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Alexei
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TIMPUL
05 februarie 2041

La Valdaquie octroiera une aide financière "d'urgence" à la Nistrovie

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Ionuț Pădurariu, le ministre des Affaires extérieures valdaque (à gauche), s'est longuement entretenu avec son homologue Oleg Balan

Le bout du tunnel pour notre pays ? Après une deuxième année consécutive de récession ayant vu le chômage et l'inflation s'envoler, le gouvernement peine à sortir la tête de la Nistrovie de l'eau, perdant drastiquement de son capital popularité aux yeux des citoyens. Ces derniers, comme l'affirment de récents sondages, se disent "très pessimistes" pour l'avenir et considèrent que la solution à leur problème ne peut plus venir de la Nistrovie elle seule. "Nous devons nous rendre à l'évidence : dans le contexte actuel de mondialisation, les petits pays enclavés et pauvres en ressources comme le notre ne peuvent plus attirer les investisseurs", déplore l'économiste Viorica Savin. Depuis le retour de la Valdaquie et de la Sarkhovie sur la scène internationale, les capitaux entrant auparavant en Nistrovie, sont aujourd'hui attirés comme des aimants par les deux puissants voisins.

Et plus particulièrement par Albarea qui enregistre, pour la quatrième année de suite, une croissance à deux chiffres, ayant doublée son PIB de 2037. Un développement rapide, qui s'explique par le dynamisme du pays et de ses entreprises à l'échelle internationale, renforcé par leur participation à l'Entente Trans-touranienne (dont nous sommes membres aussi) et à la Communauté des Nations dytoliennes. C'est d'ailleurs vers cette dernière que s'orientent les vues des "nistrovistes" (ni pro-valdaques, ni pro-sarkhovites) de l'Alianța "Nistrova Noastră", opposants à la coalition formée par le Parti démocrate et le Parti Șor, ouvertement favorables à Albarea. Nicu Ulianovschi, président de l'ANN, n'a jamais fait mystère de son intention d'entrer dans la CND pour "préserver l'indépendance de la Nistrovie et jouir des avantages douaniers du FCE" pour redresser le pays. Une position qui est loin d'être partagée par la majorité et qui, si elle venait à triompher, pourrait se heurter à un veto valdaque en cas d'adhésion de la Nistrovie à la CND - le voisin occidental ayant plus à gagner en jouant l'intermédiaire entre les deux.

Ainsi, et de manière très prévisible, le regard du gouvernement s'est porté vers le voisin occidental, qu'Oleg Balan, ministre des Affaires extérieures, a demandé à rencontrer pour tenter de solutionner la crise à laquelle notre pays est confronté. Son homologue, Ionuț Pădurariu, a immédiatement répondu présent et s'est rendu à Tighinău hier, dans la journée. Après plusieurs heures de discussions, les deux diplomates ont donné une conférence de presse conjointe : "énormément de sujets ont été abordés", a déclaré Oleg Balan, "le plan d'aide que nous a proposé la Valdaquie est avantageux pour les deux parties. Je suis convaincu qu'il portera ses fruits", a poursuivi le ministre. Ionuț Pădurariu, de son côté, a vanté les "intarissables liens du sang" qui unissent les deux pays, et affirmé que c'est "avec plaisir que la République de Valdaquie aidera la Nistrovie" à se redresser. L'aide en question devrait s'élever à un montant de trois milliards de dollars internationaux (soit un sixième du PIB nistrove) et sera versée progressivement. En contrepartie, Tighinău a promis d'utiliser ces fonds pour développer ses infrastructures aux frontières occidentales et de faciliter l'implantation des entreprises valdaques dans le pays.

Sans surprise, les deux ministres se sont faits rattrapés par l'actualité internationale, et particulièrement les tensions valvato-sarkhovites. Oleg Balan s'est dit "très préoccupé" par ces dernières et a plaidé pour une "désescalade rapide venant des deux parties". Ionuț Pădurariu a, quant à lui, partagé les inquiétudes et les vœux de désescalade de son homologue avant d'ajouter, à un journaliste lui ayant demandé quelle serait la position de la Valdaquie en cas d'extension des tensions à la Nistrovie : "la sécurité nationale de la République de Valdaquie passe par celle de la République de Nistrovie. Nous ne tolérerons pas que la Fédération de Sarkhovie, ni qu'une quelconque autre nation, vienne s'ingérer dans ses affaires intérieures ou cherche à la déstabiliser". Le ministre valdaque a toutefois rappelé qu'Albarea n'avait "aucun grief avec Sarkhgorod" et qu'une "normalisation des relations valdaco-sarkhovites" est toujours possible, et même souhaitée.
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Alexei
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TIMPUL
17 februarie 2041

Le président Timofti propose l'intégration de la Sarkhovie dans l'ETT

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En retrait ces derniers mois, le président de la République pense tenir la solution pour mettre fin aux tensions régionales

Alors que la Conférence de Bolków piétine, d'après diverses sources sur place, Pavel Timofti, président de la République, est sorti de son silence pour proposer un compromis en mesure de contenter toutes les parties, selon lui. "Si la Valdaquie, la Sarkhovie et la Nistrovie sont loin d'être d'accord sur tous les sujets, ils partagent tout de même deux choses : une géographie faisant d'elles les 'portes' de l'Orient, tout d'abord, et une volonté commune de développement", a estimé le chef de l'Etat. Ce dernier a ainsi conclu qu'un raccordement de la Sarkhovie aux Nouvelles Routes de la Soie "profiterait à tous", d'autant plus qu'elle faciliterait la réalisation du projet en épargnant à ses acteurs la construction d'une voie (coûteuse) en direction des Valvatides.

Une proposition qualifiée de "sage" par les partis pro-sarkhovites - dont Pavel Timofti est issu - déterminée à surfer sur l'opposition entre le président et son premier-ministre, Avram Șor - pro-valdaque. Si ce dernier ne s'est pas (encore ?) exprimé sur le sujet, certains observateurs doutent qu'il partage les vues du chef de l'Etat. "Avram Șor n'aime pas la Sarkhovie, et celle-ci le lui rend bien", plaisante le politologue Anatolie Plahotniuc. "Plus sérieusement, soutenir un tel projet serait un suicide politique pour lui, même si il pourrait potentiellement profiter au pays". Et pour cause, le premier-ministre a bâti son image sur une rhétorique très critique envers la Sarkhovie - qui lui a valu son élection et le soutien des romanophones. Faire un pas envers le voisin oriental, alors que l'issue de la conférence de Bolków demeure plus qu'incertaine, reviendrait à se renier ; en plus de risquer de s'attirer les foudres d'Albarea.

Cette dernière, membre fondatrice de l'ETT - alors que la Nistrovie possède seulement le statut d'Etat associé - pourrait apposer son veto à toute demande d'adhésion de la Sarkhovie, même soutenue par la Nistrovie. "En entrant dans les Nouvelles Routes de la Soie, Sarkhgorod se retrouverait incontestablement en position de force [...] en cas de mésentente avec la Valdaquie, elle n'aurait qu'à menacer de fermer le robinet pour obtenir ce qu'elle souhaite", prédit Anatolie Plahotniuc. En effet, si la Valdaquie surpasse largement la Sarkhovie dans tous les domaines, cela pourrait changer si la proposition de Pavel Timofti était suivie. Celle-ci, si elle se concrétisait, créerait un état de dépendance entre les deux pays, à l'avantage de la Sarkhovie qui, en hébergeant les voies et pipelines, obtiendrait de nouveaux moyens de pression sur la Valdaquie.

