdex, entreprise privée santognaise spécialisée dans la construction de bunkers souterrains pour particuliers. D'après leur enquête, près de 70% des sondés considéreraient que leur pays "ne s'est pas militarisé au-delà de ce qui est nécessaire".

Résultats du sondage pour chaque réponse :
Considérez-vous que votre pays se militarise au-delà de ce qui est nécessaire ?
Réponses :
- 6% Oui, tout à fait
- 25% Oui, assez
- 39% Non, pas vraiment.
- 30% Non, pas du tout
En vertu du contraste statistique flagrant entre les plus catégoriques de part et d'autre, les "pas du tout" comptant pour près du tiers tandis que les "oui tout à fait" (lesquels souscrivent à l'idée que l'armée karmale est suffisamment grande), ne sont que 6% (!), on ne peut qu'en conclure une forme de radicalité. La radicalité de ceux qui, au Karmalistan, revendiquent une militarisation à outrance.
Pourquoi à outrance ?
On rappellera qu'en terme de puissance militaire calculée selon les principales variables et indicateurs quantitatifs et qualitatifs, selon les études du très sérieux journal Seh-rang Beyragh, le Karmalistan fait partie du trio de tête, à égalité avec la Valdaquie et le Caeturia, mais très loin devant tous les autres pays du Monde.

Et malgré cela, les Karmalis en redemandent. Pire, les Turco-iraniens ne sont pas les seuls concernés : les Rajans partagent eux aussi cette soif d'armement ! Pour en comprendre l'origine, il faut bien-sûr remonter à la Guerre de 2036, quand une coalition de trois - voire six - pays (entités luciférienne, hachémite et amarantine ainsi que, probablement, Sengaï, Lébira et Lianwa), était alors en guerre contre notre pays, alors (relativement) isolé et victime d'une attaque préalable directe (quoique stupide tant tactiquement que diplomatiquement) de la flotte hachémite, tuant 800 civils daharans ; et renforçant à la fois l'unité du Shakhanat et sa détermination à résister.
Un contexte qui, il est vrai, apporte à une certaine légitimité à cette militarisation et ses partisans. Oui, le Dahar a clairement besoin de protection après l'ignominieuse agression d'il y a cinq ans à peine.

Mais toute proportion gardée, elle révèle un danger sur moyen ou long terme.

Remarquons d'abord que ce sondage fut réalisé dans plusieurs autres pays.
La Santogne est plus partagée sur la question : les réponses qui relativisent sont équitablement partagées, tandis que les avis tranchés sont plus faibles. Cela toutefois avec une tendance nette en direction d'un sentiment de paix, celui d'une armée suffisamment importante (56%). Au Caeturia, les deux tiers des sondés (65%) voient d'un mauvais œil la poursuite de la militarisation de leur pays : après tout, ce géant militaire mène la plupart de ses opérations militaires à plusieurs milliers de kilomètres au-delà des Océans : la nation est loin d'être menacée. C'est rigoureusement l'inverse au Gandhari avec 65% favorable à la hausse du budget militaire. Cela s'explique bien-sûr par le contexte d'un pays en guerre avec son voisin il y a quelques mois à peine, projetant une intervention armée en Anantram, et récemment assiégé par l'OCC. Par comparaison, le Karmalistan lui, pourtant "faiseur de paix" (conférence de Karagol), dévoile un taux favorable à la militarisation (69%) supérieur à celui du Gandhari ! Il n'est surpassé que par le Lébira (fameux "nain militaire" et solitaire), le Kaiyuan moins puissant, récemment en froid avec le Kars et en guerre contre ses communistes, et le Txile, victime d'une agression aéronavale massive en 2034 et toujours aussi obsédé par son développement militaire.

Une obsession que partage assurément le Karmalistan. Ce pays pourrait être même victime, ne serait-ce que dans son subconscient national, de la sensation de l'assiégé, prélude à un véritable complexe obsidional, favorable à son tour non-seulement à une militarisation excessive et une possible agressivité extérieure, mais aussi et surtout au développement d'une véritable psychose, propice au développement de la tentation totalitaire par le retour à l'autarcie.
Une menace révélée par les libéraux du Dahar qui voient dans cette escalade de la militarisation cultivée par les socialistes-islamiques, une survivance du touranisme.
Le pays est déjà sur-armé, et sa population en réclame davantage. La menace, bien que réelle (on l'a vu en 2036), est toutefois clairement sur-estimée, surtout depuis l'apaisement des tensions internationales après la chute de nos ennemis et la paix signée avec le Lébira. Celle-ci pourrait bien être créée de toute pièce, cela pour des raisons de politique intérieure autant que pour justifier cette course à la puissance militaire sur des prétextes défensifs. Une défense sincère dans sa démarche, mais poussée tellement loin qu'elle pourrait bien altérer la perception du pays, et accroître, tel un cercle vicieux, le sentiment d'être menacé, et donc la nécessité de se replier dans l'autarcie et l'étatisme autoritaire. La psychose obsidionale est l'un des vecteurs principaux du totalitarisme, autant qu'elle est son principal instrument de survie.
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1er décembre 2040
Estuary Times

L' « HOMME » DE L’ANNÉE 2040

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Mamta Ismaïla Shakhan, reine du Karmalistan


Cette année, l'Homme de l'année est une femme. Malgré l'obscurité derrière son double-jeu, il faut bien reconnaître ses talents de prestidigitatrice
Souveraine du troisième plus grand pays du Monde par la population (le nombre de ses sujets s'élèvent à 112 millions !), elle a fait passer le Karmalistan en quatre ans à peine, d'un pays isolé sous-développé (16e PIB en 2037) à une véritable puissance industrielle et diplomatique, désormais 5e PIB mondial avoisinant celui de la Santogne et de l'Ennis. Elle commande la plus puissante armée du Monde* et pourtant, c'est une faiseuse de paix : hôte médiatrice pour la conférence de Karagol qui met fin à la guerre en Janubie, sa diplomatie permet d'éviter de justesse une guerre entre l'OCC et la LIM. A la tête d'un pays situé au carrefour des civilisations (islamique, ventélienne, janubienne et touranienne), contrôlant l'axe stratégique majeur reliant l'Orient et l'Occident (passage du Dar, avec les plus effacés Doshali et Eashatri), « Mamta Ière du Karmalistan » a su habilement exploiter la diversité ethno-culturelle de son pays pour exercer une diplomatie tous-azimut et miser sur tous les tableaux géopolitiques.

* depuis les pertes caeturianes de la guerre du Caskar et sans compter la dernière campagne de recrutement karmale, bientôt achevée.
Son rival à l'élection comme homme de l'année était Vittorio Azevedo, leader du Conglomérat du Caeturia, d'une puissance militaire comparable et troisième PIB mondial, l'un des acteurs majeurs du conflit caskar, mais trop isolé face à la CND et à l'influence géopolitique encore limitée. Notons que des trois géants militaires, le Karmalistan fait figure de sommet du triangle, face à la Valdaquie et au Caeturia, deux mutuels farouches adversaires.

Hindoue de sang rajane, elle a fait passer le Karmalistan entier pour une puissance janubienne (relations fraternelles avec le prestigieux voisin qu'est l'Eashatri, sécuritaires et économiques avec le Doshali, et alliance stratégique avec le Gandhari), jusqu'à désamorcer (ou contenir) l'indépendantisme daharan, via sa politique janubianophile, se dotant d'une incomparable popularité (vraisemblablement de court terme) favorisée par une forte hausse générale du niveau de vie.
A la tête du plus grand pays musulman du Monde (82 millions de croyants), entourée de conseillers théologiens (sorte de "conservateurs de gauche" ou progressistes religieux) et toujours "respectueuse" des institutions islamiques de son pays, elle a su conserver le rang du Karmalistan au sein de la LIM, véritable "chef de file" de l'alliance conjointement avec le Kars.
Flirtant avec le touranisme, elle a su mettre en œuvre la doctrine géostratégique des socialistes-musulmans en renforçant la nature tellurocratique du Karmalistan, sa "continentalité", et par-là même, son autonomie commerciale via les Nouvelles Routes de la Soie de l'Entente Trans-Touranienne.
Social-progressiste, si ce n'est socialiste pure et dure, elle s'est "mise dans la poche" les Qarlouks à l'intérieur, et les pays communistes à l'extérieur (à moins que ce ne soit l'inverse à plus long terme...) en faisant profiter aux régions reculées, les soutiens techniques bykoviens et westréens, tout en nouant une alliance stratégique majeure avec le Gandhari, grand pays marxiste janubien.
Machiavélienne usant de pragmatisme et realpolitik, elle exploite le Dahar en tant que "zone économique spéciale" pour profiter des fruits du capitalisme alors même qu'elle impose le socialisme au Nord. Leader mondial de la production d'acier et de cuivre, le Nord permet au Sud de nourrir sa formidable machine financière (Daharpur est aussi le plus grand port de marchandises au Monde). La diplomatie daharane n'est pas en reste puisqu'elle permet au Karmalistan de profiter de l'UPO (le Commonwealth demeure le 2ème géant économique, doté de l'un des plus hauts niveaux de vie du Monde), et du groupe Manticore (avec entre-autres le redoutable Caeturia).
Dans le sillage de son formidable essor économique, elle a fait du Karmalistan, dont la conférence de Karagol fut le zénith, une passerelle diplomatique entre la LIM et l'OCC, grâce aux excellents rapports bilatéraux qu'elle entretient avec le Kaiyuan, tandis qu'elle fait de même (cette fois-ci derrière le Kars) avec la CND, via le Jernland (entente nucléaire) et la Valdaquie (ETT), deux autres partenaires spéciaux majeurs de Karagol.

