La vérité au Raj Dahar

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Vladimir Ivanov
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La vérité au Raj Dahar

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LA VÉRITÉ AU RAJ DAHAR
[HRP : présentations et autres rps]

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PRÉSENTATION DE PERSONNAGE-CLÉ
(augmenté, revu et réactualisé)


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Général McNeil, commandant-adjoint du GDI


Officier général des forces spéciales karmales et commandant-adjoint du GDI, il est d'origine britonne (fils de colons britons du Dahar, mais aux ascendances ennissoises) et a tenu à conserver son titre anglo-saxon.

Fils d'un riche commerçant enissois (naturalisé briton) et d'une mère au foyer britonne, McNeil est un militaire au sens noble du terme. Homme plein de fougue, droit et téméraire, il est certes très ambitieux mais visiblement pas opportuniste : attaché à ses convictions politiques, il cherchait à défendre la mise en place progressive au Karmalistan d'une démocratie éthique et conservatrice, pour entrepreneurs responsables. Cela du moins jusqu'à son ralliement indéfectible à l'indépendantisme daharan.

Encore officier subalterne dans les années 2020, il se fait remarquer pour sa bravoure en combattant avec hardiesse et courage les islamistes tojiks implantés sur les monts de l'Ala-Tau au nord-ouest du pays, ainsi que les communistes syirs. Il gravit alors les échelons de la hiérarchie militaire à une vitesse impressionnante, et les soutiens réels dont il disposait effectivement du temps du Shakhan Ismaïl V, de part ses origines privilégiées, n’éclipsèrent nullement ses incontestables compétences en matière de tactique militaire.

Ses talents moraux, mentaux et physiques dissimulent toutefois une certaine impulsivité qui dévoile "quelques" vices : fier, arrogant et rebelle, il a plusieurs fois désobéi à des ordres du haut-commandement qu'il désapprouvait. En matière de vie personnelle, il est souvent brutal et hautain, déteste les critiques et ne connait pas le pardon. Célibataire, c'est un homme à femmes et même un grand séducteur. Libertin (malgré son conservatisme politique) et macho assumé, pour lui les femmes ne sont bonnes qu'à être "chevauchées"... Notons même que ses (innombrables) succès en matière de conquête féminine sont inversement proportionnels à l'amour qu'il leur porte.

Méfiant à l'égard des politiques, qu'il accuse d'être des "parasites combinards et attentistes", il éprouve un mépris très prononcé à l'égard de la reine Mamta, malgré ses ambitions personnelles qui la concerne de très près...
De confession chrétienne (peu pratiquant...) il est tolérant vis à vis des autres religions, et bénéficie de nombreux soutiens du côté des islamo-conservateurs du JiSH, la principale opposition au Majlis (assemblée suprême de Karagol).

Du temps où il était conseiller militaire du roi karmal Ismaïl (le père défunt de Mamta) pour la guerre intérieure, il y défendait un projet radical mais ingénieux : une série d'opérations "musclées" contre tous les mouvements communistes du Nord, jusqu'à leur décimation complète, accompagnée d'un soutien politique à la formation de syndicats libres et davantage de considération pour les partis d'une (fausse) gauche "sociale"-démocrate. Un plan qui séduisit beaucoup le Shakhan et le JiSh à l'époque, mais qui suscita une vive inquiétude chez la princesse héritière. Princesse... qu'il tentait de séduire, d'ailleurs, tant pour ses qualités physiques que pour son statut.
En vain. La princesse héritière est devenue reine après l'assassinat de son père, et a rejeté tous ses plans et toutes ses avances, en se rapprochant politiquement des "rouges". Pire, elle tient encore le Raj Dahar dans son giron grâce à la complicité du célèbre banquier Shaul Khairajul, lequel tempère avec brio le séparatisme de cet État "semi-indépendant".
Cette défaite politique majeure lui a fait promettre une revanche.

Daharan et capitaliste convaincu, McNeil est partisan de cette théorie selon laquelle il existe une irrémédiable séparation entre d'une part, un Sud thalassocratique (le Dahar) riche, civilisé et sédentaire, d'abord agricole puis post-industriel, au marché libre, aux mœurs "progressistes" et enfin tourné vers l'Occident, et de l'autre, un Nord continental (le reste du Karmalistan...) pauvre, barbare et arriéré, au système social encore pastoral et semi-nomade, qui tendrait par nostalgie vers une forme de "communisme primitif" teinté d'obscurantisme religieux.

Quoiqu'il les combatte sincèrement, il se dit même prêt à discuter avec les islamistes radicaux dans le seul but de combattre ses ennemis jurés : les communistes "du Nod" (auxquels il associe ceux du PRDK-ML). Il éprouve à leur égard une haine viscérale, au point de les rattacher systématiquement à tous les problèmes des deux pays (Dahar et Karmalistan).
S'il est un défenseur de l'entreprenariat selon l’éthique protestante, il se méfie à l'inverse du "système bancaire, rattaché aux pires aspects du judaïsme". Ainsi voit-il Shaul Kairajul, qu'il exècre tout-autant, comme un ennemi politique et même un "juif caché" qui "influence la reine" avec son "universalisme" (pour ne pas dire "cosmopolitisme"). Il se défend toutefois vivement d'être anti-juif, vantant l'exemple d'illustres innovateurs juifs, ingénieux et charitables.

Aussi, paradoxalement en matière de diplomatie, il n'est pas spécialement "pro-UPO" (il estime le gouvernement briton trop irresponsable, "faisant -malgré lui- le jeu du communisme par ses innombrables maladresses"), mais opte plutôt en faveur d'un rapprochement stratégique du Raj Dahar vers les grandes organisations continentales que sont la CND ou bien l'OOD, mais également vers les pays céruléens (le Caskar, le Lébira et l'Aurora). Cela en effet, malgré les fortes tensions qui opposent la première avec les pays cités à la suite : McNeil souhaiterait de tout cœur une réconciliation, permettant entre autres l'adhésion du Lébira et de l'Aurora à la CND. Le Monde s'en trouverait ainsi pacifié et harmonisé pour lutter contre la menace communiste.
Bien qu'habitant du Dahar, ce riche sud peuplé de Rajan janubiens, il appréhende la Janubie avec beaucoup de condescendance (un "peuple misérable") et méprise discrètement sa culture, qu'il considère "efféminée". Résolument pro-occidental, il ne porte pas non-plus la Ventélie dans son cœur.

Aujourd'hui, John McNeil co-dirige le GDI, cette entité dont la fonction a largement dépassé son acronyme initial (General Development for Isthmus), jouant le rôle à la fois de société de sécurité privée et d'organisation des forces armées du Raj Dahar.
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PRÉSENTATION DE PERSONNAGE-CLÉ
(augmenté, revu et réactualisé)


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Madhuri Banerjee, nawab du Raj Dahar


Madhuri Banerhee est une nawab, noble et femme d'affaire d'ethnie rajan, issue d'une richissime famille aristocratique anglophone. Elle n'est pas membre en tant que telle du Raj Council, le parlement régional du Dahar, mais se trouve à la tête d'un puissant groupe de pression déterminant l'orientation politique d'une grande partie des nazim (députés-maires).
Membre éminente du PLDK (libéraux-conservateurs), elle est une ardente et influente séparatiste, soutenant l'indépendance de sa région à la fois contre les républicains islamo-conservateurs du JISh et plus encore contre les "progressistes royalistes" de Karagol. Néanmoins, à l'instar de McNeil, elle fait partie de ceux qui proposent une alliance de circonstance avec les "verts" contre les "rouges". Gauche karmale, qu'elle considère comme la menace prioritaire, de la guérilla marxiste jusqu'au progressisme institutionnel.