Mais alors, que cherche Pavel Timofti ? Toujours pour Anatolie Plahotniuc, l'homme cherche à réaffirmer sa position de chef de l'exécutif, tant envers Avram Șor que Petru Ursachi. "Le président souhaite montrer à ses adversaires qu'il est toujours présent, et bien en place", conclut le politologue. Ainsi, bien que Pavel Timofti sache pertinemment que sa proposition ne sera pas suivi, il démontre que la Nistrovie conserve son indépendance et qu'elle n'est pas entièrement entrée dans le giron d'Albarea. Néanmoins, cette prise de position sera peut-être la dernière de Pavel Timofti, qui jouera sa place de président à l'automne prochain. Plus encore, la proposition de Pavel Timofti révèle le glissement progressif des Nouvelles Routes de la Soie du terrain économique vers le terrain diplomatique et géostratégique. Un nouvel enjeu que les Valdaques ont déjà bien compris.
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TIMPUL
27 februarie 2041

Le ministre de la Défense a présenté sa démission

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Au bout de vingt ans passés à la tête des forces armées, le général Iurie Stoian a tiré sa révérence

Malgré les (immenses) espoirs de Tighinău, la conférence de Bolków est loin d'avoir eu le succès escompté, bien au contraire. Ayant rassemblé les principaux diplomates de Valdaquie, Valvatides, Sarkhovie, Daugavie et Nistrovie, le sommet - qui semblait être en bonne voie lors de son lancement il y a deux semaines - s'est finalement terminé sous le signe de la discorde : aucun accord n'ayant pu être trouvé entre les parties, que ce soit autour de la crise valvato-sarkhovite ou des différends concernant le rôle de la Nistrovie. Revenu bredouille, Oleg Balan, ministre des Affaires extérieures, n'a pas masqué sa déception face aux journalistes : "le compromis était à portée de main", s'est désolé le diplomate. "A la fin, ce sont les egos qui ont parlé, et non plus la raison", a-t-il conclu. Salué par le premier-ministre, le ministre des Affaires extérieures a toutefois été vivement critiqué par l'opposition, qui l'accuse d'avoir plutôt joué le "toutou de Ionuț Pădurariu (ministre des Affaires extérieures de Valdaquie, ndlr)". Des appels en faveur de la démission du chef de la diplomatie ont même été lancés au Parlamentul.

Toutefois, la démission est venue de là où on ne l'attendait pas. Car c'est en fait le très chevronné général Iurie Stoian, ministre de la Défense depuis 2015, qui a annoncé son départ du gouvernement devant des parlementaires stupéfaits. Le militaire, qui a vu naître et mourir une demi-douzaine de gouvernements, est très respecté de l'ensemble de la classe politique du pays, en plus d'être reconnu pour ses compétences. Ces dernières, selon ses propres mots, "ne correspondent plus à la réalité du monde d'aujourd'hui [...] à l'heure où la Nistrovie risque de se retrouver au beau milieu d'une guerre". En effet, pour le ministre démissionnaire, la conférence de Bolków était "celle de la dernière chance". C'est d'ailleurs ce dernier qui aurait suggéré à Oleg Balan de proposer l'établissement d'une "zone de militarisation limitée" aux frontières nistrovo-sarkhovites. Une mesure qui, bien qu'acceptée par l'ensemble des parties, n'aura jamais été officialisée - "vouant les tensions valdaco-sarkhovites à s'accroître", toujours selon Iurie Stoian. Pour lui, la naissance d'un conflit prochain entre les deux puissants voisins est une "évidence", et la Nistrovie en ressortirait "à coup sûr perdante".

Malgré l'opposition farouche des députés, y compris de l'opposition, à la démission du général, celui-ci a annoncé que sa décision était prise, forçant ainsi le premier-ministre, Avram Șor, à l'accepter "à contre-cœur". "En plus d'être un ministre compétent et un patriote hors-pair, le général Stoian a accompli avec brio la dure tâche de moderniser nos forces armées, rendant de ce fait nos frontières plus sûres", a commenté Avram Șor. Ce dernier devra, dans les jours à venir, trouver un remplaçant au général Stoian. Une mission qui sera loin d'être aisée compte tenu de l'expérience et de la popularité du ministre démissionnaire dont les présages d'une guerre prochaine avec la Sarkhovie pourraient décourager les successeurs potentiels. Le choix d'Avram Șor pourrait toutefois se porter sur le général Valeriu Pasat, âgé de cinquante-huit ans, qui demande depuis des mois un rapprochement militaire avec la Valdaquie, "seule capable de faire face à l'impérialisme sarkhovite", selon ses dires. Si cette prévision se confirmait, nul doute que la tension monterait encore d'un cran avec Sarkhgorod, qui craint plus que toute chose l'installation de troupes valdaques en territoire nistrove.
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TIMPUL
04 martie 2041

URGENT
Avram Șor dans un "état grave" suite à un accident de voiture


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Le pronostic vital du premier-ministre, qui a été hospitalisé en Valdaquie, est engagé

Alors qu'il se rendait dans son "fief" de Camenca, le premier-ministre Avram Șor a été victime d'un très grave accident de la route, en périphérie de Ciadîr Mare. Escorté par deux autres voitures comprenant son équipe et sa sécurité, le véhicule du chef du gouvernement, qui se trouvait entre les deux, a été percuté de plein fouet par une camionnette, entraînant la mort de son chauffeur et d'un de ses gardes du corps. Situé à l'arrière du véhicule, Avram Șor a été lourdement blessé lors de la collision - si bien qu'il a dû être transporté par hélicoptère jusqu'à l'hôpital de Traianopol, en Valdaquie, où il a été admis en urgence. Les médecins ont indiqué que l'ancien maire de Camenca souffrait de sévères lésions au cerveau, et que sa colonne vertébrale avait été touchée, rendant les chances de survie du premier-ministre "incertaines". Ce dernier a dû être placé en coma artificiel.

Ayant mis une dizaine de minutes à arriver sur les lieux de l'accident, sujets à une forte circulation routière, les services de secours ont pu prodiguer les premiers soins au conducteur de la camionnette, qui a été légèrement blessé par l'impact. Placé en garde-à-vue au commissariat de Ciadîr Mare, l'homme, âgé d'une quarantaine d'années, a expliqué aux enquêteurs s'être "assoupi" quelques secondes avant le drame, en plus de ne pas savoir que la voiture qu'il avait percuté était celle du premier-ministre. Le procureur de Ciadîr Mare a annoncé qu'il entamerait des poursuites contre le chauffard pour blessures (sur Avram Șor) et homicides (s'agissant du garde du corps et du chauffeur décédés) involontaires. Il risque jusqu'à vingt ans de prison, voire plus si le premier-ministre venait à ne pas survivre à ses blessures.

Si les enquêteurs ont privilégié d'emblée la piste accidentelle, d'autres ne sont pas de cet avis. Des internautes, y compris en Valdaquie, ainsi que des proches du premier-ministre ont estimé qu'il y avait "beaucoup trop de zones d'ombre" pour que cela ne soit qu'un "simple accident". Pour eux, le fait que seule la voiture d'Avram Șor ait été percutée, alors qu'elle se trouvait entre deux autres véhicules, pourrait être révélateur d'un "complot" auquel la sécurité du chef du gouvernement pourrait être partie prenante. De même, le temps mis par les services de secours à arriver sur les lieux de l'accident (une dizaine de minutes) est plus que troublant. Pour Mihaela Șor (la femme du premier-ministre), la thèse d'une tentative d'assassinat maquillée contre son mari ne fait aucun doute : "Avram fait ce qui est bon pour les Nistroves [...] cela lui a attiré la haine de ses opposants, et probablement des Sarkhovites". Malgré les nombreuses zones d'ombre, rien ne prouve réellement que l'accident soit en réalité une conspiration sarkhovite et bien que cette idée alimente les fantasmes des internautes, les autorités - soucieuses de ne pas se froisser outre mesure avec le voisin slave - l'ont rapidement démentie.
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10 iunie 2041

Avram Șor est décédé

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Dans le coma depuis le début du mois de mars, le premier-ministre n'a finalement pas survécu à ses blessures

C'est Mihaela Șor, la femme du premier-ministre, qui a annoncé la triste nouvelle sur les réseaux sociaux, tôt dans la matinée. Après avoir été gravement blessé le quatre mars dernier dans un accident de voiture près de Ciadîr Mare, Avram Șor avait été héliporté en urgence à l'hôpital de Traianopol (Valdaquie) avant d'être plongé dans un coma artificiel du fait de la gravité de ses blessures, au cerveau et à la colonne vertébrale. "Nous avons fait tout notre possible avec tous les moyens que nous avions à notre disposition", a soutenu Liliana Sabau, directrice de l'établissement, "les lésions de monsieur Șor étaient trop importantes... sa famille a eu à prendre la décision la plus difficile qui soit". Si son état s'était stabilisé à la mi-mars, le premier-ministre ne pouvait être maintenu en vie qu'artificiellement, une situation trop douloureuse pour Mihaela Șor, et le reste de la famille, qui a autorisé l'arrêt des soins en assurant avec émotion que son mari serait "mieux auprès de Dieu". Une décision respectée par l'ensemble de la classe politique nistrove qui a, unanimement, présenté ses condoléances à la veuve d'origine chaïbanaise.

