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Alexei
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Journaux officiels en République de Nistrovie

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Logotype de "Komsomolskaya Pravda", l'hebdomadaire russophone du Parti des Travailleurs nistroves


Timpul ("le Temps") : journal généraliste et le plus ancien du pays, il traite de tous les sujets avec un regard relativement objectif et bénéficie d'une diffusion très large. Bien que de plus en plus concurrencé par son jumeau valdaque Adevărul, en matière d'actualités internationales notamment, il demeure le quotidien le plus lu du pays du fait de sa publication en roumain et en russe.

Trei culori | Dobrogeva ("Trois couleurs | Dobrogévie") : créé dans les années 1990, à l'instar du Trei culori valdaque dont il est très proche, Trei culori | Dobrogeva se veut être le journal des valdacophones de Nistrovie (majoritaires à 65%) et défend une ligne éditoriale pro-unioniste, anti-communiste et anti-bykove. Ainsi, il n'est publié qu'en roumain, et son nom ("Dobrogeva") renvoie directement à l'appellation historique de "Dobrogévie", de l'époque où l'actuelle Nistrovie et la région valdaque éponyme ne formaient qu'un seul et même voïvodat/principauté. Le quotidien est très influent à l'Ouest ainsi que dans les milieux économiques.

Basarabească : Entre les pro-bykoves et les pro-valdaques existent les "nistrovistes" revendiquant l'indépendance de leur pays et une position intermédiaire entre les deux anciens "dominateurs" du pays. Ainsi, le journal Basarabească, publié en "nistrovien" (langue non-officielle compréhensible par les valdacophones car tirée du dialecte dobrogève parlé au Nord-Est de la Valdaquie et écrit avec l'alphabet cyrillique) se veut être leur porte-paroles et défendre le "ni Valdaquie, ni Bykova".

Komsomolskaya Pravda ("la Vérité du Komsomol") : deuxième journal le plus tiré du pays, il est publié en russe et est très lu parmi les milieux slaves ouvriers de l'Est du pays. Hebdomadaire officiel du Parti des Travailleurs nistroves, il suit une ligne éditoriale antifasciste, anti-capitaliste et marxiste-léniniste. Opposé à tout rattachement avec la Valdaquie capitaliste, il n'en est aussi pas moins hostile à un rattachement au Bykova tout en restant proche du Parti communiste d'Unité prolétarienne valdaque qui le soutiendrait.
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Alexei
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Timpul
14 juillet 2038

Alpva s'invite dans les principales mines de zinc du pays

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Vue aérienne de la mine d'Orca près de Ciadîr Mare

Si il y a bien pour une chose pour laquelle le nom "Nistrovie" est connue dans le monde, ce n'est pas pour notre nourriture, notre architecture ou notre cuisine, ni même notre économie ou notre armée, mais bien pour notre zinc.
Ressource stratégique à l'échelle mondiale s'il en est, la Nistrovie en est le deuxième plus grand producteur ex-aequo avec le Txile, sa possession et son usage sont capitaux pour qui veut développer une industrie digne de ce nom. En effet, le zinc qui appartient aux métaux "pauvres" est essentiel à l'enrichissement du fer et à la création d'alliages, avec du cuivre et de l'aluminium notamment, et sert donc à la fabrication d'une immensité de biens : des automobiles aux casseroles. Si aujourd'hui la Nistrovie, qui fait partie du cercle très fermé des grands producteurs de zinc (avec le Bykova, le Westrait, ou encore le Teikoku), ne tire pas un bénéfice énorme de cette ressource qu'elle vend plus qu'elle n'utilise, tout indique que cette situation est vouée à changer au vue du développement des industries (lourdes comme légères) aux quatre coins du monde, et il ne faut pas être un grand économiste ou mathématicien, et encore moins un médium, pour prédire que le cours du zinc est voué à augmenter dans les années à venir, transformant ce métal "pauvre" en "métal riche".

C'est l'argument qui a été invoqué par certaines figures d'Alianța "Nistrova Noastră" (ANN, parti "nistroviste" - opposé à toute union avec la Valdaquie) lorsque Nistrova Izvor (plus grande compagnie minière du pays) a officialisé un partenariat avec le géant valdaque Alpva, se traduisant par une pénétration (privée) valdaque dans l'entreprise nationale à hauteur de 19% de son capital et l'achat de certains sites comme celui d'Orca, le plus grand du pays, ainsi qu'un partenariat "technologique", en vue de "moderniser les outils nistroves et à la professionnalisation des mineurs". En retour, Nistrova Izvor aurait touché une enveloppe de plusieurs milliards de dollars ainsi que la bénédiction du gouvernement valdaque, saluant le nouveau partenariat et faisant entrevoir un rapprochement qui serait historique entre les deux pays qui ne formaient plus ou moins qu'un quatre siècles auparavant. Du côté de notre gouvernement, la "manoeuvre" d'Alpva a été accueillie de manière mitigée : si le président Pavel Timofti s'est montré enthousiaste quant à la restauration de relations diplomatiques solides avec le "frère valdaque", le ministre de l'Economie, Vladimir Rostaniuc s'est étonné de "ne pas avoir été consulté", ni par Albarea, ni par Alpva.

Mais c'est au Parlamentul que le ton est monté, entre le Parti démocrate (PD) et l'Alliance "Notre Nistrovie" (ANN), le premier (coalisé avec le Parti socialiste) appelant l'exécutif à continuer le rapprochement avec le frère valdaque, tandis que le second clame l'inverse, dénonçant l'impérialisme de celui-ci sous le prétexte d'une base culturelle commune. De même, les députés de l'ANN ont dénoncé la complicité du PD et de Nistrova Izvor qui ont "offert sur un plateau doré la souveraineté économique nistrove" au puissant voisin. Toujours est-il que le rachat de certaines mines par Alpva -disposant d'un capital au moins trois fois plus important que Nistrova Izvor- promet la création de nouveaux emplois, mais surtout une meilleure exportation du zinc nistrove à l'échelle mondiale via les voies de communications valdaques comme la future Route de la soie, et le marché commun de la Communauté des Nations dytoliennes.
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Alexei
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Timpul
26 août 2038

Nouvelle Route de la Soie : quel impact pour la Nistrovie ?

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La question divise le Parlamentul

Quatre continents, une dizaine de pays, trois routes, des milliers de tonnes de marchandises, tels sont les objectifs du titanesque projet appelé "Nouvelle Route de la Soie". Devant inclure, à l'origine, les seuls Valdaquie et Liang, le projet s'est rapidement étoffé de nouveaux partenaires : le Shakhanat du Karmalistan, devant à l'origine lui aussi avoir une Route de la soie bis avec la seule Valdaquie via la "Voie Valkar", l'Empire estolien, puissance orthodoxe de Marquésie, et, depuis peu, le Royaume de Kars, le plus grand pays arabe au monde riche en ressources et rapproché de notre voisin valdaque par la force des choses (la question hiérosolyméenne notamment). Si les négociations sont encore en cours (notamment sur le tracé exact), un an après que le projet ait été annoncé publiquement, il apparaît sûr, pour certaines sources, que celles-ci sont en bonne voie et que la construction des premières voies ferroviaires et routières pourraient débuter au début de l'année 2039. De plus, si il est certain que la Valdaquie aura la part belle à la fin de cet ambitieux chantier, du fait de sa position de "porte" de la Dytolie, et que la ville de Târgu Iulia (le "terminus") connaîtra un essor sans précédent, qu'en sera-t-il de notre République ?

