Médias - Presa din Nistrova

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Alexei
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5. Noiembrie 2041

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Un manifestant armé d'un fusil de précision aux abords du Palais présidentiel

Le palais présidentiel tombe, Pavel Timofti prend la fuite

Alors que le déploiement de l'Armée dans la capitale avait laissé espérer une reddition de Pavel Timofti, désormais visé par un mandat d'arrêt en Nistrovie et en Valdaquie, d'intenses combats ont éclaté dans le centre-ville de Tighinău, du 1er au 4 novembre. L'ex-président de la République reconverti en dictateur aurait ordonné à ses derniers fidèles de la Garde présidentielle et des services de renseignement d'ouvrir le feu sur l'armée nationale et les manifestants, le soir du 1er novembre, alors que des pourparlers étaient en cours pour régler la crise pacifiquement. La réaction des révolutionnaires ne s'est pas faite attendre, et la garnison de la capitale a répiqué à la mitrailleuse lourde contre l'édifice, tandis que de nombreux manifestants se procuraient des armes pour tenter de prendre la forteresse de Pavel Timofti. Celle-ci a tenu bon, et ce n'est qu'au petit matin du 4 novembre qu'une brèche a pu être ouverte, permettant aux insurgés d'investir le Palais et de désarmer les derniers gardes présidentiels. Quelques minutes avant l'irruption des soldats et des révolutionnaires, un hélicoptère s'était posé sur le toit de l'édifice pour repartir quelques minutes après avec Pavel Timofti et quelques proches à son bord. L'appareil, suivi par les radars de l'armée, se serait posé en Pridnistrie deux heures plus tard. Celui-ci a été retrouvé entièrement vide : Pavel Timofti demeure donc introuvable. Pour empêcher le dictateur de s'enfuir, le Sfatul Țării (gouvernement provisoire) a annoncé la fermeture des frontières et des aéroports.

Nicolae Ababei a présenté sa révision constitutionnelle

Le président du Sfatul Țării, nouvel homme fort du pays, a officiellement soumis au vote sa réforme de la Constitution. Des représentants, élus, de tout le pays devront se présenter sur son contenu dans les prochains jours. Dévoilé au public, ce projet de révision ouvrirait la voie, s'il était accepté, à un rattachement avec la Valdaquie par le biais d'un référendum. Cette motion a été extrêmement bien accueillie par les Dobrogèves (valdacophones) qui demandent une réitération de la Marea Unire ("Grande union") depuis de nombreux mois. La République de Valdaquie, par la voix de son ambassadeur à Tighinău, s'est contentée d'appeler à "respecter l'opinion de la majorité" et a demandé à Nicolae Ababei de respecter la légalité républicaine si un tel scrutin venait à voir le jour. Du côté des Hotsaliens (slavophones), en revanche, les voix sont plus mitigées et un rattachement à la Valdaquie serait mal vécu en l'absence de garanties pour leurs droits. Interrogé sur cette épineuse question, Nicolae Ababei a rappelé que des pourparlers étaient toujours en cours avec des représentants de l'imposante minorité slave (qui comprend 35% de la population) et que ceux-ci ne seraient pas "oubliés". Quant aux Tatars d'Oghouzie, ceux-ci ont salué la réforme constitutionnelle présentée par Nicolae Ababei, et se sont dits favorables à un éventuel rattachement à la Valdaquie (qui compte déjà une certaine communauté tatare et musulmane) du moment que leur statut autonome serait préservé.
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13. Noiembrie 2041

Réforme constitutionnelle approuvée : la Marea Unire sur le point de se réitérer ?