Le président de la République Pavel Timofti, pourtant connu pour ses rapports orageux avec le défunt, a été le premier à se rendre au chevet de ce dernier avant de décréter trois jours de deuil national, regrettant par la même la disparition d'un "homme exceptionnel qui a voulu servir son pays tout au long de sa vie". Seul le Partidul a Lucrătorilor (Parti des Travailleurs) n'a pas tenu à s'exprimer et a indiqué qu'il ne pourrait envoyer aucun représentant aux funérailles d'Avram Șor le 20 juin prochain, officiellement car ceux-ci coïncideront avec l'ouverture de son congrès annuel. A l'étranger, Petru Ursachi a fait part de sa "plus profonde tristesse" et offert "tout son soutien" à Mihaela Șor tandis que l'ambassadeur de l'Union du Shnieretz à Albarea - où une partie de la famille Șor réside - a également déploré le décès du premier-ministre. D'autres représentations diplomatiques, comme celles du Jernland ou du Karmalistan, ont elles aussi présenté leurs condoléances.

Mais au-delà du recueillement général qu'a suscité l'annonce de Mihaela Șor, certaines théories du complot ont ré-émergé sur le net. Si certains internautes avaient supputé la responsabilité de Sarkhgorod dans l'accident qu'a subi le défunt premier-ministre début mars, d'autres ont trouvé "suspicieux" le fait que les médecins valdaques n'aient pas pu sauver le numéro deux de l'exécutif. En effet, malgré sa proximité politique avec Albarea, Avram Șor était jugé trop "brutal" et "peu subtil" par une partie de ses alliés - son "pro-valdaquisme radical" pouvait se révéler trop clivant à long terme. Ainsi, ce serait Petru Ursachi qui aurait décidé de "supprimer" un allié "encombrant", une thèse qui ne s'appuie toutefois sur aucune preuve alors que l'enquête officielle a définitivement conclu à un accident le mois dernier. Aujourd'hui, il revient au président Timofti, qui mettra en jeu sa fonction dans quelques mois, de nommer un nouveau chef du gouvernement au sein de la majorité. Ce, ou cette, successeur(e) aura la lourde charge de poursuivre les réformes économiques engagées par Avram Șor et d'apaiser un climat social toujours plus tendu entre valdacophones et slavophones.
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15. Iunie 2041

Près de 1 000 "volontaires" nistroves serviraient en Alilée et en Arovaquie

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Militaires ou simples civils, ces citoyens nistroves prêteraient main forte de leur plein gré et de manière informelle aux forces armées valdaques

La proclamation de neutralité de la République dans la Guerre de Cérulée, formulée en mars dernier, n'aura pas eu raison de la volonté de nombreux Nistroves de participer à l'opération Justinien. Arrivant à son terme, celle-ci s'est caractérisée par une démonstration de force sans précédent de l'Armée valdaque - et ennissoise - qui, en trois mois, aurait déployé près de la moitié de ses effectifs totaux sur les fronts d'Alilée et d'Arovaquie - majoritairement pour maintenir l'ordre dans les zones conquises et assurer des missions de logistique. A ces unités se sont petit-à-petit ajoutés plusieurs milliers de supplétifs civils (appelés "auxiliari") comme des médecins et des ingénieurs. Si leur nombre exact n'a pas été communiqué précisément par Albarea, il semblerait qu'un millier de citoyens nistroves aient choisi de s'engager aux côtés des forces armées valdaques, avec un degré d'implication variable, selon le Ministerul de Interne (ministère de l'Intérieur).

Parmi eux, des profils très divers ont été dévoilés : personnels médicaux, ouvriers du bâtiment (pour soutenir des missions du génie) et même... militaires. "Aucun soutien concret et officiel n'a été fourni aux forces armées valdaques", a rappelé Valeriu Pasat, ministre de la Défense, qui a assuré que la présence de réservistes nistroves en Alilée et Arovaquie n'était que le fruit d'"initiatives personnelles". Au total, ce seraient 486 soldats nistroves qui auraient rejoint leurs homologues valdaques, en particulier des hommes du rang - peu gradés - et quelques pilotes. En outre, près d'une trentaine d'ex-militaires seraient venus prêter main forte à Albarea : d'anciens officiers, mais aussi quelques vétérans des forces spéciales. Si le Ministère de la Défense a admis manquer d'informations sur les actions entreprises par ces volontaires, certaines sources valdaques (non-officielles) arguent que ceux-ci auraient participé à la formation de forces locales de maintien de l'ordre (Carabinieri) voire auraient combattu directement les forces lébiro-apaméennes. Toujours d'après ces sources, sept citoyens (et militaires) nistroves auraient perdu la vie en Arovaquie, sans que cela ne soit confirmé ni infirmé par Tighinău ou Albarea.

L'opposition dite "pro-sarkhovite" n'a pas hésité à s'engouffrer dans la brèche, et à dénoncer une "intervention maquillée" des forces armées nistroves aux côtés des troupes valdaco-ennissoises. "Comment est-ce possible que le ministère de la Défense laisse partir 486 de ses soldats sans rien dire, ou même ne s'en rendre compte ?", s'est étonné un député du Parti des socialistes au Parlamentul avant de demander la tête du ministre Valeriu Pasat (connu pour ses prises de position pro-valdaques), en poste depuis à peine quatre mois. Ce dernier, lui-même ancien général, a répondu au tac-au-tac, rappelant à toute fin utile que la Nistrovie est "une démocratie où ses citoyens sont libres d'aller-et-venir comme bon leur semble" tout en réaffirmant qu'aucun soldat en service actif n'avait rejoint l'Alilée ou l'Arovaquie. Ainsi, et malgré la volonté du président Pavel Timofti de vouloir (ré)concilier les slavophones et les valdacophones, la fracture ethnique est plus que jamais visible en Nistrovie où l'on craint la flambée de tensions plus fortes autour de cette nouvelle pomme de discorde.
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23. August 2041

L'Armée déployée aux frontières pour contrer l'afflux de réfugiés sarkhovites

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Près de 2 000 soldats, équipés de masques et de gants, ont été appelés pour contenir de nombreux sarkhovites fuyant les retombées radioactives

Depuis deux semaines, plusieurs milliers de Sarkhovites cherchent quotidiennement à quitter leur pays | Débordés, les garde-frontières ont demandé le soutien de l'armée | La Sarkhovie a été frappée le 14 mai dernier par plusieurs bombes radiologiques | Souvent porteurs de particules radioactives, les réfugiés sarkhovites doivent être mis en quarantaine et décontaminés | "Aucun risque sanitaire ne pèse sur la Nistrovie" a déclaré Valeriu Pasat

Ils viennent d'Armavropol, Troitsev ou Brezlina. Cela fait quinze jours, la République de Nistrovie fait face à une vague humaine sans précédent, en provenance de l'Est. Depuis le 14 mai, et les frappes radiologiques "préventives" menées par la Valdaquie, la Fédération de Sarkhovie n'est plus que l'ombre d'elle-même, déstabilisée par une attaque d'une ampleur inédite ayant conduit à l'effondrement de l'autorité du gouvernement fédérale dans les entités fédérées du Sud du pays (Hotsaline et Bednistan). Si les bombes n'ont pas causé énormément de dégâts matériels, une grande partie de la population des régions touchées s'est rapidement mise à souffrir d'un mal incurable : l'empoisonnement aux radiations (ou irradiation). Complètement dépassés et peu préparés à faire face à une telle catastrophe, les hôpitaux sarkhovites ont rapidement dû opérer un "tri" entre les patients, incapables de sauver les plus fragiles. On estime que, depuis le mois de mai, un peu de plus de trente-milles sarkhovites de tous âges et de toute condition ont succombé à cause des radiations. Ce bilan extrêmement lourd, couplé à la déconfiture de l'Etat central, a poussé les Sarkhovites à fuir massivement leur pays, le plus souvent en Nistrovie où nombre d'entre eux espèrent compter sur de la famille ou des amis.