Hôte de la Coupe du monde 2039 de football, et du Mondiovision de cette année, le Karmalistan ne fut certes jamais le "centre du monde" à un instant "t" contrairement au Kars organisateur des Jeux olympiques, mais celui-ci a connu un essor plus tardif, tandis qu'il s'est révélé en perte de vitesse cette année en matière diplomatique (crise majeure avec le Kaiyuan) et économique. Enfin, le Karmalistan concentre la seconde plus grosse capacité militaro-industrielle, et par ailleurs l'un des plus grands afflux touristiques et surtout intellectuels (n°1 en terme d'attraction des cerveaux selon l'OIMD).

Un palmarès impressionnant, mais qui oublie de rappeler que son pays (au Nord) accuse un niveau de vie général parmi les plus déplorables du Monde. Un paradoxe qui n'en est plus un lorsqu'on révèle l'origine véritable de ce succès, dont Mamta s'approprie seule les fruits : le dynamisme daharan, sans lequel rien de tout cela n'aurait été possible. Une dépendance à notre région qui, tant qu'elle restera supérieure à cette dette contractée auprès des communistes ou fanatiques touraniens, permettra au Karmalistan de rester à flot. Une fois cet équilibre rompu, la force des choses précipitera le pays dans l'abîme. Une inévitable catastrophe que sa reine est incapable d'anticiper.
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Message par Vladimir Ivanov »

1er février 2041
Shakhan'dahar
journal pro-Karagol du Dahar

Les (très) sales "études" sengaïsaises : révélatrices d'un ressentiment politique... ou d'une forme de racisme

Selon la très mal nommée "Université" de Choenglung, réputée pour ses études particulièrement obscènes, le Karmalistan serait le pays des "gays" à "petite bite" amateurs de "hardcore". Un cumul de "tares" d'une indicible absurdité, lequel aurait pu être comique s'il ne révélait pas l'homophobie viscérale des responsables sengaïais, conjuguée à une haine du musulman, par conséquent associé dans sa malfaisance, à l'homosexuel, qui plus est le plus pervers possible ("hardcore", adjectif farfelu sortie de l'imaginaire vindicatif du plus envieux des Sengaïais).
Ces pseudo-statistiques ne sont pas que politiques : elles sont aussi tout simplement fausses. Selon des études autrement plus sérieuses et surtout, indépendantes sur la longueur de l'appareil génital masculin, le Karmalistan ne se situerait que très légèrement en-dessous de la moyenne mondiale (~13 cm), certes, pas non-plus très glorieux selon les conventions de la virilité et l'orgueil masculin... mais très loin devant le Sengaï (9 cm), qui se trouve être le dernier mondial en-dessous encore du Kaiyuan (~10 cm) ! La distinction brutale entre un Karmalistan dans la plus basse catégorie, avec le Sengaï voisin qui passe immédiatement, juste à la frontière, dans la catégorie haute, est révélateur de la malhonnêteté du procédé. Ironique lorsqu'on découvre que ce pays se trouve justement à la dernière place.

La proportion d'homosexuels est quant à elle extrêmement difficile à établir, quelle que soit la population et tout bonnement impossible dans les pays qui ne tolèrent pas ce genre d'études statistiques : en cela, les études sengaïsaises ne sont que pures spéculations... ou de la basse besogne politique pour discréditer les États qui leurs déplaisent.
Mais on peut l'estimer grossièrement via les recherches pornographiques, plus faciles à répertorier. Si, au Nord, là où la pornographie est interdite et activement censurée, aucune donnée ne peut être publiée, au Sud, au Dahar, on découvre que, pour des visiteurs (très majoritairement masculins), les mots clés les plus recherchés sont "MILF", "Ventelian" et "Hentaï" aussi bien pour les Rajans que pour les ressortissants émigrés tojiks ou qarlouks. Selon les statistiques pour le Dahar, les vidéos homosexuelles masculines ne représentent qu'une moyenne de 2% des recherches (rien à voir avec le "hardcore" qui se trouve être ultra-minoritaire dans absolument tous les pays du Monde), et féminines (catégorie "lesbian"), 18%.
A l'inverse, même si l'information doit encore être vérifiée, il semblerait que le Sengaï se trouve être largement en tête en ce qui concerne les recherches touchant au domaine de la scatophilie. Heureusement minoritaire dans le pays comparé à d'autres mots-clés, mais représentant le record mondial par rapport aux autres nations.

On pourrait étendre cette perception péjorative du pays au domaine ethno-religieux : celle du très fantasmé arabe barbu salafiste, là où les Karmali sont plus ou moins typés asiatiques, barbes souvent rasées ou très courtes, attachés au soufisme et très hostiles au salafisme.

Mais lorsque l'on est pourvu d'un organe ne dépassant pas 9.5 cm, il faut s'adapter.
Les plus malins n'y accordent aucune importance : cet attribut perd ainsi toute sa valeur et son porteur préserve sa dignité.
Ce n'est pas le cas du Sengaïais de l'Université en question, étant donné le caractère obsessionnel monomaniaque des sujets d'études de celle-ci.
Pour soulager sa honte et sa frustration, il faut donc choisir entre le déni et la calomnie, un choix sans lequel on révélerait une forme d'immaturité.
Ce n'est pas le cas du Sengaïais de l'Université, étant donné la bave qu'il laisse couler pour attribuer aux autres ce dont il est lui-même.

La haine de l'universitaire sengaïais envers son voisin occidental jusqu'à lui attribuer des "faiblesses" ou "laideurs" dont-il est lui-même le champion incontestable (à ceci près qu'un homosexuel n'en reste pas moins plus sain qu'un scatophile... et c'est peu dire), relève d'une attitude puérile forgée certes par de vieilles tensions politiques, mais aussi et surtout par la méconnaissance profonde de notre pays et culture, dissimulée derrière des préjugés que les petits babtous envieux qui dirigent ce pays de Ventélie entretiennent vis à vis de ce qui, précisément, les fascine et les terrifie le plus.
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Message par Vladimir Ivanov »

19 février 2041
Estuary Times

Nouvelles internationales

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L'alliance Gandhari - Karmalistan : le socialisme islamique à la manœuvre


I- Karmalistan et Gandhari : une dangereuse lune de miel
  • Révélation : le Karmalistan, qui travaille depuis plusieurs années sur son programme de développement du radar militaire 3D à balayage électronique, a acheté des pièces à l'étranger pour les livrer au Gandhari
  • Certains experts pensent que Karagol s'efforce de bâtir un système de défense stratégique chez son allié janubien, dont un réseau de sites militaires renforcés (bunkers, radars...) et même un système anti-missile rudimentaire
  • Le Gandhari, déjà réputé pour son agressivité, pourrait ainsi gagner en assurance et se permettre de nouvelles incursions hostiles à l'étranger
  • Socialisme gandharien et social-islamisme karmali : marteau et enclume pour le Dahar et la démocratie
II- Le Chaïbanistan à bout de souffle
  • La dictature communiste turcique est victime d'une crise économique profonde
  • Le PIB est en récession depuis plusieurs années
  • La colère monte contre les privilèges des bureaucrates et leur dictature politique
  • La société civile chaïbanaise ne demande qu'à exploser pour faire revendiquer ses droits
III- Les Nouvelles Routes de la Soie : menace ou opportunité pour l'économie daharane ?
  • Initiative politique défendue par Mamta et les socialistes-islamiques, flirtant avec le touranisme
  • Le Karmalistan continental tente de s'affranchir de sa dépendance commerciale à l'égard du Dahar
  • Grande capacité d'adaptation du capitalisme daharan : il ne pourra qu'en capter les fruits (entrée/débouché sud des NRS, vers la Ventélie et la Janubie)
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Message par Vladimir Ivanov »

23 octobre 2042
Estuary Times

La base caeturiane de Concordia, assaillie puis subvertie par les étudiants de l'extrême gauche daharane

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Un gang d'extrême gauche parmi les dizaines existants dans les quartiers chics de Daharpur, semant la terreur à Concordia


La base de Concordia, site militaire caéturian sur le littoral karmali, et dernier vestige du glorieux empire corporatiste depuis l'effondrement de sa métropole olgarienne en mars 2042, a été la victime d'une agression pour le moins incongrue, entre délire loufoque et terrorisme.