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A Tighinău, où le calme revient peu à peu, des valdacophones de tout le pays ont défilé en faveur d'un rattachement à la Valdaquie

La réforme constitutionelle de Nicolae Ababei a été acceptée par le Sfatul Țării à la majorité absolue des voix - Nicolae Ababei a annoncé la tenue d'un référendum portant rattachement de la Nistrovie à la Valdaquie pour la semaine prochaine - Pavel Timofti reste introuvable

"Nous nous apprêtons à vivre un moment historique", s'est écrié Nicolae Ababei, qui pourrait bien devenir l'artisan de la deuxième (et dernière ?) Marea Unire ("Grande union"), exactement cent ans après la tentative du Sfatul Țării de 1941. Celui-ci, à l'aube de l'indépendance de la Nistrovie vis-à-vis de la Sarkhovie, avait convoqué un référendum pour rattacher le pays au Royaume de Valdaquie après deux siècles d'occupation et de colonisation brutales par les slaves de Hotsaline. Mais le rêve a vite tourné court quand les descendants desdits occupants, tenant l'armée et la plupart des postes élevés, ont appelé à l'aide Sarkhgorod qui s'est empressé de réprimer le mouvement et de reprendre sous son giron sa colonie rebelle. L'énième guerre valdaco-sarkhovite qui s'en est suivie a fini d'anéantir les espoirs des unionistes en même temps que ceux de l'armée royale valdaque, pourtant supérieure en nombre, battue à Ciadîr Mare. En 2001, après la seconde indépendance nistrove, plusieurs tentatives de réitérer la Marea Unire se sont elles aussi soldées par des échecs ; les Hotsaliens, toujours soutenus par la Sarkhovie, faisant bloc pour s'opposer à l'émergence d'un nouveau Sfatul Țării.

Mais en ce 13 novembre 2041, tout semble à nouveau possible pour les unionistes, déterminés à avancer dans le sens de l'Histoire. Ainsi, à Tighinău, où les affrontements ont cessé avec la fuite de Pavel Timofti, plusieurs milliers de valdacophones sont venus battre le pavé pour réclamer la tenue du référendum de rattachement à la Valdaquie promis par Nicolae Ababei, président du Sfatul Țării. Voyant sa révision constitutionnelle approuvée à une large majorité par les délégués du Sfatul Țării (faisant office de Parlement et de gouvernement provisoire), le nouvel homme fort de Nistrovie a tenu sa promesse et annoncé la convocation d'un référendum pour le 20 novembre prochain. Une décision qui a été applaudie par Valeriu Pasat, ex-premier-ministre, et même Timur Beșleagă, le puissant gouverneur de la région autonome d'Oghouzie, qui a rappelé que "le destin de la Nistrovie [était] profondément lié à celui de la Valdaquie". Même son de cloche pour Albarea qui, à travers son ambassadeur, s'est déclarée favorable et surtout "prête" à organiser un rattachement administratif et politique de la Nistrovie en cas de victoire du "oui".

De l'autre côté du fleuve Nistru, en Pridnistrie, de nombreux maires ont également apporté leur soutien à ce référendum alors qu'un accord semble avoir été trouvé avec Nicolae Ababei : "des garanties solides nous ont été fournies [...] si notre identité et notre autonomie sont préservées, alors nous n'aurons aucune objection à voter 'oui'", a assuré Anton Sobtchak, maire de Țarovensc (Tsarovensk). D'autres, surtout au sein des milieux économiques, mettent sur la table la prospérité et le développement fulgurants que connaît la Valdaquie depuis 2037 - "nous gagnerions indubitablement en compétitivité", martèle l'homme d'affaires Boris Rostopchine, première fortune de Nistrovie et plus ardent partisan hotsalien d'un rattachement à la Valdaquie. Toujours en matière commerciale, ce sont les producteurs de vin (la Nistrovie en produit près de deux millions d'hectolitres par an) qui se frottent le main, voyant une opportunité unique de voir leur savoir-faire reconnu à l'échelle du monde et d'ainsi accroître leurs revenus. Certains se voient déjà détrôner la Flavie ou la Lantanie avec leurs crus.

