Westrait One

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Viktor Troska
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30 Septembre 2044

« VIVE LE POUVOIR DES SOVIETS ! »

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(Des images défilent au fur et rien mesure du reportage, mais flemme de faire un gif)

Depuis la Saratovie, Loretta Patton donne ses premières impressions sur les quinze derniers jours de combats qui se poursuivent dans le pays, avec l'instauration d'un double-pouvoir et le bras de fer entrain de s'installer entre le Gouvernement provisoire de Vassili Voïevoda et le Comité Exécutif Provisoire rassemblant socialistes, syndicalistes et communistes.
LORETTA PATTON | « Personne ne pouvait imaginer que la Saratovie s'embraserait à une vitesse aussi fulgurante. Une citation de Lénine revient souvent en ce moment : "Il y a des décennies où rien ne se passe et des semaines où des décennies se produisent" L'accélération soudaine de l'histoire prend son départ dans deux phénomènes importants. Le premier est sans conteste l'arrivée à la tête du KPSF de Alexeï Kaménine, qui a brutalement rompu avec l'inaction de l'ancienne direction. Puis il y a eu le "Nachtalgate", qui a éclaboussé le gouvernement et poussé à la sortie le Président Nikolaï Azarov. Enfin, le dernière coup de pinceau a été la proposition d'une réforme économique violemment combattue dans la rue. De là, tout s'est enflammé. De Rjev à Pavlograd, une grève générale s'est petit à petit transformée en insurrection populaire et révolutionnaire. C'est de la place Kantemir que le brasier s'est déployé. La riposte du gouvernement a été de faire feu sur la foule, obligeant l'organisation de milices prolétariennes qui ont commencé à répondre pour ne pas finir massacrer.

Nombreux et nombreuses sont ceux qui ont été tué et blessé, dont moi-même. Mais cette répression soudaine n'aura pas eu raison de la détermination des masses saratoves, pas plus qu'elle n'aura renforcé le pouvoir exécutif du pays. Afin d'éviter la fuite en avant, Vassili Voïevoda se veut être le catalyseur des forces vives qui doivent empêcher que le pays ne bascule totalement dans la révolution. Son gouvernement d'étiquette social-démocrate regroupe finalement tout le monde, sauf les communistes qui ont décidé depuis peu de ne plus siéger considérant que le pouvoir se trouvait autre part. Ce pouvoir, il est désormais dans les soviets avec à sa tête, un Comité Exécutif Provisoire qui sert de coordinateur afin de fédérer les soviets sur l'ensemble du territoire. Pavlograd est aujourd'hui le centre névralgique du nouveau populaire populaire naissant. L'agitation dans la ville rappelle tout simplement celle que nous avons pu connaître au Westrait, durant la guerre civile révolutionnaire. Toute la mondanité s'est subitement envolé, l'on ne se salue plus qu'avec des "camarades" et très rarement des " mon frère" ou "ma sœur".

De nombreuses affiches tapissent les murs, tandis que les orateurs sont nombreux dans les rues ainsi que dans les usines et les bâtiments occupés. L'on discute beaucoup et l'on prend des multitudes de décisions que le Comité Exécutif Provisoire essaye de prendre en compte. Il flotte dans les airs comme un parfum de renouveau, comme si la vieille Saratovie était entrain de périr sous les coups de la Saratovie nouvelle, populaire et révolutionnaire. Les forces au sein du KPSF et du Comité Exécutif Provisoire hésitent, débattent, cherchent à trouver la bonne solution à adopter. Certains veulent prendre le pouvoir maintenant, d'autres considèrent qu'il faut patiemment bâtir le nouveau pouvoir sans quoi le pouvoir des soviets finira écrasé. J'ai assisté à une session du soviet au Palais de Chersonèse. Il n'y avait plus de place pour s'asseoir, beaucoup attendaient debout ou perché où ils le pouvaient.

Un orateur a poliment mais fermement demandé que l'on arrête de fumer car l'air était irrespirable. Presque instantanément, des dizaines et dizaines de fumeurs ont hurlé "CAMARADES, ARRÊTEZ DE FUMER S'IL VOUS PLAIT !" sous les ovations. Pour le moment, les deux gouvernements se regardent en chien de faïence, attendant sans doute que l'un fasse une erreur que l'autre pourrait exploiter. Le pouvoir des soviets se renforce, alors que les tentatives du gouvernement provisoire semblent pour le moment inefficace. Le jeu politique va maintenant se concentrer sur la conquête des secteurs clés restant de la population, ne serait-ce que l'armée ainsi que les nombreux indécis qui cherchent encore où se positionner. Ce qui est sûr, c'est qu'une nouvelle aube est entrain de se lever pour la Saratovie. "Tout le pouvoir aux soviets !" n'est plus seulement un vieux slogan de révisionnistes qui utilisent Lénine pour lui faire dire tout et son contraire, mais une réalité vivante. A mon tour et quitte à définitivement me faire de solides inimitiés, je dirai également "Tout le pouvoir aux soviets !", mais surtout "Vive le pouvoir des soviets !" »
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois à la lanterne !
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois on les pendra !
On les pendra !
Et si on les pends pas, on leur cassera la gueule !
Et si on les pends pas, la gueule on leur cassera ! ♪

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09 Octobre 2044

INTERVIEW DE ALEXEÏ KAMÉNINE PAR LORETTA PATTON

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ALEXEÏ KAMÉNINE (Le Secrétaire Général) - LORETTA PATTON (La journaliste)

L'interview se déroule au Palais de Chersonèse, ancienne demeure des Tsars à Pavlograd. Aujourd'hui, l'édifice abrite le Comité Exécutif Provisoire, centre du pouvoir des soviets en Saratovie. Avec les moyens du bords et également avec l'aide des nombreuses connaissances qu'elle a pu faire au cours de son voyage, Loretta Patton a pu avoir un entretien avec Alexei Kaménine, Secrétaire Général du Parti Communiste. C'est dans une ambiance assez bonne enfant et festive que ce déroule l'interview, qui ressemble davantage à une discussion entre camarades. Patton et Kaménine sont entouré des membres du soviet central, ainsi que de nombreux miliciens curieux. A côté de Patton se trouve Ania, qui sert de guide à la journaliste depuis son arrivée dans la région.
LORETTA PATTON | « Citoyen Kaménine, merci d'avoir accepté de répondre à mes questions dans ce contexte et ce cadre particulier. [On peut voir des miliciens et des membres du Soviet installé un peu partout, se passant de quoi boire, manger ou fumer] Depuis maintenant une semaine, un véritable double-pouvoir s'est installé en Saratovie. Le gouvernement bourgeois officiel d'un côté et maintenant un gouvernement populaire, celui des soviets. En très peu de temps, la situation s'est rapidement emballé dans le pays. Personne ne s'attendait à une telle flambée révolutionnaire et l'instauration d'une dualité du pouvoir. Quel est selon vous, le déclencheur de tout cela ? »