Lors d'une « AG » - pour les néophytes, acronyme signifiant « assemblée générale » chargée de prendre des décisions souvent contestataires à l'encontre de la direction professorale -, les étudiants de la très controversée université de Pahilam-hi Hara, à Daharpur, ont ordonné l'instauration d'un « safe space » à Concordia, la base militaire située à proximité de la ville, alors qualifiée d'« avant-poste de l'impérialisme réactionnaire blanc en Marquézie ».

Depuis lors, des centaines d'étudiants daharans de toutes origines, se sont donnés pour mission de « libérer Concordia du corporatisme réactionnaire » en pénétrant illégalement à l'intérieur du site militaire. Ce qu'ils parvinrent à accomplir avec une facilité déconcertante, jusqu'à, contre toute attente, verrouiller l'accès du personnel militaire à leur propre arsenal d'armes, toutes confisquées par les puérils envahisseurs.
Déjà désabusés par l'effondrement de leur patrie d'origine, les militaires caéturians, assistèrent impuissant à l'instauration d'une véritable tyrannie d'extrême gauche au sein même de leur propre base militaire.
Profitant de la passivité du gouvernement karmali, les étudiants opérèrent une véritable prise de contrôle d'un des sites sensés être les plus sécurisés du Rajanagar, et ce, plusieurs mois durant.

Subissant leur courroux, les soldats du rang et officiers subalternes caéturians, formés à obéir... ont été contraint de changer de maîtres sous l'effet de la menace et des pressions mentales.
Jusqu'à ce que l'impensable ne se produise : la subversion idéologique des officiers généraux eux-même. A force d'embrigadement et de propagande, ces hommes d'autorité, pères de famille irréprochables, droits et inflexibles, ont du se soumettre à leur tour.
Un événement sans précédent dans l'Histoire militaire, qui ne s'arrête pas là : l'humiliation d'un général, sous le contrôle mental total de ces meutes de fanatiques gauchistes. Le général caeturian qui commande la base, Randall Wizlow, qui, avant sa mutation sur la base pour y devenir le commandant, n'était autre que le puissant délégué principal aux opérations extérieures (DPOE), a été forcé par les étudiants à effectuer une autocritique publique et à prouver ses engagements en faveur de la « cause antiraciste » défendue par ces « social justice warrior », comme on les surnomme péjorativement sur le net.
Tel un symbole de la décadence caeturiane, se défendant timidement devant son auditoire inquisiteur, Randall Wizlow fut entre-autres forcé de maintenir ses bras le long de son corps, parce que « faire usage de ses membres pour s'exprimer est oppressif ». Ce qu'il se résout à faire après maintes exhortations, sous les railleries et les quolibets des militants gauchistes.
Comble de la déchéance, Randall Wizlow s'est incliné solennellement devant le portrait d'Asha Lota placardé au sommet du hall principal du QG de la base, exprimant ses plus sincères excuses quant à son assassinat, avant qu'on ne le force à s'y agenouiller pendant une heure complète.

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Le général Randall Wizlow a plongé dans la déchéance, étape par étape : haut-membre de l'état-major caeturian, chef suprême des opérations extérieures de l'Etat corporatiste – alors troisième puissance mondiale, avant d'être muté -à la suite de l'effondrement de son pays- en "simple" commandant de la base de Concordia au Karmalistan, est désormais l'otage servile lobotomisé d'une bande de jeunes extrémistes.

Même si cette décision de l'AG poussant à prendre d'assaut la base de Concordia fut arrachée à la majorité relative, elle fut vivement critiquée par une partie des anarchistes et partisans de la IVe Internationale : Dev Masood, le célèbre président du syndicat étudiant et porte-parole délégué de la Ligue Internationale, prétend y voir ici un « coup monté des westréo-gandhariens et des disciples dobrogèves de Nicolae Severin ».
Sans aller jusqu'à la condamnation, sachez que je désapprouve avec fermeté le comportement de mes camarades de l'Université de Pahilam-hi Hara. S'il est vrai que les Caeturians ne sont pas des exemples à suivre en matière d'émancipation des minorités opprimées, Noirs, femmes et homosexuels, je pense qu'il est nécessaire de revoir nos priorités de lutte. Rappelons simplement que le Caeturia était ici pour défendre le Dahar de l'oppression karmale, et veiller à ce que le totalitarisme ne prenne le pas sur la démocratie dans notre pays. Mes camarades auraient du s'attaquer au plus grand danger qui menace actuellement les libertés individuelles : le monstre bureaucratiste que représente la prétendue « Internationale Communiste », et autres frustrés de la vie qui fantasment la dictature prétendument "conseilliste" westréenne.
Dev Masood

Nous ne pouvons que lui donner raison...

En attendant la réaction de Karagol, le GDI s'est déjà promis de libérer Concordia de la subversion gauchiste, « quelle que soit la décision de la reine », tandis que plusieurs cellules psychologiques ont d'ores-et-déjà été ouvertes pour venir en aide, en cas de fuite ou de libération, aux soldats et officiers caeturians victimes du syndrome de Stockholm exercés par ces fous furieux.
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Re: Informations (médias rajans / daharans)

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28 février 2043
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L'HOMME DE L’ANNÉE 2041

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Abdallah, roi du Kars. Cette année là, sa diplomatie à la fois rationnelle et intraitable, changea la face du Monde.


Souverain absolu de "l'autre géant islamique" (presqu'à égalité avec le Karmalistan en nombre de croyants), gardien des Lieux -trois fois- Saints, maître du pétrole, dont son pays détient le monopole quasi-absolu (45% de la production mondiale), et enfin pionnier dans la course spatiale, le roi Abdallah de Kars a tout simplement fait de la monarchie arabe de Marquézie une grande puissance.
L'année précédente, son pays a accueilli les Jeux Olympiques, tandis que la suivante, sa croissance n'a jamais été aussi élevé : le PIB du Kars a fait un bond de 20%, le propulsant au top-10 des PIB mondiaux.

Et pourtant... aucun de ces facteurs n'ont pesé de façon décisive dans le choix de notre rédaction. Ce fut bien plutôt le cas des évènements majeurs de l'année 2041 amorcés par l'invasion de la Dranavie. Lorgnant sur ce petit pays en guerre civile dont-elle défendait ses ressortissants au pouvoir, la Slézanie, puissance chrétienne slave de Dytolie, s'apprêtait à intervenir militairement dans la région pour lutter contre une résistance islamique locale. En somme, ce petit voisin immédiatement limitrophe du Kars, était en passe de devenir une colonie dytolienne, au même titre que celles du Lébira qui se multipliaient sur le pourtour céruléen.
Suivant le conseil des Karmali et avec leur appui, le Kars et l'Ölan ont joint leurs forces pour neutraliser cette menace. L'invasion fut un succès, le régime slézan fut abattu au profit d'un retour à un ordre proprement marquézien, quoique, désormais, multiconfessionnel. La Slézanie, alors membre de la CND, fut contrainte de faire appel à ses alliés pour récupérer son dû : or, son influence n'y était pas suffisante, et surtout : pour tous les autres membres, attaquer le Kars n'était pas envisageable...

A l'instar du Kaiyuan, le Kars fait partie de ces rares puissances respectées sans même avoir à brandir de bâton. Compte tenu d'une aura qui pourrait presque sembler surnaturelle, cette catégorie très restreinte de pays inspire aux autres États comme une douce violence, une force souterraine, invisible mais bien réelle, et fondamentalement dissuasive. Une forme de sagesse mêlée à de la fermeté, ce genre de qualités qu'on retrouve chez les personnes de sang froid, qui parviennent à maîtriser leur colère. Celle d'un vénérable doyen de village algarbien, ou d'un professeur droit et intègre.

Devant faire face à une confrontation imminente avec la LIM puisque celle-ci venait, techniquement, de commettre un acte de guerre à l'encontre d'un de ses membres, la CND tergiversait, non-sans pusillanimité. Il était inconcevable de mener une guerre contre le Kars, pour les beaux yeux d'un nouveau membre qui manquait de crédibilité. Mais il fallait absolument sauver la face.

