L'âme du Chaïbanistan

Ventélie 2
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Vladimir Ivanov
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L'âme du Chaïbanistan

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Lac au désert froid de Sherkala
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Le Sherkala de Shetpe

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Le Sherkala, surnommé "la yourte géante", est un immense rocher - ou une petite montagne -, s'élevant à 333 mètres. Il est situé au cœur du Chaïbanistan près de la ville de Shetpe, au sud du désert froid qui porte son nom. Sa forme particulière rappelle la yourte syire, et en a fait un symbole national. Toutefois, les locaux, plus affectifs, préfèrent comparer le mont à une piyala, petite tasse en céramique traditionnelle, richement décorée et caractéristique de la Touranie, utilisée entre-autres pour boire le fameux kumis, lait fermenté de jument.

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Le Sherkala est également une étape majeure des mythiques Routes de la Soie, et plus précisément des lignes de communication Nord-Sud du supercontinent ptolémaïque, joignant d'une part, la Dytolie orientale et la Natolique, avec la Janubie d'autre part. La présence en son sommet des vestiges d'un fort syir et d'un caravansérail médiéval, site logistique des Routes de la Soie pour chameliers, témoigne de ce rôle à la fois militaire et commercial. Un très ancien tunnel permet en effet d'accéder à son sommet.
Il était également pourvu d'une fonction cultuelle : parmi les plus illustres chefs de guerre syirs, dont le fils aîné de Djaghataï, ont procédé à son ascension religieuse pour prier Tengri en son sommet. Plus tard, Bibi Khanoum, épouse de Taragaï, y creusa une petite mosquée souterraine du nom de Temir Abdal-Ata.
Sur ses contreforts repose également une nécropole datant des premières invasions syires.

Son nom signifie en persan (tadjik) "château du lion".

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La mosquée Manjali de Shayyr

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La mosquée Manjali, située au cœur de la ville portuaire de Shayyr, au Nord du Chaïbanistan, est l'une des plus belles et plus grandes du pays. Construite à la fin des années 1990, il s'agit d'un véritable complexe, composé de :
_ deux grandes salles d'accueil
_ cinq salles de prière
_ une madrasa (école coranique)
_ une bibliothèque
_ un bâtiment rattaché pour loger les imams et leurs familles

La mosquée elle-même se constitue d'un grand dôme principal, deux minarets et six petits dômes secondaires d'une couleur bleue caractéristique de la région touranienne. Le sommet de la porte d'entrée présente un relief qui fait penser à un casque de guerrier.

La mosquée et la madrasa du complexe cultuel Manjali sont rattachées au courant de la confrérie de Naqshband, un islam puritain soucieux de justice en toute chose, mais aussi particulièrement respectueux envers les autres religions monothéistes.

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Église chrétienne de la Sainte Résurrection (Temirorda)

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Les chrétiens sont 9 millions au Chaïbanistan, essentiellement nestoriens (minorité catholique au nord-ouest du pays). A Temirorda, la capitale, au sud (à la frontière avec le Karmalistan), on en trouve pas moins d'un million soit le tiers de la population de la ville.
L'église de la Sainte Résurrection en est l'édifice le plus célèbre, avec ses splendides petites coupoles, ses pierres murales décorées de céramiques blanches et la magnifique flèche conique bleue octogonale (à huit versants) du clocher. Le bleu, rappelons-le, couleur des Turciques.
Construite dans les années 1940, en pleine période communiste, elle fut victime de la crise des années 1990, et rénovée que très récemment avec l'aide du Karmalistan sous Mamta Shakhan.
Il s'agit d'une église de hauteur relativement modeste (30 mètres pour le sommet du clocher), mais symboliquement très importante pour la communauté chrétienne et un haut lieu spirituel.


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La Gyurza
...ou Vipère lébétine : animal national chaïbani


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Macrovipera lebetina, appelée vipère lébétine à l'étranger, mais plus connue sous le nom « Gyurza » au Chaïbanistan et en Askazie, est une espèce de serpent venimeux de la famille des vipéridés (regroupant entre-autres vipères et crotales), et de la sous-famille des viperinae (les vipères au sens strict). Endémique du Chaïbanistan et de l'Askazie, mais répartie (quoique peu commune) sur tout l'espace sud-touranien, elle est la plus longue des espèces de vipère au Monde. Extrêmement venimeuse, elle tue des centaines de personnes chaque année.
Son nom de « Gyurza » vient du vieux persan, et signifie « massue ».

