Presse en Alcalá

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Ramiro de Maeztu
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Presse en Alcalá

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Le siège du journal économique alcalègne Expansión





A) Remarques générales sur la presse au Royaume d'Alcalá

Totalement libre depuis les grandes Lois sur la Presse (Leyes de Prensa) de 1815, la presse alcalègne est foisonnante et concerne de nombreux titres d'ampleur nationale, régionale ou locale.
En Alcalá, n'importe qui peut créer et éditer un journal, une revue ou un magazine sans avoir besoin de s'inscrire dans un quelconque registre, de justifier de son identité ou de fournir tout autre document ou justificatif.
Très présente sur Internet, la presse alcalègne se vend, pour sa version papier, dans des maisons de la presse ainsi que dans les nombreux kiosques qui parsèment les rues de toutes les communes du pays.






B) Principaux titres nationaux







1) El Independiente - Littéralement, "L'Indépendant" - Fondé en 1945, quotidien généraliste national le plus diffusé et le plus lu en Alcalá - Proche des positions libérales du Parti libéral alcalègne
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2) La Razón - Littéralement, "La Raison" - Fondé en 1856, plus ancien quotidien national du pays encore imprimé - Journal généraliste, proche des positions libérales-conservatrices du Parti de la Nation
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3) Expansión - Littéralement, "Expansion" - Fondé en 1951, plus ancien quotidien national économique du pays encore imprimé - Journal économique, porte-parole officieux des milieux d'affaires et des grandes entreprises du Royaume d'Alcalá
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4) OkDiario - Littéralement, "OkJournal" - Fondé en 1982, quotidien national généraliste - Proche des positions de droite radicale du Parti pour la Renaissance alcalègne
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5) El Diario - Littéralement, "Le Journal" - Fondé en 1902, quotidien national généraliste - Proche des positions de gauche sociale-démocrate du Parti des Travailleurs
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6) El Cultural - Littéralement, "Le Culturel" - Fondé en 1916, quotidien national spécialisé - Principal journal national alcalègne ne s'intéressant qu'aux affaires culturelles au sens large du terme
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Ramiro de Maeztu
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L'hiver démographique alcalègne, défi majeur de Nieves García de Salazar-Navascués
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Entrée en fonction au début de ce mois d'avril, après les élections du 12 mars dernier, la nouvelle présidente du gouvernement du Royaume d'Alcalá, Nieves García de Salazar-Navascués (Parti libéral alcalègne, PLA), a sur son bureau du palais de Mirasierra, à Arganda del Rey, de nombreux dossiers plus ou moins brûlants. Si la poursuite du développement économique et technologique fait partie des priorités de l'exécutif, ainsi que l'a récemment rappelé en conférence de presse le vice-président et porte-parole, Máximo de las Huertas (PLA), la crise démographique qui se profile à l'horizon est l'un des défis majeurs pour notre nation d'ici à une trentaine d'années.

De fait, avec une population vieillissante, une immigration légale encore réduite (à peine 52 000 naturalisations l'année dernière), des frontières étroitement surveillées et un taux de fécondité de 1,3 enfant par femme, notre pyramide des âges va avoir de plus en plus l'aspect d'un triangle inversé, "obèse" en son sommet et fort étroit à la base.
Il y a six mois, nous titrions déjà à ce sujet "Llega el invierno" ("L'hiver arrive") - et il faut dire que la plupart des projections sérieuses à ce sujet sont alarmistes. En 2041, près de 30 000 décès de plus ont été enregistrés par rapport au nombre de naissances, chiffre qui devrait s'accroître lentement d'ici à 2075 - jusqu'à un différentiel de 70 à 80 000 personnes par an, selon une récente étude publiée par la Fondation des Caisses d'Épargne d'Alcalá (FUNCAS).
Près de 6,6 % des femmes d'Alcalá ont leur premier enfant à 40 ans ou plus, ce qui réduit d'autant le nombre de petites têtes blondes par foyer. À l'autre bout de l'existence, le Royaume dénombre plus de 19 % de personnes âgées de 65 ou plus et ce pourcentage pourrait grimper jusqu'à plus de 36 % en 2075. Le taux de dépendance (rapport entre les plus de 64 ans et ceux qui ont entre 20 et 64 ans) devrait atteindre la même année 77,5 %.