C'est là qu'entrait en jeu l'Ölan, autre puissance régionale et voisin direct tant du Kars que de la Dranavie. Puissance occupante de cette dernière, à la fois musulmane et socialiste, l'Ölan n'avait qu'un ennemi véritable : le Lébira.
Dans un habile jeu diplomatique, et en toute complicité avec ses alliés de la LIM, Eyaz Kéjal, l'audacieux et charismatique chef kurde ölanais, se rapprocha de la Cybistrie pour mieux l'attirer dans un piège. Il justifia pour ainsi dire la « riposte » de la CND... qui put alors attaquer le Lébira en l'associant à un illusoire et superficiel « bloc oriental » avec la LIM via les rapports Cybistrie-Ölan et sous couvert de libérer la cible de la « Ligue d'Apamée » (Cybistrie).

Irréductible ennemi à la fois de la Valdaquie, du Karmalistan, de l'Ölan, mais aussi plus récemment de l'Ennis, le Lébira, désormais sous la férule « orientalisante » de sa colonie cybistrienne, fut alors la cible parfaite pour justifier la riposte de la CND et sauver l'honneur de l'organisation dytolienne.

C'est ainsi que le Karmalistan de la dictatrice socialiste-islamique Mamta, principal bénéficiaire de cette supercherie, et sans tirer un seul coup de feu, parvînt tout-à-la-fois à détruire le Lébira (grâce à l'Ölan dont il partageait l'hostilité)... et la CND (grâce au Kars, dont il partageait une vive méfiance, en regard de l'islamophobie à peine dissimulée de la direction santognaise et lorthonienne, les deux membres les plus actifs de l'organisation).

Néanmoins, à long terme... le grand gagnant de ce bouleversement géopolitique n'était pas Karagol, mais bien Mahra.
En démantelant la CND après la chute de l'empire lébiro-apaméen, cette série d'évènements permis au royaume karsais d'instaurer son « joug pétrolier » à une Dytolie parcellisée, et de s'imposer comme la puissance dominante de la Cérulée, où émergèrent, plus à l'Ouest, les nations musulmanes d'Al-Aqsa et de la Byrsa. Faisant par la même occasion déplacer le centre de gravité de la Oumma de l'Est vers l'Ouest : le Kars devenait pour ainsi dire, le cœur du monde musulman.

Le Karmalistan lui, se reposait sur ses lauriers. En effet, tous ses pires ennemis étaient maintenant à terre. A la suite de la destruction des trois « entités » consécutive à la victorieuse Guerre d'Aminavie en 2036 (« entité luciférienne », « entité hachémite » et « entité amarantine »), il venait d'assister à la disparition du Lébira, de la Santogne et des Lorthon. Du jour au lendemain, Karagol n'avait plus de quoi justifier ses dépenses militaires.
Et sans ennemi extérieur pour le fédérer, le Karmalistan n'est plus qu'une cave remplie de barils de poudre noire.

Alors que « notre » pays s'enfonçait dans la crise politique, le Kars cultivait ses hard et softpower avec soin :
_ organisation d'épreuves sportives internationales,
_ ouvertures d'une trentaine de lycées où l'on enseigne l'arabe et d'une cinquantaine de centres culturels islamo-marquéziens à travers le Monde entier
_ renforcement du monopole commercial sur les hydrocarbures, puisqu'outre le pétrole, et dans le sillage de la chute du Bykova, l'île sous protectorat de Zabol est devenu le premier producteur mondial de gaz
_ et enfin grâce à son partenariat avec le Byrsa qui envoie ses satellites modernes sur orbite par dizaines, le Kars est devenu la plus grande puissance spatiale du Monde.

A cela s'ajoute une incontestable influence diplomatique qui se manifesta lors de la première grande (et véritable) crise qui toucha l'OMPC en décembre 2041, cette assemblée mondiale destinée entre-autres à régler à l'amiable les principaux différends internationaux. Il s'agit de l'affaire dite du "canal nord-janubien", ou shuktène (isthme du Dar), lorsqu'il fut l'objet d'une énième appropriation à son débouché oriental. Le roi Abdallah avait alors lancé un avertissement à l'organisation... présageant son déclin, qui survînt quelques mois plus tard, l'année suivante. Une clairvoyance qu'il convient de faire remarquer.

Cerise sur le gâteau, Abdallah est aussi devenu le – seul - maître incontesté de la Ligue Islamique Mondiale. Profitant de la « somnolence » du Karmalistan, isolé et plongé dans une nouvelle crise politique entre militaires socialistes-islamiques et mollahs islamo-conservateurs, la LIM fut « refondée » par le Kars, pour changer de drapeau (le vert, symbole musulman de paix et d'unité, remplace l'étendard de guerre noir du prophète Mohammed), et par-là même, d'idéologie, s'ouvrant alors aux pays musulmans non-sunnites et au libre marché capitaliste.
Certes, avec ses fervânes musulmans, Mamta Shakhan était présente. A titre personnelle a-t-elle même œuvré en faveur de cette tolérance religieuse nouvelle. Néanmoins, les fervânes désapprouvèrent, tandis que le triomphe du libéralisme économique en irrita d'autres, peut-être sans l'admettre, Mamta comprise.

S'il va de soi que nous sommes encore loin d'un schisme à la LIM, cette refondation semble confirmer la prééminence du Kars dans le monde musulman au détriment du Karmalistan.
Par la même occasion, ce déplacement du centre de gravité islamique, d'Est vers l'Ouest, avec l'appui des nouveaux adhérants nord-algarbiens, tous bien plus proches culturellement de l'arabité karsaise que de l'irano-turcisme karmal, prouve une fois de plus que, sur la dépouille du Lébira, devrait s'affronter à l'avenir deux géants qui pourraient bien éclipser tous les autres : le Jernland... et le Kars.
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Re: Informations (médias rajans / daharans)

Message par Vladimir Ivanov »

1er mars 2043
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L'HOMME DE L’ANNÉE 2042

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Douglas Reed, le charismatique « GenSec » du CCCP du Westrait, et principal artisan du « bloc communiste » mondial en formation


« Les pays veulent l'indépendance, les nations opprimées veulent la libération et les peuples veulent la révolution »


L'année qui vient de s'achever semble confirmer certaines vieilles tendances générales. A commencer par l'essor du Jernland qui se profile déjà à l'horizon comme future superpuissance, sans doute en rivalité avec le Kars... mais peut-être bien aussi le Westrait, d'abord placé sur le devant de la scène en tant que grand vainqueur de la coupe du Monde de football organisée cette année 2042 en Valdaquie.

Détenteur de la deuxième plus forte croissance économique mondiale après le Jernland, et suivi de près par son allié gandharien, le bastion olgarien du socialisme s'est hissé au 7ème rang des PIB mondiaux.

Mais contrairement aux poids lourds précédemment cités, le Westrait surprend d'abord par sa capacité, dans l'exercice du pouvoir au sein des rapports de forces internationaux, à influer l'ordre des choses et des événements, par son seul -mais ô combien singulier- softpower.

D'autant qu'après la guerre civile, sa puissance militaire fut sacrifiée dans la perspective d'une reconstruction indispensable à ce pays exsangue (et au profit de la défense militaire du Karmalistan, principal importateur d'armes dans le contexte de la Guerre de 2036).

Et, nous venons d'en faire la démonstration, le défi de cette renaissance, d'abord laborieuse et même peu sûre d'elle à l'origine, fut relevé avec succès.
Son artisan ? Le Secrétaire Général du Comité Central du Conseil des Commissaires du Peuple : Douglas Reed.
Que ce titre pompeux, autant que son impressionnante carrure, ne vous leurrent pas : ils dissimulent un bonhomme chaleureux au grand humour, capable de décontraction et pourvu d'une certaine humilité naturelle permettant au peuple de s'identifier à lui, cela au point d'être taxé de « clown » par ses rivaux politiques plus élitistes. Reed n'en demeure pas moins un « homme de fer », bâtisseur coriace et persévérant du marxisme du XXIe siècle, après l'ère Bykova qui vient de s'achever.

Cela dit, Reed n'est peut-être qu'un simple exécuteur, jusqu'à le revendiquer lui-même.

Figure majeure du Socialist Labor Party, le mouvement politique dirigeant, de sensibilité communiste-réformiste, il est la vitrine officielle et finalement, « présentable », du spectre communiste-révolutionnaire qui rôde en coulisse, en passe de tirer les ficelles dans l'ombre : celui du Westrait Communist Party plus que jamais « épuré » et radicalisé sous la férule d'Audrey Grant.

Qui l'eût cru : une tête de caïd dans le rôle du « gentil flic », et un visage d'ange pour celui du « méchant flic ».