ALEXEÏ KAMÉNINE | « C’est moi qui vous remercie d’avoir courageusement fait le déplacement jusqu’ici - en prenant même le risque de vous faire tuer à Rjev par les mercenaires de la bourgeoisie ! - camarade. [Il fait un signe à son épaule pour illustrer la blessure de la journaliste westréenne] Comme vous le savez peut-être, ce que nous n’avons plus peur d’appeler la « Révolution saratove » n’est pas un mouvement spontanéiste mais bien le déchaînement d’une colère emmagasinée par le peuple saratove pendant des années. Lénine disait, très justement comme d’habitude : "Une situation prérévolutionnaire éclate lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus, ceux d’en bas ne veulent plus et ceux du milieu basculent avec ceux d’en bas ". C’est exactement ce qui s’est produit ici. Ceux d’en haut ne pouvaient plus cacher leur arrogance, leur corruption (morale comme économique) et l’injustice de leur politique oligarchique tandis que ceux d’en bas, qui ont été rejoints par le milieu, ne voulaient plus subir tout cela. Très concrètement, je pense que le catalyseur a été l’éclatement du scandale du Nachthalgate, la libéralisation à outrance de l’économie voulue par Azarov et sa clique et enfin la prise de conscience de l’obsolescence du système capitaliste qui, comme l’a prédit Marx, est voué à s’éteindre »

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LORETTA PATTON | « Les réactions internationales sont pour le moment assez rares. Pensez-vous que cela veut dire que la bourgeoisie internationale considère que le succès de la révolution saratove n'est pas pour tout de suite, ou alors tout simplement que le gouvernement provisoire peut encore parvenir à reprendre la main ? ["Qu'ils viennent !" crie un milicien entrain de manger, sous les applaudissements de ses camarades] L'autre possibilité serait peut-être qu'ils veulent faire semblant de ne pas l'a voir... Mais cela reste difficile à croire. Quelle est votre opinion à ce sujet ? »

ALEXEÏ KAMÉNINE | « [Il rit tout en s'allumant une cigarette] Il est vrai que ce mouvement inédit et imprévu en Dytolie ne semble pas intéresser les grands médias bourgeois ! Là-dessus, je n'ai pas de réponse précise à vous fournir : la Saratovie vient de faire son retour sur la scène internationale et l'humiliation que représente la grossière mascarade qu'on appelle "accord d'Urasaki" a peut-être catégorisé mon pays comme "faible", voire "peu digne d’intérêt"... j'aime tout de même à penser que ce qui se passe ici ébranle très sévèrement l'ordre établi en Dytolie - qui était encore il y a peu une "forteresse anticommuniste", s'il en est - et même que cela peut constituer une étincelle assez puissante pour mettre le feu aux poudres sur l'ensemble du Vieux continent ; aux Îles-Unies, en Rumagnola et pourquoi pas au Jernland ou en Flavie ! Cela pourrait expliquer le silence des médias étrangers, qui craignent peut-être que la diffusion d'images montrant un peuple fier et invincible, qui prend son destin en mains et bouleverse le statu quo, inspirent d'autres cœurs justes... mais cela n'est qu'une spéculation. »

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LORETTA PATTON | « Il règne ici un grand optimisme, parfois débordant. Il est normal que toute période révolutionnaire ouvre des perspectives nouvelles et surtout, entraîne un nombre toujours plus importants de personnes dans le processus. Votre élection récente à la tête du Parti Communiste a semblé être un catalyseur, mettant à la porte Andreï Klychkov jugé comme trou mou et révisionniste par certains. Est-ce cette élection qui a donné une nouvelle impulsion au mouvement communiste saratove, ou bien est-ce finalement le Parti Communiste qui s'est ressaisit au bon moment en embrassant un mouvement de colère populaire légitime ? »

ALEXEÏ KAMÉNINE | « Je n'ai pas la prétention de dire que j'ai joué un rôle majeur dans l'organisation de ce mouvement social, puis sa mutation en Révolution [Dit-il en ricanant]. Je pense plutôt qu'il faut remercier le matérialisme dialectique ! [Il arbore un large sourire] Plus sérieusement, le Parti communiste saratove a dans son ADN l'ambition d'être un parti d'avant-garde qui peut s'appuyer sur le mouvement de masse ; du temps de Lénine qui en est le père jusqu'à aujourd'hui. En cela, il se présente comme le miroir du peuple et en reflète les craintes, les colères, les déceptions... et surtout les espoirs. Me concernant, mes arrière-grands-parents se sont personnellement battus aux côtés du camarade Lénine et je viens d'une modeste famille ouvrière du Nevbass [région russophone à l'Est de la Pryazovie] qui a toujours eu foi en les idées marxistes-léninistes.

Que ce soit en politique ou dans ma vie personnelle, je mets un point d'honneur à défendre cette philosophie - que les camarades Urdzhar et Tudor ont complété avec leurs travaux - coûte-que-coûte. Je crois donc que mon élection à la tête du Parti communiste est à attribuer d'abord à la renaissance des idées révolutionnaires, marxistes-léninistes, qui parcourent de nouveau la société saratove et ensuite au caractère incorruptible de mes opinions. Le six septembre, lorsque le mouvement a éclaté, mes camarades du Politburo et moi avons compris tout de suite que nous devions prendre clairement position en sa faveur - ce que mon prédécesseur n'aurait peut-être fait, effectivement. Bien que des personnes soient mortes et que vous ayez vous-même été blessée, ce qui me peine énormément, je crois que cela a tout de même été une bonne décision, dans l'intérêt de tous les Saratoves. "Le temps n'attend pas" ! »

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LORETTA PATTON | « Si le Parti Communiste est effectivement la figure majeure du mouvement, l'on peut également noter la présence d'organisations syndicalistes ainsi que de nombreux anarchistes-makhnovistes. Historiquement très en froid sur de nombreux points théoriques et pratiques, il semblerait pourtant que des ponts de plus en plus important se créent entre le marxisme-léninisme-urdhzarisme et le possibilisme/plateformisme libertaire. L'on a pu voir cela au Westrait et surtout au Gandhari, où la figure du gouvernement est un libertaire revendiqué. Allons voir en Saratovie, un pouvoir des soviets contenant une alliance de l'ensemble du spectre révolutionnaire dans un front uni visant à l'instauration du socialisme ? »