Ainsi, entre mai et juillet, ils n'ont été qu'une centaine à se présenter aux frontières orientales. A partir du 11 août, leur nombre a grossi pour atteindre le millier ; souvent des familles et des personnes âgées fortement irradiées - les compteurs Geiger des garde-frontières s'affolant à leur contact. "C'était un spectacle apocalyptique", raconte Matei, garde-frontière, "nous voyions des vieillards déguenillés, chauves et au visage brûlé, se présenter à notre point de contrôle. Incapables de parler ou d'aller plus loin, ils s'effondraient souvent dans un ultime râle d'agonie". "Nous ne savions pas quoi faire", poursuit le jeune homme, qui s'est fait faire un arrêt de travail par son médecin. Un de ses collègues, qui a préféré rester anonyme, dépeint des scènes dignes d'un film d'horreur : "lorsque nous leur avons dit qu'ils ne pouvaient pas entrer en Nistrovie, ils ont commencé à pousser et à tenter de forcer le passage ; non pas par colère mais par peur, la peur de mourir [...] certains étaient tellement irradiés qu'on aurait dit des goules, d'autres semblaient briller. Ils avaient l'air à peine humains". A l'instar de Matei et de plusieurs autres collègues, le garde-frontière a été placé en arrêt maladie après avoir manifesté les premiers symptômes d'un empoisonnement aux radiations.

Ces témoignages glaçants ont poussé le gouvernement à prendre des mesures plus fortes et à déployer l'armée pour venir en aide aux garde-frontières. Au total, ce sont 2 000 soldats de l'armée de terre, dont 100 en combinaison NRBC, qui ont été envoyés aux frontières orientales pour prendre en charge les malades les plus graves et maintenir l'ordre. Un hôpital de campagne, avec une capacité de 105 lits, est même en cours de construction près du poste-frontière de Mianovsk (Mianovsc) au Sud de la frontière nistrovo-sarkhovite. "Malheureusement, aucun remède miracle n'existe contre le syndrome d'irradiation aiguë (SIA)", a rappelé Grigori Malinovschi, médecin militaire. "Néanmoins, nous pouvons toujours en traiter les symptômes et donc rallonger la durée de vie des patients", a-t-il poursuivi. La Valdaquie, qui connaît également un exode de réfugiés sarkhovites, dans des proportions beaucoup moins fortes néanmoins, a offert son aide à Tighinău, en proposant l'envoi de personnel médical et surtout d'androstènediol (ou Neumune), un médicament (encore expérimental) qui serait capable de soigner l'empoisonnement aux radiations aigu.

Valeriu Pasat, ancien ministre de la Défense et désigné premier-ministre par le Parlamentul à la mort d'Avram, a promis qu'"aucun risque sanitaire ne pesait sur la Nistrovie" et que la situation était "pleinement sous contrôle". Malgré un ton qui se veut rassurant, beaucoup de spécialistes s'interrogent sur les conséquences que ce fort mouvement de population pourraient avoir. De nombreux sarkhovites seraient déjà passés entre les mailles du filet et seraient venus s'installer en Pridnistrie slavophone (à l'Est du pays) dans des conditions extrêmement précaires. La municipalité de Grigoriopol a déjà tiré la sonnette d'alarme, se déclarant incapable d'héberger plus de mille réfugiés. Pire encore, étant en déficit depuis maintenant deux ans, l'Etat ne peut pas non plus prendre en charge seul l'accueil de ces nombreux exilés, dont le nombre grandit de jour en jour aux frontières. Un dilemme pour Valeriu Pasat qui, s'il décidait de fermer les frontières, se mettrait à dos les slaves (qui représentent 40% de la population) déjà échaudés par les frappes valdaques sur leur pays d'origine. De l'autre côté, si le premier-ministre débloquait des fonds pour accueillir les réfugiés sarkhovites, il s'attirerait les foudres des valdacophones qui perçoivent l'arrivée en masse de ces slaves comme une "invasion", dans un contexte où les tensions interethniques sont déjà très fortes.
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08. Вересень 2041


Valeriu Pasat : "nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde"

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Le chef du gouvernement, et ancien ministre de la Défense (à droite), a décrété la fermeture totale de la frontière avec la Sarkhovie

Malgré le déploiement de 2 000 soldats, les réfugiés sarkhovites continuent d'affluer | Devant la crise sanitaire qui s'annonce, Valeriu Pasat a décidé de fermer les frontières orientales | De nouveaux soldats seront déployés pour faire respecter l'interdiction | L'opposition a dénoncé un acte "criminel" | Une motion de censure va être déposée

Après avoir consulté le président Pavel Timofti, Valeriu Pasat a annoncé la prise d'un décret portant fermeture de la frontière nistrovo-sarkhovite. "Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde ; notre économie est en berne et nous avons déjà bien assez de sans domiciles fixes à aider", s'est justifié le successeur de feu Avram Șor, connu pour son franc-parler. Homme de poigne, l'ancien ministre de la Défense et général avait déjà alerté en février dernier sur le danger que représentait la Fédération de Sarkhovie au sortir de la conférence ratée de Bolków, et s'était montré favorable à une hausse du budget de la défense. "Certes, la Sarkhovie est à l'agonie aujourd'hui, mais qui nous dit qu'elle ne se relèvera pas demain ?", a expliqué le chef du gouvernement. Une thèse qui paraît surréaliste à l'heure actuelle, mais qui trouve un écho certain chez une grande partie de la population valdacophone, qui perçoit l'arrivée en masse de réfugiés slaves comme une nouvelle invasion de leur pays. Ces dernières semaines, ils ont d'ailleurs été plusieurs milliers à battre le pavé, majoritairement à l'Ouest du fleuve Nistru et dans la capitale, pour exiger l'expulsion des immigrés "illégaux" déjà présents sur le territoire, ainsi que la fermeture des frontières.

L'annonce du premier-ministre a ainsi été accueillie avec enthousiasme, et de nombreux valdacophones se sont déjà portés volontaires pour faire appliquer le décret sur le terrain, en soutien de l'armée qui verra ses effectifs augmentés aux frontières : "moi, je crois que cet exode est voulu et encouragé par Sarkhgorod", déclare Cosmin, un jeune étudiant qui se revendique "dobrogève pure souche". Depuis le début de cette "crise des réfugiés", les théories du complot fleurissent sur le net. La plus populaire voulant que cet afflux inédit de réfugiés ait été orchestré par les autorités sarkhovites elles-mêmes, et en premier lieu par le président Mikhail Sylonenko, connu pour sa haine des latins-orientaux et des tatars. "Mais où sont les garde-frontières sarkhovites ?", s'interroge Alina sur un forum. Pour elle, ainsi qu'une centaine d'autres internautes, le retrait des fonctionnaires sarkhovites (qui s'est, en réalité, effectué bien avant la venue des premiers réfugiés) est la preuve irréfutable que ce mouvement de population était planifié à l'avance. De l'autre côté, les internautes hotsaliens (slaves de Nistrovie), s'estimant visés par une véritable "campagne de désinformation", n'ont pas manqué de dénoncer le "racisme" des valdacophones et de contre-manifester à Dniestrovsk (Nistrovsc) pour exiger l'annulation du décret pris par Valeriu Pasat.

"Ma mission est de protéger la Nistrovie et les Nistroves. Il est hors de question que je fasse marche arrière", a rétorqué le premier-ministre sur les réseaux sociaux alors que son décret commence à entrer en application. De 2 000 à la fin du mois d'août, les soldats déployés ces prochains jours aux frontières orientales passeront au nombre 10 000, sans compter les forces de police et de Carabinieri (gendarmes) réquisitionnées pour l'occasion. Les ordres transmis à ceux-ci, et qui ont rapidement fuité sur internet, sont de "repousser tous les immigrés illégaux tentant d'entrer sur le territoire national", et de "préparer la mise en place de fortifications (barrières, barbelés, grillages...)" dans le but de sécuriser complètement la frontière sarkhovo-nistrove. Des mesures radicales donc qui ont fait l'effet d'une bombe auprès de l'opposition et des Hotsaliens. Le parti des socialistes, proche de ce dernier et dont le président Timofti est issu, a annoncé qu'il déposerait une motion de censure contre Valeriu Pasat et son gouvernement au Parlamentul. A l'approche des élections présidentielles, le climat social et politique continue donc de se raidir. Et nulle doute que cette décision très controversée du nouveau premier-ministre va continuer d'attiser la colère des Hotsaliens, qui ne manqueront pas d'exprimer celle-ci dans les urnes, ou ailleurs.
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12. Septembrie 2041

Motion de censure rejetée : les Hotsaliens dans la rue pour exiger la démission du gouvernement

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Plusieurs milliers de manifestants slaves se sont rassemblés spontanément dans les rues de Tighinău afin de protester contre le gouvernement de Valeriu Pasat

Une motion de censure déposée par le PS et le PT a été rejetée à seulement 10 voix d'écart au Parlamentul | Près de 5 000 hotsaliens sont descendus exprimer leur mécontentement dans les rues de la capitale | Les manifestants pacifiques demandent la démission de Valeriu Pasat et de son gouvernement | Des unités anti-émeutes des Carabinieri ont été préventivement déployées