De plus en plus de voix s'élèvent pour plaider l'association au projet de la Nouvelle Route de la Soie, à l'image d'Avram Șor, homme d'affaires, maire de la ville de Camenca et fondateur du Parti Șor (droite pro-valdaque). Au cours d'une conférence de presse, celui-ci a en effet affirmé que "la réouverture au monde de la Valdaquie et son indéniable dynamisme économique ne peuvent qu'être bénéfiques pour notre pays", avant de poursuivre "nous associer à cet ambitieux projet serait une formidable opportunité, qu'il ne nous reste plus qu'à saisir". Le député-maire, souhaitant retranscrire ses paroles en actes, a ensuite annoncé qu'il déposerait une proposition de loi au Parlement à cet effet. Le Parti démocrate, lui aussi valdacophile, a annoncé qu'il soutiendrait le texte. Néanmoins, les blocages devraient venir de la coalition gouvernementale composée du Parti des socialistes (actuellement au pouvoir) et de l'Alianța "Nistrova Noastră". Cette dernière a réagi de manière virulente à l'annonce d'Avram Șor, l'accusant même d'être le "haut-parleur d'Albarea en Nistrovie", tout en appelant les députés "attachés à l'identité nationale nistrove et à l'indépendance de leur pays" à faire bloc contre le texte.

Cependant, il n'est pas sûr que cet appel soit entendu, en particulier par le Parti des socialistes qui, habituellement pro-bykove "nistroviste", semble de manière surprenante très divisé sur la question, y compris au sommet de l'Etat. Ainsi, le premier-ministre Igor Ghimpu a annoncé qu'il était "défavorable à une telle proposition", tandis que le président de la République, Pavel Timofti, a déclaré "ne pas y voir d'inconvénients". Quant aux experts, la majorité des économistes et politologues sont unanimes et donnent raison à Avram Șor, assurant que l'exportation de produits nistroves (comme le vin) vers des marchés aussi denses et dynamiques que ceux de Ventélie et de Janubie aurait des répercussions "plus que positives", en plus d'attirer de nouveaux investisseurs et de satisfaire les consommateurs, avec l'arrivée dans les rayons de nouveaux produits. L'issue du vote de la proposition de loi, qui vient d'être présentée en première lecture devant le parlement, demeure ainsi incertaine, et c'est paradoxalement les voix du Parti des Travailleurs (communiste) qui devront clore les débats.
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Trei culori
23 janvier 2039

Pourquoi la croissance peine à décoller ?

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A Tighinău, des milliers de manifestants sont venus exiger la démission du premier-ministre Igor Ghimpu

2,24%, voilà le (modeste) chiffre de la croissance nistrove en 2038.
Ayant bénéficié d'un développement correct et constant lors de l'indépendance vis-à-vis du Bykova, la Nistrovie fait aujourd'hui bien pâle figure. En cause : de multiples facteurs. A commencer par la faible attractivité du pays pour les investisseurs (autres que valdaques) qui préfèrent désormais se tourner vers notre puissant voisin, plus dynamique et compétitif. En outre, il faut souligner une importante corruption, qui empêche une véritable redistribution. Ainsi, si le PIB/habitant de la Nistrovie est environ de 2 900 dollars (soit supérieur de 1 000 dollars à celui de la Valdaquie), il n'en demeure pas moins qu'au moins 15% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et dispose de moins de 10 dollars par jour pour vivre. Et tel est l'échec du premier-ministre, issu du Parti des socialistes, qui promettait que l'année 2038 se clôturerait sur "une augmentation significative du PIB, permettant d'améliorer la situation des Nistroves les plus pauvres".

Peu après l'annonce des résultats économiques, ces mêmes Nistroves n'ont pas manqué de rappeler à Igor Ghimpu qu'il n'avait pas tenu promesse, sous la forme d'une manifestation à Tighinău, ayant rassemblé un peu plus de 10 000 personnes selon les organisateurs, pour exiger la démission du premier-ministre. Celui-ci est, depuis quelques semaines, la cible des critiques de la quasi-totalité des factions politiques du pays, y compris ses propres alliés d'Alianța "Nistrova Noastră". Ainsi, ces derniers ont accusé le premier-ministre, pourtant opposé à un rapprochement étroit avec la Valdaquie, d'avoir "donné" les mines de zinc du pays à cette dernière, faisant perdre à la Nistrovie sa "seule ressource-clef". La participation de l'Etat nistrove, à hauteur de 40%, à la construction du "Transvaldaque", dans le cadre du projet des Nouvelles Routes de la Soie auquel est associé la Nistrovie, lui est également reprochée, d'autant que la Nistrovie n'a même pas été invitée au sommet de Jizan, qui s'est tenu à Kars il y a quelques jours.

Le premier-ministre, plus que jamais menacé, a fini par se défendre hier, arguant que les mauvais résultats économiques étaient dus à la "corruption endémique au sein de certains partis politiques et administrations", tout en défendant sa politique d'association avec les Nouvelles Routes de la Soie qui, selon lui, "portera ses fruits à moyen terme". Alors que la législature actuelle touche à sa fin, et que les prochaines élections (législatives et présidentielles) auront lieu au printemps, Igor Ghimpu, qui voulait conclure son mandat sur un sans faute, semble s'être littéralement "vautré", et il est certain que le Parti des socialistes (qui est aussi celui du président Pavel Timofti) en fera les frais en mai. D'autant qu'à Tighinău, le drapeau valdaque a souvent fait son apparition, aux côtés de celui de la Nistrovie.
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Timpul
04 février 2039

Vers une "vague pro-valdaque" aux élections législatives ?

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Le parti de l'entrepreneur Avram Șor pourrait passer de 6 à 25 sièges

Avec l'effondrement de la popularité du premier-ministre, consécutif à la publication des (mauvais) résultats économiques pour 2038, il est indéniable que la plus grande sanction sera dans les urnes pour le Parti des socialistes. Si son opposition à tout rapprochement officiel avec la Valdaquie était pertinente et compréhensible à une époque où la monarchie valdaque violait la quasi-totalité des libertés fondamentales, cette position semble aujourd'hui de plus en plus dure à tenir avec l'ouverture au monde de notre voisin, et le développement sans précédent que celui-ci connaît. Ainsi, plus que la personne du premier-ministre, c'est le programme même de la coalition gouvernementale qui se retrouve dangereusement remis en question. Issu, lui aussi, du PS, le président de la République est resté très discret et a déclaré "ne pas avoir le temps pour la politique politicienne". Et pour cause, les élections de législatives pourraient laisser un goût amer au président Timofti qui, à peine arrivé à la moitié de son quinquennat, pourrait se voir contraint de nommer, bien ironiquement, un premier-ministre pro-valdaque après les échéances de mai.