Le financement des retraites n'est pas le problème majeur de notre pays, puisque tous les fonds de pension y sont privés et génèrent de l'argent par la bourse et sur la scène internationale. Le vrai souci se trouve ailleurs : un pays composé de plus en plus de personnes âgées peut-il continuer à innover, à générer de la richesse et à faire croître son produit intérieur brut ?

Le programme électoral de Nieves García faisait état, dans son point n° 10, de propositions de mesures visant à pallier les pires effets de cet "hiver démographique". Ses marges de manœuvre seront pourtant limitées en la matière car elle a certifié qu'elle n'organiserait pas de référendum concernant un impôt spécifique (consultation qu'elle aurait toutes les chances de perdre) qui permettrait de financer des politiques de natalité dans le pays.
C'est pourquoi notre nouvelle présidente du gouvernement tourne plutôt son regard vers l'extérieur. Elle souhaite en effet mettre en œuvre un programme novateur de "carte verte" (tarjeta verde), avec un nombre réduit de permis de résidence tirés au sort chaque année et des publicités à destination de travailleurs diplômés, qualifiés et jeunes venus d'autres nations.
Pourtant, les Alcalègnes sont-ils prêts à voir débarquer plus de ressortissants d'autres pays chez eux ? Rien n'est moins sûr, au vu des derniers sondages réalisés par l'institut Sociométrica. À la question "Accepteriez-vous que l'État favorise l'entrée et l'installation légales d'un plus grand nombre d'immigrés, qualifiés ou non, afin de résoudre au moins partiellement la crise démographique qui nous menace ?", la réponse est clairement "Non", avec 67,8 % de sondés se portant sur ce choix.
L'immigration choisie n'est pas forcément la solution retenue par nos compatriotes, même s'ils n'auraient pas nécessairement leur mot à dire dans le domaine. Selon la même enquête d'opinion, plus de 78 % souhaiteraient être consultés à ce sujet mais rien n'oblige légalement Nieves García à organiser une votation pour obtenir leur blanc-seing.

Autant dire que nous sommes pour le moment dans l'impasse...





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L'une des photographies de campagne de Nieves García de Salazar-Navascués, prise en janvier 2042
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Ramiro de Maeztu
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Le Festival international de la Musique Simpovision bat son plein... sans l'Alcalá
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C'est dans la vibrante métropole de Fuxianji, capitale du Kaiyuan, que se tient cette année la huitième édition du Festival international de la Musique Simpovision, avec de nombreux candidats venus des quatre coins du globe (si, si, le globe a des coins, c'est une nouveauté). Un concentré de culture mondiale avec des chanteurs, groupes ou orchestres censés représenter le meilleur de la musique des nations participantes, même si certains émettent parfois des doutes à ce sujet...
Quoi qu'il en soit, la phase de vote a déjà débuté et le Royaume d'Alcalá a lui aussi rendu publiques ses préférences - dans notre beau pays, c'est la fédération des éditeurs et auteurs musicaux Promusicae, basée dans notre capitale, Arganda del Rey, qui se charge de recueillir et de divulguer les votes des citoyens intéressés. Nous avons ainsi attribué dix points au Karmalistan, sept au Makengo, cinq au Chikkai, trois au Furumatsu et un seul au Westrait. Des choix très répartis sur la quasi-totalité des continents de notre planète bleue.

Une année encore, cependant, beaucoup s'interrogent chez nous : comment se fait-il qu'avec notre exceptionnel patrimoine musical, nous ne soyons toujours pas représentés au Festival international Simpovision ? Promusicae, qui doit théoriquement statuer sur une éventuelle participation de l'Alcalá, allègue une fois de plus des problèmes logistiques et juridiques afin d'expliquer notre absence à ce concours majeur.
Une chose est certaine : son actuel président, l'ancien musicien José Ángel Hevia, s'est engagé par écrit à recruter un chanteur ou un groupe alcalègne pour nous représenter dignement (espérons-le...) lors de la neuvième édition de la Simpovision, dont le pays-hôte doit encore être connu.

En attendant, que la fête continue... et que le meilleur l'emporte !