ALEXEÏ KAMÉNINE | « Personnellement, je ne crois pas que les figures de Makhno et de Lénine soient nécessairement antithétiques. [Il prend le temps de réfléchir à sa réponse] Au contraire, j'apprécie leurs pensées - peut-être aussi parce que Makhno était, comme moi, pryazove et donc ses écrits me parlent probablement plus qu'à quelqu'un d'autre - même si j'admets volontiers préférer les théories du second. Je ne vois donc aucun inconvénient à m'allier à des anarchistes défendant les idées de Makhno - ce qui est le cas au Soviet de Rjev, notamment, où les marxistes-léninistes, minoritaires, soutiennent inconditionnellement leurs camarades makhnovistes. J'avoue toutefois être plus sceptique quant aux autres courants anarchistes qui, pour la plupart, manquent de rigueur idéologique et organisationnelle. Le cas du Gandhari est particulier, mais il semblerait que le camarade Sanmoranah et son administration fassent globalement du bon travail et c'est tant mieux ! »

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LORETTA PATTON | « J'aimerai savoir bien que la réponse semble être évidente... quelle est votre opinion de Vassili Voïevoda ? [Des rires se font entendre dans l'assistance ainsi que de nombreuses insultes] »

ALEXEÏ KAMÉNINE | [Il se retourne un instant pour rire avec l'assistance] « Excusez-moi. [Il lui faut quelques instants pour reprendre son sérieux] Non, franchement, je ne l'ai jamais rencontré et c'est peut-être quelqu'un de bien en réalité, même s'il est réputé pour son anticommunisme, mais bon, personne n'est parfait ! Vassili Voïevoda est... un réformiste, un social-démocrate pur jus qui préfère le statu quo à tout changement majeur. S'il a longtemps milité contre la corruption (ce qui est tout à son honneur), il flirte maintenant avec toutes sortes d'oligarques et d'idéologues d'extrême-droite peu recommandables. C'est décevant, mais c'est comme ça ; vous savez aussi bien que moi dans quel camp se range généralement la sociale-démocratie lorsqu'un mouvement révolutionnaire émerge. J'ai tout de même un peu de compassion pour lui : diriger un gouvernement provisoire qui rassemble des fascistes et des mafieux parce que personne d'autre n'avait les b... le courage pour le faire ne doit pas être facile tous les jours et j'espère pouvoir, dans un futur proche, m'entretenir avec lui pour savoir ce que ça fait »

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LORETTA PATTON | « Dans ce cas la citoyen Kaménine et pardonnez-moi de me montrer insistante, qu'est-ce que vous pourriez bien lui dire ? "Tout le pouvoir aux soviets, hein mon pote ?" [De nouveaux rires se font entendre, le ton familier plait énormément aux miliciens et aux membres du soviet présent] »

ALEXEÏ KAMÉNINE | [Il rit également] « Je commencerais effectivement par cela ! Ensuite [prenant un air beaucoup plus sérieux], je lui dirais qu'il est inutile d'entraver la marche de l'Histoire ; que 50 millions de Saratoves se sont levés pour exiger la justice et qu'ils n'auront aucun repos avant de l'avoir eu ; que l'avenir de la Saratovie est en train de s'écrire, pendant que nous parlons, et qu'il risque la damnatio memoriae en prenant la tête de la contre-révolution... voilà ce que j'aimerais lui dire. Il faut qu'il comprenne que les soviets sont là pour toujours et que leur existence est non-négociable. Celle de son gouvernement, en revanche, ne semble tenir qu'à un fil... »

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LORETTA PATTON | « S'il refuse, ce qu'il fera certainement est-ce que cela voudra dire que la guerre civile ne pourra pas être évitée ? Lénine considérait de son temps que le but stratégique des communistes devait être la guerre civile. Voïevoda portera donc la responsabilité jusqu'au bout de tout cela... Quand pensez-vous que le rapport de force vous sera entièrement favorable ? Vous êtes de ceux qui pour le moment, prêchent le renforcement du pouvoir des soviets avant de faire de l'aventurisme et de laisser le fusil dicter la politique, ce qui serait très certainement la mort du mouvement et la victoire de la contre-révolution »

[ALEXEÏ KAMÉNINE | « En réalité, je ne crois pas qu'une guerre civile sera nécessaire : nos idées sont majoritaires au sein du peuple et personne n'a envie de prendre les armes pour défendre l'oligarchie et son gouvernement provisoire. Mais, vous l'avez dit : je suis de ceux - et mes camarades aussi - qui pensent que la Raison doit surpasser la passion ; que la tête dirige le cœur. Si Vassili Voïevoda et sa clique ne sont soutenus par personne à l'exception des bourgeois et des idiots utiles du Parti social-démocrate, ils sont tout de même protégés par une myriade de forces de sécurité qui, pour le moment, leur demeurent loyales. Mais cela ne durera pas éternellement et je suis convaincu que les soviets parviendront à s'imposer sans avoir à provoquer un bain de sang... »

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[LORETTA PATTON | « Espérons que ce soit effectivement le cas, même si cela semble pour le moment assez compromis comme nous avons pu le voir lors des échanges de tirs entre les forces de sécurité et les milices populaires. Que reste t-il d'ailleurs selon-vous, pour que le reste de l'opinion publique bascule définitivement du côté de la révolution ? Mais surtout, que faut-il pour rallier l'armée ainsi que l'appareil de sécurité ? Ce dernier mettra du temps avant de tomber et si Voïevoda est effectivement un social-démocrate un peu mou, ce n'est pas le cas des services de sécurité... »

ALEXEÏ KAMÉNINE | « [Il prend plus de temps qu'à l'accoutumé pour répondre, plongé dans sa réflexion et écoutant les membres du soviet derrière lui qui lui disent quelques mots] Le peuple saratove a soif de liberté, de paix et de justice. Même si beaucoup ont une grande sympathie pour les soviets, il est vrai qu’il y a de l’inquiétude quant au futur, une peur de voir le pays s’embourber dans la crise et de vivre des événements dramatiques. Je crois que le reste de l’opinion publique doit être rassurée ; c’est ce que mes camarades et moi tentons de faire - y compris maintenant. Il faut également qu’elle se rende compte que le gouvernement provisoire symbolise l’ultime tentative de la bourgeoisie de garder le pouvoir en faisant de fausses concessions et en misant sur le pourrissement du mouvement. À titre individuel, beaucoup de soldats sont au fait de cette réalité et il existe une réelle crainte (pour l’appareil d’État et le ministre de la Défense lui-même) que des éléments de l’armée nous rejoignent !

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle n’a pas été appelée par Nikolaï Azarov. Je n’irai pas jusqu’à dire que nous faisons de l’entrisme dans l’armée fédérale depuis des années, mais il est clair que nombre de ses membres sont séduits par nos idées, sans pour autant être des marxistes-léninistes-urdzharistes fanatiques [Il rit]. Je crois qu’il y a eu un réel déclic au moment de la crise du détroit de Stolbovoï. Nous avions largement les moyens de défendre nos droits historiques dans cette zone face à l’immonde colonialisme cambrien, qui réécrit l’Histoire en Alande voisine depuis des décennies, et pourtant nous ne l’avons pas fait. Nikolaï Azarov est un oligarque, comme Wyatt Pickford. Ils entrent en conflit la veille et jouent au golf ensemble tranquillement le lendemain !