Toutefois, les voix d'irréductibles hotsaliens continuent de se faire entendre, particulièrement à Nistrovsc (Dniestrovsk) où les anti-unionistes manifestent par milliers depuis une semaine, avec le soutien politique du Parti des socialistes et du Parti des communistes qui pointent un supposé caractère "anti-démocratique" des institutions valdaques et un "danger" pour la population slave qui deviendrait très minoritaire en cas de Marea Unire. "Se rattacher à la Valdaquie reviendrait à se jeter dans la gueule du loup", insiste Igor Ghimpu, ancien premier-ministre d'ascendance hotsalienne par son père. Celui-ci, qui entend prendre le leadership de l'opposition slave et qui appelle à voter pour le "non", est devenu la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, accusé entre autres de cacher Pavel Timofti (dont il était très proche), toujours en fuite.
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21. Noiembrie 2041

Marea Unire : les Nistroves disent "oui" !

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Exactement 100 ans après la première union à la Valdaquie, les Nistroves ont fait une nouvelle fois le choix de revenir dans leur Mère Patrie

Le référendum de rattachement à la Valdaquie a été validé à 71% des voix - La Haute Cour de Justice a reconnu et approuvé la légalité du scrutin en vertu de la dernière révision constitutionnelle - Le rattachement de la Nistrovie à la Valdaquie sera effectif au 1er janvier 2042 -Célébrations à Tighinău et ambiance tendue à Dniestrovsk

Ils sont plus de cinq millions à avoir voté "oui". Dobrogèves (valdacophones), Oghouzes (tatars) et même Hotsaliens (slavophones) ont choisi de s'unir avec le puissant frère occidental pour lequel, il y a à peine trois siècles, l'actuelle Nistrovie faisait partie intégrante de son territoire. A l'annonce de ce véritable plébiscite, ce seraient près d'un million de citoyens qui seraient spontanément descendus dans les rues pour exprimer leur joie. Ainsi, après être devenu un véritable champ de bataille pendant de longues semaines, la capitale, Tighinău, s'est transformée en véritable lieu de fête où l'alcool - à consommer avec modération - a coulé à flots le temps d'une nuit, bercée par les chants patriotiques, les klaxons et les feux d'artifice. Quelques minutes après l'annonce des résultats, la mairie de la capitale a très symboliquement choisi de faire résonner Deșteaptă-te Valdâche, l'hymne valdaque, par ses haut-parleurs tandis qu'un Tricolorul (surnom du drapeau valdaque) était placé sur son fronton aux côtés du drapeau nistrove, qui sera retiré le 1er janvier 2042, date où la seconde Marea Unire sera effective.

Aux alentours de minuit-quinze, soit un quart d'heure après le dévoilement des résultats du scrutin, Nicolae Ababei s'est exprimé à la télévision nationale pour remercier les participants (dont le nombre s'élève à 96% des votants) et décrire la suite des événements : "un long travail nous attend pour rendre cette union effective. Celui-ci commencera dès demain avec la suppression progressive des frontières avec la Valdaquie". Ainsi, l'on estime qu'à partir du 25 novembre, les Nistroves pourront se rendre en Valdaquie sans avoir besoin de présenter un visa et inversement. Quant à l'organisation administrative du nouveau territoire, le découpage des raïons (qui seront renommés "județe") devrait rester le même. La région autonome d'Oghouzie sera elle aussi conservée par la Valdaquie qui devra de ce fait revoir la grande centralisation qui la caractérise. Quant à l'épineuse question de la préservation des droits de la minorité slave (qui représente 35% de la population nistrove), Nicolae Ababei a publiquement fait la promesse qu'il demanderait à Albarea la création d'une "région autonome de Pridnistrie", à l'Est du Nistru donc, où les Hotsaliens seront soumis au même régime que les Oghouzes. Si la Valdaquie n'a pas encore répondu à cette problématique, il est presque certain qu'elle finira par accéder à cette demande. Enfin, à partir du 15 décembre, Nicolae Ababei a déclaré que l'Armée nistrove serait totalement incorporée à l'Armée valdaque et que les ministères seraient progressivement dissous.