Pour rappel, les vipères se caractérisent - généralement (il existe des exceptions) - par leur crochets venimeux, leur tête en forme triangulaire, légèrement aplatie, et pourvue d'un motif en "V", une coloration dorsale en zig-zag, un corps trapu et une queue courte. Ceci à l'inverse des couleuvres par exemple, qui sont majoritairement plus fines et élancées, à tête ovale, et non-venimeuses. Néanmoins, ces critères, pris à part, ne sont pas fiables : couleuvres et vipères peuvent s'en démarquer à plus d'un titre, certaines couleuvres étant venimeuses (comme la célèbre Malpolon monspessulanus, ou le boomslang), ou bien avoir une tête triangulaire (comme la Natrix maura ou « couleuvre vipérine »), alors que des vipères peuvent être fines et sans motif en V sur la tête... A vrai dire, le seul critère décisif est celui des yeux : la pupille des vipères est verticale, à l'instar du chat ; alors que celle de la couleuvre est arrondie.

Les Crotales eux, même s'ils font partie de la même famille (viperidae), ils se distinguent des vipères par leurs organes sensoriels internes, situés de chaque côté entre l’œil et la narine, sensibles à a chaleur, et donc détecteurs infrarouges afin de localiser leur proie grâce à la différence de température induite par leur présence.

La vipère lébétine, bien que relativement peu commune, a une aire de répartition qui s'étend dans toute la Marquézie, jusqu'au Kars et plus encore en Askazie, ainsi qu'au sud de la Natolique et au Liang ; toutefois, son foyer endémique majeur est situé dans les zones méridionales de la Mer intérieure touranienne, donc particulièrement au nord du Karmalistan, ainsi que dans tout le Chaïbanistan.

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Il s'agit d'une grande vipère, trapue, relativement large et aplatie, dotée d'une grosse tête distincte du cou. Sa taille moyenne à l'âge adulte est de 130 cm (surtout chez les mâles), même si elle dépasse les 1m50 chez les femelles, pouvant même aller jusqu'à 2 mètres de longueur (avec un record connu à 2,3 m). Elle compte ainsi parmi les grands serpents venimeux, cela aux côtés des crotales diamantins (~2 m), mais derrière les mamba noirs (> 3 m) ou les cobras royaux (> 4 m).
Dans sa sous-famille (viperinae), elle en est le plus long spécimen, supérieure même à l'énorme (en largeur) vipère du Makengo (moyenne à 1,4 mais ne dépasse jamais les 2 m de la tête à la queue, contrairement au Gyurza femelle).

Adapté à son environnement, qu'il s'agisse de steppes semi-arides, déserts rocheux ou contreforts montagneux, sa coloration varie du beige au jaunâtre et à l'olive, parfois pâle, même s'il est le plus souvent grisâtre comme la pierre, et ornementé de tâches d'ocre comme la brique. Celle-ci lui dote d'un camouflage remarquable.

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Le camouflage grisâtre tacheté d'ocre de la vipère lébétine la fait disparaître entre cailloux et feuilles mortes.


Serpent solénoglyphe, ses crochets - reliés aux glandes à venin -, proéminents et situés à l'avant de la maxillaire, sont mobiles, se déployant la gueule ouverte, et se repliant quand celle-ci se ferme. Cela contrairement aux protéroglyphes propres aux élapides (cobras, mambas, bongares...), dont le venin est généralement plus toxique, mais moins aisé à inoculer. Il s'agit de la méthode d'injection à venin la plus efficace du règne animal.

La gyruza un serpent crépusculaire : essentiellement actif en fin d'après-midi, le soir et à l'aube, il chasse les rongeurs (souris, gerbilles, campagnols...), les gros insectes, les lézards, mais également les lapins, les hérissons, les porcs-épics et certains oiseaux.
Si on notera parmi ses prédateurs, certains oiseaux de proie, tels les aigles, buses, milans noirs, son pire ennemi reste le varan du désert, insensible à son venin.
La gyurza joue un rôle essentiel à l'équilibre de la biosphère en régulant la population de rongeurs, en plus d'être bénéfique aux cultures, d'où les efforts des paysans sédentaires askazes, karmalis et chaïbanis pour le préserver.

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Son venin, la « lebectine », est cyto-hémotoxique : c'est-à-dire qu'il détruit les cellules (nécroses et morts cellulaires) autant qu'il détériore la coagulation sanguine (destruction des globules rouges) jusqu'à engendrer une dégradation tissulaire généralisée (nécroses majeures). Lui succède alors une rhabdomyolyse, soit la propagation dans tout le corps des nécroses cellulaires par diffusion sanguine, ce qui précipitera la victime dans une insuffisance rénale aiguë. Outre la nécrose caractéristique sur le lieu de la morsure (zone noircie paralysée), les symptômes principaux sont les douleurs musculaires, les céphalées, les enflures aux pieds, chevilles et paupières, les vomissements, une fatigue intense et la confusion.
Heureusement, un antidote efficace existe : en cas de morsure, le sérum doit être administré au plus vite, au risque de ne pas échapper à l'amputation de la zone nécrosée... ou à la mort après une agonie de neuf à quinze heures.