Cela a permis de montrer au grand jour le vrai visage de la bourgeoisie, qui ne lutte pas pour les intérêts de la Patrie mais pour les siens. Je suis convaincu que de nombreux soldats nous rejoindront et nous permettront de triompher définitivement. Quant aux forces de sécurité intérieure, leur but est d’écraser toute contestation populaire. Et même si certains, dans l’OMON, sont acquis aux idées de l’extrême-droite, la plupart reste des êtres humains, avec des familles. C’est d’ailleurs pour cette raison - et vous avez pu le voir de vos propres yeux - que les policiers qui ont tiré sur la foule à Rjev n’étaient pas pryazoves, mais venaient spécialement des pays livoniques [baltes]. Bref, leur ralliement n’est pas une priorité ; nous comptons plutôt sur leur Raison et espérons, quand le combat final viendra, qu’ils resteront a minima neutres.  »

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LORETTA PATTON | « Nous arrivons quasiment au terme de notre causerie populaire. [Elle rit, avant de prendre un petit verre de vodka qui lui est tendu par un milicien, qu'elle descend d'une traite] J'aimerai maintenant avoir votre vision de l'avenir. Comment selon vous s'organisera le pouvoir des soviets en Saratovie ? Quels seraient les premiers dossiers à traiter selon vous sur le plan international, comme domestique ? Vous parliez de la "Forteresse Dytolia" tout à l'heure, cette dernière semble se fissurer de plus en plus... La révolution soviétique de Saratove peut-elle créer un appel d'air ouvrant la voie à d'autres soubresauts en Dytolie ? Quel serait les relations d'une Saratovie soviétique avec le Pacte de Cewell ? Vis à vis de la Ligue de Défense des Nations ? »

ALEXEÏ KAMÉNINE | « [En riant] Oh, déjà ? Eh bien, toutes les bonnes choses ont une fin, comme on dit ! [Rires de l’assistance] Plus sérieusement, je suis quelqu’un d’optimiste : je pense que nous l’emporterons car l’Histoire et le peuple sont avec nous. La Saratovie soviétique sera l’État de tous les travailleurs et nous écrirons une Constitution mettant les soviets ouvriers et les mirs paysans au cœur du nouveau pouvoir socialiste. La dictature du prolétariat et la fidélité aux principes marxistes-léninistes seront notre credo jusqu’à ce que l’établissement de la société communiste soit possible. Notre priorité sera d’abord de remettre les moyens de production aux mains des travailleurs et de l’État révolutionnaire puis de punir les oligarques bourgeois qui nous ont trop longtemps volé le fruit de notre travail. Néanmoins, la Dytolie est effectivement une forteresse construite sur des fondations rigoureusement anticommunistes et je crains que la nouvelle Saratovie ait à faire face à de nombreuses menaces.

La nécessité de nous défendre face à celles-ci guidera, dans un premier temps, notre politique extérieure qui devra s’axer sur un certain pragmatisme. Si nous resterons ouverts à la discussion avec tous les États qui le voudront, nous ne ferons toutefois aucune - et j’appuie bien là-dessus - concession à l’impérialisme et au (néo)colonialisme que nous combattrons sans relâche - notamment à nos frontières. Nous nous rapprocherons bien sûr du pacte de Cewell... concernant la Ligue des Nations, nous l’observerons probablement avec méfiance ; la Saratovie soviétique ne sera pas dans une logique de confrontation mais de défense de sa Révolution et de ses intérêts vitaux. Honnêtement, j’ignore si notre lutte inspirera d’autres peuples, en Dytolie ou ailleurs, mais si cela arrive, alors je serais le premier à m’en réjouir. Voilà, c’est en substance ce que je proposerais si j’avais l’honneur de participer au gouvernement du futur État soviétique [Il prend à son tour un verre de vodka, portant un toast à la révolution et à Patton]»

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LORETTA PATTON | « Nous espérons donc vous voir à la tête de ce futur gouvernement soviétique, qui marquera une revanche sur l'histoire et consacrera enfin les idées du grand Lénine dans sa propre patrie ! Il ne me reste pour ma part, qu'à vous remercier de votre temps si précieux en ces heures terribles que traverse votre patrie. J'aimerai également saluer ici encore une fois, le pouvoir soviétique naissant ainsi que les hommes et les femmes qui y participent. J'embrasse également ma camarade Ania, qui depuis que je suis arrivé ici m'a toujours été d'une grande aide. [Elle envoie un baiser de sa main vers Ania, qui lui répond de la même façon] Enfin, peut-être ne serais-je pas la plus talentueuse pour conclure notre entretien, mais nous disons chez nous "All power to the councils !" [Elle dit cela en briton] et ici, nous disons "Vsia Vlast Sovietam !" Alors, vive le pouvoir des soviets ! [Vifs applaudissements

ALEXEÏ KAMÉNINE | « [L’assistance reprit les mots de la journaliste, en ajoutant quelques « URA »] « C’est moi qui vous remercie, encore une fois, camarade ! [Nouveaux applaudissements ]En donnant une tribune à des mouvements révolutionnaires comme le mien, vous permettez à des millions de personnes de retrouver l’espoir à travers le monde. En cela, vous avez la reconnaissance infinie des travailleurs saratoves et des soviets, qui n’oublieront jamais votre geste. Puissent les prolétaires du monde entier trouver de l’inspiration et de la force dans la lutte que les peuples westréen, saratove, gandharien et zufranais ont mené et continuent à mener ! Vive les conseils populaires et vive le socialisme ! [Les membres du Soviet de Pavlograd et les miliciens placés derrière Alexeï Kaménine, s’écrièrent « URA » et « SLAVA » en chœur, levant le poing droit - ou la maximakov - au ciel avant d’applaudir] »

A la fin formelle de l'interview, Kaménine et Patton se lèvent et se servent chacun un verre de vodka, trinquant une fois de plus avant de le boire cul sec, toujours sous les hourras et l'agitation des miliciens et des membres du soviet derrière Kaménine. Ania vient prendre Patton dans ses bras en faisant attention à sa blessure à l'épaule, tandis que s'élèvent dans le Palais de Chersonèse un chant révolutionnaire saratove. Plusieurs miliciens entraînent Kaménine, Patton et Ania avec eux pour qu'ils chantent tous et toutes ensemble, malgré le très mauvais saratove de la journaliste. Les images se terminent là dessus.
Je remercie le camarade Alexeï pour sa participation à cette interview !
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois à la lanterne !
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois on les pendra !
On les pendra !
Et si on les pends pas, on leur cassera la gueule !
Et si on les pends pas, la gueule on leur cassera ! ♪