Anti-communiste viscérale au même titre que McNeil, elle se distingue toutefois (à l'instar du dernier) du plus mesuré Sarkar Shivaji, le Raja ("président du conseil") du Dahar, par son tempérament et sa radicalité explicite revendiquée. Elle fait ainsi partie des "faucons" en matière de répression, réclamant la destruction totale des guérillas marxistes par tous les moyens possibles, et cherchant à monter les peuples karmali les uns contre autres pour que le Dahar puisse y tirer ses épingles du jeu et renforcer son autonomie jusqu'à l'indépendance. En cela, elle n'hésiterait pas à soutenir les djihadistes si leur rôle consiste à entraver l'influence communiste.
Elle invoque à ce dessein, le spectre du touranisme, faisant un parallèle entre l'essor du communisme et les invasions taragaïdes. Une menace "du Nord barbare" contre le "Dahar civilisé", que cultiverait selon elle, Mamta Shakhan, la reine du Karmalistan au pouvoir grâce au soutien des musulmans socialistes du Xalqar.

Conservatrice, elle souhaite préserver le Dahar du "consumérisme" et de "l'hédonisme". Elle considère la religion comme indispensable à la civilisation, afin de faire culpabiliser toute contestation et garantir l'ordre. Particulièrement hautaine, elle explique son statut par son propre mérite, rappelant l'autoritarisme de ses parents et la fortune qu'elle a su amasser généralement sans leur aide directe. A l'instar de McNeil elle est une adepte du darwinisme social : la sélection naturelle est saine en économie, les pauvres n'ont que ce qu'ils méritent.
Selon elle, le Dahar est la "ruche des abeilles" où chacun travaille courageusement, mais aussi "égoïstement" c'est-à-dire avec une légitime cupidité, cela au bénéfice de toute la société. Là où le Karmalistan est au contraire, un nid à frelons asiatiques, pillards primitifs et terroristes.

Son conjoint est le jeune nawab d'Ormara (Dahar), Vijay Prasad, lui aussi notable, séparatiste et libéral de droite, mais médiatiquement plus effacé. Un couple qui n'est guère fidèle sur le plan relationnel, puisque les deux "conservateurs" sont des libertins, se trompant mutuellement avec d'autres jeunes et riches personnalités. La mentalité est bourgeoise (morale conservatrice), mais le comportement est aristocrate (libertinage).
Finalement pour elle, la morale n'existe que pour optimiser le plaisir de sa transgression... et ne doit s'imposer à la lettre qu'à ceux qui ne méritent pas de la transgresser, à savoir les classes populaires.

C'est dans leur luxueux palais de Sujawal, que le couple de nawabs Prasad et Banerjee, disposent d'un véritable "salon politique", où se réunissent régulièrement plusieurs notables, politiques, penseurs et artistes de haut rang, pour discuter des affaires politiques ou de philosophie, ou bien organiser dîners de gala et fêtes mondaines.
Son influence est donc incontestable, et elle en use aussi bien pour défendre ses intérêts, que pour réaliser ses objectifs politiques. Parmi eux, l'indépendance du Rajanagar et la déchéance de la reine Mamta, en laquelle elle voue une véritable haine.

Politicienne intelligente et pragmatique qui tire les leviers de la finance daharane pour satisfaire sa soif de pouvoir, son machiavélisme est toutefois souvent trahi par une arrogance exacerbée, une extraversion dépensière et verbale qu'elle est incapable de contrôler.
Sa haine envers Mamta Shakhan n'a d'égale que son ambition démesurée.
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17 août 2040
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Création du NPR : la nouvelle milice nationaliste rajan

Les turciques islamo-touraniens qui portent une kippa cylindrique [duppi], les cardinaux et leur kippa rouge, ça ne vous dit rien ? L'islam, religion de barbares, et le christianisme, religion de fiottes, représentent deux des trois principaux instruments du plan des Juifs pour contrôler le monde.

L'islam et le christianisme ne sont fondamentalement que des versions universalisées du judaïsme, pour mélanger ce qui est non-miscible. Les monothéismes précipitent l'homme vers sa barbarisation ou sa féminisation. Vous n'avez jamais remarqué à quel point les imams et les prêtres ont tous l'air homosexuels ? Et leur obsession avec la pureté... entre les islamistes enturbannés ou voilés et leur ascétisme délirant, les chrétiens coincés... on retrouve là les communistes puritains qui veulent abolir toutes les libertés avec leur planisme idéocratique. Je ne vois aucune différence. Tous ceux-ci sont le produit mûrement réfléchi des khazars (judéo-turciques) dont la plus grande partie du plan fut la déification de Jésus par ce qui n'était alors qu'une poignée d'entre-eux, un juif homosexuel communiste en-savaté en manque de testostérone qui a transformé le glorieux empire latin, des hommes virils fidèles des multiples dieux de la Nature, en royaume déchu des femmes, des métèques et des esclaves affranchis.

La nature est notre rempart contre les juifs, les communistes, les chrétiens, les musulmans et tous les autres types d'abrahamismes. Ils se croient plus forts que la nature en voulant égaliser, niveler, uniformiser ce qui est non-miscible, hommes et femmes, nobles et roturiers, purs et intouchables, maîtres et esclaves, les nôtres et les autres... Les musulmans veulent la Oumma, les chrétiens sont universalistes, les communistes - internationalistes, les juifs - mondialistes... que de mots pour décrire la même supercherie qui depuis des millénaires sépare les vrais hommes de leur but naturel : protéger leur tribu, leur pays, leur race.

Nous au Dahar, nous nous battrons pour défendre les préceptes que nous enseignent la Nature depuis des millénaires. Cette croyance en un Dieu unique est inadaptée à la nature humaine. Inoculée par les disciples d'Abraham, ils ont donné naissance au christianisme, à l'islam et paradoxalement à l'athéisme lui-même, à travers cet idéal utopique et misanthrope qu'est le marxisme.

En regard :
_ du retour en force du communisme dans le Monde,
_ de son influence grandissante au Karmalistan dans le sillage du touranisme et du socialisme-islamique,
_ du danger alarmant que ces idéologies khazares font peser sur notre civilisation,
_ de la trop durable pénétration judéo-chrétienne jusqu'au cœur du Raj Dahar,
_ et de la trahison de la reine Mamta Shakhan, par deux fois, envers son peuple (Rajan) et sa religion (l'hindouisme),

nous, les Rajans, avons décidé de créer une milice populaire afin de préserver le Rajanagar d'une réédition du scénario des invasions barbares.
Sous l'égide de la LNDR (Ligue Nationale-Démocrate Rajan), cette milice portera le nom de "mouvement national patriotique rajan", le NPR. Son QG sera fixé à Sujawal, haut lieu de l'Histoire janubienne.

A bas la reine et tous les hindous collabos !
A bas les monothéismes et leurs équivalents séculaires marxistes !
Vive le Rajanagar libre !
Déclaration de Ranjit Jadav, chef du Mouvement National Patriotique Rajan (NPR), 16 août 2040
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8 septembre 2040
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Dev Masood s'exprime après les élections


Pensez-vous que le rejet de votre candidature à l'IC a joué un rôle dans cette défaite électorale ?
Cette défaite n'en est pas une !
Certes nous avons fait moins que nous l'espérions, mais 4,39%, c'est beaucoup ! Nous talonnons désormais la gauche historique, le PSDR !

L'Internationale Communiste n'est qu'une bande de bons à rien, des dictateurs en herbe, bornés et immatures, qui refusent la moindre critique. Nous avions pourtant beaucoup à leur offrir. Notre adhésion leur aurait permis de gagner en valeur politique et militante. Mais ils sont trop orgueilleux pour se déconstruire ou même se remettre en cause.

Je le dis à tous mes camarades : si notre résultat n'est pas plus élevé aujourd'hui, c'est d'abord la faute à Khalq-Ata qui après des années de contre-révolution guérillériste a donné une mauvaise image du marxisme... sans oublier, dans son sillage, sa secte posthume, l'IC, menée par des dictatures monolithiques comme le Bykova, ou encore le Westrait d'Audrey Grant, qui bâillonne sa jeunesse !