"Ce choix, vous le regretterez !", a tonné Igor Ghimpu, l'ex-premier-ministre devenu le principal avocat du "non" au référendum. A l'appel de ce dernier, une nouvelle marche a été organisée à Dniestrovsk. Si les défilés qui ont émaillé la semaine passée se sont révélés relativement pacifiques, cette démonstration-ci s'est caractérisée par une explosion de colère avec des drapeaux valdaques brûlés et piétinés ainsi que des affrontements violents avec la police, qui a dû faire usage de gaz lacrymogène et d'un canon à eau. Le Parti des communistes a par ailleurs appelé au "soulèvement de tous les Hotsaliens", ce qui a déplu au Parti des socialistes, ayant spontanément condamné les violences. Toujours à Dniestrovsk, de nombreux Hotsaliens ont brûlé leur carte d'identité et leur passeport nistroves en criant le slogan "plutôt être apatride que valdaque !" Des faits énormément partagés sur les réseaux sociaux mais qui demeurent minoritaires : un peu plus de la moitié des Hotsaliens auraient approuvé la Marea Unire si l'on en croit les chiffres. Enfin, dans la très musulmane Oghouzie, l'heure a été également à la fête - mais avec peu d'alcool cette fois - et son gouverneur, Timur Beșleagă, a salué les résultats du référendum tout en jurant de "servir de toutes ses forces" sa nouvelle patrie sur les réseaux sociaux
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Alexei
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29. Noiembrie 2041

« La Valdaquie continuera d'appliquer le Traité de Marțișoara »

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Au lendemain de sa nomination au poste de ministre des Affaires extérieures, Monica Boghicevici demeure inflexible dans la gestion de sa première crise diplomatique

Près d'une semaine après son déroulement, le référendum portant rattachement à la Valdaquie du 20 novembre a suscité des réactions là où on ne les attendait pas. Dans une interview accordée au grand quotidien Die Zeit, le Grand Hopman (équivalent de "président") de la République d'Asdriche a qualifié le scrutin de "vaste mystification" et a accusé ouvertement la République de Valdaquie d'avoir sciemment déstabilisé l'ancienne République de Nistrovie en vue de l'annexer. Des allégations extrêmement graves, émanant du chef de l'Etat et de la diplomatie asdriche en personne, qui ne se basent pourtant sur aucune preuve et qui n'ont pas manqué d'être battues en brèche par de nombreuses personnalités valdaques et nistroves, comme Timur Beșleagă, l'excentrique gouverneur de la région autonome d'Oghouzie. "Rudolph von Mähringen n'est personne pour remettre en cause les choix souverains des citoyens nistroves, qu'ils soient slaves, valdaques ou tatars [...] l'Asdriche ferait mieux de se mêler de ses affaires", a-t-il conclu. Dans le même temps, la ministre des Affaires extérieures de Valdaquie, Monica Boghicevici, a adressé une réponse ferme à la République d'Asdriche, qui est allée jusqu'à demander par la voix de son ambassadeur à Albarea la tenue d'élections législatives anticipées en Nistrovie ainsi que l'organisation d'un second référendum sous la surveillance de l'OMPC - organisation dont l'Asdriche n'est pourtant pas membre.