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A LOOK AT THE WORLD

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TOBBY NEWMAN | « Citoyens et Citoyennes, bonsoir. Ce soir dans cette nouvelle émission de A look at the world nous allons tenter de faire un point sur la situation internationale et sur ce que l'on peut tirer comme bilan de l'année 2044 et possiblement ce que nous réserve l'année 2045. Pour traiter de ce sujet, nous avons le plaisir de recevoir Mark Waters, politologue qui commente l'actualité et livre de nombreuses analyses dans divers presses. Nous avons également Sydney Daugherty, écrivaine et également historienne qui dans de récents ouvrages a tracé le portrait de nombreux dirigeants contemporains à travers le monde. Nous aurions beaucoup aimé recevoir Loretta Patton que nous ne présentons plus à nos téléspectateurs mais étant en convalescence elle a préféré décliner l'invitation. Mais nous accueillons à sa place un de ses collègues de travail en la personne de Elias Rinsmore, journaliste et co-auteur de nombreux articles avec Loretta Patton. Comme je l'ai dis dans mon rapide préambule, cette année a été particulièrement chargée. Je vais tout de suite mettre les pieds dans le plat et demander à chacun d'entre vous, qui devrait être la personnalité de cette année 2044 ? »

SYDNEY DAUGHERTY | « La réponse naturelle serait sans doute Wyat Pickford. Surexposition médiatique, relance du dossier karmali, conquête lente mais efficace d'un électorat populaire partagé dans son pays, signature de nombreux traités sous forme de "deal fantastique" pour le reprendre lui-même. Peut-être est-il trop incontournable pour ne pas le citer, mais sa présence a été remarqué et il sait jouer énormément là dessus. Qu'on l'adule ou qu'on le déteste, il y a un style Pickford »

MARK WATERS | « Je vais peut-être faire plaisir à notre ami Elias ici, mais je citerai une personnalité non-politique en la personne de Loretta Patton. Présente sur de nombreux fronts tout au long de l'année, que ce soit pour le procès de Timothy McTavish, ses nombreux échanges avec les dirigeants mondiaux au cours de ces derniers mois et tout simplement sa couverture exceptionnelle de la révolution saratove... Le choix de Pickford est naturel, parce qu'il est un homme politique. Pour ma part, j'aimerai que l'on prenne du temps pour réfléchir à la popularité de Loretta Patton ainsi que sa couverture de très nombreux évènements internationaux »

ELIAS RINSMORE | « Je pense que Loretta serait ravie d'être ici et d'entendre ça, mais je ne vais pas continuer les éloges de notre collègue ici. [Rires] Pour ma part, j'aurai tendance à mettre en avant Angad Sanmoranah, qui a mon avis est bien trop sous-coté. Il forme avec Ikna Omara un duo qui détonne et qui sait se faire entendre sur la scène internationale. On est à l'opposé d'un Pickford dans le style, mais dans l'efficacité on trouve des similitudes. En tout cas, je dois avouer que j'aime beaucoup cette personnalité politique et qu'il fait rudement plaisir à entendre dans ses prises de positions. Donc mon choix se porterait sur lui, bien que je pourrai également parler de Kaménine ou même de Achille Tshilenge, que certains entrevoient comme le futur premier ministre au Makengo »

TOBBY NEWMAN | « Je me permets de rebondir très rapidement sur Wyatt Pickford. Vous parliez de style concernant Angad Sanmoranah, mais celui de Pickford est pour le moment unique en son genre. Il est dans son élément, il sait jouer sur les émotions et arrive tout le temps à provoquer des réactions même quand l'on aimerait peut-être pas qu'il nous en provoque. Comment expliquez-vous cela ? »

SYDNEY DAUGHERTY | « C'est un style populiste, rentre dedans et qui parle à de nombreuses personnes dans son pays, comme ailleurs. Pickford sait jouer là dessus, c'est son élément. Il est un showman et sait parfaitement se mettre en valeur. Il laisse rarement indifférent comme vous venez de le dire, batailler sur son terrain semble difficile bien que nombreux sont ceux qui s'y essayent »

ELIAS RINSMORE | « La seule fois où il a été en réelle difficulté, c'était lors de son débat télévisé contre Baxter, le candidat du Social-Labour Party. On a senti qu'il butait sur un mur et qu'il était face à quelqu'un bien plus rusé que lui politiquement, qui ne prenait pas les "baits" qui lui était tendu. Pickford a une communication assez sommaire, mais elle oblige à une réponse qui lui permet d'enfoncer le cou. Personne à part Baxter n'a pour le moment réussi à le pousser dans ses retranchements »

MARK WATERS | « C'est sommaire et ça marche. Sa manière d'envoyer paître les journalistes semble être une victoire politique contre la "caste médiatique", alors que si l'on réfléchi bien c'est cette même "caste médiatique" qui a entièrement crée Pickford. C'est l'effet Frankenstein en quelque sorte »

TOBBY NEWMAN | « L'on peut sentir que cette fin d'année est assez anxiogène en ce qui concerne les relations internationales. Wyatt Pickford est l'une des clé de tout ceci ? »

MARK WATERS | « Non, loin de là. Sans vouloir m'avancer, Pickford est bien trop bête pour comprendre l'impact de tout ce qu'il peut raconter. Il suffit de lire ses tweets quand il parle de la CEMAC, il est sur une autre planète. Ses conseillers par contre sont des gens avec une vision à long terme, ce qui rend dangereux le jeu géopolitique de la Cambrie... »

SYDNEY DAUGHERTY | « Sans parler du fait que les Îles-Unies occupent aujourd'hui une place qui a été laissé vacante par l'Etat du Jernland, en état de déliquescence interne du moins pour le moment »

MARK WATERS | « Parfaitement, c'est bien de le noter. Mais disons que Wyatt Pickford a été celui qui par la force des choses, a obligé de nombreux pays à devoir se positionner sur des sujets qui ne faisaient plus l'actualité. Il n'est pas la cause, mais plutôt la conséquence d'une inaction pesante »

ELIAS RINSMORE | « Pour ma part, je considère qu'il n'est qu'une petite poussière dans l'énorme machinerie qu'est notre géopolitique actuelle. On lui donne une importance qu'il n'a pas, puisque les conflits sont bel et bien là et qu'il n'est que l'emmerdeur cherchant à remettre de l'huile sur le feu. Pardonnez moi l'expression... »

TOBBY NEWMAN | « On sent quand même plus de pragmatisme si je peux me permettre, dans la gestion de la "crise" en Saratovie que sur l'Algarbe non ? »

MARK WATERS | « Je l'ai dis et le répète mais Pickford voit son pays, les intérêts des entreprises et de ses débouchés. Rien d'autre. Une équipe travaille avec lui sur de nombreux dossiers, il est bien trop imprévisible comme ça. Il cherche à bien se faire voir sur le cas saratove autant que sur la question de l'Algarbe. Mais si vous me le permettez, ce qui se passe en Algarbe est tout bonnement scandaleux »