Mais pour l'heure, ce jeu de dupe est un succès.
En 2041, des accords politiques et commerciaux ont été signé avec le Jernland (!), les Madelines, Montbardo-et-Marquené, le Chikkai, la Laurence.
En 2042, avec la Byrsa, le Makengo, l'Aiglantine, le Rumagnola, le Kars, l'Asdriche, le Furumatsu, l'Eschaton, le Kaiyuan, le Zeederland, les îles Unies, le Khelkadesh et enfin la Magyarie.

C'est le cas de le dire : la diplomatie du Westrait, Etat sensé appeler à la chute de tous les gouvernements capitalistes du Monde par la révolution mondiale, ne connaît pas de limite, non-seulement au sens géographique, mais aussi, semble-t-il, idéologique ou morale.
Cette réalpolitik menée par l'héritière du grand Lester, Nora Franks, est plus qu'adoubée par le pouvoir, elle est encouragée.

Toutefois, parallèlement à ces contrats de forme, une autre diplomatie, nettement plus profonde, et orientée, se dessine. En héritier du défunt Bykova, le Westrait est devenu le bastion d'un nouveau communisme, moins ossifié et paresseux que son prédécesseur, plus moderne et agressif. L'Etat anglo-saxon olgarien s'est mué en véritable temple rouge, où l'on dispense l'orthodoxie marxiste, où l'on sanctionne et adoube les chevaliers de la Révolution de toutes nationalités.
Force est de constater que les implantations idéologiques de ses missionnaires se multiplient, du nord du Karmalistan jusqu'au Makengo et au Zufrana, tandis qu'il est devenu LE modèle social et politique de référence, aux yeux de ces immenses pays que sont l'Ölan et surtout le Gandhari, géant communiste de Janubie.

Certes, l'Internationale Communiste a fait installer son siège au Gandhari, qui rappelons-le abrite le plus grand parti communiste du Monde en nombre d’adhérents. Mais c'est à Cewell qu'on y élabore l'exégèse du marxisme, à partir de laquelle tous les autres partis n'ont plus qu'à se positionner, sur sa droite, ou sur sa gauche, toujours en fonction d'une ligne de référence d'abord posée par les idéologues du Nouveau Monde.

C'est le « Westrait de Schrödinger » : partout et nulle part, on ne sait combien de partis communistes à l'étranger sont effectivement organisés, pilotés ou influencés par le WCP, on ne sait combien de « républiques des conseils » seront créées à l'avenir dans le sillage de l'Ölan et du Gandhari, ni quelle voie l'emportera à domicile comme en diplomatie, entre l'appel révolutionnaire et les contrats commerciaux, entre le dynamisme d'une Franks et la patience d'un Reed, entre le pragmatisme d'un Blackwell ou le fanatisme d'une Grant.

Toutefois l'exercice jusqu'alors discrète de cette « gravité westréenne » s'est ouvertement manifestée avec la fondation du Pacte de Cewell, le 31 décembre 2042, réunissant ce triumvirat rouge Douglas Reed – Eyaz Kéjal – Samrath Lota, dirigeants respectifs de la République Socialiste Libre des Conseils du Westrait, de l'Union des Républiques Populaires d'Ölan et de la Fédération Socialiste Libre des Conseils du Gandhari.
Un baptême géopolitique rendu possible grâce à la chute du Caeturia, seul ennemi à la fois déclaré et réellement actif contre le communisme, et désormais définitivement terrassé.
A cela s'ajoute, plus tôt dans l'année, le re-lancement de l'activité des chantiers navals par la commission (pour l'instant symbolique) de navires de guerre, qui semble présager un retour de la puissance militaire westrait.

Mais cette incontestable série de succès à l'étranger et en matière économique, ne peut masquer les problèmes potentiellement graves qui menacent la stabilité politique de ce pays qui substitue à sa police... des milices populaires. Victime de plusieurs troubles graves, que ce soit les révoltes d'Aristead en mai-juin, ou l'attentat au festival anti-impérialiste de Cewell le 15 août, 2042 n'y a pas chômée.

Suspecté et accusé (probablement à tort) de détenir un compte bancaire secret en Montbardo et Marguené, paradis fiscal d'où a fuité quelques informations sensibles quoiqu'encore très incomplètes, Douglas Reed pourrait se faire dépasser sur sa gauche. Son pouvoir ne tient effectivement qu'à un fil et il le sait : coincé entre les « modérés » (représentés par le président du Praesidium, le socialiste-démocratique Julius Blackwell) d'une part, et d'autre part le WCP de Grant, indélogeable grâce à son rôle pivot au sein de la Chambre populaire exécutive des conseils, cette dernière n'attend plus qu'une nouvelle décrédibilisation du pouvoir actuel pour amorcer une nouvelle révolution violente.

Mais Douglas Reed, contrairement à Blackwell – pourtant plus puissant légalement grâce au rapport de force d'assemblée favorable aux modérés -, bénéficie d'une aura particulière, d'un inestimable prestige, forgé par son charisme, sa droiture et sa popularité, qui le rendent intouchable, tant sur sa droite que sur sa gauche.
En clair, tout le monde souhaite son départ... mais personne n'ose s'en prendre à lui directement, au point d'attendre impatiemment que l'autre ne se décide à encourir ce risque, à « tirer les marrons du feu » comme dirait l'expression chère aux politiques olgariens.

Et cette année 2042, son prestige et pouvoir de fait, semblent avoir atteint leur zénith. Douglas Reed reste l'homme qui a fait tomber Boussaner, poussant la LIM à renier la politique complaisante du Saog d'alors vis à vis du djihadisme international. Il est le bâtisseur du Pacte qui porte le nom de sa capitale avec l'Ölan et le Gandhari, première alliance géopolitique socialiste et anti-impérialiste, qui pourrait même se voir adjoindre, en cas de victoire de la guérilla communiste, le gigantesque Zufrana, ainsi qu'également, d'après certaines rumeurs, le Karmalistan de Mamta Shakhan.
Douglas Reed, c'est la pierre angulaire qui permet au Red flag Capitol de tenir en équilibre entre le respect de l'aspiration révolutionnaire et la nécessaire réalpolitik, entre l'orthodoxie marxiste et la prospérité économique. Cette année-là, Douglas Reed était assurément, le « champion du Monde ».

Mais ce tableau omet peut-être un autre acteur qui mérite d'être mentionné : le Jernland du Kommandor Magnuss Lovenskiold, toutefois moins influent à titre personnel que son "homologue" westréen. Son ambition régionale, son virage ultra-sécuritaire « totalisant », son ambition technologique démesurée et son développement économique fulgurant hissent le Jernland au rang de futur « centre de gravité » géopolitique, à la tête de la Dytolie comme l'est déjà le Kars pour le monde musulman, et ledit Westrait pour le « bloc rouge ». Trois pôles majeurs sur lesquels il faudra compter à l'avenir dans l'arène internationale.

Mais au-delà de l'aspect bassement géopolitique de ces prédictions, si les tendances générales se poursuivent, alors nous devrions assister à une véritable polarisation des vues idéologiques dans le Monde, justement à partir de ces centres de gravité particulièrement « radicaux » qui se creusent, en particulier à Roros pour le techno-nationalisme, et Cewell pour le communisme.

En conclusion, devrions-nous peut-être prendre au sérieux l'avertissement du vénérable quotidien westréen, « The masses » :
Ce sera Røros comme centre de la réaction mondiale, contre Cewell comme centre de la révolution mondiale. Les dieux de la guerre contre la Terreur Rouge. La communauté de sang contre les hordes touraniennes.
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Message par Vladimir Ivanov »

25 mars 2043
Oh my gode !
Toute l'actu des stars !

« Les soi-disant "communistes" gandhariens sont des autistes »

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Le gala étudiant de la faculté de droit de Daharpur, en l'honneur des étudiants étrangers dytoliens, où participe Dev Masood


Dev Masood, le célèbre président du syndicat étudiant affilié au Parti d'extrême gauche "Ligue Internationale" a tenu à répondre à sa contradictrice, la dirigeante gandharienne, qui l'a directement accusé de ne pas être communiste.
Écoutez, Ikna Omara m'accuse de vivre en ermite dans une chambre de 11m²... c'est tout de même assez pathétique venant d'une autarciste rouge-brune sociale-impérialiste.

Tout d'abord, mon appartement fait plus de 150 m², mais j'ai peu l'occasion d'en profiter, puisque je sors tous les jours pour diverses activités, d'abord les cours auxquels j'assiste à chaque fois, cela va sans dire, mais aussi et surtout pour mes activités militantes. Nous avons à nouveau distribué des préservatifs au campus de la fac d'histoire hier, avant de participer au grand gala de la fac de droit où je suis. Tous les soirs, je milite, et je m'amuse, cela fait partie de la vie. Ma chérie a besoin de sortir aussi, alors je l'accompagne pour le shopping. Être féministe, c'est aussi être gentleman.
Mais je connais les gens, madame Omara, moi je vois du monde, je milite, je fais la fête, et je milite encore. Contrairement à ces crados thorvaliens - oui, je les surnomme les thorvaliens -, ringards coincés du cul qui donnent des leçons aux autres alors que certains sont pas fichus de se trouver une meuf avant 30 ou 40 ballets.