Pour rappel, l'Asdriche possède un passif houleux avec les pays valdaques. Avant de devenir une république, ce pays germanique de Dytolie-centrale était à la tête d'un immense empire, incluant slaves, magyars, valdaques, et italiques, qui s'étendait jusque dans l'actuelle Ardélie (voïvodat le plus occidental de Valdaquie). Entré en déconfiture au début du XXième siècle, celui-ci s'est vu porter le coup de grâce par le Royaume de Valdaquie, qui avait alors pris la tête d'une coalition visant à libérer les pays de Dytolie-orientale de la mainmise impériale. Cette défaite a abouti à la chute de l'Empire et à l'avènement de l'actuelle République d'Asdriche, neutralisée par le Traité de Marțișoara (du nom de la ville ardélienne où il a été signé) du 12 mars 1920 qui obligeait le nouvel Etat à payer de lourdes réparations de guerre à la Valdaquie, mais aussi à entretenir une force militaire à but strictement défensif réduite, et à se soumettre à de sérieuses restrictions diplomatiques (interdiction de candidater à des organisations internationales, interdiction de coopérer avec des Etats hostiles à la Valdaquie, etc.). Ce texte, dont l'application a fini par s'étioler au fil du temps, a été formellement (et symboliquement) abrogé par la Diète asdriche le 12 octobre dernier, sans que la République de Valdaquie n'en ait été consultée ou ne réagisse. Mais la crise diplomatique initiée par Rudolph von Mähringen a remis en cause cet état de fait, et la Camera Deputaților (Chambre des députés) du Parlamantul valdaque a décidé de continuer d'appliquer le traité - en consacrant la République de Valdaquie comme "Etat-successeur" du Royaume de Valdaquie - pour répondre au "chantage asdriche" (sic.).

S'il est peu probable qu'Albarea exige le paiement de réparations de guerre ou aille encadrer l'armée asdriche, la réaffirmation de la "mise sous tutelle" de la diplomatie de la république germanique pourrait constituer une véritable épine dans le pied de cette dernière. Possédant des alliés solides et une influence certaine dans le monde, la république latine-orientale pourrait demander à ses partenaires d'éviter l'ouverture de toute relation diplomatique avec l'Asdriche, qui pourrait voir son commerce impacté par l'isolement qui s'annonce. "Le but est de forcer l'Asdriche à faire marche arrière", nous confie un proche du dossier. Pour Ievgeni Rova, expert en géopolitique : "l'Asdriche tente de remettre en question l'omnipotence d'Albarea en Dytolie-orientale, qui est aujourd'hui sa zone d'influence exclusive. Peut-être que Rudolph von Mähringen, qui descend de l'ex-noblesse impériale, souhaite renouer avec le passé glorieux de son pays". Un jeu dangereux selon la quasi-totalité des observateurs, dont l'un rappelle que "les Davids ne résistent jamais longtemps aux Goliahts dans l'arène mondiale", en s'appuyant sur la condamnation lourde de la FIFA dont a récemment écopé la Valmontaine, qui avait imprudemment essayé d'escroquer la Valdaquie lors du vote sur la désignation de l'organisateur de la Coupe du monde 2042.

De manière plus générale, l'affaire valdaco(-nistrovo)-asdriche illustre clairement la division de la Dytolie entre libéraux et conservateurs au lendemain de la chute de la CND. Autrefois presque totalement uni autour de cet ancien monstre organisationnels, le Vieux continent est aujourd'hui la proie de tensions régulières à l'Ouest, tandis que le Nord et l'Est sont gérés d'une main de fer par le Jernland et la Valdaquie dont les gouvernements stables et forts sont régulièrement taxés d'"autoritaires". L'Asdriche chercherait-elle, à travers son bras-de-fer avec Albarea, à prendre le contrôle d'un bloc "libéral" et "démocratique" en Dytolie ? "Probablement", répond Ievgeni Rova. Dans un monde où la majorité des démocraties sont "imparfaites", l'Asdriche fait figure d'exception et est l'un des rares Etats à porter haut et fort les valeurs démocratiques, là où les autres Etats semblent s'en désintéresser. Cependant, de plus en plus de pays du Vieux continent comme la Lantanie choisissent de se tourner vers l'ordre et la sécurité incarnés par la Valdaquie et le Jernland, puissances économiques et militaires de premier plan. Ainsi, l'Asdriche aura fort à faire si son désir est effectivement de faire triompher ses valeurs. D'un point-de-vue stratégique, cet objectif a des chances d'être atteint lorsque l'on voit l'Ennis d'après O Morain, qui semble avoir tourné la page de l'autoritarisme de l'Amiral. Mais, d'un point-de-vue tactique, l'Asdriche a déjà perdu et son ingérence n'a fait qu'enhardir les partisans de la Marea Unire, effectivement mystifiée autour d'un peuple valdaque que l'on cherche à spolier depuis la nuit des temps.
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Alexei
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Junimea
02. Dezember 2041