Mais quels en seraient exactement les gagnants ? Si il ne fait presque aucun doute que la coalition gouvernementale subira une cuisante défaite, il est difficile de prévoir qui viendra éventuellement remplacer Igor Ghimpu à la tête du gouvernement. Si le nom de Pavel Cârja, maire de Ciadîr Mare et figure du Parti démocrate, revient souvent, c'est sans compter celui d'Avram Șor. L'homme d'affaires de 32 ans, né à Kedcie (Yiddishstaat), anticommuniste et leader du Parti Șor, décrit comme "nationaliste" et "populiste" par ses détracteurs, revient effectivement souvent dans les pronostics, son mouvement étant crédité aujourd'hui de 13% d'intentions de vote (contre à peine 6% aux dernières élections). Interrogé sur cette possibilité, qui impliquerait de trouver de nombreux terrains d'entente avec le Parti démocrate, Avram Șor a simplement déclaré en souriant que "cette promotion ne le dérangerait pas".

C'est donc l'entièreté du paysage politique national qui pourrait se retrouvé bouleverser, entraînant des modifications profondes pour les principaux partis : le Parti des socialistes le premier qui, pour tenter de sauver les meubles, pourrait renoncer à son caractère "pro-bykov", mais il prendrait le risque de sombrer au profit du Parti communiste, qui deviendrait alors majoritaire en Pridnistrovie. De surcroît, la fracture politico-socialo-culturelle entre l'Ouest, majoritairement valdacophone et l'Est, Pridnistrovie bykovophone, pourrait être exacerbée par le scrutin de mai. Néanmoins, cela ne veut pas dire que la mission que la mission d'Avram Șor serait simple s'il accédait à la fonction de chef du gouvernement, bien au contraire. Le représentant de la future majorité aura donc fort à faire après les échéances de mai, et devra concilier tant les intérêts des valdacophones que des bykovophones. Sans quoi, la démocratie nistrove pourrait en sortir profondément affaiblie.
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Komsomolskaya Pravda
08 février 2039

Les bykovophones manifestent en soutien à la Dobrogévie

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A Dniestrovsk (Nistrovsc), ils ont été nombreux à battre le pavé

Alors que les cohortes d'Albarea déferlent sur la Dobrogévie dans l'indifférence générale (à l'exception du Westrait qui a été le seul à condamner cette intervention meurtrière), les citoyens de Pridnistrovie ont eux aussi entendu se saisir de la question et condamner ce qu'ils appellent une "véritable répression". Quelques jours après le lancement de la très hypocrite "opération de normalisation", très peu d'informations filtrent sur le conflit, mais il est sûr que de nombreux civils ont fui les combats et se pressent désormais à la frontière nistrove. Ces réfugiés, dont le nombre atteint pour le moment le millier, déclarent "fuir des bombardements aériens et des tirs d'artillerie aveugles" de la part des forces armées valdaques. Si celles-ci ne sont officiellement que 16 000 (provenant majoritairement d'Olténie et d'Ardélie pour s'assurer de leur loyauté), c'est sans compter les quelques milliers d'irréguliers qui les accompagnent pour "faire le ménage" selon divers témoignages. Ces irréguliers seraient essentiellement des mercenaires daharis anticommunistes et des miliciens d'extrême-droite, arborant les symboles du Mouvement légionnaire ultra-orthodoxe.

Ces révélations de certains reporters (parfois entrés illégalement en Dobrogévie) n'ont pas manqué d'indigner - à raison - les Pridnistroves qui sont partis défiler quasi-spontanément dans les rues de Dniestrovsk (chef-lieu de la région) pour dénoncer la guerre et l'inaction du gouvernement de Tighinău. Celui-ci ne s'est en effet toujours pas exprimé sur cette véritable guerre qui se déroule à quelques kilomètres à peine de nos frontières et démontre jour après jour sa couardise et sa faiblesse face à Albarea, alors que Pavel Timofti avait justement été élu pour défendre les intérêts de la Nistrovie face à cette dernière. Les slogans étaient ainsi dirigés contre la guerre, le gouvernement, mais aussi Petru Ursachi, le dirigeant valdaque qui semble susciter la haine d'une grande partie des bykovophones. "Ce pourri, ce corrompu... jamais je n'accepterai que mes enfants posent un genou à terre devant ce vampire", tonne Svetlana, 34 ans, ouvrière et militante du Parti des Travailleurs. C'est par ailleurs à l'initiative de ce dernier que les 10 000 Pridnistroves ont défilé.

Son secrétaire-général, Dumitru Iagoda (pourtant valdacophone) s'est dit "satisfait" de la mobilisation, et a appelé les travailleurs "bykovophones comme valdacophones" à "continuer à mettre la pression sur Tighinev (Tighinău)". Par ailleurs, le numéro un du parti, proche du Parti communiste d'Unité prolétarienne valdaque, a réaffirmé son "soutien fraternel et total" à celui-ci.
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Timpul
03 mars 2039

Les réfugiés de Dobrogévie affluent aux frontières

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Un centre d'accueil de réfugiés à Ciadîr Mare

Débutée il y a près d'un mois, l'"opération de normalisation" de l'Armée valdaque en Dobrogévie "toucherait à sa fin", d'après le gouvernement. Cette annonce optimiste n'a, semble-t-il pas suffi à endiguer l'afflux de réfugiés, fuyant les combats se déroulant à l'Ouest et ayant tout perdu pour certains. Cristina, 40 ans, raconte avoir été contrainte de partir avec sa fille après qu'une bombe de l'armée de l'air ait éventré son toit. "Nous avons été chanceuses, ce n'est pas le cas de certains amis qui ont été ensevelis sous les décombres", raconte-t-elle, des trémolos dans la voix. Pour elle, le gouvernement d'Albarea "se fiche totalement" de la situation des civils en Dobrogévie, qui sont vus comme des "communistes" ou de potentiels "sympathisants" sécessionnistes. Cette thèse semble être confirmée par le fait que le Ministère de la Défense valdaque n'a, pour le moment, publié aucun chiffre sur d'éventuelles victimes "collatérales" civiles.

Étrangement, ce mutisme semble avoir passé la frontière en même temps que les réfugiés, puisque le gouvernement nistrove se refuse lui aussi à donner des chiffres clairs sur le nombre de Dobrogèves venus trouver refuge chez nous. Interrogé, le premier-ministre Igor Ghimpu s'est contenté d'indiquer qu'ils étaient "moins de 10 000", et que la "situation était parfaitement sous contrôle". Pourtant, certaines scènes aux frontières semblent dire le contraire, en particulier les groupes de sinistrées s'étalant sur une centaine de mètres, faisant la queue pendant des heures pour caresser l'espoir d'être reçus sur le territoire nistrove - ce qui se fait tout de même dans 90% des cas, les garde-frontières se refusant à disperser des gens qu'ils voient comme des frères et des soeurs. Mais une fois la frontière passée, un autre problème de taille se pose : l'accueil. Si de nombreux réfugiés ont de la famille ou des amis en Nistrovie (la Nistrovie et la Dobrogévie ne formaient qu'un jusqu'au XIXième siècle), ceux qui n'ont pas cette chance doivent être pris en charge par des ONG, l'Etat n'ayant pas les moyens d'accomplir cette tâche seul. Pour l'heure, ces bénévoles (souvent étrangers) parviennent à offrir un lit, de la nourriture et un peu de réconfort aux malheureux, mais la situation pourrait devenir précaire si le nombre de réfugiés continuait à croître.