Mais nous ne perdons pas notre optimisme pour autant, tandis que nous devons nous concentrez localement, au Dahar. Dans la lourde tâche qui nous incombe pour donner à tous les étudiants, étudiantes et travailleurs et travailleuses, les moyens de leur émancipation, nous allons redoubler d'efforts. Désormais se dresse deux menaces majeures, deux obstacles à toute avancée sociale :
_ les compromissions des politiques avec le Karmalistan, en particulier parmi la gauche daharane
_ l'organisation rouge-brune clandestine « ORDI », qui surfe sur la misère d'autrui (leur faisant renoncer à toute perspective émancipatrice) dans le but de détruire notre démocratie et tous les acquis sociaux qu'elle a favorisé.
Nous devrons les combattre en priorité.

A ce titre, si la situation se dégrade à nouveau à l'avenir, et même si cela me fend le cœur, il faut sérieusement envisager la formation d'une alliance objective, un front uni anti-réactionnaire entre tous les antifascistes, le PLDR et ses alliés au centre-droit, qui, malgré le caractère bourgeois de ces derniers, s'efforcent ensemble de préserver la liberté et la démocratie au Rajanagar.
Dev Masood, porte-parole délégué de la Ligue Internationale et des syndicats affiliés, 8 septembre 2040
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UN ALLIE DE PERDU POUR LE DAHAR ?


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Sarkar Shivaji, Amiral de la flotte daharane et Raja du Dahar


McNeil
« Et dire que les Ennissois devaient installer une base au Dahar... »

Amiral Shivaji
« Cette situation m'attriste autant que vous John. Et le pire, c'est son ineptie. Une situation d'autant plus ubuesque que la CND n'est même pas l'ennemie de la LIM, ayant toujours été vu comme un gendarme de paix par les musulmans, un gardien assigné à sa zone dyto-céruléenne au rôle bénéfique en contradiction (à leurs yeux) avec le géant économique lébiran.
Ainsi, non-seulement cette guerre va nous faire perdre une occasion de gagner en indépendance vis à vis de Karagol en y ramenant des forces étrangères amies (ce qui n'est donc plus envisageable étant donné le contexte), mais en plus de cela, il a fallu que la cause soit aussi ridicule qu'une guerre directe avec des pays qui avaient jusqu'alors pour intérêt commun de s'opposer à « l'hégémonisme » lébiran.
»

McNeil
« Et si on tentait le coup ? »

Amiral Shivaji
« C'est hors de question. La dernière fois, à trop faire confiance aux ennemis du Karmalistan d'alors, notre terre sacrée fut bombardée par ceux qui étaient sensés nous libérer, des centaines de civils ont été tué, et ce sont ces mêmes ennemis qui ont fini par perdre lamentablement au profit de Karagol. Nous nous sommes retrouvés complètement décrédibilisés, court-circuités, démunis à tout point de vue, face au Karmalistan qui s'est alors présenté en souverain protecteur. Cette stratégie a retardé d'une décennie notre cheminement indépendantiste.
De plus ici nous avons déjà une base étrangère à laquelle nous tenons : celle du Caeturia. Il faut donc miser là-dessus.
»

McNeil
« Mais... »

Amiral Shivaji
« CECI DIT... et j'insiste là-dessus, si d'ici là, la situation s'apaise, ton pays d'origine [Ennis] restera le bienvenue. J'ai en effet bon espoir, malgré une possible invasion cybistro-ölanaise de la Dranavie ou autres, que la CND et la LIM finissent par trouver un terrain d'entente. Après tout, la CND a d'autres ennemis, nettement plus sérieux que la LIM. Des ennemis qui eux, appellent de leurs vœux une confrontation entre les deux blocs.
Paradoxalement, une paix nous permettrait d'ajouter la CND à la liste de nos protecteurs, et donc, sur long terme, de gagner la CND à la cause de l'indépendance daharane.
»

McNeil
« Hum... cela ne va pas plaire aux Aurorans sur place. »

Amiral Shivaji
« Qu'est-ce que cela peut nous faire ? On est pas là pour défendre des intérêts étrangers. »

McNeil
« Je suis entièrement d'accord avec vous. »

Amiral Shivaji
« Par contre, les islamo-socialistes de Karagol pourraient freiner le projet. Mais cela ne durera pas éternellement. »
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Re: La vérité au Raj Dahar

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LE GRAND DÉBAT


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Dev Masood, représentant du syndicat étudiant membre de la Ligue internationaliste ; et le général McNeil, directeur-adjoint du GDI


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Shaul Khairajul
« Bonsoir à tous et bienvenue dans notre émission débat d'Abkadinfo, qui nous convie toutes les semaines à la même heure.
Je vous préviens tout net qu'aujourd'hui, ça va clasher ! Deux intransigeants, deux fortes personnalités, deux personnes respectivement aux antipodes de l'échiquier politique ! Voilà qui promet un affrontement des plus bruyants ! Sans perdre de temps j'ai en effet l'honneur de vous présenter mes deux invités, le général McNeil, et le militant syndicaliste Dev Masood ici à ma droite, que vous connaissez tous.
»

Dev Masood
« Bonsoir à toutes et à tous. »

court silence

McNeil
« Ouais, pareil. »

Shaul Khairajul
« Super... alors euh... prenons le taureau par les cornes. Que pensez-vous des derniers événements au Karmalistan ? Il semblerait que malgré ces troubles extrêmement graves, la reine Mamta Shakhan prévoit d'organiser les législatives reportées de l'année dernière, très bientôt, une fois l'ordre rétabli. »

Dev Masood
« Encore une farce : Mamta s'apprête une fois de plus à se faire plébisciter.
La Karmalie est davantage qu'une simple monarchie réactionnaire, autoritaire et religieuse : elle est une dictature qui assassine son peuple. Elle nomme au gouvernement toute une série de bouchers, je ne peux que la condamner de toutes mes forces et l'inviter à dégager.
C'est ce dont a besoin la Karmalie aujourd'hui : le dégagisme.
Au Dahar, le système est certes encore dominé par la bourgeoisie, mais il a au moins le mérite d'être démocratique et de respecter les libertés fondamentales.
»

McNeil -le sourire en coin-
« Je ne peux qu'approuver notre camarade ici présent. »

Shaul Khairajul
« Pourtant, dites moi si je me trompe, mais la reine a pris de gros risques, qu'elle a assumé, pour mener des réformes qui vont plutôt dans votre sens, monsieur Masood : émancipation des femmes, partage des terres, nationalisations, liberté de conscience avec respect tant des minorités religieuses que des non-croyants... »

Dev Masood
« En tuant son peuple ? Soyons sérieux : ces réformes ne valent rien si une bureaucratie sanguinaire de bouchers massacre sa propre population pour les imposer. »

McNeil -le sourire en coin-
« Je ne peux qu'approuver notre camarade ici présent. »

Shaul Khairajul
« Hum... très bien, alors prenez-vous le parti des insurgés du MRIL ? »

Dev Masood
« Pour ainsi dire, à la Ligue Internationale, si on rejette les idéaux réactionnaires de certains pseudo-révolutionnaires de cette organisation islamique, nous nous affichons sans réserve du côté du peuple karmal. Et le MRIL en fait partie intégrante, comme porte-voix de tous ceux qui rêvent de démocratie et de liberté.
Soutien critique au MRIL, soutien inconditionnel au combat du peuple karmal pour la liberté et la démocratie. Il faut que la grande bouchère dégage. Elle ne mériterait pas d'être sur cette terre.
»

McNeil -le sourire en coin-
« Je ne peux qu'approuver notre camarade ici présent. »