Comme une impression de déjà-vu dans le centre-ville de Tighinău. Il y a un peu plus de deux ans, exactement au même endroit, plusieurs milliers de Nistroves se tenaient au pied de l'Arcul de Triumf pour contester la politique du premier-ministre de l'époque, Igor Ghimpu, qui avait vu la Nistrovie plonger en récession pour la première fois de son histoire. Aujourd'hui, rien ne semble avoir réellement changé, si ce n'est le profil des manifestants et leur colère. "Nous en avons assez d'être des citoyens de seconde zone ! Cela doit cesser ! Svoboda (liberté) !", crie Oksana, qui fait partie de l'importante communauté hotsalienne - celle-ci représente 35% de la population totale de Nistrovie. Véritable mosaïque ethnique, qui s'est construite au gré des invasions turciques et slaves, la Nistrovie semble sur le point d'imploser : la crise économique, et maintenant la crise des réfugiés, menacent plus que jamais de faire voler en éclats l'union entre slaves et valdacophones. "C'est terrible", déplore Anca, valdacophone de Camenca, "hier, Hotsaliens et Dobrogèves vivaient en paix, et se déclaraient tous 'Nistroves'. Aujourd'hui, c'est comme si nous ne venions plus de la même planète".

Depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition exclusivement valdacophone (composée du Parti démocrate et du Parti Șor) il y a deux ans, la grogne n'a cessé de monter chez les Hotsaliens, qui ont commencé à se sentir de plus en plus comme des étrangers dans leur propre pays. Si Avram Șor, l'ex-premier-ministre décédé en juin dernier des suites d'un accident de voiture, bénéficiait d'une popularité assez grande à l'Ouest du fleuve Nistru (en zone valdacophone), il était généralement vilipendé en Pridnistrie, où des manifestations se tenaient régulièrement pour contester sa politique jugée trop "pro-valdaque". La nomination de Valeriu Pasat, l’ancien ministre de la Défense qui avait proposé le déploiement de l'Armée valdaque au plus fort de la crise avec la Sarkhovie, au poste de chef du gouvernement n'a rien arrangé, d'autant que celui-ci a eu très tôt fort à faire avec la venue de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés sarkhovites, fuyant les retombées radiocatives qui ravagent leur pays, aux frontières orientales. Pour résoudre cette problématique, le premier-ministre a décidé le 8 septembre dernier de fermer totalement la frontière sarkho-nistrove, ce qui a occasionné quelques incidents entre les forces de sécurité déployées sur place et des réfugiés. Ceux-ci, souvent des dispersions violentes et des tirs de gaz lacrymogène, n'ont pas manqué d'être filmés et postés sur la toile, ce qui a cette fois-ci engendré l'ire des Hotsaliens.

Appartenant à toutes les classes sociales et à toutes les tranches d'âge, ils exigent la démission de Valeriu Pasat et de son gouvernement, qui ont échappé de justesse (à très exactement dix voix d'écart) à une motion de censure déposée par l'opposition au Parlamentul. Amers, le Parti des Travailleurs et le Parti des socialistes ont saisi la Haute Cour de Justice, au sujet de la légalité du décret portant fermeture de la frontière orientale pris par Valeriu Pasat, ainsi que le président de la République pour dissoudre la chambre et ainsi convoquer de nouvelles élections législatives, à deux mois des élections présidentielles. Pour cela, l'opposition socialo-communiste tente de s'appuyer sur la rue en déclarant son soutien aux manifestants anti-Pasat. Une stratégie qui pourrait s'avérer payante, mais qui montre déjà des faiblesses : chauffés à blanc, les protestataires n'hésitent pas à chanter des slogans anti-policiers et même racistes à l'encontre des valdacophones et des Oghouzes tatars, taxés d'"islamistes" et de "lèche-culs" du gouvernement. Les Carabinieri ont également dû essuyer quelques jets de projectiles, sans riposter. Bien que ne s'étant pas exprimé, le gouvernement attendrait que la situation "se tasse", d’après certaines sources.

Cette fois-ci, et contrairement aux manifestations de janvier 2039, il semble que le moral et la détermination des manifestants soient élevés. Si la démonstration d'hier a été relativement calme, les appels à "prendre le Parlamentul" se multiplient sur les réseaux sociaux, et de nouvelles marches - toujours et exclusivement à Tighinău - sont prévues dans les jours à venir, bien que non déclarées en préfecture pour le moment. En guise de réponse, plusieurs milliers de Dobrogèves (valdacophones) sont sortis dans la rue aujourd'hui pour soutenir le gouvernement et dénoncer l'opposition, jugée "antidémocratique". Composé de femmes, d'enfants et de personnes âgées, le cortège a défilé pacifiquement sur le même itinéraire que celui emprunté par les anti-Pasat la veille. Quelques incidents ont néanmoins été constatés, avec l'agression d'un Hotsalien venu "provoquer" les manifestants et de multiples insultes adressées aux slaves, dépeints comme des "barbares et des envahisseurs". "On laissera plus les Hotsaliens foutre le bordel chez nous, c'est terminé. s'ils sont pas contents, bah ils ont qu'à se casser en Sarkhovie", tonne un jeune manifestant masqué tout en agitant un drapeau valdaque. La tension ne semble donc pas être prête de redescendre à Tighinău, et dans le pays en général, où la réponse du président Pavel Timofti est plus attendue que jamais pour désamorcer une potentielle crise ethnique.
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18. Septembrie 2041

Pavel Timofti dissout le Parlamentul ; le gouvernement tombe

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Pressé par la rue, le président de la République a choisi de prendre une décision radicale moins de deux mois avant la remise en jeu de son mandat

Hier, le président Timofti a annoncé la dissolution du Parlement | Le gouvernement Pasat se retrouve contraint de démissionner | L'opposition a salué la décision de la présidence de la République | Le Parti démocrate et le Parti Șor ont dénoncé un coup d'Etat présidentiel

Cela fait près d'une semaine maintenant que Tighinău, la capitale, voit se tenir des manifestations quotidiennes en son centre historique. Tour à tour, Hotsaliens (slavophones) et Dobrogèves (valdacophones) battent le pavé pour faire entendre leurs revendications : démission du gouvernement pour les premiers, maintien de celui-ci pour les seconds. Si aucune échauffourée sérieuse n'a été à déplorer malgré un climat résolument tendu, une lourde pression a commencé à ankyloser les épaules du président de la République, lui-même issu des rangs de l'opposition slavophone. Très discret depuis le début de la crise, qui a débuté par la fermeture de la frontière sarkhovo-nistrove et l'échec d'une motion de censure déposée par le Parti des socialistes et le Parti des Travailleurs, le chef de l'Etat a décidé d'écouter son électorat de prendre une décision éminemment politique : en dissolvant le Parlamentul et en faisant ainsi tomber le gouvernement de Valeriu Pasat. Un pari risqué à deux mois des élections présidentielles, d'autant que les rues de la capitale demeurent toujours aussi bouillonnantes, si ce n'est plus.

"Timofti = Dictator !", pouvait-on lire sur une pancarte, brandie par une manifestante valdacophone. Si celle-ci a avoué ne pas être une "inconditionnelle" du gouvernement Pasat, ni même du Parti Șor ou du Parti démocrate, elle dit craindre de plus en plus pour l'avenir de son pays : "nous avons l'impression que les Sarkhovites nous envahissent à nouveau et que les Hotsaliens constituent leur Cinquième colonne", s'est-elle écriée. D'autres, plus jeunes, critiquent la corruption qui gangrènerait la démocratie nistrove, ainsi que le tournant autoritaire pris par Pavel Timofti : "les socialistes et les communistes qui le [Pavel Timofti] soutiennent rêvent de transformer la Nistrovie en Westrait ou en Ölan [...] ils tentent tout simplement de faire un coup d'Etat". Coup d'Etat, un terme qui revient souvent dans la bouche des Dobrogèves, qui sont allés défiler devant le siège du Gouvernement puis sous le porche du Parlamentul. "Nous ne nous arrêterons pas tant que le président n'aura pas fait marche arrière, ni présenté sa démission", tempête Andrei, un avocat de profession reconverti en défenseur de la Constitution. D'après la police, ils étaient un peu plus de 9 000 à marcher dans la capitale, hier, et leur nombre pourrait augmenter si l'on tient compte des appels à manifester qui se multiplient sur internet.