Vous savez, j'en connais un autre, d'étudiant, qu'on ne voit jamais en cours au point de se demander s'il fait bien parti de notre promos. Les rares fois qu'on l'a croisé, il ne disait même pas bonjour et parlait à personne. Un pote à moi m'a confirmé qu'il habitait dans un 18 m² tout crade. Eh bien je vais vous raconter une petite anecdote. A la grande soirée d'accueil des nouveaux de la promo de première année, on devait nommer un étudiant de la deuxième pour chacun d'eux, afin de les aider et les orienter. Ce chanceux là était tombé sur la princesse de la promo... la deuxième fille la plus canon ! Et devinez quoi... il était même pas là ! Il était resté chez lui dans son minable appartement de 18 m² ! Quand on l'a prévenu le lendemain, il haussé les épaules. Avant de retourner chez lui.
Même si bon, soyons honnêtes. Vu sa tronche il a bien fait, il n'aurait eu aucune chance ! Et puis trop puant pour aller à notre gala, on l'aurait rejeté, ce fragile.
En plus il disait vouloir faire un petit métier, du genre manuel voyez, de la charpente ou un truc comme ça. Du moment qu'il reste seul... Tu parles qu'il se sentait pas chez lui dans notre école... qu'est-ce qu'il fichait dans notre fac de droit ce con ? Si t'as pas le niveau et que tu veux monter des chaises pour les vieux, ou ramasser des poubelles, alors t'as rien à faire ici. Bref.
Je pense que cet associable était une espèce d'autiste. Enfermé dans sa chambre à jouer, à se branler, à grogner dans son coin et à bouffer des sardines. Incapable de se trouver une nana et un boulot il finira au chômage, ce frustré.

Et bien voyez-vous, voilà ce qu'est un communiste gandharien à la Amar Lota. Un autiste politique, qui critique les autres sans arrêt, grogne comme un frustré, mais incapable de saisir les opportunités qu'offrent certains pays dans le cadre de l'ouverture et de la tolérance politique ou culturelle. Je vais vous dire... même le Jernland, certes réactionnaire, mais tout de même respectueux de certains droits élémentaires comme la liberté de propriété personnelle, la liberté d'acheter, la liberté de fonder sa propre entreprise en indépendant émancipé, me semble moins haïssable (bien qu'il le demeure en tant qu'entité autoritaire évidemment), que les idéaux d'Ikna Omara et Amar Lota, qui veulent brimer jusqu'à la propriété des corps. Le vrai totalitarisme, le plus radical et inhumain, c'est le totalitarisme rouge, c'est le pire de tous les fascismes, puisqu'il nie jusqu'à la possession personnelle de biens, voire du corps lui-même, tout en prônant une autarcie "puriste" qui vire au pire chauvinisme.
Je suis rouge, oui, je le dis avec force et fierté. Mais je suis tout-autant un démocrate, un défenseur de la liberté. La vraie. Celle qui émancipe, celle qui tolère, celle qui permet à tous de vivre leur vie.

Et moi, contrairement à cet autre ringard d'autiste gandharien, tout comme cet autre paumé d'étudiant charpentier ou éboueur au chômage autiste, j'ai une vie. Je sors, je fais la fête, je profite autant que je milite.
C'est ça aussi la lutte : savoir sortir de chez soi, parler aux gens, s'ouvrir, comprendre les autres, comprendre le monde. Participer à des galas. Parler à des meufs. Ce dont sont incapables des communistes comme Amar Lota, qui cracheraient sur la moindre fille coupable de porter un sac à main... et toujours à vouloir accuser tout le monde jusqu'à purifier la société, comme des sectaires thorvaliens.


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Nos enquêteurs ont confirmé les propos de Masood sur son appartement, mais en précisant tout de même qu'il comptait très exactement 202 m².
Ici une photo de son appartement, qu'il a tenu à nous dévoiler lui-même pour infirmer les accusations d'Ikna Omara.
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Re: Informations (médias rajans / daharans)

Message par Vladimir Ivanov »

28 mars 2043
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Madhuri Banerjee, nawab de Sujawal

« Son règne absurde touche bientôt à sa fin. »

Son règne absurde touche bientôt à sa fin.

Assoiffée de pouvoir, reine, tyrane rouge,
Rouge de son idéologie mensongère,
Rouge du sang versé du peuple qu'elle abat,
Rouge de visage, la honte d'elle-même.

Cernée par son orgueil, reine, tyrane rouge,
Reine aimée des barbares et des médiocres,
Reine ingrate que tous les sages répudient,
Reine érotomane, piètre, imbue d'elle-même.

Affligée de crainte, reine, tyrane rouge,
Comédienne ou bien pitoyable bouffonne,
Sème la comédie, récolte la pitié,
Son pauvre règne n'aura d'égal qu'elle-même.

Son règne absurde touche bientôt à sa fin.
Madhuri Banerjee, nawab de Sujawal

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Vladimir Ivanov
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Re: Informations (médias rajans / daharans)

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Estuary Times
25 juin 2043

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Madhuri Banerjee, nawab de Sujawal

Kompaoré, le « Mamta noir »

Dans la famille « je ne suis pas communiste », je veux le frère.


Alea jacta est.

Alors qu'on nous martelait sur tous les tons que Félix Kompaoré, président du Makengo « n'était qu'un gentil social-démocrate », celui qu'on surnomme « le gorille », élu dans des circonstances douteuses à l'issue d'une élection fortement contestée, vient d'ordonner la nationalisation de toutes les mines du Makengo. Sans aucune indemnisation, et en prime, la rupture des relations avec Ennis ainsi que le départ immédiat (sous trois mois pour raison logistique), de toutes ses unités militaires d'aide et de protection dans ce pays encore instable.

Pour rappel :
_ L'Ennis exploitait 67% des gisements aurifères du Makengo, les plus grands du Monde, faisant de ce pays le leader mondial, fournissant le tiers de la production mondiale d'or.
_ L'Ennis exploitait les 67% de ses mines de platine.
_ La Valdaquie exploitait 33% de ses mines de lithium, dont il possède les deuxièmes plus gros gisements dans le Monde.
_ La Valdaquie exploitait 33% de ses mines de diamant, dont il fait partie des trois principaux producteurs mondiaux.
_ La Valdaquie exploitait 33% de ses mines de zinc, autre ressource essentielle, notamment pour la sidérurgie.
_ Enfin, l'Ennis exploitait 33% de ses mines de manganèse, dont le Makengo est là aussi, le premier producteur mondial.

Autant d'investissements étrangers qui ont permis au Makengo de devenir l'un des plus grands exportateurs mondiaux de matières premières (en particulier l'or), pouvant ainsi réinvestir les bénéfices pour son industrialisation et ainsi sortir du sous-développement, pour entrer dans le club des pays « en développement » pourvu d'une croissance forte, fiable et durable. Une bénédiction pour les Makengais, qu'ils doivent à la politique d'ouverture, sage et consciencieuse, du président Youssouf Botamba, malgré ses dérives autoritaires.

Dérives autoritaires toutefois limitées de facto, par un respect du droit de propriété et de la libre entreprise, qui, conjugué aux richesses obtenues de ces investissements étrangers fructueux, ne pouvait qu'amener le pays, en douceur, vers un processus de démocratisation progressive de la vie politique, cela dans le sillage de la responsabilisation des citoyens.

En nationalisant, sans indemniser, Felix Kompaoré a mis un terme à ce processus. Il a remplacé le cycle vertueux par le cercle vicieux.
En nationalisant, sans indemniser, Felix Kompaoré s'est rendu coupable de quatre crimes distincts :
_ un vol massif, par la spoliation du bien d'autrui à hauteur de plusieurs milliards de dollars lianwais en préjudice,
_ une extorsion, le fait d'obtenir quelque chose au mépris du consentement d'autrui,
_ une escroquerie, en bafouant les engagements pris par son pays lors de la signature des traités,
_ et enfin, le pire, véritable crime contre l'Humanité qu'est celui de la porte ouverte à la communisation de l'Algarbe.