Cette question a enflammé les débats au Parlamentul. Si la majorité des députés sont favorables à l'accueil de ces réfugiés, celui-ci doit rester "temporaire" pour la coalition gouvernementale, qui assure ne pas avoir les moyens de les aider à s'installer durablement. Le Parti démocrate et le Parti Șor (pro-valdaque) soutiennent quant à eux que les Dobrogèves "ne sont pas des Aminiens ou des Hachémites, mais des frères" et qu'en conséquence, tout doit être fait par le gouvernement pour favoriser l'installation "de ceux qui le souhaitent". Pour l'heure, rien n'a encore été décidé par l'Assemblée, qui devrait adopter une position claire dans les jours à venir. De l'autre côté du Nistru (où l'on avait condamné l'opération valdaque), les avis sont également très partagés : nombre de communistes sont favorables à accueillir leurs "frères opprimés" (les plaçant paradoxalement aux côtés de l'opposition pro-valdaque), mais d'autres voient cette affluence de réfugiés comme une "manœuvre invasive", orchestrée par la Valdaquie, pour faire pencher la balance ethnique du côté des romans, qui représentent déjà près de 65% de la population.
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Trei culori
15 mars 2039

Les Nistroves eux aussi derrière les Tricolorii

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Cette année, la sélection nationale n'est pas parvenue à se qualifier pour le tournoi mondial

Pour la première demi-finale de la Coupe du monde 2039, Tighinău a revêtu des airs d'Albarea. Dans les bars, la bière, le vin et la țuică ont coulé à flots durant une soirée très riche en suspense, au grand plaisir des commerçants qui ont pu encore augmenté leur chiffre d'affaires pendant les prolongations puis les tirs au but, qui ont rallongé un match Dearmad-Valdaquie interminable. En effet, en Valdaquie comme en Nistrovie, les supporters ont vécu un véritable ascenseur émotionnel : menés 3-0 à la première mi-temps, les Tricolorii semblaient destinés à prendre une véritable raclée après les victoires éclatantes obtenues pendant tout le reste de la compétition. Si bien que les 45 premières minutes ont été littéralement une traversée du désert pour les joueurs et les spectateurs, partagés entre la colère, l'incompréhension et le désespoir.

Mais c'était sans compter sur le coaching de l'énergique sélectionneur Adrian Mutu, qui semblait en furie au terme de la première période. Celui-ci, après avoir manifestement secoué son équipe, a sans doute été l'artisan d'un miracle, ni plus ni moins. En effet, les Valdaques ont exécuté une incroyable "remontada" pendant les 45 minutes qui ont suivi, parvenant à revenir au score et offrir des prolongations à des supporters passés des larmes aux rires, tant la pression était forte. De quoi combler (mais aussi énervés) des Nistroves qui étaient jusque-là peu intéressés par cette Coupe du Monde. "C'est la première fois qu'on se déplace en nombre pour suivre la compétition", raconte Andrei, 21 ans. "Clairement, on a frôlé deux fois la crise cardiaque : d'abord quand Hagi a égalisé à la 90ème minute, puis pendant les tir-au-but". Mais, malgré ces frayeurs, le résultat a été au rendez-vous : et les supporters de Tighinău ont explosé lorsque Cămătaru a arrêté le dernier tir dearmadois, comme si c'était leur équipe qui s'était imposée.

Ainsi, le centre-ville s'est couvert des maillots jaunes et des drapeaux du voisin victorieux, dans une scène impensable il y a à peine deux ans. Si des commentateurs sceptiques ont qualifié cette frénésie "d'annexion par le football", voire d'une "opération montée par Albarea pour entretenir la valdacophilie", de nombreux supporters assument la passion suscitée par les Tricolores : "nous parlons la même langue, le même sang coule dans nos veines et nous ne formions qu'un à peine trois siècles auparavant". D'autres, plus mesurés, invoquent la "beauté du jeu" pratiqué par l'équipe, et les exploits de certains joueurs comme Rodion Cămătaru (gardien de but) ou encore Alexandru Hagi, le jeune remplaçant devenu une véritable légende en Valdaquie. Néanmoins, de l'autre côté du Nistru, les russophones ne sont pas du même avis. Voyant d'un mauvais oeil le rapprochement de facto entre leur pays et l'"hégémonique" Valdaquie, la majorité d'entre eux a déclaré qu'elle soutiendrait les Phoenix caéturiens, dont le joueur fétiche, James Diaz, "dépasse largement ce petit insolent d'Hagi". Quoi qu'il en soit, de nombreux Nistroves se sont d'ores-et-déjà donnés rendez-vous dans le centre-ville de la capitale, le 18 mars prochain, pour soutenir les Tricolorii.
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Timpul
17 novembre 2039

Législatives : Le Parti démocrate trouve un terrain d'entente avec le Parti Șor

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Inconnu sur la scène politique il y a à peine un an, Avram Șor pourrait bien être nommé premier-ministre avant la fin de l'année

Alors que le peuple d'Hohengraf s'est exprimé par les urnes pour la première fois de son histoire, et sans encombres, les élections législatives nistroves ont été parsemées d'embûches : à l'image de fraudes, erreurs et résultats carrément invalidés par la Cour constitutionnelle. Finalement, après avoir débuté en mai, le scrutin s'est terminé difficilement au mois d'août, après que des résultats officiels - validés par le juge constitutionnel - aient enfin été publiés. Ceux-ci ont, cette fois-ci, été sans appel : le Parti démocrate (libéral et "pro-valdaque") a emporté 80 sièges, suivi par le Parti des socialistes (social-démocrate, "pro-sarkhovite") avec 68, le Parti Șor (nationaliste pro-valdaque revendiqué) avec 23 sièges, tandis que le Parti des Travailleurs et l'Alianța "Nistrova Noastră" (respectivement communiste et nationaliste nistrove) se sont effondrés, se partageant les 34 derniers sièges. Néanmoins, en l'absence de majorité absolue en faveur du PD ou du PS, Igor Ghimpu, le premier-ministre issu de ce dernier, est resté en poste, administrant le pays par défaut pendant de longs mois.

Une situation précaire que de nombreux politologues avaient estimé "partie pour durer" : le Parti des socialistes refusant catégoriquement de s'allier avec le Parti des Travailleurs ou même Alianța "Nistrova Noastră" ; tandis que le Parti démocrate estimait avoir des vues trop "divergentes" de celles du Parti Șor, plaidant pour un "rattachement, à terme, de la République de Dobrogévie* à la Valdaquie". Finalement, il semblerait que les deux formations politiques aient réussi à concilier leurs intérêts, puisqu'un projet de coalition entre elles a été déposé hier au Parlamentul. Celui-ci permettrait enfin de sortir de cette impasse démocratique en conférant la majorité absolue aux deux partis (103 sièges sur 204) et en permettant à ceux-ci de choisir leur premier-ministre. Et celui-ci pourrait être l'entrepreneur originaire du Yiddishstaat, et maire de Camenca, Avram Șor, président du parti éponyme. Un camouflet supplémentaire pour le président Pavel Timofti, lui aussi issu du PS, qui risque de voir ses deux jambes submergées par la vague pro-valdaque.