Valeriu Pasat, la principale "cible" de la mesure de Pavel Timofti, a "regretté" l'attitude de la présidence de la République, mais a tout de même accepté de présenter la démission de son gouvernement dans le but "d'éviter que la crise politique ne s'aggrave". Il a par ailleurs apporté son soutien aux manifestants valdacophones, tout en les appelant à "respecter les forces de l'ordre et les institutions". Cette position "noble" n'est toutefois pas partagée par le reste de la Coalition pour le Progrès et le Développement (Parti Șor et Parti démocrate) qui ont eux aussi exigé la démission du président Timofti. "Nous sommes face à un abus de pouvoir inacceptable", a martelé Mihaela Șor, veuve de l'ancien premier-ministre Avram Șor décédé en juin dernier et nouvelle présidente du Parti Șor. Déterminée, l'ancienne chanteuse a accordé son "soutien sans faille" aux manifestants dobrogèves de Tighinău et a elle-même appelé à manifester.

Ainsi, la démission de Valeriu Pasat aura été probablement sans effet sur la crise institutionnelle qui se profile aujourd'hui. D'autant plus que la Haute Cour de Justice (autorité judiciaire suprême) a rendu un avis (dénué d'effet contraignant) qui trouve dénue de "base légale" la décision du président Timofti de dissoudre le Parlamentul. Le chef de l'Etat n'a tenu à faire aucun commentaire et évite désormais toute apparition publique. Pourtant, il est loin d'être seul : soutenu par les socialistes, les communistes et les Hotsaliens en général, sa position pourrait se retrouver renforcée s'il parvenait à trouver une issue à la crise. Mais c'est sans compter sur un éventuel durcissement de la position de la Haute Cour de Justice, qui pourrait décider de sanctionner le président de la République, ou sur une intervention (diplomatique) du puissant voisin valdaque, que les manifestants appellent de plus en plus à l'aide sur leurs banderoles ou dans leurs slogans.
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20. Septembrie 2041

Timur Beșleagă : "Pavel Timofti doit partir sur-le-champ"

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L'excentrique gouverneur de la région autonome tatare d'Oghouzie s'est montré intransigeant envers l'attitude "inacceptable" du président de la République

La contestation s'amplifie dans les rues de Tighinău où 15 000 manifestants ont été comptabilisés hier | Pavel Timofti est sorti de son silence pour appeler au calme | Affrontements entre manifestants anti-Timofti et policiers à Camenca | Timur Beșleagă exige la démission de Pavel Timofti

L'Oghouzie n'a pas été épargnée par la vague contestataire qui traverse désormais l'ensemble de la Nistrovie. Hier, à Tarakklia (Taraclia), une marche a été organisée pour protester contre la décision de Pavel Timofti de dissoudre le Parlamentul, après que la coalition valdacophone au pouvoir ait échappé de justesse à une motion de censure déposée par l'opposition socialo-communiste, slavophone. De là, les principales villes de Nistrovie se sont enflammées, entre manifestations et contre-manifestations. La région autonome tatare n'a donc pas échappé à la règle, et près de trois milles personnes ont défilé à Tarakklia, y compris son propre gouverneur : Timur Beșleagă, connu pour son panache et son opposition inconditionnelle à la Sarkhovie, à l'homosexualité et surtout au communisme. "Pavel Timofti est peut-être un agent sarkhovite ou ölanais. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'est pas Nistrove", a chargé Timur Beșleagă dans son discours, qui a suivi la manifestation. Le gouverneur a ensuite mis en garde contre des "conséquences gravissimes pour l'unité de la Nistrovie" si Pavel Timofti ne démissionnait pas.

Ce dernier a d'ailleurs tenu à s'exprimer à la télévision hier soir, soit quelques heures après la manifestation de Tarakklia, pour appeler les Nistroves à "l'unité nationale" et annoncer la tenue d'élections législatives anticipées pour le mois prochain dans le but de "mettre les compteurs à zéro" et d'essayer de prouver qu'il n'est pas l'autocrate décrit par ses opposants. "Malheureusement, je crois que le mal est fait", déplore le politologue Anatolie Plahotniuc, "le président aurait dû dire cela dès le début, avant que la crise s'enracine [...] aujourd'hui il est peut-être trop tard". Un constat alarmant qui se retrouve renforcé par la teneur des manifestations qui agitent Tighinău - celles-ci se déroulent désormais quotidiennement et montent en intensité. Si les premières mobilisations de la semaine dernière étaient relativement calmes, les esprits commencent à s'échauffer et le centre-ville de la capitale commence peu à peu à échapper au contrôle de la police ; les manifestants décidant d'y camper jusqu'à obtenir gain de cause. "Le calme ne reviendra que lorsque Pavel Timofti aura démissionné", arguent-ils, alors que les forces de l'ordre, déboussolées, n'osent pas les déloger par crainte de voir la situation déraper, de l'aveu même d'un commissaire des Carabinieri.

Dans cette situation inédite, où la fenêtre-de-tir pour une sortie de crise se rétrécit de jour en jour, le coup de semonce lancé par Timur Beșleagă pourrait débloquer la situation, en bien mais aussi en mal. "Nous sommes face à un gouverneur d'une région autonome qui entre en rébellion ouverte contre le pouvoir central", décrypte Anatolie Plahotniuc, "le message sous-jacent est clair : soit tu pars, soit c'est moi qui pars". Pour rappel, les Tatars oghouzes ont toujours bénéficié de relations privilégiées avec le gouvernement démissionnaire et les valdacophones en général. Timur Beșleagă lui-même serait un grand admirateur de Petru Ursachi, comme il l'a admis dans une interview : "les Valdaques ont la chance de l'avoir. Pardonnez-moi le terme, mais c'est rare d'avoir un dirigeant qui a des couilles de nos jours". Et il n'est pas le seul, puisque de plus en plus de valdacophones se disent prêts à une "union" avec la Valdaquie, surtout pour des raisons économiques, culturelles, et historiques ; l'idée de la Valdâchia Mare (grande Valdaquie) n'étant désormais plus défendue que par la seule extrême-droite.

Pourtant, le puissant voisin occidental reste totalement silencieux sur la crise qui frappe la Nistrovie. Un mutisme qu'Anatolie Plahotniuc qualifie d'"étrange", alors que la Valdaquie a offert une aide financière substantielle à la Nistrovie en février dernier. "Honnêtement, j'ai du mal à croire que Petru Ursachi regarde sans rien faire. Je le soupçonne d'être déjà en train d'agir en coulisses", présume le politologue qui a toutefois avouer n'avoir "aucune idée précise" sur d'éventuels "plans" valdaques. D'autres experts jugent néanmoins qu'une intervention d'Albarea pour calmer le jeu est "imminente". Devant cette hypothèse, le Parti des socialistes et le Parti des Travailleurs se sont fendus d'un communiqué commun pour avertir que "toute ingérence étrangère aurait des conséquences regrettables". Une menace non dissimulée qui n'est pas passée pour Timur Beșleagă qui s'est empressé de poster une photo (ci-dessus) de lui et de ses "Timuriști" (sa garde privée forte d'une centaine d'hommes) avec pour description, en langue valdaque : "Suntem acasă" (nous sommes chez nous).
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27. Septembrie 2041

Tighinău : la police charge, la manifestation tourne à l'émeute

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Les manifestants, déterminés, ont érigé des barricades qu'ils ont ensuite enflammées

La mobilisation contre le président ne faiblit pas dans la capitale où le nombre de manifestants a doublé en seulement une semaine | Le préfet de Tighinău a ordonné la dispersion des manifestants qui campent dans le centre-ville depuis quatorze jours | Les protestataires ont riposté à coup de cocktails molotov et feux d'artifice | Près de 500 carabinieri et policiers auraient décidé de se rallier aux manifestants en zones valdacophones

Depuis hier au soir, Tighinău est en proie au chaos. Après plus de deux semaines de manifestations ininterrompues, le boulevard Ștefan cel Mare, donnant sur le Palais présidentiel et le Parlamentul, est peu à peu devenu le quartier-général des contestataires. Tentes, barricades de fortune et même stands y ont été dressés, dans le but d'être au plus près du président de la République qu'ils entendent pousser à démissionner. Le mutisme de ce dernier, couplé à l'inaction de la police, a donné de bons espoirs de réussite aux opposants de Pavel Timofti, qui estimaient que ce n'était qu'une "question de jours" avant que le numéro un du pays jette l'éponge. Contre toute attente, ce dernier a finalement nommé un gouvernement dit "de transition" exclusivement socialo-communiste et slavophone avant d'ordonner, hier, aux escadrons anti-émeutes de disperser les manifestants et de reprendre le boulevard Ștefan cel Mare.