Félix Kompaoré s'est ainsi rendu coupable de la spoliation et de l'extorsion des biens de deux entreprises majeures, l'une valdaque, l'autre ennissoise, ayant pleinement contribué à l'essor économique du pays, cela en bafouant tant ses promesses électorales (« renégociation et indemnisation » disaient-ils...) que les engagements des traités.
Elu par à peine plus d'un tiers des électeurs, c'est-à-dire une minorité, durant une élection entachée de fraudes, dans un contexte malsain de subversion westréenne, et après deux coups d'Etat successifs (celui des généraux Anacle M’Boku puis Léopold Békélia), on comprend mieux la situation : les Karsais avaient raison, Kompaoré est un communiste qui n'hésitera pas à affamer des peuples entiers, et pire encore, nationaliser son économie jusqu'à « rendre » la misère à son peuple.

Août 2038 et juin 2043, on retiendra ces deux dates comme les deux plus tragiques extorsions du XXIe siècle : la nationalisation du fer et de l'acier karmali par Mamta Shakhan, puis la nationalisation de l'or makengais par Félix Kompaoré.

Comme Mamta, Félix Kompaoré est un « dirigeant légitime »... issu d'un coup d’État.
Comme Mamta, Félix Kompaoré « s'efforce de libérer » son pays d'une misère persistante... en incitant le peuple à la paresse et à l'hédonisme.
Comme Mamta, Félix Kompaoré « tente d'unir pacifiquement » une nation toujours divisée et instable... en promouvant un culte à sa personnalité.
Comme Mamta, Félix Kompaoré a le « souci » du droit des femmes... en les arrachant à leurs familles et à des traditions protectrices multiséculaires.
Comme Mamta, Félix Kompaoré reçoit de ses compatriotes une « approbation consensuelle »... en réprimant dans le sang (Karmalistan) ou par l'intimidation politique (Makengo).
Comme Mamta, Félix Kompaoré « rend au peuple » ce qui lui appartient « de droit »... en confisquant les biens légalement obtenus par des partenaires économiques au profit d'une bande de bureaucrates.
Mais enfin... attention ! Comme Mamta, Félix Kompaoré « n'est pas » communiste. Tout de même !

Autant de faux-semblants que de crimes... Mamta et Kompaoré sont des plaies pour notre Monde et notre avenir, s'ils ne sont pas rouges, alors ils en sont les idiots utiles, aussi dangereux qu'ils sont crétins.
Si Mamta est la pute de Cewell, alors Kompaoré en est le gigolo.

J'appelle le monde entier, et tous les gouvernements attachés au respect de l’État de droit, de la propriété privée et du libre consentement contractuel, à la formation d'une Ligue des Démocraties chargée de lutter contre la subversion communiste pilotée depuis Cewell par les bureaucrates et idéocrates mégalomanes du Parti Communiste du Westrait pour lequel, faut-il le rappeler :
le marxisme a "besoin de chars et de fusils mitrailleurs pour s’imposer", face à des entités et des Etats réactionnaires et impérialistes qui disposent tout autant de chars et de fusils mitrailleurs pour garantir le statu-quo. Nous sommes pour l'omnipotence de la guerre révolutionnaire, c'est cela être marxiste. Et comme nous le répétons inlassablement, lorsque le moment d'appliquer la Terreur viendra, nous ne ferons aucun cadeau et preuve d'aucune pitié.

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Vladimir Ivanov
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Message par Vladimir Ivanov »

Estuary Times
11 juillet 2043

URGENT
Le Karmalistan développe l'arme nucléaire

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Une photo satellite du combinat electrochimique d'Amir Barqul.
D'innombrables centrifugeuses chargées d'enrichir l'uranium à des niveaux largement supérieurs aux seuils conventionnels, se logeraient sous-terre, dans les zones encadrées en rouge.


Tandis qu'une intervention militaire internationale se prépare contre la risible dictature shihane qui a une fois de plus manqué une occasion de se taire (échanges verbaux ayant conduit à un acte de guerre), une autre menace, plus sourde et latente mais non-moins dangereuse, se dessine à l'Est.

Des sources vraisemblablement fiables nous sont parvenues depuis la Kormalie, alors toujours en proie à une crise politique et sociale meurtrière : selon nos enquêteurs, Karagol aurait, voilà déjà plusieurs années, dédoublé son programme nucléaire civil d'un protocole secret ayant pour objectif la conception de « la » bombe.
Nous ne savons pas encore quand est-ce que ce projet a été formellement lancé, mais une chose est sûre : il remonte à plusieurs années et mobilise des ressources considérables. Probablement des milliers de milliards de tengi (milliards de dollars lianwais) et des centaines de milliers de travailleurs condamnés au secret professionnel.
La coûteuse et périlleuse résolution d'engager « notre » pays dans la course au nucléaire militaire fut vraisemblablement prononcée à huit clos par les plus hautes autorités du Shakhanat durant la Guerre d'Aminavie en 2036, lorsque le Karmalistan s'était retrouvé à combattre seul une petite dizaine de nations coalisées, aussi bien à domicile qu'en Algarbe du Nord.

Une carte ultra-confidentielle découverte par nos enquêteurs, indique, outre les futures centrales électriques connues de tous, la plupart des sites de recherche en laboratoire et de développements expérimentaux concernés, y compris d'enrichissement de nature militaire.

La carte ultra-confidentielle révélée par nos enquêteurs :
► Afficher le texte
Excepté celui d'Amir Barqul (bien qu'il fasse lui aussi polémique), l'emplacement précis des complexes souterrains, en particulier concernant les sites de centrifugation, demeure inconnu. Mais la crédibilité de la source et celle des données transmises semblent suffisantes pour dénoncer aux yeux du Monde les sinistres ambitions de la reine Mamta Shakhan et de son brutal fervâne à la défense, Abu Bakr Safarali.

En ces heures de fortes tensions internationales face au petit Shiha, le Karmalistan, dans l'ombre, s'équipe en armes de destruction massive. Déjà première puissance militaire mondiale, mais dépourvu de capacité de projection, voilà qu'il y remédie avec les ADM, tout en poursuivant son réarmement massif en prévision d'une guerre autrement plus sanglante que le cumul de toutes les insolences passées et futures des dictateurs shihans.

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En dépit d'un contexte difficile par ailleurs (crise shihane), le reste du Monde doit prendre conscience du danger qui se dessine au-delà des montagnes péri-touraniennes : une tyrane assoiffée de pouvoir, secondée par des sectaires islamo-communistes sanguinaires, se trouvent à la tête d'une dictature sur-militarisée, en guerre contre son propre peuple, et désormais en passe d'acquérir la bombe nucléaire.
Comme il fallait agir hier face à la Britonnie (malgré toutefois son statut de démocratie), nous devons réagir, tous ensemble, contre la tyrane de Karagol avant qu'il ne soit trop tard !
Madhuri Banerjee, nawab de Sujawal

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Re: Informations (médias rajans / daharans)

Message par Vladimir Ivanov »

24 janvier 2044
Estuary Times

L'HOMME DE L’ANNÉE 2043

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Félix Kompaoré, le "Gorille" et roi des rois d'Algarbe


Nous avions déjà envisagé dans notre éditorial, un article sur le Makengo de Botamba, Botamba - l'oncle, Youssouf, ou plutôt, LE Botamba, le seul et unique, celui qui marquera à jamais l'Histoire du pays. Celui qui, selon ses détracteurs "livra pieds et poings liés" son propre pays aux multinationales dyto-céruléennes avides de richesses.
L'or, principale source de devises étrangères makengaises en tant que premier producteur mondial et de très loin, était passé sous le contrôle ennissois (aux deux tiers). Le diamant, le lithium et le zinc, au tiers, à la Valdaquie. Le platine et le manganèse, à Ennis. Une très large ouverture des mines (colonne vertébrale de la puissance économique du pays) aux investissements étrangers, ainsi que ses installations portuaires (au Kars, qui s'en sert pour "sécuriser légalement" ses approvisionnements alimentaires), qui plaça le Makengo dans une dépendance envers ce que ses détracteurs qualifièrent de "néocolonialisme" dyto-céruléen. Un "sacrifice" qui toutefois, lui permis d'atteindre une croissance économique foudroyante. Et pourtant, cette dépendance en tant que telle n'était pas qu'un prix à payer : elle se révéla objectivement le facteur d'une influence de revers, un véritable « retro-softpower ». En se vendant aux plus offrants, même si nous devons nuancer relativement au caractère rigide et paralysant du contractualisme diplomatique et commercial, le Makengo plaçait ses nombreux investisseurs en situation de concurrence mutuelle les poussant à se comporter avec le Makengo non-pas (seulement) en conquérant, mais aussi en chevalier servant.