Shaul Khairajul
« Paradoxalement, Mamta Shakhan reste encore très populaire, en particulier au nord du pays, et chez les femmes et les jeunes, y compris tojiks. »

Dev Masood
« Outre la peur et l'intimidation, la propagande est un instrument efficace dans une dictature. Mais à force de tuer son propre peuple, Mamta n'a pas la moindre chance à terme : elle sera punie comme tous les bouchers rouges, pseudo-socialistes et pseudo-musulmans qui l'accompagnent. La liberté et la démocratie l'emportent toujours, même si parfois, il est nécessaire de les y aider. »

Shaul Khairajul
« Cela signifie-t-il que vous appelez à une intervention militaire contre la Karmalie ? »

Dev Masood
« Le Dahar ne doit pas faire preuve à son tour d'impérialisme, et nous serons là pour le dénoncer s'il s'y livre. Toutefois, face à l'ampleur du massacre, et à la légitime aspiration des karmali pour la liberté et la démocratie, je pense qu'il est nécessaire que l'on fournisse toutes les armes indispensables à leur émancipation. Il faut que la bouchère et dictatrice Mamta dégage. »

McNeil -un sourire encore plus large-
« Je ne peux qu'approuver notre camarade ici présent. »

Shaul Khairajul -feint d'être surpris par leur convergence d'opinion-
« Général McNeil, qu'avez-vous à ajouter ? »

McNeil -il reprend son petit sourire discret-
« Je n'ai rien à ajouter. »

Shaul Khairajul
« Eh bien... comme ça c'est fait. Euh... passons au Makengo ? »

Dev Masood
« La poussée électorale de Kompaoré est un signe encourageant, qui semble révéler les aspirations démocratiques et progressistes du peuple makengais. Néanmoins... je suspecte l'exercice, derrière ce personnage, d'une influence extérieure aux aspirations des plus funestes. Le coup médiatique de Loretta Patton en est un signe manifeste. »

Shaul Khairajul
« Certains disent en effet, que derrière l'essor du Gandhari, la percée de la gauche au Makengo à la suite de la chute du clan Botamba, les victoires du gouvernement révolutionnaire provisoire au Zufrana, et les réformes de Mamta Shakhan en Karmalie, se trouve les mains de Douglas Reed. »

Dev Masood
« Vous voulez dire celles de Grant la bouchère ? »

Shaul Khairajul
« Vous ne semblez pas l'apprécier. »

Dev Masood
« Je ne peux malheureusement que le confirmer : l'impérialisme westréen profite de sa croissance économique pour répandre ses tentacules dans les pays les moins développés, mais riches en ressources naturelles... comme par hasard.
Et vous oubliez la Radanie, où les soi-disant communistes se sont alliés aux nationalistes réactionnaires pour massacrer des milliers de démocrates.
C'est beau le socialisme à la Grant.
Quant au Makengo, le Westrait va simplement remplacer l'Ennis et la Valdaquie. Mais en pire : là où les bourgeois dytoliens opprimaient en spoliant le peuple, le Westrait lui, va d'abord installer consciencieusement ses pions, pour ensuite poser les bases nécessaires à l'instauration d'une énième dictature « rouge », qui ne se contentera pas d'aliéner : elle massacrera son peuple.
Douglas Reed et Grant sont des bouchers en devenir, qui cachent juste très bien leur jeu. Soyez-en sûr, la démocratie là-bas n'est que de façade.
Je rappelle au passage toute ma solidarité aux camarades westréens de gauche persécutés par le régime du boucher Reed et ses milices.
»

Shaul Khairajul
« Dites moi si je me trompe, mais ce « qualificatif » de « boucher », est un recours assez fréquent dans votre classe politique, les « communistes de gauche », trotskistes et anarchistes. »

Dev Masood
« Un communiste est d'abord et avant-tout un démocrate, une femme ou un homme favorable à la liberté et à la démocratie. »

McNeil
« Bon, c'est bien petit, on a compris maintenant.
Pour revenir aux choses sérieuses, sachez que j'approuve tout ce qui a été dit - exceptée la dernière phrase de mon interlocuteur bien-entendu. Oui, le menace du totalitarisme communiste est grande, avec la fondation du Pacte de Cewell, l'agressivité du Gandhari, les élections au Makengo, la répression au Karmalistan... cela ne fait que commencer.
Face à ce bloc en formation, il faut que nous ripostions au coup pour coup. Le monde libre doit s'unir, former une vaste alliance internationale contre le communisme. Mais il faut qu'elle soit capable d'agir. L'échec de l'OMPC, par la faute des communistes gandhariens, nous en a fait tirer quelques enseignements. Nous devons repartir sur de meilleures bases et reformer une nouvelle organisation internationale, plus soudée et plus agressive.
Parce que les rouges ne comprennent que ça, la force.
»

Dev Masood
« Oui enfin je pense qu'il ne faut pas non-plus confondre les dictatures bureaucratiques du vrai communisme, qui aspire à la liberté et à la démocratie. Un communiste n'est pas un boucher, c'est un démocr... »

McNeil
« Euh... Ta-gueule. Donc comme je le disais... »

Dev Masood
« Mais enfin ! Je ne vous permet pas ! »

McNeil
« DONC, comme je le disais, les communistes ne comprennent qu'un seul langage : celui des armes. Le feu par le feu, voilà la solution. »

Shaul Khairajul
« Dernière question si je puis me permettre... pensez-vous que le communi... enfin... disons le totalitarisme, pour mettre tout le monde d'accord, menace également notre paisible Rajanagar ? Le Raj Dahar compte-t-il parmi les cibles de la subversion westréenne ? Le Westrait, qui pourrait, par exemple, être amené à vouloir liquider ses exilés (qui sont nombreux chez nous) ? »

McNeil
« Pas directement, nous sommes trop riches et trop développés pour être vulnérables à court terme. Mais des agents westréens sont présents au nord de la Karmalie, où ils contribuent à l'essor de groupes extrémistes marxistes ou marxisants, comme le PRDK-ML ou le Nod. Et ce dernier en particulier, profite de cette « communisation des esprits » chez les Qarlouks et les Syirs notamment, pour infiltrer des agents dans nos quartiers pauvres, en particulier ceux de Daharpur. Le Nod profite de la misère ambiante pour répandre son idéologie. »

Dev Masood
« C'est la faute des capitalistes : si nous avions répartis les richesses de façon plus équitables, des organisations comme le Nod n'existeraient pas.
Sachez que nos militants, à la Ligue Internationale, contribue à lutter contre les infiltrations du Nod chez nous, au Dahar !
»

McNeil
« Mais ne me faites pas marrer... A Ruprahad, vous n'y foutez jamais les pieds ! »

Shaul Khairajul
« C'est vrai qu'à part distribuer des préservatifs gratuits dans les campus, vous n'êtes pas bien présents au-delà des quartiers aisés... »

Dev Masood
« Nous faisons ce que nous pouvons, vous savez. Ce n'est pas facile de lutter contre la stupidité réactionnaire des paysans et des populations aliénées.
Quant à la distribution de préservatifs, sachez que c'est une tâche militante toute à fait concrète et utile. Que faites vous, vous, messieurs, en faveur des étudiants ? Rien ! Vous savez, lutter contre l'attitude totalement rétrograde de certains pseudo-communistes en matière de sexualité, comme c'est le cas chez les ascètes du Nod, contribue à améliorer les conditions de vie des femmes autant qu'à lutter contre ces totalitarismes rouges !
»

McNeil
« Vous n'arrêterez pas ces gens avec vos histoires de fesses. Croyez-moi. Un beau jour ils vont vous dépasser sur votre gauche, et vous serez relégués au rang de débauchés réactionnaires. A leurs yeux, le progressisme c'est justement s'abstenir de drogue, d'alcool et des excès dans la vie sexuelle... considérés comme de vieilles coutumes à éradiquer. »

Dev Masood
« Oui, logique de la part de fascistes-rouges totalitaires. Mais je suis d'accord sur le fait qu'ils sont des ennemis prioritaires à combattre pour la défense de la liberté et de la démocratie. »

Shaul Khairajul
« Eh bien ma foi, heureux d'apprendre qu'au final, vous vous rejoignez sur le fond... enfin... sur la forme, ou peut-être les deux.
Quoiqu'il en soit merci de nous avoir écouté, et bonne soirée à tous !
»

______________________________________________

Dans les coulisses de son émission, Shaul Khairajul vînt s'affaler sur un banc, avant d'être rejoint par son fameux collaborateur et garde du corps.