Après un assaut extrêmement violent, mené à l'aide de grenades de dés-encerclement et de gaz lacrymogène, les carabinieri ont été repoussés par des manifestants plus déterminés que jamais, armés de cocktails molotov, barres de fer et feux d'artifice. Des armes artisanales qui ont fait des ravages parmi les forces de police, qui ont déploré une vingtaine de blessés dont une dizaine graves. De leur côté, les opposants ont accusé eux aussi un très lourd bilan avec, selon des sources indépendantes, plus d'une centaine de blessés dont cinquante-huit gravement. "Ils ont matraqué des mères de famille et gazé des enfants [...] nous avons atteint un point de non-retour : si Pavel Timofti ne veut pas démissionner, alors nous irons le déposer nous-mêmes !", hurle un manifestant pour galvaniser la foule en furie. Si les marches de la mi-septembre étaient bon enfant, les manifestants pacifiques ont laissé place à des jeunes hommes issus de tous les milieux sociaux, cagoulés et équipés de barres en fer et de boucliers artisanaux. Ceux-ci, pour se prémunir d'une nouvelle charge, ont érigé des barricades au coeur de la capitale avant de les enflammer.

La contestation n'a pas tardé à s'étendre aux autres villes à l'Ouest du fleuve Nistru, dans les zones valdacophones. A Camenca, les policiers et carabinieri sur place ont refusé d'obéir aux ordres du pouvoir central et ont retiré leurs casques en guise de signe de ralliement avec les manifestants. A Ciadîr Mare, près de 10 000 manifestants se sont emparés de la préfecture pour signifier leur défiance vis-à-vis du pouvoir central. Seule la Pridnistrie (région slave à l'Est du Nistru) n'est pas concernée par ces manifestations de plus en plus violentes - elle se mobilise même en faveur du président Timofti. Pour le politologue Anatolie Plahotniuc, le point de non-retour a été "incontestablement atteint" : "cette réponse virulente du pouvoir ne peut déboucher que sur sa chute. En plus de s'être suicidé politiquement, Pavel Timofti vient de planter les graines d'une potentielle guerre civile". Et pour cause, les accrochages entre Dobrogèves et Hotsaliens se multiplient aux quatre coins du pays : chacun se renvoyant la balle quant aux maux qui touchent la Nistrovie.

Du côté de l'Oghouzie tatare, au sud, le gouverneur Timur Beșleagă s'est fendu d'un communiqué assassin à l'encontre du président de la République, qu'il a taxé de "salopard" et de "criminel". Entré en rébellion avec le chef de l'Etat il y a une semaine jour pour jour, le maître de la région autonome turcique et musulmane a placé en état d''arrestation le préfet (qui représente le pouvoir central) de Tarakklia - prenant de facto son indépendance vis-à-vis de Tighinău. Le bras de fer est largement entamé donc, et la Nistrovie semble sur le point d'imploser. Face à cette situation insurrectionnelle, voire révolutionnaire, la réaction de trois acteurs (majeurs) est attendue : la Haute Cour de Justice, d'une part ; l'armée (qui pourrait sortir de sa neutralité) et la Valdaquie, que le Parti démocrate et le Parti Șor appellent désormais à intervenir directement.
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28. Septembrie 2041

La Haute cour de Justice suspend le président Timofti

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A l'unanimité, les six juges suprêmes ont décidé de suspendre Pavel Timofti de ses fonctions de président de la République

La Haute Cour de Justice a ouvert une procédure de destitution sur Pavel Timofti, une première en Nistrovie | Le président de la République est accusé d'avoir outre-passé ses pouvoirs et d'avoir violé la Constitution | En attendant de rendre son verdict, la juridiction suprême a suspendu le président | Le président du Parlamentul a été appelé à constituer un gouvernement provisoire

Nouveau coup de théâtre dans ce que certains surnomment déjà "l'Automne nistrove" : l'Înalta Curte de Justiție (Haute Cour de Justice), qui avait auparavant rendu un avis défavorable sur la politique de Pavel Timofti, a annoncé l'ouverture d'une procédure de destitution sur ce dernier assortie d'une suspension de ses fonctions avec effet immédiat. Les charges retenues contre le chef de l'Etat sont extrêmement lourdes : abus de pouvoir, violation de la Constitution... du jamais vu dans l'histoire politique de la République de Nistrovie. Autre fait notable, en l'absence de saisine parlementaire - le Parlamentul a été dissous par Pavel Timofti il y a dix jours - la juridiction suprême a décidé de s'auto-saisir en raison de "l'urgence de la situation". En effet, depuis hier c'est désormais la moitié du pays qui est agité par des manifestations quotidiennes, tournant souvent à l'émeute - voire même à la guérilla urbaine - dans les plus grandes agglomérations. Mais pour beaucoup, c'est l'entrée en rébellion ouverte de la région autonome d'Oghouzie contre Tighinău qui a précipité la décision des six juges.

"La Nistrovie traverse une crise inédite. Des mesures fortes s'imposaient pour préserver la légalité républicaine et la Constitution", s'est justifié le président de la Cour, Sergei Șova, devant les caméras. Ce dernier a ensuite expliqué que la procédure de destitution serait accélérée pour permettre une sortie de crise rapide et la convocation d'élections présidentielle et législative anticipées. Si la suspension de Pavel Timofti a été saluée par le Parti Șor et le Parti démocrate, l'hypothèse d'une tenue d'élections législatives anticipées ne fait pas l'unanimité dans l'ex-majorité, qui estime que la dissolution du Parlamentul était "illégale" et qu'elle doit être "rétroactivement annulée". Les principaux soutiens, socialistes et communistes, du président Timofti ont quant à eux contesté la suspension de celui-ci, l'estimant "privée de base légale". A Grigoriopol et Nistrovsc (Dniestrovsk) des manifestations en soutien au chef de l'Etat ont même été organisées dans le but de dénoncer un "coup d'Etat orchestré par la Valdaquie avec l'appui des magistrats corrompus de la Haute Cour de Justice".

L'intéressé lui-même, Pavel Timofti, n'a, pour l'heure, pas réagi à sa suspension. Cloîtré dans le Palais présidentiel, le numéro un de l'exécutif reste muet depuis plus d'une semaine et refuse toute visite de la presse. Afin d'assurer la continuité du pouvoir, la Haute Cour de Justice a chargé l'ancien président du Parlamentul, Nicolae Ababei, de constituer un gouvernement provisoire avec des représentants de tous les partis du pays. Une proposition à l'amiable que le Parti des socialistes et le Parti des Travailleurs se sont empressés de refuser, par "solidarité" avec le président de la République. "Il est vrai que nous craignons que Pavel Timofti refuse de quitter de poste", confie Sergei Șova. Si ces inquiétudes venaient à être fondées, il y a fort à parier que l'Armée serait la seule capable de résoudre cette crise institutionnelle gravissime. Celle-ci a, une nouvelle fois, proclamé sa neutralité tout en indiquant qu'elle se cantonnerait à son rôle de protection du territoire national.