Youssouf Botamba avait réussi à présenter le Makengo telle une superbe et singulière femme, aguichant par intérêt calculé, toute une troupe d'hommes rongés par la concupiscence et... la jalousie, dans la mesure où, suscitant toutes les convoitises, la République démocratique du Makengo savait jouer sur les rivalités entre Etats et sociétés privées avides, pour augmenter son influence diplomatique, voire culturelle, et en tirer profit tant sur le plan économique (capitaux étrangers) que politique.
Aujourd'hui ce rôle serait plutôt joué par l'Aiglantine, entre ses innombrables prétendants parmi lesquels le Chikkai, la Flavie, le Kars, le Karmalistan et le Jernland. Même si, pour l'avant-dernier cité, la « conquête » proprement dite est réciproque... voire supérieure dans l'autre sens (investissements aiglantins massifs au Karmalistan).

L'annonce officielle de Youssouf Botamba renonçant à se représenter après la fin de son mandat, surpris le monde entier. Un dictateur renonçant si facilement au pouvoir... son image historique aux yeux des futures générations n'en sera que d'autant plus positive.
Néanmoins, cette « humilité » politique cachait bien-sûr un dessein moins héroïque : outre sa sénilité croissante, le vénérable Botomba désigna informellement son neveu, Firmin, comme dauphin et héritier légitime.

Leader et candidat de l'Union makengaise pour la démocratie (UMD), le puissant parti botambiste, Firmin Botamba, surnommé « le lion », était le grand favori.

Mais la campagne électorale fut loin d'être monotone et sans suspense. Le Mouvement socialiste pour le changement et le renouveau (MSCR), la gauche sociale-démocrate dirigée par l'étatiste Kompaoré, s'érigea rapidement en principale opposition au botambisme, ralliant la cause des populations défavorisées du « Lunda-Teku-Kudu », les trois provinces littorales, qui forment le cœur économique du pays, et représentent à elles seules près de 40% de la population totale du pays, même si les résultats en général chez les populations Nsakou entre-autres, furent assez disparates en faveur de toutes les formations politiques.

Néanmoins, l'ethnicité demeure un facteur essentiel à l'orientation politique.
_ Les Nsakou, principale ethnie du Makengo (mais seulement le cinquième de la population totale), peuple très clanique, patriarcal et traditionaliste, originaire des régions enclavées de l'Arewa, troisième pôle démographique du Makengo, à l'extrémité septentrionale (avec Manonga, troisième ville du pays), ont majoritairement voté Botamba : leurs migrants représentent d'ailleurs une parti substancielle des -minoritaires mais encore très nombreux- votes botambistes ou abokistes à Lunda et ses environs. Cela dit, la misère consécutive à cet exode rural en a convaincu plus d'un de passer à gauche : une évolution décisive qui, en plus de caractériser une certaine mutation entre vote clanique et vote social, fit pencher la balance en faveur du MSCR.
_ Les Kivuvu et Mulutsis, les deux ethnies « continentales » du très populeux corridor Tuddaï-Amanzi-Ruwa à l'Est, soutînrent presque unanimement la gauche, à savoir le MSCR, conséquence des campagnes de vaccinations et d'aide à l'éducation lancées par les médecins et instructeurs civils westréens dans la région.
_ Les Nzinga, du moins la composante « historique », commerçants et artisans enrichis sous l'ère coloniale flave mais éloigné des centres cosmopolites et modernes du littoral, en particulier dans la région du Kuyinto, se sont rangés derrière Dieumerci Aboki, du Rassemblement démocratique du peuple makengais (RDPM), la droite « dure » libérale-conservatrice.

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A la surprise générale, les élections présidentielles makengaises du printemps 2043 furent gagnées par Félix Kompaoré, au détriment du favori, le "lion" Firmin Botamba, le neveu d'un des pères de la nation. Une page de l'Histoire du pays venait d'être tournée.

On l'a vu, la victoire de Kompaoré repose entre-autres sur cette mutation du vote - le social se substituant à l'ethnique – chez les migrants Nsakou des régions littorales très peuplées du « Lunda-Teku-Kudu ». Traditionnellement botambistes (ils le sont toujours dans leur région natale de l'Arewa), ils se sont largement « gauchisés » par la misère consécutive à l'exode rurale et aux bouleversements sociaux qu'impliquèrent inévitablement les réformes modernisatrices de l'ère Youssouf Botamba.

Mais cette victoire repose également sur la stratégie extrêmement maladroite des Botambistes et de leurs conseillers en stratégie électorale, se limitant à réagir au cas par cas, dans une optique rigoureusement défensive ou en mode passif-agressif, et sans la prise de recul nécessaire, aux menaces (bien réelles, certes) que représentaient leurs rivaux. Diaboliser la « menace coloniale westréenne », là où les Makengais n'y voyaient que des médecins contre leurs maladies, et des formateurs bénévoles pour leurs enfants, n'étaient assurément pas la chose à faire.
Même stupidité de la part des conseillers électoraux de Botamba : on ne lutte pas contre le crime et plus précisément, contre les violences faites aux femmes, par la seule hausse des effectifs de police... surtout dans un pays qui manque de budget et déjà rongé par la corruption.

Autant de maladresses qui déroulèrent d'elles-mêmes le tapis rouge pour intrôniser Kompaoré président du Makengo.

Malgré ses promesses étatistes et la ligne dure de la gauche du MSCR qui le porta au pouvoir, le nouvel homme fort algarbien reçu la reconnaissance et les félicitations de presque tous les gouvernements du Monde, y compris les déçus, dont le Kars. Un véritable raz-de-marée, qui n'eu de comparable que le nombre de messages de soutien envoyés à la reine douairière de Flavie pendant la crise shihane (et encore).

Quant à ses promesses étatistes, Félix Kompaoré les a tenu : sa première rencontre diplomatique se tient au Westrait, tandis que, profitant de la position « trop téméraire » et maladroite d'Ennis lors de la Guerre du Shiha, il s'empare de force de toutes les possessions minières, jusqu'à exiger le départ sous trois mois de tous les militaires ennissois présents dans le pays. Une nationalisation brutale, sans indemnisation, qui aurait pu être interprété par les Ennissois et les Valdaques comme un acte de guerre.

Certes scandaleuse car spoliatrice, cette décision n'en demeure pas moins symboliquement très forte, puisqu'elle révèle chez cet homme un politique qui « pense et fait ce qu'il dit ». Un facteur de popularité à ne pas négliger, et qui fait la fierté de son peuple.

Heureusement, même franc et honnête, Félix Kompaoré ne peut devenir autre chose qu'un social-démocrate, et donc un modéré, à gauche. Tandis que dans le pire des cas, il devra composer avec la puissante aile droite du MSCR, le parti présidentiel au pouvoir, soucieux de maintenir les acquis du botambisme (l'oncle) en matière d'IDE, de commerce, de liberté et flexibilité économiques.

Cette tempérance se manifestera lors de la nouvelle réconciliation avec le Royaume de Flavie, la puissance coloniale. Celle-ci ayant reconnu les crimes coloniaux, et le Makengo, les exactions lors de la guerre d'indépendance. Une première là-aussi, puisqu'un pays colonisé reconnaîssait, sous un égal traitement, les fautes commises tant par l'ex-puissance coloniale que par l'ex-colonie.
Une déclaration que les membres et partisans du PCRM, le parti communiste révolutionnaire makengais, n'ont pas hésité à qualifier de « trahison ». Ceux-ci considérant « les violences d'un opprimé contre son oppresseur » comme n'ayant pas à être traité de la même façon que sa réciproque, puisque « leurs origines et leurs motivations étaient foncièrement différentes ».

L'autre grande réalisation pharaonique de Kompaoré aura été la fondation de l'Organisation de l'Unité Algarbienne. Celle-ci fut créé à Lunda, capitale du Makengo, le 6 juin 2043, et réuni sept pays, dont le Makengo, le Zufrana, Al-Aqsa, la Byrsa et le Khalouat. Laquelle pourrait même, potentiellement, être rejointe par le Tarnasa.
C'est cette organisation de l'OUA, plutôt que la léthargique LDN, qui vînt au secours d'Al-Aqsa contre l'Etat-voyou de Shiha, sous la supervision makengaise. Un succès formateur pour l'OUA, désormais instance crédible et respectée dans l'arène internationale.

En détrônant, à la surprise générale, la toute-puissante dynastie Botamba - jusqu'à « terrasser le lion » Firmin - aux élections présidentielles du printemps, en fondant une alliance internationale dynamique et dont-il a pris de facto la tête pour y imposer la paix contre un Etat-voyou, en se réconciliant avec l'ancienne puissance coloniale flave, et enfin et surtout, en osant accomplir son programme économique, à savoir la choquante et retentissante nationalisation des richissimes exploitations minières, Félix Kompaoré a marqué l'Histoire comme dirigeant le plus influent de l'année 2043.
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