Image

_ « Votre débat a été un fiasco. Ils étaient d'accord quasiment du début à la fin. »

Shaul Khairajul
« Vous pensez vraiment que s'ils avaient été en contradiction, j'aurai pris le risque de les inviter à mon émission ? Connaissant le caractère de McNeil ? Bref, les voir s'affronter n'était pas le but recherché ici. C'est même tout le contraire.
Tu vois, Bernard-Abdul, parfois, simuler une défaite est la meilleure façon de l'emporter.
»
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Vladimir Ivanov
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Re: La vérité au Raj Dahar

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Le Joseph Fouché de Daharpur
Ambiance musicale 8-)

Image
L'inspecteur Richard Vadier, le redoutable chef de la police de Daharpur


Son père était ingénieur dytolien francophone de confession juive, venu à Daharpur pour la réalisation de travaux dans le domaine des technologies stratégiques. Sa mère était une turque qarlouke "persianisée", qui avait fuit la misère du Nord du Karmalistan pour travailler dans la cité géante cosmopolite et occidentalisée du Raj.
Son nom très "exotique" (il ne fut d'ailleurs pas le seul, parmi les grands personnages du Karmalistan), rappelle qu'il fait partie de ces "nouveaux rajans", turco-perses métissés avec des ressortissants d'outre-mer, issus, en particulier de ces hommes qualifiés venus prendre pour épouse des locaux.

Ses parents sont morts lors du crash – semble-t-il accidentel - d'un avion quand il avait six ans. Orphelin bagarreur, solitaire et indiscipliné, il n'en demeure pas moins studieux, du moins en autodidacte et à sa manière. Sa vie entière se résume à une seule émotion : la colère. Pourvu de l'intelligence nécessaire pour la canaliser, ce Machiavel rajan a su domestiquer sa rage intérieure pour la sublimer au service de sa quête de pouvoir. Finalement rentré à l'école de police à 20 ans, tout entier voué aux devoirs qu'exigent sa fonction, il su se rallier les faveurs de la haute administration rajan héritière de l'ère britonne, et favorisant qui plus est les personnes d'origine dytolienne, pour monter en grade. Malgré ce pistonnage, l'individu fait preuve d'une réelle compétence au-delà de son aptitude au travail.

Aujourd'hui Richard Vadier est le patron redouté de la police de Daharpur, plus grande ville du Raj Dahar et capitale économique du Karmalistan.
Homme sans scrupule, Vadier fait partie de ces bureaucrates consciencieux capable de se muer en hommes de terrain téméraires et acharnés. Il tue de sang froid sans éprouver le moindre remord. Cette absence de morale autant que ce goût de l'action, lui ouvrit de nombreuses portes, y compris politique, issue d'une réussite totale en matière de lutte contre-insurrectionnelle, mais aussi contre la délinquance, dans cette immense conurbation de plus de 15 millions d'habitants. Les chefs de gangs et de mafias le craignent par dessus tout, et pour tout dire, la plupart lui sont désormais inféodés. C'est la méthode de la plupart des polices en pays bourgeois : contenir le crime organisé, mais aussi l'entretenir et le protéger, à condition qu'il reste inféodé au pouvoir et « ne trouble pas l'ordre public ». Pour cette raison, la population des classes moyennes et aisées lui est redevable, malgré ses méthodes controversées.
Au grand malheur toutefois des classes populaires et des populations marginales des bidonvilles, qui subissent de plein fouet ce même crime organisé, qui a carte blanche dans ces quartiers sans intervention de la police, qui se renseigne d'abord et avant-tout sur le poids du porte-monnaie de la victime avant d'enquêter.

Surnommé « le Franc », - ou « la Hache » par ses détracteurs, Richard Vadier est un seigneur dans « sa » ville. Assoiffé de pouvoir, impitoyable et travailleur, il n'en demeure pas moins corrompu jusqu'aux os : toutes les mafias sans exception lui versent un tribu, qui ne dépend que de sa volonté. Celui-ci augmente ou diminue en fonction des faveurs qu'il accorde à l'une ou à l'autre des organisations criminelles, parfois jusqu'à les monter les une contre les autres.
Téméraire mais paranoïaque, il s'est ameuté autour de lui toute une équipe de gardes du corps dévoués, d'ex-agents des forces spéciales et autres experts de la sécurité privée. Parmi eux, seule sa garde rapprochée reçoit son respect. Tous les autres policiers qui travaillent sous ses ordres, directement ou indirectement, ne sont à ses yeux que de vulgaires mercenaires opportunistes, remplaçables et donc sacrifiables. La peur qu'il inspire ne touche donc pas que les criminels... Quand il se sait derrière les projecteurs, Vadier n'hésite pas à tuer ses propres hommes pour incompétence.

L'impunité totale et délirante dont il bénéficie provient directement du GDI. Ce sont en effet les supérieurs même du général McNeil, qui adhèrent inconditionnellement à sa politique de terreur sécuritaire - objectivement efficace. Par conséquent, Vadier ne rend de compte qu'à deux personnes : l'amiral Sarkar Shivaji, président du Raj Council, le n°1 du Dahar, mais aussi un autre dytolien (en membre de l'UPO, le Raj Dahar n'a jamais vraiment été décolonisé...) du nom de George Weinberger, le chef d'état-major du Raj Dahar et directeur du GDI.
Le général Weinberger, tout comme Shivaji, est un habile stratège militaire anticommuniste, plus calme et serein que Vadier, mais moins arrogant et plus intelligent que McNeil. Il sait que la survie du capitalisme au Dahar, en raison de la menace extérieure (Karmalie du Nord), et de ses inégalités sociales, si criantes qu'elles en deviennent dangereuses, qu'il est nécessaire d'avoir à la tête de la sécurité intérieure, en chef de la police, une personnalité inflexible, aussi calculatrice que brutale, et dépourvue de toute compassion. Vadier en est l'archétype même.

Pourtant Vadier n'a pas d'idéologie. Pur opportuniste, il est donc un capitaliste "par défaut" plus que de conviction. Il se serait tout aussi bien senti à sa place en tant que chef de la police politique d'une dictature marxiste.
Proche de Weinberger on l'a vu, le seul supérieur militaire direct de McNeil au GDI, Vadier méprise particulièrement ce dernier, notamment pour son arrogance et sa stupidité. Par ailleurs, il éprouve le même dégoût envers un Dev Masood, mais le sait utile lui et la direction de la Ligue Internationale et autres partis de la même espèce, afin anesthésier l'extrême gauche dans sa ville, la rendre inoffensive. Masood et ses partisans, pourtant disciples de l'ACAB-attitude par pur esthétisme gauchiste, se gardant bien toutefois de critiquer directement le chef de la police ou de gêner ses intérêts. Paradoxalement, l'extrême gauche daharane embourgoisée, tout comme l'extrême droite, compte parmi les bénéficiaires de sa politique sécuritaire : ils savent qu'ils ne sont plus rien sans lui. Ils savent qu'il est le seul rempart entre leur petit confort... et la fureur vengeresse qui pourrait s'éveiller à tout moment chez les millions de marginaux de Ruprahad.