Pour régler définitivement le problème du référendum, l'Asdriche annexera la Nistrovie

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Une équipe de commissaires-priseurs a déclaré : "de toute façon la Nistrovie ne vaut que dalle"

Après des jours de guerre diplomatique, à coup de lettres enflammées interposées et de jurons murmurés, Petru Ursachi et Rudolph von Mähringen sont tombés d'accord : jugée bien plus démocratique, compétente, intelligente et sympa que la Valdaquie, l'Asdriche annexera finalement la Nistrovie tandis que la Valdaquie effectuera sa Marea Unire avec l'Asélie, une région gallophone (et donc latine !) annexée par l'Asdriche via un référendum il y a deux ans. "Règle numéro un : si c'est nous qui le faisons, alors c'est légitime", a rappelé le petit Kaiser à un Petru Ursachi visiblement pris de céphalées en lisant les mots compliqués employés par son Némésis. "Ok, c'est bon, j'ai rien pigé mais vous avez gagné" aurait-il déclaré pour qu'on lui foute enfin la paix. Ainsi, c'est en grandes pompes à Albarea que les deux dirigeants se sont rencontrés pour entériner l'échange : la Nistrovie contre l'Asélie, cette dernière étant couverte de gallophones et habitée par des arbres ne vaut pas plus que la Nistrovie, selon une équipe de commissaires-priseurs qui s'était également proposée de racheter la Nistrovie pour deux lei - Petru Ursachi, ne pouvant descendre en-dessus de quatre lei, a refusé ce deal et a préféré se rabattre sur l'Asélie, qui vaudrait environ cinq lei. A la signature du traité, le dictateur président de la République et le Grand Hopman se sont réjouis de l'échange (ou du moins, c'est ce qu'ont cru comprendre les traducteurs, déboussolés par le langage particulier de Rudolph von Mähringen) et ont ouvert une bouteille de champagne flave. "Voilà qui est fait. Maintenant, j'annonce la refondation de l'Empire d'Asdriche. Allez hop, man !", a annoncé le fritz coiffé de son plus beau casque à pointe.

C'est donc à partir du premier janvier que la Nistrovie sera renommée "Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz von Nistrovien" pour des raisons de simplicité, tandis que le port des sandales-chaussettes deviendra obligatoires et que le Schwarzwälder Kirschtorte sera promu plat national de la nouvelle Nistrovie. Dans leur grande mansuétude, plusieurs milliers de citoyens asdriches (tötterne pur souches, attention) se sont proposés de coloniser la Nistrovie pour transmettre leur intelligence aux untermenschen slaves - selon une loi votée par la Diète asdriche, les valdacophones ne peuvent désormais plus être considérés comme des latins à cause de leur consommation excessive de cigarettes et d'alcools forts. Une mesure qui n'a pas manqué de faire débat au sein de la communauté tzigane, qui craint de perdre son monopole de la caravane au profit de campeurs tötternes amateurs de saucisses. Politiquement, l'ensemble de la vie publique sera réorganisée et les Asdriches seront autorisés à créer tous les partis qu'ils leur plairont tandis que les Nistroves seront libres de voter pour ceux qu'ils trouvent les moins pires. A la fin des élections, le Conseil d'Etat désignera le "Petit Hopman" (pour un mandat de 20 ans renouvelable) au sein d'une famille impériale asdriche pour garantir le bon exercice de la démocratie dans cette partie du Reich. De l'autre côté de la Dytolie, en Asélie, les gallophones seront progressivement valdaquisés culinairement et musicalement, jusqu'à ce qu'ils soient capables de sentir une pièce de ferraille (ou de cuivre) à 20 kilomètres à la ronde. Tout le monde est content donc, et tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais l'Asdriche, qui vient tout juste de retrouver sa gloire d'antan, ne compte pas s'arrêter là d'après plusieurs sources proches du dossier. En effet, dans son Drang nach Osten démocratique, le Grand "Hop, man !" prévoirait de s'occuper de la Dranavie, dont la population n'est, là non plus, pas assez mature et intelligente pour choisir son propre destin.