TOBBY NEWMAN | « Vous faîtes référence aux différents accords commerciaux qui ont eu lieu entre la Cambrie, le Khalouat et la Byrsa ? »

MARK WATERS | « Sans parler de l'installation de missiles balistiques au Saog qui pourraient permettre de frapper le Gandhari. Mais oui, je veux bien parler de ça. La plupart des pays qui viennent de signer leur mise à mort économique en s'inféodant à l'impérialisme cambrien étaient les même qui applaudissaient quand Felix Kompaoré nationalisait l'ensemble des mines ennissoises afin de libérer son pays d'une emprise étrangère. Et là, non seulement on entend de nouveau la petite musique faisant de Kompaoré le pantin de Cewell, mais on peut entendre des ministres cambriens aux affaires étrangères au Khalouat ou à la Byrsa, oser dire que le Zufrana n'est pas un pays indépendant ! On marche sur la tête... »

ELIAS RINSMORE | « La Cambrie vient littéralement de faire signer un accord qui oblige d'autres pays à s'aligner sur lui si jamais il devait y avoir des sanctions économiques, un protectionnisme plus important ou que sais-je d'autre. Felix Kompaoré a eu la dignité d'exposer clairement son programme et de l'appliquer. Par "peur de Cewell", des gouvernements signent l'arrêt de mort de leurs économies respectives »

SYDNEY DAUGHERTY | « Sans vouloir prendre la défense de qui que ce soit, on notera quand même que la démission de Sokolo comme premier ministre au Makengo peut faire penser que le pays va de plus en plus chercher à se rapprocher du Zufrana voisin et surtout du PACAM. Ce qui doit provoquer une réaction de l'autre côté... »

ELIAS RINSMORE | « N'inversons pas les choses, cependant. C'est la position délirante de la Byrsa et du Khalouat qui poussent le Makengo à chercher à se "radicaliser" et pas l'inverse. Dire justement l'inverse, c'est valider les thèses conspirationnistes que l'on connaît depuis l'élection de Felix Kompaoré, tantôt agent de Cewell puis gentil social-démocrate pacificateur de l'Algarbe, pour redevenir pantin de Cewell »

TOBBY NEWMAN | « La révolution de Novembre en Saratovie a aussi beaucoup joué sur cette décision de se lier plus avec la Cambrie à votre avis ? »

MARK WATERS | « A chaque révolution socialiste ou même chaque soulèvement, c'est la même rengaine. Chaque pays compradore essaye de se rapprocher de pays dominants ou impérialistes par peur que la vague révolutionnaire arrive chez eux. Certains pourraient provoquer en disant qu'ils ont sans doute raison d'avoir peur... »

SYDNEY DAUGHERTY | « Beaucoup de ces hommes politiques savent qu'ils sont assis sur une pétaudière, mêlant répression, séduction et autoritarisme. Leur choix est donc d'éviter la propagation et de se tourner vers quelqu'un leur permettant de garder leur position. C'est un choix cynique qui se fait au détriment de nombreux peuples, effectivement »

ELIAS RINSMORE | « L'entrée prochaine et certaine de la Saratovie au sein du PACAM est une crainte supplémentaire de voir l'influence du socialisme international - que ses ennemis baptisent "cewelliens" - prendre à nouveau des couleurs. Sans parler du fait que le Gandhari pourrait être très certainement la première puissance économique mondiale. L'ensemble de ses facteurs peuvent pousser des pays dépendant de l'impérialisme à trouver constamment de nouveaux "protecteurs" pour se mettre à l'abri, comme l'a rappelé le citoyen Waters »

TOBBY NEWMAN | « L'année qui s'annonce va être davantage chaude alors ? »

SYDNEY DAUGHERTY | « Depuis deux ans avec la fondation du PACAM, il y a des fluctuations dans la politique internationale. Mais chaque nouvelle poussée d'un camp comme de l'autre, fait raviver de nombreuses tensions. La question du Han'Chou reste ouverte puisque le référendum est accepté tacitement par la communauté internationale avec quelques voix discordantes, tandis que la menace de sanctions de la Cambrie vis à vis du Karmalistan reste une forte possibilité »

TOBBY NEWMAN | « Pardonnez-moi de vous couper, mais le Karmalistan au sein du PACAM est-ce encore envisageable d'ici à deux ans ? »

MARK WATERS | « Oui, malgré la brouille gigantesque entre notre pays et le Karmalistan il reste une attirance mutuelle et une attraction qu'il est difficile de combattre. Puis, les prises de positions diverses contre le Karmalistan semblent obliger continuellement notre gouvernement à chercher une façon ou une autre de reprendre le dialogue avec Karagol. Peut-être que l'entrée de la Saratovie ouvrira la porte à d'autres, le Karmalistan et peut-être même le Makengo »

ELIAS RINSMORE | « La nécessité de maintenir à flot le "front anti-impérialiste" est criante aujourd'hui. Il est même surprenant qu'aucun pays n'est cherché à accentuer la division entre le Karmalistan et le Westrait, alors qu'il s'agissait de l'opportunité rêvée pour semer encore plus la discorde et éviter un possible rapprochement, surtout après l'affaire avec le Shidao... »

SYDNEY DAUGHERTY | « Le Secrétaire Générale du CCCP reste pour le moment assez dure à faire changer d'avis, de ce que l'on sait. La rupture a été mal digérée d'un côté comme de l'autre, bien que des signes semblent se faire voir dans la majorité pour une reprise des relations. Je pense notamment au déplacement "spectaculaire" du Grand Chef de la Confédération Oshiwax en terre karmali, qui envoyait des signaux assez clair »

MARK WATERS | « Disons que d'ici deux ans, il est fort probable que le PACAM s'agrandisse davantage et qu'il puisse jouer des coudes avec ses principaux rivaux. C'est parce qu'il y a la révolution de Novembre que la diplomatie westréenne a pu dire franchement qu'elle ne quitterait pas le territoire zufranais avant d'avoir aidé son armée à écraser les insurgés islamistes. Quelque chose est entrain de changer, dans le sens d'une affirmation du poids économique, politique et militaire que peut occuper légitimement le Pacte »

[...]
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois à la lanterne !
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois on les pendra !
On les pendra !
Et si on les pends pas, on leur cassera la gueule !
Et si on les pends pas, la gueule on leur cassera ! ♪

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31 Décembre 2044

ALLOCUTION DE FIN D'ANNÉE DE LA
SECRÉTAIRE GÉNÉRALE AUDREY GRANT


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AUDREY GRANT | « Camarades. Citoyens et citoyennes de notre république des conseils,