C'est d'ailleurs sa mission principale : s'assurer de contenir la colère des opprimés de Ruprahad, au moyen des groupes criminels qu'il a ramené à son service, ou par la répression pure et simple jusqu'aux assassinats ciblés.
Vadier doit cependant subir les critiques d'un certain nombre de journalistes qui dénoncent ses méthodes brutales, dans ce pays où règne une liberté de la presse relativement importante. Mais comme on dit, en démocratie : "cause toujours".

Moins élégant, moins diplomate, plus brutal et grossier qu'un Talleyrand, mais tout aussi malin et corrompu que lui, en un mot, c'est le Joseph Fouché du Raj Dahar.
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Re: La vérité au Raj Dahar

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Général George Weinberger, directeur du GDI et chef d’État-major des forces armées rajanes


Le général Weinberger est l'homme le plus puissant du Raj Dahar, doté d'un pouvoir informel supérieur encore à l'amiral Shivaji, pourtant n°1 de l’exécutif. Il est également le supérieur direct du général McNeil.

Briton du Dahar (l'une des ethnies les plus influentes de la province) d'origine norroise, il est cependant issu d'une famille modeste : né en 1988, sa mère était une fille de fermier jernlander et son père, un employé technicien briton en service dans une base militaire britonne au Karmalistan littoral (Dahar). Ce dernier fut tué lors d'une attaque karmale en 1999. Dès 2006, il sert dans sa jeunesse au sein de l'armée coloniale britonne de la Grande Hégémonie, avant de resté sur place, attaché à la culture locale, en se faisant naturaliser citoyen rajanagari.
Sa formation remonte à la guerre qui opposa l'empire colonial briton et le Karmalistan. Il grimpa au sommet de la hiérarchie pour son courage, sa loyauté, ses aptitudes au combat et ses compétences intellectuelles acquises par une combinaison d'études théoriques et d'expérience pratique. Droit et intègre, admiré de tous, il est finalement propulsé à la tête des forces armées daharanes en tant que chef d’État-major, avant de fonder le General Development for Isthmus, organisation militaire privée chargée de la sécurité régionale de l'isthme du Dar et finalement, du Raj Dahar lui-même.

Honorable père de famille protestant luthérien, sa vie privée est irréprochable. Militaire mais aussi habile et fin diplomate, son attitude calme et posée dissimule une inébranlable détermination politique : son anti-communisme.
Pragmatique, il a enterré ses vieilles rancœurs à l'égard du Karmalistan et sa turcicophobie d'hier à laquelle il a sincèrement renoncé (contrairement au raciste assumé McNeil). Weinberger appréhende désormais l'existence d'un Raj Dahar autonome sur moyen voire long terme, au sein du Karmalistan. Il défend toutefois cette autonomie politique et économique avec zèle, jusqu'à se rapprocher des milieux séparatistes depuis le renforcement des pouvoirs de Mamta Shakhan dont-il condamne sa politique "socialiste-islamique" depuis 2037.

Homme intègre, père modèle, militaire courageux et expérimenté, grand stratège, fin diplomate, tempérament réfléchi, austère mais respectueux... au Raj Dahar, il n'a que des admirateurs. Les élites, la haute bourgeoisie d'affaire, la petite bourgeoisie commerçante, et même les classes populaires (à l'exception notable des marginaux des bidonvilles). Ce consensus national provient de son statut de garant de l'autonomie daharane, de protecteur des Rajans et des nombreuses minorités ethniques de la très cosmopolite Daharpur. En un mot, il fait la fierté de son pays. Même McNeil, aussi orgueilleux soit-il, n'a, à ses côtés, plus qu'à ranger son arrogance et écouter humblement ses suggestions.

Mais cette exemplarité n'est pas sans zone d'ombre. En matière de politique sécuritaire et de lutte contre-insurrectionnelle, Weinberger ne transige pas. Défenseur du « modèle démocratique et libéral rajan », et donc de facto, des intérêts de la petite et haute bourgeoisies, c'est lui qui a fait appel au redoutable Vadier à la tête de la police de Daharpur, afin de s'assurer que les injustices sociales monstrueuses de la plus grande ville ne nuisent pas à l'ordre public.
Adepte pur et dur de la méritocratie capitaliste, il considère que la société, grâce au libre jeu de la concurrence, doit sélectionner les meilleurs et rejeter les plus mauvais pour bien fonctionner. Moins amoral qu'un Vadier en ce qui concerne la justice et le droit à l'intérieur, il n'a plus aucun scrupule ni once de pitié quand il s'agit de lutter contre la menace communiste à l'extérieur du Raj Dahar... notamment au Karmalistan, dont il n'hésitera pas à y semer le chaos du moment que la situation profite aux intérêts de son pays.

L'exceptionnelle popularité du général Weinberger fait peur, jusqu'au Karmalistan. En relation directe avec le redoutable patron du KhAD, Akhtar Abdur, il complote avec lui contre la reine Mamta Shakhan, dans l'espoir de restaurer à Karagol, un régime islamique libéral-conservateur, plus favorable aux affaires et aux intérêts du Raj Dahar.

S'il partage avec Akhtar Abdur, une hantise particulière à l'égard de la Confrérie du Nod, il ne voit pas le mystérieux Temürkhan, comme une menace prioritaire (à l'inverse du patron du KhAD, qui en est littéralement obsédé). A ses yeux, l'objectif principal doit être de découvrir et d'éliminer le véritable chef de la Confrérie, encore méconnu, un certain chaïban se faisant appeler Qobyl.
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Re: La vérité au Raj Dahar

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La vilaine petite cane noire

23 avril 2043, au soir, à Sujawal (une cité aisée près de Daharpur, au Sud)

Au Palais Madhuri, résidence privée et ancien centre du pouvoir colonial de la ville, plusieurs hautes personnalités de la noblesse du Dahar (nawab, gouverneurs) s'étaient réunies pour fêter le coup d’État en Gandhari et la situation difficile de la Karmalie, qui réjouissait particulièrement les élites rajanes. La luxueuse villa appartenait à l'influente et ambitieuse Madhuri Banerjee, nawab (gouverneure) de Sujawal et impitoyable femme d'affaire rajan, et son conjoint, le jeune nawab d'Ormara Vijay Prasad, conjoint non-officiel de la première.

Étaient invités une cinquantaine de nawabs et hommes d'affaire, ainsi que l'amiral Shivaji, "Raj" (prince) du Dahar, et bien-entendu, Jack McNeil, général des forces aériennes du GDI.


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Nawab Madhuri Banerjee, l'hôte, gouverneure libérale et femme d'affaire

Madhuri Banerjee -elle imite la voix de Mamta Shakhan-
« "J'exprime ma profoooooooonde tristesse personnelle, snif, et, au nom de toute la nation karmale, mes plus sincèèèèèèères condoléances au peuple gandharien pour le décès de mon ami (ooooh, que c'est mignon) Jasbir Kéjar, ainsi que pour toutes les autres pauvres et malheureuses victimes de ce putsch CRIMINEL (bouah !). Dans l'espoiiiiiiiiiiiir que notre peuple-frère gandharien se relève à nos côtés, dans ses épreuves difficiles que nous traversons mutuellement. OOoohhh" »

tous s’esclaffèrent de vives voix

Madhuri Banerjee -elle poursuit son imitation de Mamta-
« Mais attention, hein, je suis la reine. Vous me devez le respect. »

nouveaux rires

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Vijay Prasad, nawab d'Ormara

Vijay Prasad
« Toujours aussi incisive, ma chérie !
Mais faut la comprendre, elle s'est fait larguer littéralement, par tout le monde : son propre peuple, la LIM, le Gandhari, et même le Westrait semble s'être rallié au nouveau coup d’État ! »