Cela dit, l'étude de la « lebectine » en laboratoire a tracé de prometteuses pistes en faveur d'une strategie therapeutique, notamment contre les cellules cancereuses.

Extrêmement venimeuse, la Gyurza est aussi très puissante : recouvert d'écailles, son corps trapu, musclé et robuste lui permet d'atteindre, dans un court laps de temps, une impressionnante vitesse. Toutefois, comme la plupart de ses semblables, au contact des humains, la vipère lébétine n'attaque qu'en dernier recours, lorsqu'elle considère la menace comme imminente, acculée, et toute option de fuite vaine. Lors de l'attaque, elle se jette littéralement sur l'intrus, à une vitesse foudroyante (projetant la moitié ou la totalité de son corps), pour mordre le cou, le visage, le bras ou la jambe.
Si rien est fait, la mort survient après quelques longues heures d'atroces souffrances durant lesquelles la zone mordue nécrose jusqu'à noircir, avant la rhabdomyolyse.

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Ici un spécimen blanc.


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La Gyurza, la plus grande vipère du monde (à égalité avec celle du Makengo), au venin cytotoxique parmi les plus létaux : un animal national au Chaïbanistan
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Re: L'âme du Chaïbanistan

Message par Vladimir Ivanov »

L'échide carénée (« Efa »)

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Echis carénatus, ou échide carénée, est une vipère endémique du Chaïbanistan.
Son aire de répartition est cela dit très vaste : on la retrouve presque dans toute la Janubo-Marquézie.

Son nom scientifique vient de ses écailles (échide) agencées de façon « aérodynamique » (carénée). Mais elle est appelée « Efa » par les Chaïbano-qarlouks.

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Il s'agit d'un petit serpent, d'à peine 60 cm en moyenne (taille généralement comprise entre 38 et 80 cm). Il est recouvert de deux à trois centaines de petites écailles. Son museau est court et arrondi, sa tête bien distincte du corps. Sa couleur générale variant selon les individus, les saisons et les milieux, varient du grisâtre et rougeâtre à l'olive ou au brun pâle, et s'avère recouverte de tâches blanchâtres. Une courbe blanche en zigzag se dessine dorsalement tout le long de son corps.

Sa petitesse la rend très vulnérable. En effet ses prédateurs sont nombreux : rapaces, varans, mangoustes... Pour cette raison, l'Efa est crépusculaire et nocturne, tandis qu'il aime les temps pluvieux. La journée, la petite vipère s'enterre ou s'ensable, se cache sous des pierres, des terriers de mammifères profonds ou des fissures rocheuses.
A l'instar des serpents à sonnettes (via les cascabelles en bout de queue propres aux crotales), ces écailles carénées peuvent se frotter les unes autres autres pour émettre un son puissant continu afin de faire fuir de potentiels prédateurs.

Elle se nourrit de rongeurs, de lézards, de grenouilles et de divers arthropodes, mille-pattes et grands insectes.
L'accouplement a lieu en hiver. Les portées sont d'environ 15 petits d'1 cm.

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Au-delà de son aspect à la fois charmeur et menaçant, la petite échide carénée est redoutée pour son venin. Positionnée en double-huit avec la tête s'élevant légèrement au milieu, elle attaque tel un ressort contre la cible. Sa discrétion et sa vitesse, mêlées à son caractère agressif, ainsi que l'extrême hémotoxicité de son venin, la rendent responsable de la mort de plusieurs milliers d'humains chaque année.

Le venin de l'échide carénée est hémotoxique et anticoagulant. Il est bien plus virulent et létal que celui de la plupart des cobras. La dose létale pour un homme adulte et en bonne santé est de 5 mg : à chaque morsure, elle en injectera en moyenne 8, et au maximum jusqu'à 12.
Après morsure sur un humain, la victime ne ressentira aucune douleur avant plusieurs longues minutes. Puis un gonflement apparaîtra localement. Au fil des premières heures, des cloques se multiplieront sur tout le membre affecté (visage, bras ou jambe touchée). Si la victime n'est pas prise en charge à temps, avec injection de l'antidote et hydratation intraveineuse, elle sera sujette à une hémorragie interne généralisée. Après l'hémoptysie et l'hématurie (rejet de sang, respectivement dans les urines et à la toux), le saignement : par le nez, les gencives, les ongles, les oreilles et les yeux. Puis le choc hypovolémique, et la mort.