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Le concert-anniversaire donné par l'orchestre et le chœur de la principale chaîne de télévision alcalègne, TVE, pour les soixante ans du canal
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Ramiro de Maeztu
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La présidente García de Salazar-Navascués aurait-elle l'intention de nous faire adhérer à l'Organisation mondiale pour la Paix et la Coopération ?
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Halcón Viajes grimpe de 2,2 % à la Bourse d'Arganda del Rey après la confirmation de ses bénéfices record pour l'année 2041 - Le vice-président du gouvernement devrait se rendre à Navacerrada ce jeudi pour l'inauguration d'une nouvelle école primaire privée - Tensions au Parlement après des déclarations incendiaires du député ultraconservateur Juan Manuel Bonilla à l'intention du président du Parti de la Nation : "Vous incarnez la petite droite couarde !" - La présidente du gouvernement se rend aujourd'hui au palais des Encinas pour son habituelle réunion hebdomadaire avec le roi





C'est la grande question que beaucoup se posent au Royaume d'Alcalá après de récentes déclarations à El Independiente de la présidente du gouvernement, Nieves García de Salazar-Navascués (Parti libéral alcalègne, PLA) : notre pays pourrait-il adhérer à l'Organisation mondiale pour la Paix et la Coopération (OMPC) ? Le propos est bref et allusif - et pourtant, il a provoqué bien des remous dans les médias et a entraîné des débats interminables aux Cortes Generales, hier, lors d'une séance à laquelle le chef de l'exécutif était représenté par le vice-président et porte-parole du gouvernement, Máximo de las Huertas (PLA).
À cette occasion, le président et seul député national de l'Union pour la Renaissance alcalègne (URA), le dirigeant ultraconservateur Juan Manuel Bonilla, a copieusement critiqué le président du Parti de la Nation (PN) et chef officiel de l'opposition, Francisco Montero Ruiz, en lui reprochant de laisser la présidente du gouvernement agir à sa guise, sans chercher le moins du monde à vérifier la légalité ou le bien-fondé de ses décisions.

Rappelons que la tradition politique nationale veut que notre pays reste neutre sur la scène mondiale, ne s'immisce pas dans les affaires intérieures des puissances étrangères, s'abstienne de tout commentaire concernant l'état supposé ou réel des droits de l'homme dans telle ou telle contrée du globe et n'entre dans aucune organisation supranationale, fût-elle apparemment aussi anodine que l'OMPC.
Cet organisme, dont le siège se trouve à Røros, dans l'État du Jernland, affiche dans sa charte fondatrice les louables principes suivants :
Préambule : Nous, les Etats,

Résolus
  • à préserver le monde de la guerre, de ses souffrances et de ses conséquences pour les peuples et les Etats,
  • à vouloir créer les conditions de la coopération et de la paix mondiale,
  • à vouloir renforcer le droit international et permettre l'émergence d'un cadre harmonisé pour les relations internationales et bilatérales,
Et dans cet objectif
  • à reconnaître la nécessité d'une organisation internationale de règlement des différends,
  • à accepter des principes communs et instituer des règles pour que ne soit pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun,
  • à recourir aux institutions internationales pour favoriser ces objectifs
Avons décidé d'associer nos efforts pour réaliser ces ambitions
  • en conséquence, les gouvernements des signataires, par leurs représentants, réunis en la ville de Røros, ont adopté la Charte de l’Organisation Mondiale pour la Paix et la Coopération et reconnaissent la création d'une organisation internationale qui prendra le nom d'Organisation Mondiale pour la Paix, ci-après désignée par « l'Organisation » et participent aux dépenses de l’Organisation selon la répartition annuelle fixée par l’Assemblée générale des Etats.

De bien jolies paroles qui dissimulent mal, à notre humble avis, une autre organisation (une de plus !) à l'administration paperassière et délirante, aux résolutions contraignantes de facto ainsi qu'aux ambitions de "gendarme du monde" à peine voilées. Une petite vingtaine d'États répartis sur six continents a déjà signé la charte de l'OMPC mais il est capital que le Royaume d'Alcalá ne les imite jamais. Il en va en effet de notre indépendance, de notre souveraineté et de nos constantes diplomatiques à travers l'histoire depuis le milieu du XVIIIe siècle.
Dans tous les cas, la présidente du cabinet devra éclaircir ses récentes déclarations à la presse afin de couper court aux rumeurs les plus délétères qui risqueraient fort de nous discréditer à l'international et de provoquer des manifestations populaires si un tel dessein se confirmait. Que la présidente García s'en souvienne toujours : toute entrée du pays dans une organisation de cette nature suppose la tenue d'un référendum national sur la question... et elle devrait alors, pour rester crédible, mettre son mandat dans la balance et démissionner en cas de défaite !



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Francisco Montero Ruiz, président du Parti de la Nation et chef officiel de l'opposition au gouvernement du Royaume d'Alcalá, lors d'une entrevue avec nos confrères du quotidien économique Expansión il y a une semaine
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