Madhuri Banerjee
« Elle me fait pitié la pauvre. Une érotomane qui finit par comprendre, enfin, que personne ne peut la supporter. Le pire, c'est qu'on voit bien qu'elle s'efforce de passer pour une reine, cette garce... sûre d'elle, intransigeante, déterminée... sauf que ses yeux ne mentent pas : elle se retient de chialer à chaque fois qu'elle l'ouvre. Son haleine pue la détresse, on le sent de Karagol jusqu'ici. »

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Général Jack McNeil, grand-conseiller militaire, commandant des forces aériennes du GDI

Jack McNeil
« Cette pétasse mérite tout ce qui est en train de lui tomber sur la gueule. Cracher sur l'islam, opprimer son peuple, communiser le Karmalistan en douceur... et puis quoi encore ? Elle pensait pouvoir se servir de 120 millions de personnes pour satisfaire ses petits caprices jusqu'à quand au juste ? »

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Amiral Sarkar Shivaji

Sarkar Shivaji
« Le KhAD me l'a assuré. Elle n'en a plus pour longtemps, croyez-moi. »

Madhuri Banerjee
« Son preux chevalier servant va-t-il encore pouvoir la sauver ? »

Sarkar Shivaji
« Nazar Babur ne défend pas la même cause qu'elle. C'est un terroriste. Il l'abandonnera à son tour. Nous y veillerons. Mamta n'aura plus personne sur qui compter. Son seul échappatoire sera de fuir le pays. »

Jack McNeil
« Elle est trop fière. Tellement fière qu'elle est incapable de comprendre qu'un déshonneur plus violent l'attend si elle s'accroche au pouvoir. Elle sera insultée, lynchée, battue, ou pire... »

Madhuri Banerjee
« Ooooh, elle se sent triste, et elle a peur... la vilaine petite cane noire ! »

De nouveau, les invités laissèrent exprimer leur bonheur en vue de cette situation qui s'annonçait des plus réjouissantes pour la prospérité économique du Raj Dahar, laquelle allait enfin pouvoir reprendre ses possessions minières et industrielles en Karmalie.

Après les rires, les festivités commencèrent. En l'honneur de « l'ajustement révolutionnaire » en Gandhari, et pour l'inévitable chute de Mamta Shakhan, tous lèvent leur verre.
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Re: La vérité au Raj Dahar

Message par Vladimir Ivanov »

Le Raj Dahar n'a pas dit son dernier mot


La nouvelle de la paix négociée (jusqu'alors secrètement) entre Mamta Shakhan et le leader de la contestation islamiste, Saïd Abdullo Rashti, avait suscité le dégoût et la colère à Sujawal (bastion de l'aristocratie libérale rajan).

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Image
Nawab Madhuri Banerjee, l'hôte, gouverneure libérale et femme d'affaire

Madhuri Banerjee
« Cette pétasse va encore nous échapper. »

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Vijay Prasad, nawab d'Ormara

Vijay Prasad
« Cela ne devait pas se passer comme ça... »

Madhuri Banerjee
« AH OUI ?! ET COMMENT ALORS ? COMMENT ?! MAMTA ET LES ISLAMISTES MAIN DANS LA MAIN... MAIS QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FOUTU, BANDE D'INCAPABLES ! »

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Général Jack McNeil, grand-conseiller militaire, commandant des forces aériennes du GDI

Jack McNeil
« Tu perds ton temps à hurler. Inutile de s'en prendre à nous. Abdullo Rashti nous a trahi : Karagol a reculé, et le MRIL qui a pu avancer ses pions, nous a tourné le dos. »

Vijay Prasad
« Ce salopard... il faut le faire payer... »

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Amiral Sarkar Shivaji

Sarkar Shivaji
« Cessez donc ces réactions puériles et instinctives. Je me suis entretenu hier avec le général Weinberger. Il m'a rappelé un fait objectif : il s'agit d'une défaite à double tranchant. Les accords de paix avec le MRIL sont une déception, oui. En revanche, s'ils représentent une défaite tactique pour le Raj Dahar, la reine Mamta, elle, vient d'en subir une également... mais de portée stratégique. »

Jack McNeil
« Soyez plus précis ? »

Sarkar Shivaji
« Nous n'allons pas nous contenter de miser sur une simple défaite électorale infligée à la reine aux prochaines législatives. Le Karmalistan va subir une défaite stratégique majeure dans la guerre à l'image qu'il se livre avec le Kars. Nous allons montrer au monde la face cachée de Karagol. Nous allons mettre ce pays au ban des nations. Les islamistes ne pourront en sortir que grandi, et ce sera tout à notre profit. »

Jack McNeil
« Comme le dit lui-même Weinberger :
Mon travail consiste à donner aux dirigeants politiques rajans, des conseils militaires avant qu'ils ne sachent qu'ils en ont besoin.
»

Vijay Prasad
« Peut-on savoir de quoi il s'agit ? »

Sarkar Shivaji
« Vous le saurez bien assez tôt. »

Madhuri Banerjee
« Cet adepte briton du morainisme va faire d'une pierre deux coups en soulageant le front mondial anti-Ennis. »

Sarkar Shivaji -avec le sourire-
« Absolument. »

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Image
Le général George Weinberger, le puissant directeur du GDI. Ici discutant en tête à tête avec le président du Raj Council du Dahar, Sarkar Shivaji.
Il s'apprête à révéler au monde une information qui pourrait bien entraîner, par effet domino, la chute du régime de Mamta Shakhan.
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Re: La vérité au Raj Dahar

Message par Vladimir Ivanov »

Le Raj Dahar n'a pas dit son dernier mot (2)


Le succès de la paix négociée MRIL - Karagol, l'échec du plan de neutralisation de Mamta Shakhan, sauvée in extremis par Nazar Babur et les Aiglantins, et pire encore, la victoire des gauches radicales (coalition « parti communiste karmal, alliance anti-impérialiste et mouvement mamtaïste »), aux dernières élections, démoralisèrent profondément la classe dirigeante daharane. Dans leurs repères de Sujawal, bastion des libéraux-conservateurs et de l'aristocratie daharane, McNeil manifesta sa colère et sa déception par des hurlements. L'hôte, Madhuri Banerjee, alla jusqu'à proposer de déclarer l'indépendance au Raj Dahar, malgré tous les risques, probablement insurmontables, qu'une telle action, évidemment déraisonnable, susciterait. Même Shivaji, le très habile président du Raj Council, à la tête de l’exécutif du Dahar, ne pouvait dissimuler son dégoût.

Mais l'un d'eux restait comme toujours, impassible, imperturbable : George Weinberger. N'y voyant qu'une mauvaise passe, parsemée de simples défaites tactiques, le très respecté général au sang froid, garda toute sa patience et son optimisme.


______________________________________________

Image
Général Jack McNeil, haut-conseiller et commandant des forces aériennes du GDI

Jack McNeilaprès avoir hurlé de rage
« Cette sorcière rouge... qu'est-ce qu'elle me débecte... Et moi qui espérait me marier avec pour régner sur le Karmalistan ! Je crois que j'aurai du la violer quand j'en avais l'occasion. »

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Nawab Madhuri Banerjee, gouverneure libérale-conservatrice de Sujawal (Raj Dahar) et femme d'affaires

Madhuri Banerjee
« Je vous l'ai déjà dit, et je vous le répète, oui, je reconnais, M.Weinberger, que la fuite d'informations à Estuary Times, dévoilant au monde les ambitions nucléaires du régime de Karagol, était un coup de maître de votre part : l'image du pays a été sérieusement écorné, le Karmalistan a du faire face à de nombreuses sanctions diplomatiques ou économiques : embargo pétrolier karsais, embargo liangois sur l'uranium, Îles Unies, Wakoku, et même Kaiyuan, froid avec le Chikkai qui rechigne toujours à un rapprochement... ou encore le Shidao, bien que celui-ci y a renoncé à Shengfen. Tout cela n'aurait pu arriver sans vous, et nous vous en sommes ici, à Sujawal, tous profondément reconnaissant.
Mais le fait est que Mamta Shakhan reste à la tête du pays, saine et sauve. Vitriolage ou assassinat, elle a échappé à toutes nos tentatives, et en est même sortie plus forte que jamais avec sa victoire législative. Et, excepté au Kars et aux Îles Unies, tant qu'elle restera à la tête du pays avec son visage de jolie morue, le Karmalistan ne pourra jamais devenir un vrai paria aux yeux du Monde.
»

George Weinberger
« Il ne sert à rien de courir comme des poulets sans tête, c'est tout ce que souhaite Karagol.
Prenez un peu de temps pour réfléchir et prendre le recul nécessaire : de quoi vous plaigniez-vous ? Oui, pour l'heure, elle s'en est sortie. Très bien, tant mieux pour elle. Ce n'est pour nous que partie remise.