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Après tout, il faut rendre au Kaiser ce qui appartient au Kaiser !
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Alexei
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Junimea
10. Décembre là dis donc ! 2041

EXCLUSIF : La VRAIE interview de Youssouf Botamba

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Le président-savant de la République "démocratique" du Makengo a été retrouvé vivant, mais très affaibli, dans un bidonville de Lunda

Hier, la chaîne d'information du milliardaire Bogdan Herea (qui est pourtant loin d'être un ami de Petru Ursachi), DiGi 24, diffusait une interview exclusive de Youssouf Botamba aka le Lion, le Croco, le Savant, le SaloLéopard, ou encore le MecTropStyléDansSonUniformeQuiTiraitSurDesManifestantsAvantQueçaSoitCool : une première à l'étranger. La présentatrice-star du Jurnalul de știri (Journal de 20 heures), Anastasia Nicoleanu, a ainsi pu pénétrer dans l'intimité du chef d'Etat makengais (et non l'inverse, on l'espère) le temps d'un après-midi dans sa somptueuse suite d'un hôtel de luxe d'Albarea - what did you expect ? Le monde entier a pu découvrir un type sympa et blagueur, le genre de gars qu'on aimerait inviter à son mariage pour faire un peu d'humour... noir [la rédaction de Junimea refuse de s'associer à cette blague on ne peut plus prévisible] sur des opposants torturés ou assassinés - pour les plus chanceux. Bref, le Lion est apparu en pleine forme face à la petite gazelle Anastasia Nicoleanu, qui a fait un travail journalistique remarquable en lui posant des questions aussi risquées qu'inattendues : "quel est votre pronostic sur le vainqueur de la Coupe du monde 2042 ?" En difficulté, le chef d'Etat algarbien a tenté d'esquiver la question et mis rapidement fin à l'interview qui prenait un tournant beaucoup trop politique.

Sauf que voilà, la personne interviewée par la jolie Anastasia Nicoleanu n'était pas Youssouf Botamba. Vous ne vous y attendiez pas, hein ? Et pourtant, il est de notoriété publique que la plupart des noirs personnes dont la peau est de couleur ébène se ressemble ; le petit plaisantin en uniforme militaire qui est passé sur DiGi 24 n'était qu'un sosie du Lion (son absence de poils et de crocs acérés aurait dû nous mettre la puce à l'oreille plus tôt). Le vrai Youssouf Botamba n'a en fait jamais quitté Lunda où il est régulièrement hospitalisé dans un petit dispensaire de quartier (le plus moderne de tout le Makengo, attention !). Marqué par l'âge, fortement amaigri et proche de la sénilité, celui-ci occupe la majorité de son temps en lisant des revues scientifiques, particulièrement sur l'énergie nucléaire (la Britonnie fait apparemment des émules, même si on ne sait pas trop ce que c'est). Un de nos reporters, un peu moins sexy qu'Anastasia Nicoleanu certes, a pu le rencontrer et lui poser (presque) les mêmes questions que DiGi 24.