Pourtant, les appels en faveur d'une intervention de la Grande Muette se multiplient des deux côtés : les Hotsaliens lui demandent de rétablir l'ordre, tout en rappelant que le chef de l'Etat est son commandant suprême, tandis que les Dobrogèves la conjurent de protéger la Constitution. Un dilemme pascalien pour l'Etat-major général qui, s'il décidait de prendre partie, pourrait être accusé de tenter un putsch par ses détracteurs. Mais ce qui pourrait changer définitivement la donne, c'est la prise de position de la République de Valdaquie qui a finalement appelé, par la voix de son ambassadeur à Tighinău : "toutes les parties à la retenue" tout en faisant part de "sa plus vive inquiétude" quant à la situation en Nistrovie. Assistons-nous aux prémices d'un engagement plus large ? Alors que la situation semble plus crispée que jamais, les Dobrogèves sont de plus en plus nombreux à le vouloir, et un retour dans leur "Mère Patrie", plus d'un siècle après la première tentative de Marea Unire ("Grande Union"), est plus que jamais espéré par la majorité d'entre eux.
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10. Octombrie 2041

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La situation est désormais incontrôlable dans la capitale où la police a dû se retirer du boulevard Ștefan cel Mare

Tighinău : la police tire, les manifestants prennent le Parlamentul

Le début de la fin pour Pavel Timofti ? Dix jours après sa mise en suspension par l'Înalta Curte de Justiție (Haute Cour de Justice), le président de la République a refusé de quitter son poste et vit désormais retranché dans le Palais présidentiel où il est protégé par la police, sa garde rapprochée et les services de renseignement. Au lendemain de l'annonce de la juridiction suprême, les manifestations sur le boulevard Ștefan cel Mare ont pris un tournant dramatique : la police anti-émeute aurait abattu trois manifestants, dont une jeune infirmière, aux alentours de quatorze heures. "Le point de non-retour a été atteint", a estimé Nicolae Ababei, le président du Parlement qui a été chargé par la Haute Cour de Justice d'exercer le pouvoir. Suite aux tirs de la police, les manifestants ont pris d'assaut le Parlamentul tout proche pour l'occuper et soigner leurs blessés. Les unités de Carabinieri gardant l'édifice n'ont opposé aucune résistance et auraient vraisemblablement reçu l'ordre de se replier ; une trentaine d'entre eux se sont par ailleurs joints aux protestataires. Nicolae Ababei s'y est ensuite rendu pour proclamer un Sfatul Țării (Conseil du Pays) faisant office de gouvernement légal, en opposition à celui de Pavel Timofti. Nicolae Ababei a appelé solennellement la police et l'armée à se joindre au peuple nistrove et à déposer définitivement le président Timofti, qualifié de de "dirigeant illégitime".

L'Armée se déploie en Pridnistrie pour contrer une possible insurrection communiste

Dans une vidéo diffusée sur la toile et envoyé à la presse, un membre autoproclamé du Parti communiste d'Unité prolétarienne (PCUP) valdaque a annoncé avoir pris en otage Vladimir Voronin, chef des services de renseignements nationaux. L'homme, cagoulé et muni d'un brassard rouge, a exigé le retrait de l'Armée de Pridnistrie ainsi que la libération de "prisonniers politiques" communistes. En outre, il a appelé les ouvriers hotsaliens à "prendre les armes" et à créer un "Etat socialiste" en Pridnistrie. "Mille Tallboden fleuriront à travers la Dytolie" a-t-il ensuite conclu. Relativement épargnée par la contestation contre le président Timofti, la région slave a connu ces derniers jours de nombreuses manifestations en soutien à ce dernier, à l'initiative du Parti des socialistes, mais aussi des émeutes, soutenues clandestinement par le Parti des communistes, appelant à mettre fin au capitalisme en Nistrovie. Dans ce contexte, l'Etat-major général des forces armées nistroves (qui n'a pas officiellement pris partie dans la crise politique qui traverse le pays) a annoncé la mobilisation de plus de 5 000 soldats en Pridnistire - particulièrement à Dniestrovsk (Nistrovsc), son chef lieu - dans le but avoué d'empêcher toute insurrection d'extrême-gauche. Par ailleurs, l'Armée a déclaré qu'elle mettait tout en oeuvre pour retrouver Vladimir Voronin et a demandé à son tour le départ de Pavel Timofti - laissant espérer aux manifestants de Tighinău une intervention
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Alexei
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Re: Médias - Presa din Nistrova

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17. Octombrie 2041

La Valdaquie et l'Armée reconnaissent le Sfatul Țării comme seule autorité légitime en Nistrovie

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Nicolae Ababei, président du Sfatul Țării a annoncé qu'il proposerait une réforme constitutionnelle une fois l'ordre rétabli

Par la voix de Ionuț Pădurariu (ministre des Affaires extérieures), Albarea a durci le ton et exigé le départ de Pavel Timofti - L'Armée a officiellement prêté allégeance au Sfatul Țării - A Tighinău, la police rejoint les manifestants - Des unités de l'Armée seraient en route vers la capitale

Près d'un mois après le début de la contestation - d'ampleur inédite - il semble que la victoire des opposants au président Timofti ne soit plus qu'une question de jours, voire même d'heures. Restée en retrait de la crise politique dans un premier temps, la République de Valdaquie a finalement fait part publiquement de sa nouvelle position : "Pavel Timofti doit être arrêté et jugé pour ces crimes". Ionuț Pădurariu, ministre des Affaires extérieures, a ensuite annoncé que son pays ne reconnaissait plus Pavel Timofti comme dirigeant légitime de la République de Nistrovie et que cette fonction incombait désormais à Nicolae Ababei, ancien président du Parlamentul et aujourd'hui président du Sfatul Țării ("Conseil du pays") faisant office de gouvernement provisoire. La mort de trois manifestants (dont une femme, infirmière), vraisemblablement tués par la police, aurait joué un rôle déterminant dans le changement de position d'Albarea, pressée tant par l'opinion publique valdaque que nistrove de mettre fin au chaos qui s'est emparé de la Nistrovie.

Devant ce retournement de situation, l'armée a elle aussi pris les devants. Après avoir déployé des troupes (dont des blindés) à Dniestrovsk (Nistrovsc) pour prévenir une "probable" insurrection communiste, l'Etat-major général s'est lui aussi rallié au Sfatul Țării. Mobilisées aux frontières orientales pour contenir l'afflux de migrants sarkhovites (qui constituent l'élément déclencheur de la crise politique et institutionnelle), ses principales unités se sont mises en route vers Tighinău pour relever Pavel Timofti de ses fonctions, toujours retranché dans le Palais présidentiel avec des éléments de la Garde présidentielle et des services de renseignements. Cette nouvelle a été accueillie avec soulagement par les manifestants qui occupent toujours le boulevard Ștefan cel Mare et le bâtiment du Parlamentul. Ereintées, les dernières forces de police antiémeute défendant les abords du Palais présidentiel ont retiré leurs casques et posé leurs boucliers avant de se joindre aux protestataires devant l'arrivée de la garnison militaire de la capitale, qui a reçu l'ordre de bloquer toutes les sorties du Palais présidentiel pour empêcher Pavel Timofti de fuir.

Ailleurs dans le pays, surtout en Oghouzie et à l'Ouest du fleuve Nistru, les policiers et Carabinieri ont déposé les armes tandis que les municipalités de Camenca, Ciadîr Mare ou encore Tarakklia ont prêté allégeance au Sfatul Țării. En Pridnistrie, les municipalités de Tsarovensk (Țarovensc) et Grigoriopol ont également prêté allégeance au Sfatul Țării et sont entrées en pourparlers avec celui-ci. La situation est plus compliquée à Dniestrovsk (Nistrovsc) où des milliers de personnes se sont rassemblées (malgré le déploiement de l'armée) dans le centre pour réaffirmer leur soutien à Pavel Timofti et dénoncer un "coup d'Etat" du Sfatul Țării. Nicolae Ababei, qui le préside et qui est virtuellement le nouveau chef de l'Etat, a publié un communiqué visant à apaiser les craintes des populations slaves et annonçant qu'une réforme constitutionnelle était en préparation. "Les particularités culturelles et historiques des Hotsaliens seront enfin prises en compte. J'en fais le serment", a-t-il conclu. Selon certaines sources, la Pridnistrie pourrait acquérir le statut de "région autonome" à l'instar de l'Oghouzie tatare. C'est cette mesure qui aurait permis de remporter le soutien des municipalités de Tsarovensk et Grigoriopol.

Si le contenu exact de la réforme constitutionnelle en question n'a pas encore été entièrement dévoilé, il ne fait mystère pour personne que Nicolae Ababei entend permettre, légalement, la tenue d'un référendum de rattachement avec la Valdaquie. Si ce point aurait pu faire polémique il y a quelques mois, ou même quelques semaines, il apparaît aujourd'hui qu'une grande majorité de Nistroves souhaite voir la Marea Unire se réaliser à nouveau, très exactement cent ans après la tentative du premier Sfatul Țării de 1941. La crise économique qui frappe la Nistrovie depuis deux ans et l'instabilité politique qui empêche l'émergence de la moindre vision à long terme ont convaincu la majeure partie de la population que l'existence d'un Etat nistrove - qui n'est due qu'à la protection géostratégique d'intérêts d'un autre temps - n'avait plus de raison d'être. Cette idée emporte déjà l'adhésion des Oghouzes et commence à faire son chemin parmi les Hotsaliens. A Camenca et dans d'autres villes frontalières, le Tricolorul valdaque a d'ores-et-déjà commencé à décorer les façades de bâtiments publics et de maisons - symbole que l'union de tous les latins orientaux sous une même bannière est proche.
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