"Le bilan d'Avram Șor en tant que maire de Camenca est extrêmement positif, et même si nos partis ne partagent pas toujours les mêmes idées, nous sommes certains qu'il est le plus à même de prendre la tête du gouvernement [...] à condition que nous détenions les portefeuilles les plus importants bien entendu", a noté Ovidiu Hristodor, porte-paroles du Parti démocrate. De son côté, Avram Șor s'est dit "plus que prêt" à assumer la fonction de premier-ministre. Et il s'y voit déjà, puisqu'à l'occasion d'une conférence de presse, l'entrepreneur a présenté les grandes orientations de sa politique gouvernementale. "En premier lieu, il conviendra de rénover le tissu industriel et de favoriser la consommation", a-t-il déclaré, "en second lieu, il est certain que nous devrons poursuivre et approfondir notre collaboration avec la République de Valdaquie, dont le formidable développement économique et humain doit nous servir d'exemple".

Les journalistes présents n'ont pas manqué de rebondir sur la place de la Nistrovie en Dytolie orientale et à l'internationale, en particulier depuis les déclarations de certains journalistes et "experts" sarkhovites, arguant que la Nistrovie serait une terre slave depuis des siècles. "Depuis son réveil diplomatique, la Sarkhovie n'a fait qu'envoyer des signaux négatifs à ses voisins, alors que ceux-ci n'ont eu de cesse de lui tendre la main [...] Il convient de mettre les choses au clair d'entrée de jeu : la République de Dobrogévie est une terre valdaque, annexée et colonisée par la Hotsaline au XVIIIème siècle. J'ose espérer que le nouveau gouvernement sarkhovite ne partage pas les mêmes opinions, impériales et erronées, que certains journalistes de Sarkhov'ska Gazeta. Le cas échéant, celui-ci risque de tomber de haut". Cette quasi-mise en garde - et plus largement la nomination potentielle d'Avram Șor - a été vivement critiquée par le Parti des socialistes et de nombreux commentateurs pro-Sarkhovie : "ce ne sont pas le Parti démocrate ni les Nistroves qui vont décider de mettre Avram Șor au pouvoir, mais Petru Ursachi et Albarea".


*Il n'est pas rare que les pro-valdaques appellent la Nistrovie, nom donné par les colons hotsalinois au territoire, "République de Dobrogévie" pour marquer leur opposition à ces derniers.
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Alexei
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[ont]TIMPUL[/ont]
27 mai 2040

Le pays plonge dans la récession

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Celle-ci est accompagnée d'une hausse du chômage et de l'exclusion sociale des plus faibles

Depuis maintenant deux ans, la mauvaise santé économique de la Nistrovie ne fait plus mystère pour personne. S'élevant timidement à 2,24% en 2038, la croissance du produit intérieur brut est finalement tombée sous la barre des -3% en 2039, soit plus bas que les estimations de la plupart des économistes. Pour ces derniers, ce phénomène est malheureusement "appelé à se poursuivre". Les causes sont multiples : enclavement du territoire, concurrence extrêmement rude de la Valdaquie et de la Sarkhovie, accueil de réfugiés dobrogèves... le déclin économique de la République semblait à terme inéluctable, elle qui est désormais prise en sandwich par ses deux voisins, riches en ressources et qui jouissent d'une attractivité conséquente. Concrètement, cette crise se manifeste par une augmentation du chômage - de plus en plus d'entreprises étant contraintes à la banqueroute - et une baisse du pouvoir d'achat, particulièrement pour les plus pauvres qui, souvent issus des minorités tzigane ou oghouze, ont de plus en plus de mal à se loger ou à s'insérer dans le marché du travail. Ainsi, des bidonvilles ont (re)fait leur apparition à Sîngherești et même en périphérie de Tighinău où les prix du foncier ont explosé. Du côté de l'Etat, la situation n'est guère plus reluisante puisque celui-ci est contraint de réaliser des coupes budgétaires dans certains secteurs, surtout dans l'énergie et les transports.

Avram Șor, premier-ministre depuis six mois, n'a pas caché que "les Nistroves devront se serrer la ceinture" et que des mesures d'austérité seraient présentées avant la fin de l'année. Celles-ci devraient se matérialiser par de nouvelles restrictions en matière de dépense publique et la privatisation de certains services publics. Des réductions d'impôts - pour les plus aisés et les entreprises - seront également proposées au Parlamentul, en vue de favoriser l'installation d'acteurs étrangers. Mais le projet le plus important de la coalition de droite, élue l'année dernière devrait consister en la préparation d'une candidature nistrove au Forum pour la Coopération économique (FCE). La Nistrovie, située en périphérie de la Dytolie et pauvre en ressources naturelles, peine en effet à se trouver des partenaires fiables et à séduire sur le Vieux continent. "Sans être une solution miracle, l'entrée de notre pays sur le marché dytolien pourrait tout de même redonner un peu d'oxygène à notre économie", professe l'économiste Vladimir Alincăi. Avec ses tarifs douaniers avantageux, le FCE pourrait effectivement permettre aux entreprises nistroves de réaliser des économies sur les marchandises qu'elles importent tout en favorisant l'exportation de produits nationaux, à l'image du vin pour lequel la Nistrovie est renommée, à travers la Dytolie.

D'autres, néanmoins, ne sont pas convaincus par le programme d'Avram Șor. C'est le cas des socialistes, récemment entrés dans l'opposition, qui pointent une concurrence jugée "déloyale" de la Valdaquie ainsi que l'achat par cette dernière des principales mines de zinc du pays, seules ressources minières de Nistrovie. Ce à quoi des personnalités du Parti démocrate et du Parti Șor rétorquent que c'est l'ex-premier-ministre socialiste, Pavel Timofti, qui a accepté de céder lesdites mines à Alpva, en échange d'un bénéfice sur l'exploitation et l'exportation du minerai. Mais devant la détérioration du niveau de vie et le caractère apparemment insoluble de la crise qui touche le pays, l'idée d'un rattachement à la Valdaquie fait de plus en plus son chemin parmi les Nistroves résidant à l'Ouest du fleuve Nistru. Celle-ci est entretenue et renforcée par les excellentes performances économiques d'Albarea (où le PIB par habitant ne cesse d'augmenter depuis trois ans) ainsi que le mythe de la Marea Unire ("Grande Union") défendu par bon nombre de personnalités publiques, y compris au sein du Parti Șor qui est la formation politique ayant le plus grand tropisme à l'égard du voisin occidental.