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Son venin est réutilisé en médecine pour son potentiel anticoagulant : les traitements à l'échistatine contre les AVC, les phlébites et autres caillots sanguins, parmi les premières causes de mortalité dans le Monde, sont prometteurs.
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Message par Vladimir Ivanov »

Le Cobra karmal

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Naja kormal (/oxiana), ou cobra karmal, est un élapidé du sud-touranien.
Son aire de répartition est circonscrite au "Grand-Karmalistan", dont Chaïbanistan, Dahar et alentours. Sa présence au Khelkadesh et au Kitaya (nord du Gandhari) est rapportée, bien que nettement plus marginale.
Essentiellement présent dans les steppes et hauts-plateaux arides du Karmalistan, il est le seul serpent du genre naja à vivre en-dehors des climats tropicaux et subtropicaux.

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Cobra de taille moyenne à petite, sa longueur maximale dépasse rarement les 1,5 m. Sa coloration peut-être beige avec de larges bandes noires, ou uniformément brune-sombre. Sa coiffe déployable (ou "capuchon") est visible, mais beaucoup plus modeste que celle du célèbre cobra gandharien à lunettes (naja naja).

Bon grimpeur et bon nageur, il se nourrit de petits mammifères, tels les rongeurs, mais aussi d'oiseaux, d'amphibiens et de poissons.

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Le cobra karmal est extrêmement agressif : agile et rapide, il n'hésitera pas à attaquer à la moindre provocation. Cela dit, certains signes préviennent, notamment lorsqu'il se redresse, déploie son capuchon et commencer à siffler. Si l'inconscient qui ose le déranger ne se retire pas après ces avertissements, alors il frappera à grande vitesse pour mordre, et en général, plusieurs fois de suite.

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Son venin, neurotoxique et cytotoxique, est le plus puissant de tous les cobras du Monde, et le neuvième plus virulent du règne animal. Il s'attaque au système nerveux autant qu'il détruit les tissus organiques en les nécrosant.

La dose létale médiane (DL50), évalue la quantité moyenne nécessaire d'une substance pour causer la mort dans 50% des cas chez les rats et les êtres humains. Elle utilise l'unité de mesure du gramme (celui de la substance) par kilogramme de l'être vivant contaminé (en général un rat ou une souris, au code génétique très proche de l'être humain).

Les expériences les plus récentes ont montré que le DL50 du venin de cobra karmal en injection sous-cutanée (après morsure) était comprise entre 0,1 et 0,27 mg : la moyenne est donc aujourd'hui estimée à environ 18 microgrammes par kilo.
Ces études propulsent le cobra karmal au huitième rang des serpents les plus venimeux au Monde, après les taipans, les serpents marins (qui sont, eux, inoffensifs), le serpent brun oriental et le serpent-tigre.
...Et le neuvième plus venimeux du règne animal, après ces derniers, et la cuboméduse chironex fleckeri.

Mais l'autre particularité de ce cobra, est l'injection de son venin en très grande quantité à chaque morsure.
On estime qu'entre 4 et 7 milligrammes suffisent pour tuer un homme adulte en bonne santé. A chaque morsure, ce serpent injectera (moyenne-basse et moyenne-haute) entre 75 et 490 milligrammes de venin.
De ce fait, une seule dose de ce venin (injectée lors de la morsure), suffit à tuer 47 hommes adultes en bonne santé... ou 163 889 souris. Par conséquent, pour ainsi dire, la morsure de ce serpent est la seconde plus dangereuse au Monde, juste après celle du taïpan du désert.

Localement et à court terme, il provoque un gonflement intense accompagnée d'une extrême douleur. Au bout d'une petite heure, celle-ci s'estompe pour laisser place à une hypotension et une ataxie (trouble de la coordination, déséquilibres), une absence quasi-totale de locution, ainsi qu'une importante faiblesse musculaire. Tandis que la partie du corps mordue se nécrose gravement (amputation nécessaire), la victime est prise de paralysies généralisées, avant de mourir par insuffisance respiratoire.

Sans traitement, la probabilité de succomber après une morsure s'élève à 73%. Et les 27% de cas restants s'expliquent par les morsures sèches : lorsque le serpent mord sans injecter son venin.
Son taux de létalité sur n'importe quel être humain est donc bien de 100%. La mort survient généralement au bout d'une à deux heures.

Les antidotes sont peu efficaces : les victimes survivent bien souvent in-extremis, via des injections massives de sérum antivenin conçu spécialement pour cette espèce de serpent, et non sans amputation...

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Le Naja kormal, le cobra le plus venimeux au Monde.
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