Junimea : « Monsieur Botamba, bonjour. Avant de commencer, j'aimerais vous remercier d'accorder à DiGi 24 cette interview exceptionnelle, l'une de vos premières à l'étranger si je ne m'abuse, depuis votre suite, où vous avez accepté de nous recevoir. Nous pouvons débuter, si vous le voulez bien, par une question que nombre de vos compatriotes se posent : comment allez-vous ? »

Bonjour messieurs fidèles, le nom de mon père c'est le nom du papa du président de la République : Youssouf Botamba, Youssouf Botamba ! Le premier président de toute la république démocratique du Makengo, Youssouf Botamba ! Y, O, U, double S, O, U, F, trait d'union, B, O, T, A, M, B, A
Hein c'est à dire... ça veut dire imposer la force vers le vallium, c'est à dire l'estime du savoir. Les gens qui connaissent beaucoup de choses, incristaliser, imposer, iiiiiiiiiiintentionner ça dans toute la république démocratique du Makengo pour que nous puissions avoir la makengolexicomatisation des lois du marché propres aux Makengais, je vous en prie.

Junimea : « En effet, vous avez l'air en pleine forme. Vous dites donc que les rumeurs qui courent sur votre santé sont totalement infondées ? Qui visez-vous spécifiquement, et pourquoi propagerait-on ce genre de fausses informations à votre sujet, monsieur le président ? »

Mais oui c'est clair ! Lorsqu'on parle de tout ces points de vues, c'est l'activisme vers ce qu'on appelle la dynamique des sports, c'est à dire mettre un accent sur les revenus aussi à voir hein, c'est un problème de TGO, théorie générale des organisations... Comment nous pouvons parvenir aussi à relever aussi le défi, parce que par exemple le Westrait à part les communistes là, le communisme, hein, nous avons aussi cette même climatologie, le Westrait aussi le…

Junimea : « En tout cas on vous le souhaite ! Parlons de votre pays si vous le voulez bien. Le Makengo semble aujourd’hui en ébullition, avec des grèves dans le secteur des mines et des tensions ethniques notamment, quel est votre point-de-vue de chef d’Etat, mais aussi de makengais, sur cette situation ? »

Du Westrait comme pour... Westrait, c'est à dire, quand on parle de ce Westrait, on voit ce qu'on appelle, le système de la technicité informatisée, c'est à dire nous devons avoir cet, c'est systématique...

Junimea : « Oui, mais nous nous parlons du Makengo »

Oui ça y fait allusion, parce que quand on parle du Makengo, on voit la nucléarité, c'est l'Homme qui va vers la dynamique, c'est l'Homme...

Junimea : « Le Makengo est effectivement devenu un acteur de premier plan en Algarbe depuis sa réouverture. Si je puis me permettre, et si vous voulez bien me répondre, à quel(s) pays profiterait l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat makengais et, a fortiori, votre départ, selon vous ? »

Oui, mais c'est clair ! C'est, ça fait allusion au re-dynamisme de l'Homme qui doit assurer ce qu'on appelle la systématique de l'orthodoxisation, c'est à dire la réflexologie, le reflex, tu sais ça.

Junimea : « Je pense que les Makengais qui nous regardent - y compris en Valdaquie et dans le monde - salueront ces paroles pleines d'espoir. Avant de vous libérer, je vous propose de conclure cette interview exceptionnelle sur une note plus "légère". Monsieur le président, on dit de vous que vous êtes un fan de football : avez-vous déjà un pronostic sur le vainqueur de la Coupe du monde 2042, qui se déroulera en Valdaquie et en Alilée-Arovaquie dans quelques mois ? »

Oui mais maintenant à ces moments là, il y a la relaxation comme tel, quand on parle de relaxation c'est les cinq sens qui doivent tourner, nous avons même affaire à ce qu'on appelle à l'upansmie, ce qui doit être éventualiste sous cet angle là, c'est clair. Quand on parle de relais c'est faire allusion à informatiser le sens dynamiciel vers l'humanisme, je vous en prie.

Junimea : « Merci beaucoup. »

Oui !
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