Mais si de nombreux sondages confirment cette percée des unionistes dans l'opinion publique, les Nistroves d'origine sarkhovite (qui représentent environ 35% de la population) demeurent inflexible et rejettent en grande majorité cette idée. Se sentant rejeter par le gouvernement et leurs compatriotes de culture latine, ceux-ci se sentent de plus en plus menacer par la Valdaquie, qui entretient des relations délétères avec le pays de leurs ancêtres. Cette crispation entre les deux communautés majoritaires de Nistrovie pourrait, selon certains observateurs, déboucher sur de nouvelles "tensions ethniques", qui seraient aggravées par le climat économique et social actuel.
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TIMPUL
30 mai 2040

Petru Ursachi en visite à Tighinău

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Il s'agit de la toute première venue d'un chef d'Etat valdaque en Nistrovie

La capitale était en effervescence lundi dernier. Dans un contexte de crise économique et sociale inédite, la venue de Petru Ursachi, président de la République de Valdaquie, a été vue comme une bénédiction par les uns et comme une insulte par les autres. Ainsi, quand les valdacophones sont descendus dans la rue pour accueillir le dirigeant - pas si étranger à leurs yeux - parfois avec de petits drapeaux tricolores, des sarkhovophones sont venus conspuer ce dernier, lui rappelant qu'il n'est "pas chez lui". Si les Carabinieri ont pu empêcher que la rencontre entre les deux camps tourne à la confrontation, cette situation traduit un malaise ethnique grandissant au sein de la République. Malgré tout, cela n'a pas permis de perturber cette rencontre jugée "historique" par le premier-ministre Avram Șor, venu accueillir le chef d'Etat en grandes pompes, qui a volé par la même occasion la vedette au président Pavel Timofti, semblant moins enthousiaste à l'idée de recevoir son homologue valdaque.

Après avoir accueilli leur invité à l'aéroport de Tighinău, les deux têtes de l'exécutif ont emmené ce dernier au Clădirea Președinției (palais présidentiel) où l'essentiel des discussions ont eu lieu. Souriant, comme à son habitude, Petru Ursachi s'est contenté d'exprimer son "plaisir" d'être accueilli en Nistrovie, devant les caméras, tout en espérant "établir des liens de confiance" entre les deux Etats latins orientaux, séparés par les turpitudes de l'histoire il y a deux siècles de cela. En effet, avant que la Nistrovie n'accède à l'indépendance vis-à-vis de l'Hotsaline au XXième siècle, celle-ci ne faisait qu'un avec la Dobrogévie valdaque et portait, d'ailleurs, le même nom ; la toponymie "Nistrovie" (découlant du fleuve Nistru coupant le pays en deux) ayant été créée par les tsars sarkhovites pour différencier durablement le territoire vis-à-vis de la Dobrogévie historique. Une fois l'indépendance concédée à Tighinău, celle-ci a choisi de prendre le chemin de la démocratie (fait notable à cette époque), empêchant de facto toute réunification avec la monarchie absolutiste d'Albarea. Les relations entre les deux pays resteront glaciales durant les décennies qui suivront, durant lesquelles le pouvoir sera exercé par la minorité sarkhovophone, mise aux commandes par l'ancien colonisateur slave.

Le tournant surviendra au début des années 2030 où, happée par la crise, la Sarkhovie se désintéressera de sa voisine où les valdacophones finiront par s'imposer politiquement. Si il était question, à l'époque, de préserver l'indépendance du pays et de maintenir la cohésion ethnique, l'avènement d'un régime républicain en Valdaquie changera définitivement la donne en 2037 où, pour la première fois, un rapprochement sera souhaité par une partie de la classe politique et de la population. Malgré les protestations des slaves, celui-ci sera acté économiquement en 2038, par l'achat - encore controversé - des principales mines de zinc du pays par le groupe public Alpva, dont Petru Ursachi était auparavant le directeur. Il semblerait que la venue de ce dernier ait été précipitée par la nomination d'Avram Șor au poste de premier-ministre, ainsi que par les faibles performances économiques réalisées par notre pays en 2039. Ainsi, le président valdaque - qui est venu avec plusieurs entrepreneurs dans ses bagages - a promis de soutenir l'économie nistrove par l'abaissement des tarifs douaniers, l'envoi d'experts auprès du Ministère de l'Economie et des Finances nistrove et en défendant la candidature du pays au FCE.

"Nous ne vous laisserons pas tomber", aurait affirmé Petru Ursachi à Avram Șor et Pavel Timofti. Ces derniers sont restés très discrets sur le contenu du traité valdaco-nistrove, qui sera présenté au Parlamentul dans les prochains jours, se contentant de déclarer à la presse que "de nombreux accords ont été trouvés" et que "la collaboration valdaco-nistrove sera extrêmement fructueuse pour les deux parties". De son côté, le chef d'Etat valdaque n'en a pas dit plus au terme de sa visite de trois jours, où il a accepté d'offrir une conférence de presse aux principaux médias nistroves. "Nos pays partagent la même histoire et la même langue. Nous ne pouvons plus nier cette réalité et continuer à s'ignorer mutuellement, surtout face aux enjeux du XXIème siècle", a expliqué Petru Ursachi. Interrogé sur une possible réunification des deux pays - une idée défendue de plus en plus en Valdaquie et en Nistrovie - celui-ci a rétorqué, en riant, qu'il "ne répondrait pas à cette question". Dans un registre plus sérieux, un journaliste oghouze a demandé le point-de-vue du dirigeant sur la minorité turcique de Nistrovie et l'Islam en général : "bien que l'orthodoxie ait une place naturellement prépondérante en Valdaquie, nous n'avons aucun problème de tolérance et respectons tous les cultes [...]", "discriminer une population à cause de son ethnie ou de sa religion constitue, en plus d'être inacceptable, un signe de faiblesse". Si cette réponse a été saluée par les turciques présents dans la salle, nul doute qu'elle sera vue comme un tacle par les sarkhovophones, très sensibles à la question du terrorisme bedni qui a endeuillé plus d'une fois le pays de leurs ancêtres.
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Alexei
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Junimea
14 iunie 2040

L'Algarbia Diamond a été abducté quatre ans avant son naufrage

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Photomontage largement diffusé en 2034 lors du prétendu torpillage du navire de croisière

Nouveau rebondissement dans l'affaire Agescu, qui enflamme les internets cybistrien, valdaque et lébirien. Alors que l'on apprenait récemment que Luciano Vesperto, paix à son âme, était en fait mort dans le naufrage de l'Algarbia Diamond en 2034 - coulé par la marine aminienne lors de la guerre des Conteneurs - des révélations chocs viennent remettre en cause cette version, ainsi que la véritable identité de Ciprian Agescu, qui avait été présenté comme le médecin légiste ayant autopsié le corps de l'homme assassiné le 1er juin par des militaires de l'armée lébirienne. En effet, nous sommes parvenus à retrouver la tzigane ayant indiqué aux enquêteurs italiques que Luciano Vesperto était en fait mort en 2034, et avons pu lui poser quelques questions afin d'en savoir plus.

"Mâncaț-aș pula ta" (insulte tzigane intraduisible, approximativement "mange ta bite"), nous-a-t-elle répondu, hostile, lorsque nous sommes allés la voir dans la déch... la maison où elle réside aujourd'hui, près de Craiova, en Valdaquie. D'abord désappointés, nos reporters ont finalement pris sur eux et, après quelques verres de țuică - bus à l'occasion du mariage d'une des nièces de la gitane, à l'âge honorable de neuf ans - les langues ont commencé à se délier. Dénommée PIranda, la bohémienne a confessé avoir menti aux enquêteurs lébiriens, sous la pression des Saturniens fournissant des armes à l'empereur Ioannes XII d'Epibatie depuis quelques mois maintenant. Pour elle, l'Algarbia Diamond a en fait été abducté en 2040 par ces mêmes Saturniens, embauchés par l'Empire luciférien d'Algarbe pour faire croire que l'Aminavie avait torpillé le navire. "L-am vâzut sus ochii mei" (littéralement, "je l'ai vu sur mes yeux"), appuie la bohémienne avec sa syntaxe particulière. Celle-ci était, à ce moment-là, en train de chercher de la ferraille en famille, non loin du lieu du naufrage.