Écoutez-moi bien.
Pensez-vous vraiment, chers amis, qu'après tout ce que nous lui avons fait subir, entre :
_ son veuvage depuis plus de dix ans avec l'assassinat de son époux,
_ l'assassinat de son père il y a neuf ans,
_ le coup d'Etat islamiste de Barakzaï qui lui a succédé (2034-35), à l'époque où on la surnommait la « princesse humiliée »,
_ l'autarcie politique des années 2030 et l'agression militaire de la coalition occidentale de 2036,
_ les insultes, le passage à tabac, les crachats qu'elle a subit au Temple "Éternité de la Grâce" à Daharpur,
_ cela, juste avant les tentatives d'assassinat et de vitriolage,
_ la torture subit, dans les geôles de Vadier, par son plus proche et fidèle ami, Nazar-Babur,
_ sans parler du lynchage médiatique permanent au Raj Dahar, du flot de calomnies qu'on lui déverse à la figure quotidiennement,
_ ...et parfois jusqu'en Karmalie où elle a du surmonter, je vous le rappelle, une rébellion islamiste sans précédent (2042-43) soutenue par les services secrets karsais, soit une situation de quasi-guerre civile...
...pensez-vous vraiment, qu'à la suite de tous ces évènements, Mamta Shakhan, veuve, orpheline, lynchée, calomniée, menacée de mort en permanence, puisse s'en sortir indemne, psychologiquement parlant ?
»

Soudainement, un étrange silence règne. Tous prennent conscience que cet acharnement anti-Mamta, bien que vain en apparence à cet instant t, ne fait que prouver son extrême vulnérabilité, tandis qu'il ne pourra rester sans conséquence à terme, en particulier sur la santé mentale de la « reine rouge ».

« D'autres batailles sont prévues, chers amis. La guerre sera longue, mais je vous le promet : nous allons la gagner. »

Image
Amiral Sarkar Shivaji

Sarkar Shivaji
« Quelle est la prochaine étape ? »

Image
Général George Weinberger, directeur du GDI

George Weinberger
« Tout d'abord, nous allons profiter des accusations karsaises pour monter de toute pièce de nouvelles révélations à scandale, elles-aussi diffusées par le prestigieux Estuary Times, à propos d'un hypothétique programme de dopage institutionnalisé des athlètes karmali. Cette fois-ci, contrairement au nucléaire, ce ne sera que pure calomnie. Évidemment, le Karmalistan en est incapable, d'abord en raison de son savoir-faire limité dans la conception d'EPO synthétique. Mais personne ne s'attardera à ces détails. Au mieux, de notre point de vue, ces accusations vont provoquer la radiation des Karmalis des JO de Kinto cette année. Au pire, et finalement c'est ce que nous espérons, leurs athlètes seront moqués, sifflés voire lynchés pendant toute la compétition. Et c'est je pense, l'objectif principal, qui se suffira à lui-même pour humilier une fois de plus Mamta, son gouvernement, et leurs partisans.

Cela dit, tenez-vous bien, ceci n'est qu'une embuscade supplémentaire avant le prochain assaut, qui à son tour, en annoncera d'autres.
Cette première phase de notre plan principal, ce « prochain assaut », touchera au Chaïbanistan. Dictature communiste pourrissante, les quelques privatisations (mais insuffisantes) des années 2000 ont sapé ses fondations idéologiques, tandis qu'une crise économique d'origine structurelle perdure depuis des décennies.
Principal débouché du Karmalistan hors-Dahar, le Chaïbanistan est cette pièce maîtresse du dispositif de Mamta dans son plan de désenclavement et de court-circuit par le Nord, notamment vers le Liang et l'Askazie... contre nous, contre le Raj Dahar. De plus, à cause de l'aide technique liango-ennissoise, le pays produit 140 millions de barils de pétrole de schiste par an, ce qui comble désormais jusqu'à 47% des besoins du Karmalistan. Lequel s'est trouvé un nouveau fournisseur sûr, le Tarnasa communiste, pour se procurer le reste.

Pour toutes ces raisons, le Chaïbanistan est à la fois l'allié le plus précieux de Karagol, mais aussi le maillon faible de son dispositif géostratégique. Il ne nous manquera plus que d'y susciter une révolution colorée. Le GDI a déjà tout préparé en amont.

Dans le meilleur des cas, le Chaïbanistan sortira de l'orbite karmal. Dans le pire, Mamta sera obligé d'intervenir : militairement ou indirectement, qu'importe... ces évènements ne feront que nuire, une fois de plus, à son image.
Et si cette colonie karmale reste aux mains de Karagol à l'issue de la crise ? Qu'on assiste à une annexion ?
Où est le problème ? Nous assisterons en réalité à un statu quo ante bellum qui ne dit pas son nom, où l'état de fait géopolitique n'aura pas changé sur la carte entre l'avant et l'après (le Chaïbanistan étant déjà, par défaut, « aux mains » de Karagol aujourd'hui), mais nous serons parvenus, une fois de plus, à ternir son image, à démontrer la brutalité du régime qui n'hésite pas à utiliser la violence pour annexer ce qu'il possédait déjà.
Mieux encore, nous pourront passer à la phase deux du plan.

Mamta sera vue par une bonne partie du Monde, telle une conquérante annexionniste, assoiffée de pouvoir, rejetée par son peuple et celui du Chaïbanistan. Tandis que nous lui réservons d'autres surprises à titre plus personnel.
Le Chaïbanistan lui-même n'est qu'une étape parmi d'autres.

Croyez-moi, pour Mamta, les ennuis ne font que commencer.
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Vladimir Ivanov
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Re: La vérité au Raj Dahar

Message par Vladimir Ivanov »

(Rappel)
LEGISLATURE - RAJ COUNCIL 2040-2045

L'arène politique daharane :
divisée entre partis pro-Karagol (plutôt orientés à gauche) et sépataristes (que l'on retrouvent aussi bien à droite, au centre-gauche, à l'extrême-droite ainsi que dans l'extrême-gauche traditionnelle).


Image


Remarque : L'ORDI, l'Organisation Révolutionnaire des Damnés de l'Impérialisme, refuse le jeu électoral autant qu'il est interdit. Il n'est donc pas dans ce tableau. Parti clandestin révolutionnaire hybride, qualifié de "terroriste" par le gouvernement daharan, il promeut une idéologie communiste et anti-impérialiste teintée de monothéisme religieux. A l'inverse des autres partis d'extrême gauche (dirigés par des intellectuels de la riche et moyenne bourgeoisie, lesquels visent un public d'étudiants - aisés ou précaires dans l'ensemble du Raj), l'ORDI ne s'implante réellement que dans les bidonvilles pour recruter chez les parias et les marginaux de Ruprahad, victimes de la misère (chômage universel, déscolarisation totale, disette permanente, crimes, choléra, typhus, lèpre...).
Il est la branche informelle du Nod au Raj Dahar.
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