Nous avons dû faire des choix de politique intérieure et de politique internationale qui ont pu paraître étrange ou alors ambitieux. L'année qui vient de s'écouler n'aura effectivement pas été de tout repos. Mais nous sommes bâtis pour endurer et lutter, pour ne rien lâcher et faire preuve d'une opiniâtreté sans borne. L'an prochain, nous fêterons le dixième anniversaire de notre révolution et la conclusion de la guerre civile révolutionnaire. Dix années où nous n'avons rien ménagé, où nous avons transformé notre pays en nous tenant fermement à nos principes socialistes. Nous sommes ainsi faits. Dans nos veines, nos cœurs et nos esprits une communion d'intérêt supérieur s'est crée. Pendant de longues années, nous avons refusé d'être un exemple et de servir de modèle car nous pensions que le triomphe de notre révolution venait de notre propre histoire, de notre situation nationale particulière. Cette vision s'est avérée fausse et la réalité nous a rappelé que notre république des conseils portait en elle les germes d'un mouvement bien plus large qui ne cesse de s'affirmer depuis. Nous sommes les peuples qui avons entrepris de rendre au socialisme ses lettres de noblesses, en œuvrant pour l'émancipation radicale de l'Humanité. Ils se sont d'abord moqué de nous. Ils ont ensuite prédit que nous ne réussirions pas. Au fur et rien mesure de nos succès, ils ont commencé à nous prendre au sérieux. Aujourd'hui, ils nous considèrent comme une menace suffisante pour vouloir nous affronter frontalement.

C'est une victoire d'un intérêt politique et idéologique sans précédent. Notre objectif va être d'assumer une conflictualité plus importante et plus ouverte qu'elle ne l'a été au cours de ces dernières années. Notre tâche va donc être de continuer à représenter l'intérêt supérieur du prolétariat et des larges masses à travers le monde, de bâtir le socialisme dans notre pays et d'apporter toute l'aide nécessaire pour son triomphe internationalement. Pour cela, il nous faut évidemment maintenir une lutte sans merci pour achever la transition socialiste de notre pays et cela de manière définitive. La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne que nous avons lancé au début de cette année, s'inscrit dans ce combat titanesque contre les forces contre-révolutionnaires qui subsistent encore dans notre pays. Nous avons lutté, combattu et démasqué celles et ceux qui voulaient emprunter la voie capitaliste. Nous devrons encore lutter pour combattre et démasquer celles et ceux qui souhaitent encore l'emprunter. Notre prochain plan quinquennal se veut à la fois ambitieux mais concorde totalement avec nos attentes et la nécessité des transformations qu'il nous faut encore accomplir. Maintenir la supériorité du socialisme sur le plan idéologique et politique, serait vain s'il n'était pas appuyé par une solide base économique socialiste lui permettant de se sublimer.

Notre prochain plan quinquennal vise à enraciner nos principes socialistes dans notre économie, accompagner ses mutations et ses transformations qui sont plus que nécessaires. Nous nous sommes dépassé par le passé et nous nous dépasserons encore dans le futur, pour pérenniser notre république des conseils. Nous maintiendrons notre politique de soutien actif à nos proches alliés, nos frères et sœurs du Gandhari, du Zufrana, du Van Ho et maintenant de la Saratovie. C'est avec une joie immense que les masses de notre pays et les masses du monde entier ont accueilli la nouvelle de la victoire de la révolution socialiste dans la patrie de Lénine. Une preuve de plus que la marche de l'histoire et des peuples s'oriente vers le socialisme ainsi que son triomphe. Mais comme nous avons coutume de le dire, nous ne devons pas fanfaronner. Notre style de travail doit se conformer aux principes qui sont les nôtres, c'est à dire être humble, ne pas s'enorgueillir pour rien, accepter les sacrifices et donner le maximum de nos capacités pour réaliser l'émancipation du genre humain. La beauté de notre révolution réside finalement dans ces préceptes que nous appliquons à la lettre, sans jamais nous en détourner. Ce que nous avons réussi à accomplir durant cette décennie, nous pouvons encore l'accomplir dans la prochaine décennie.

Arborer l’optimisme et déborder d’enthousiasme, voilà ce qui en substance est le moteur de notre Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Nous ne cherchons pas les victoires faciles, tout comme nous ne cherchons pas simplement à vouloir vivre le plus tranquillement possible. Cette philosophie et cette mentalité est celle de nos ennemis, ou alors celle de ceux qui ne veulent pas voir des changements importants se profiler. Oui, nous nous battons indéniablement pour une vie meilleure, une vie qui ne soit plus celle de nos parents ou de nos grands-parents. Mais nous ne nous battons pas uniquement pour le simple plaisir de vouloir "jouir" car nous savons que toute conquête est le fruit d'une lutte âpre qu'il faut défendre : Jamais celles et ceux s'opposant à nous ne baisserons les armes, c'est pourquoi il nous faut maintenir notre vigilance tout en arborant l'optimisme et en débordant d'enthousiasme. L'année qui va s'ouvrir sera aussi importante que la dernière et elle nécessitera notre force commune et notre volonté impérissable de voir le socialisme triompher.

Nous nous jetterons dans la lutte pour faire triompher les principes de notre Grande Révolution Culturelle Prolétarienne tout comme nous retrousserons nos manches pour faire de notre deuxième plan quinquennal une réussite. Nos tâches nationales comme internationales sont et resteront nombreuses. Arborer, défendre, combattre et appliquer. Servir la révolution est une chose, forger des êtres capables de pouvoir en être des dirigeants et dirigeantes en est une autre. Arborer, défendre, combattre et appliquer. Sans cela, notre révolution n'aurait jamais pu réussir et ne serait pas aujourd'hui le point de ralliement du prolétariat international, à côté des révolutions qui se produisent un peu partout. C'est notre obstination commune durant les premières années de notre révolution qui nous a donné la force dont nous disposons actuellement. Cette force se trouve en chacun de nous et elle est à la fois le marteau qui écrase nos ennemis et la muraille nous défendant contre eux. Camarades, citoyens et citoyennes de notre république des conseils. Faisons de l'année 2045 une année charnière pour fêter dignement les dix ans de notre révolution. Fêter notre révolution, c'est fêter le socialisme. Fêter le socialisme, c'est rappeler que notre lutte est celle du prolétariat et des masses internationalement. Vive notre révolution, vive notre république des conseils, vive les idéaux immortels du marxisme-léninisme-urdzharisme ! »

Do you hear the people sing ?
Singing a song of angry men ?
It is the music of a people,
Who will not be slaves again !
When the beating of your heart,
Echoes the beating of the drums,
There is a life about to start,
When tomorrow comes !
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois à la lanterne !
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois on les pendra !
On les pendra !
Et si on les pends pas, on leur cassera la gueule !
Et si on les pends pas, la gueule on leur cassera ! ♪

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Re: Westrait One

Message par Viktor Troska »