A ce jour, nul ne sait ce qui est arrivé à l'Algarbia Diamond et ses passagers. Sont-ils retenus sur Saturne ? Ont-ils été "boatjackés" par des entrepreneurs extraterrestres juifs et opportunistes, désireux de lancer des croisières intersidérales ? Personne ne peut répondre à cette question, à l'exception d'un homme : Ciprian Agescu. Ce dernier avait alerté les autorités royales d'Albarea sur la présence d'autres formes de vie dans l'univers dès 2022. Ces dernières, n'ayant pas cru ce dernier lorsqu'il a dit avoir vu des "singes et de serpents danser sur son lit", ont décidé de l'exiler en Cybistrie. En 2034, ce même Ciprian Agescu confiait à un bel étalon turcique, sur un site de rencontres gay underground, être doté de la "Vision" et avoir vu que le naufrage de l'Algarbia Diamond n'avait jamais eu lieu en réalité.

Mais, dans ce cas, pour quelle raison les autorités cybistriennes ont-elles arrêté Ciprian Agescu ? D'après Piranda, celui-ci n'était pas le médecin légiste ayant autopsié le corps du soi disant Luciano Vesperto, mais bien le conducteur du camion ayant bloqué la route du convoi présidentiel. "Faut-il rappeler que Ciprian Agescu travaillait dans une entreprise de transport ? Qu'il était routier avant d'avoir été exilé en Cybistrie ?", éructe Piranda tout en balançant un chat sur notre reporter (rassurez-vous, les deux animaux vont bien). Maintenant que nous savons la vérité sur la véritable identité de Ciprian Agescu et le véritable motif de son arrestation, une question reste en suspend : si le jeune Luciano Vesperto - qui serait aujourd'hui âgé de neuf ans - et sa mère ne sont pas morts dans le naufrage de l'Algarbia Diamond en 2034, où sont-ils ? Pour Piranda, qui a également le don de Vision, la réponse est toute trouvée : Luciano Vesperto a été abducté en 2030, en même temps que l'Algarbia Diamond, et est aujourd'hui l'empereur de Saturne. Ce dernier a mis en scène sa propre mort pour faire définitivement taire les oracles que sont Ciprian Agescu, ainsi qu'elle-même.
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Junimea
29 iunie 2040

Notre poule dans votre cour*

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Les Roms de Santogne sont les principaux ambassadeurs de la gallophonie en Valdaquie

Arrêtez tout. Nous venons d'apprendre que notre voisin occidental n'était en fait pas catholique, ni même slave, comme le pense la majorité du monde. Non. Désormais, il est gallophone. En effet, le Parlement de la République de Valdaquie vient de valider l'adhésion du pays à l'Organisation internationale de la Gallophonie (OIG), rassemblant les principaux pays galliques du monde - à l'exception de l'Aurora dont la langue officielle est le 5-25 et de la République/Fédération fédérative/fédérale du/de/des (?) Lôre. Vous l'aurez compris, cette adhésion suscite de nombreuses questions au sein de la rédaction : nous aurait-on menti pendant tout ce temps ? Le valdaque serait-il en fait un dialecte gallique ? Les Valdaques eux-mêmes seraient-ils des Santognais (certes, un peu plus alcoolisés) ? Réponses avec Piranda - que nous avions déjà rencontré il y a deux semaines - qui a débuté son voyage annuel en Santogne pour mend... travailler.

"Bagami-aș pula ! (putain)", exulte la vieille tzigane, visiblement très contente de nous revoir. A Martigues, on peut dire que la jeune femme mène la grande vie : cabane en tôle, ferraille à profusion, allocations... nous comprenons mieux l'attrait que suscite ce pays ouest-dytolien pour les tziganes. Mais tout n'est pas rose pour autant : certaines familles roms vivent dans de véritables cloaques purulents ailleurs dans le pays, n'ayant pas la même chance que Piranda. Lorsque nous demandons à cette dernière si la Valdaquie est bel et bien gallophone, elle rétorque catégoriquement "assurément non, même si j'ai personnellement des notions de galliques...". "Oune petite pièce s'il vous plaît, enfant malade, parengs morts", poursuit Piranda fièrement, armée de son plus bel accent santognais. Nous restons donc pantois. Pourquoi diable la Valdaquie a-t-elle co-fondé l'OIG si elle ne fait pas partie de la grande famille des galliques ?

La réponse pourrait donc être économique. Du moins, c'est ce que pense C. Agescool, secrétaire-général de l'OIG. "Ecoutez, si j'ai bien compris, Petru Ursachi est d'origine tzigane. Je ne serais donc pas étonné que le lobby gitan ait fait pression sur lui pour rejoindre l'organisation, prendre les subventions et les reverser aux Roms de Santogne sous forme de dents en or", suppose-t-il. Cette hypothèse expliquerait bien des choses, en effet. D'autres, comme Piranda - devenue experte en géopolitique entre-temps - pensent que l'OIG est l'antichambre de la CND : "réfléchissez cinq minutes. La Santogne et la Valdaquie sont toutes deux membres de la CND. Or, la Santogne n'a pas les moyens militaires d'imposer ses vues à l'Archavêne, au Makengo ou à la Flavie. Albarea est là pour mettre le pistolet sur la tempe de ces derniers pour les forcer à rejoindre la CND à terme". Quoi qu'il en soit, l'adhésion de notre voisin (et ami) à l'OIG a créé la jalousie d'une bonne partie du monde, qui pourrait se mettre en quête de racines galliques. Ainsi, le super-conglomérat-pour-le-progrès-et-la-liberté-des-entreprises-trop-puissant du Nuevo-Caeturio pourrait faire valoir ses origines baernetiennes (??) pour rejoindre l'organisation et ainsi contre-carrer les projets de la terrible CND, actuellement contrôlée par les gitans valdaques et les muezzins karsais.

*En gallique dans le titre original, cette locution fait référence à un jeu de mots très populaire dans le monde valdaque : "poule" renvoie à "pula" (bite) tandis que "cour" se prononce de la même manière que "cur" (cul).
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ВЕДОМОСТИ
03 февраль 2040

De plus en plus de slaves émigrent en Sarkhovie

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La Poliția de Frontieră fait état de milliers de départs depuis octobre 2040

"On ne se sent plus chez nous", c'est par ces mots qu'Ivan, jeune homme de vingt-quatre ans issu de la minorité hotsalienne présente depuis le XIXème siècle, décrit sa situation et celle de nombre de ses amis en Nistrovie. Ayant né et grandi du côté oriental du fleuve Nistru, l'ingénieur fraîchement diplômé de l'université de Dniestrovsk (Nistrovsc) a décidé de faire ses bagages devant le manque d'opportunités professionnelles dans le pays - touché par la récession depuis maintenant deux ans. "Ici, le travail se fait de plus en plus rare. Les patrons, souvent valdacophones, rechignent de plus en plus à embaucher des slaves", explique-t-il. Certains de ses amis, ainsi que des membres de sa famille, ont déjà franchi le pas en décidant de s'installer à Troitsev, Detsk, Pryzna ou encore Armavropol, située sur le littoral sarkhovite, dès 2039.