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DAILY MUPPETS

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PEPPER PATRICK | « Dans la suite de notre émission, nous avons le déplaisir de recevoir Vice-Président de la République Fédérale d'Ennis, Ruad Mac Anrai. Bonsoir à vous »

RUAD MAC ANRAI | « Déplaisir entièrement partagé les cocos. Bon traînez pas trop, on a une autre frappe aérienne à mener sur des civils san marquiens à faire dans trente minutes et j'suis un peu pressé »

PEPPER PATRICK | « Ah, c'est pour ça les peintures de guerre et le fusil d'assaut en bandoulière. Vous êtes réellement investit dans cette opération apparemment. Pas trop dur depuis le retrait de la Cambrie et le silence de l'Anmayo ? »

RUAD MAC ANRAI | « C'est bien parce que les cambriens ont aucune couille et que les anmayans sont dirigés par des incapables qu'on vient prendre les choses en main. Vous faîtes pareil non, à envoyer des soldats et des conseillers partout dès que ça canarde ? Bah voilà, nous le truc différent c'est qu'on est démocratique et pas vous »

PEPPER PATRICK | « Oui, évidemment. Vous pensez réussir à faire taire la résistance du San Marco ? Ils semblent particulièrement remonté depuis que vous vous êtes engagé sur le terrain... »

RUAD MAC ANRAI | « On va continuer de leur pilonner la gueule jusqu'à ce qu'ils hurlent "maman" et qu'ils reconnaissent qu'on a moyen de pouvoir faire ça à n'importe qui d'autre. C'est un avertissement, le Monde Libre se défendra par tous les moyens. Fallait pas commencer à écrire n'importe quoi dans vos torchons. Vous blablatez, on agit »

PEPPER PATRICK | « En attendant, vous êtes critiqué pour vous en prendre au San Marco qui est anticommuniste alors que le Han'Chou et surtout l'Alande du Nord a été libéré par la Saratovie. Certains ont un peu de mal à saisir où vous voulez en venir... »

RUAD MAC ANRAI | « On allait tout de même pas se sacrifier pour un glaçon non ? En plus Pickford est instable, on peut clairement pas lui faire confiance. Non non, cette petite guerre au San Marco c'est bon pour le moral et ça rappel qu'on a des alliés fiables, qu'on peut toujours casser des gueules et que la démocratie triomphera quoi qu'il arrive. [La marionnette pointe de l'index la caméra ] Oubliez surtout pas de voter pour nous aussi accessoirement, cette guerre on l'a fait pour vous. Merci »

PEPPER PATRICK | « Vous avez fait grande étalage dans votre presse récemment de la victoire remportée à Astartes par les troupes engagées, essentiellement des mercenaires »

RUAD MAC ANRAI | « Je vous arrête tout de suite les communistes. Votre novlangue marchera pas ici. On ne dit pas "mercenaires", on dit "troupes auxiliaires". On dit pas "capitalisme", on dit "opportunité". On dit pas "impérialisme", on dit "Monde Libre". Bref ceci étant dit... Oui, nos troupes auxiliaires se battent bien et c'est pour ça qu'on les utilisent. Notre guerre, pas nos morts. La démocratie est sauve quoi »

PEPPER PATRICK | « Mais ce sont les troupes anmayanes qui ont repoussé le plus gros de l'attaque du San Marco sur la ville, avant votre arrivée ! »

RUAD MAC ANRAI | « Peut-être, mais ça c'est votre version. Et vu que de toute manière personne va lire la presse communiste chez nous, vous pouvez raconter ce que vous voulez. Attendez, on va demander aux premiers concernés. Hey ! Bamboula ! Viens ici s'il te plait »

PEPPER PATRICK | « Bamboula ?! »

RUAD MAC ANRAI | « Ouais, ça reste un auxiliaire hein. [Une marionnette noire avec un uniforme ennissois arrive et effectue un salut militaire] Alors Bamboula, qui s'est qui a prit Astartes tout seul comme un grand hein ? Qui s'est qui a repoussé les hordes fanatiques du San Marco comme un bon toutou à 15 contre 1 ? Hein ? Mais oui, c'est un bon petit Bamboula ! Allez, va chercher les san marquiens, allez ! [La marionnette noire repart en aboyant] »

PEPPER PATRICK | « Vous n'avez pas honte ? »

RUAD MAC ANRAI | « Bah quoi ? On leur offre du boulot oui ou merde ? Vous êtes jamais content les cocos, nous aussi on peut faire dans l'humanitaire. Vous n'avez pas le monopole du cœur ! Et toc ! »

PEPPER PATRICK | « Quand pensez-vous atteindre vos objectifs au San Marco et repartir ? »

RUAD MAC ANRAI | « On sait pas encore, on s'amuse bien. Il fait beau, on peut faire du surf tranquille sur les côtes, les gens sont gentils avec nous. C'est mieux que l'Alande où il fait froid et il y a trois pingouins. On va voir, mais là on est à deux doigts de planter la tente et de faire du camping hein »

PEPPER PATRICK | « Le plus gros obstacle qu'il vous reste pour le moment, c'est la prise de Nueva-Suerte qui résiste depuis plus d'un mois maintenant »

RUAD MAC ANRAI | « Connait pas cette ville »

PEPPER PATRICK | « Elle est pourtant pile au milieu de votre avance... »

RUAD MAC ANRAI | « Peut-être bien, mais encore une fois c'est ce que vous dites. Nous, on avance partout. On vient libérer le pays des vils patrons san marquiens pour venir rétablir la démocratie et éviter que notre grande ami de l'Anmayo ne succombe à la barbarie communiste »

PEPPER PATRICK | « C'est la position officielle de la coalition pour intervenir finalement ? »

RUAD MAC ANRAI | « Quoi ? Non, on a pas besoin d'avoir une position officielle. On débarque où on souhaite, avec la force qu'on veut et on pète des rotules à qui nous fait chier. On est le Monde Libre, on est les plus forts, on a peur de rien »

PEPPER PATRICK | « Oui enfin, sauf de la résistance à Nueva-Suerte ! »

RUAD MAC ANRAI | « Ouais... Bon puisqu'on peut pas discuter avec vous, on va arrêter là hein. J'ai un avion à prendre, quelques frappes à effectuer et une démocratie à préserver. Dans cet ordre si possible. J'vous enverra une carte postale bwahahaha ! »

PEPPER PATRICK | « Ah, c'est qu'il a fier allure le Monde Libre de demain parfaitement démocratique et qui lutte contre le patronat... On pourrait presque y croire. Envoyez la suite ! »
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois à la lanterne !
Ah ça ira ça ira ça ira,
Tout les bourgeois on les pendra !
On les pendra !
Et si on les pends pas, on leur cassera la gueule !
Et si on les pends pas, la gueule on leur cassera ! ♪

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