Pour Ivan, ainsi que de nombreux slaves de Nistrovie, l'importance de plus en plus grande prise par la Valdaquie voisine - qui n'hésite pas à soutenir publiquement la majorité latine et à "prendre le contrôle" de l'économie - est la principale cause du déclin nistrove. En effet, depuis 2038, la quasi-totalité des gisements de zinc (qui font la richesse du pays) ont été revendus à des entreprises valdaques (comme Alpva), qui touchent un bénéfice conséquent en exploitant et en exportant le précieux minerai. De même, l'installation massive d'entreprises valdaques entraîne l'exclusion des slaves du marché du travail, celles-ci s'installant particulièrement à l'Ouest du pays où les valdacophones sont plus présents. Enfin, l'arrivée au pouvoir d'Avram Șor, nationaliste pro-valdaque revendiqué, a exacerbé les tensions inter-ethniques entre slaves, latins et oghouzes.

Devant tous ces facteurs, et la récession qui se poursuit, la coalition Coaliția pentru Progres și Dezvoltare rassemblant le Parti Șor et le Parti démocrate essuie de plus en plus de critiques, tant au sein du Parlement que dans la rue. Dans l'Est du pays, de plus en plus de slaves viennent battre le pavé à l'appel des syndicats, du Parti des socialistes, ou même de mouvements (ultra-)nationalistes, brandissant parfois le drapeau sarkhovite ou le kolovrat. Des manifestations très souvent réprimées par les forces de l'ordre à coup de grenades lacrymogènes et de canons à eaux. Pour autant, la Coaliția pentru Progres și Dezvoltare parvient à se maintenir au pouvoir, malgré l'hostilité du président Timofti et d'une grande parti du Parlamentul à l'égard de cette dernière. En effet, les motions de censure régulièrement déposées par l'opposition sont systématiquement tombées à l'eau, souvent à quelques voix d'écart, alimentant les diverses frustrations.

Devant cette absence de solutions démocratiques et économiques, il n'est pas surprenant que des milliers de descendants des Hotsaliens choisissent de quitter le pays. Ce dernier, pris à la gorge économiquement par la Valdaquie, est (malheureusement) loin d'être sorti d'affaire. Malgré le bilan déplorable des pro-valdaques au pouvoir, l'idée d'un rattachement à notre voisine occidentale fait de plus en plus son chemin dans les milieux valdacophones - pour, disent-ils, sortir la Nistrovie de la crise qu'elle connaît. Pire encore, le traité nistrovo-valdaque de juin 2040 ouvre la voie à un partenariat avec la belliqueuse Communauté des Nations dytoliennes, dont la Valdaquie serait l'intermédiaire. Pourtant, la fuite n'est pas une solution, et si les slaves de Nistrovie continuent de déserter en masse leurs terres, celles-ci pourraient bien ne plus jamais leur appartenir.
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Alexei
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TIMPUL
04 februarie 2040

Le gouvernement offre des garanties à l'Oghouzie

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Abou Nazir, mufti de Nistrovie, a été reçu par Avram Șor à Tighinău avant-hier

Le retour d'Abou Nazir, représentant des musulmans de Nistrovie, s'est effectué dans une ambiance triomphale à Tarakklia (Taraclia), chef-lieu de la région autonome d'Oghouzie. Devant la situation économique très préoccupante du pays, et la perspective de futures coupes budgétaires dans les domaines de la culture (qui comprend le financement des cultes orthodoxe et islamique), les autorités politique et religieuse d'Oghouzie ont tiré la sonnette d'alarme, demandant une entrevue d'urgence avec le premier-ministre pour clarifier la situation. En effet, avec la Pridnistrie (région slave à l'Est du Nistru), le dernier reliquat de l'Empire solimanide en Dytolie-orientale est très touché par la crise économique qui frappe la Nistrovie.

"Notre discussion avec le premier-ministre a été marquée par l'écoute et le respect mutuel, en plus de s'être avérée très fructueuse. Mash'Allah, nous avons enfin été écoutés", a déclaré Abou Nazir à la presse, très satisfait. Subissant une importante discrimination depuis plusieurs décennies, les turciques de Nistrovie se sont toujours considérés comme des "oubliés", participant faiblement à la vie politique comme en témoigne les taux d'abstention sans équivoque en Oghouzie. "L'instauration d'un dialogue serein avec la minorité oghouze, et le clergé musulman, sera indéniablement salutaire pour le gouvernement d'Avram Șor, qui se donne les moyens d'éviter une reproduction du scénario bedni", a commenté le politologue Vladimir Rostiniuc. Souvent qualifiée de "Bednistan nistrove", l'Oghouzie était effectivement agitée par des troubles indépendantistes ces derniers mois, aggravés par des mauvais résultats économiques et l'impopularité galopante de la coalition dite "pro-valdaque" au pouvoir.

Si l'entièreté des promesses faites par le premier-ministre n'a pas encore été dévoilée, Abou Nazir s'est tout de même permis d'en dévoiler les principaux axes : le maintien du financement octroyé par l'Etat au culte musulman (destiné surtout à entretenir les lieux de culte) et la mise en place d'une "discrimination positive", au bénéfice des Oghouzes, dans la fonction publique et les universités entre autres. Des mesures fortes qui viennent mettre fin à l'isolement des Oghouzes - et des musulmans en général - au sein même du pays. Sans surprise, la pilule n'est pas passée pour l'opposition qui a déploré une "manoeuvre électoraliste [d'Avram Șor] pour se maintenir au pouvoir". De même, certains slaves de Sarkhovie ont vu dans ces mesures potentielles une véritable "provocation", se sentant relégués derrière les turciques musulmans de Nistrovie.

Pour apaiser les esprits, le porte-parolat du gouvernement a tenu à rassurer les slaves en s'engageant à mettre en place de "réformes audacieuses" visant à endiguer le chômage et à re-dynamiser la Pridnistrie. Pas sûr que cela suffise cependant, eu égard à la rivalité entre Oghouzes et slaves. Celle-ci, préexistante de longue date et attisée par les récentes tensions sarkhovo-bednies, pourrait bien franchir un nouveau du fait des "cadeaux" offerts aux turciques musulmans par le gouvernement. Il faut enfin rappeler que le mufti Abou Nazir est un personnage très controversé, à cause de l'Islam qualifié de "rigoriste" qu'il promeut (et qui est soutenu par les autorités religieuses Kars), mais aussi pour ses prises de position réputées "anti-sarkhovites et pro-bednies". La dernière en date étant une déclaration, prononcée à l'occasion des élections législatives sarkhovites de 2039 : "les Oghouzes de Nistrovie, ainsi que tous les défenseurs de l'Oumma ont le devoir sacré de faire front avec leurs frères bednis contre les infidèles sarkhovites [...] inch'Allah, un jours nous libérerons nos frères et nous leur rendrons les terres qui leur reviennent".
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